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Folies, mensonges à Ceuta

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Folies, mensonges à Ceuta

Nous avons bien connu cette partie du monde et pour causes. Notre propre véhicule à bord duquel trois personnes se trouvait avait été fouillé de A à Z par les forces de l’ordre Espagnoles avec des chiens il en fut de même par à la frontière Marocaine. A l’aller tout comme au retour, donnant des « Conférences médicales préventives sur les M.S.T. » de Tétouan à Essaouira. Nous fûmes les premiers occidentaux à réaliser un film reportage sur le Mosquée Hassan II à Casablanca sur accord de sa Majesté le Roi Hassan II. Sur le film « Attention S.ID.A. » Seconde explication !

Les désastres auxquels nous assistons de nos jours, étaient identiques, la première réunion eut lieu à Tétouan, sous la présidence du ministre de la Santé à l’époque et bien d’autres praticiens du ministère de la Santé de Rabat. La presse de tous horizons était nombreuses quatre langues étaient utilisées : Arabe, Anglais, Français, Espagnol. A L’époque une seule chaine de télévision marocaine existait, que nous rencontrions à plusieurs reprises dans nos périples de villes en villes.

L’information pour les femmes se déroula à Fès, au fur et à mesure de notre avancée dans ce magnifique pays, nous constations non une différence de classe, un milieu agraire dépourvu d’eau en irrigation, un taux d’analphabètes énorme, l’école n’ayant à l’époque aucun sens. L’évolution de la femme dans la famille marocaine a évolué, sous l’ingérence de la sœur du Roi. A la fin de notre périple qui se déroula en deux étapes de 1992 à 1994, porta des fruits surtout sur ce que nous avions constatés dans les villes, les souks, les campagnes, les écoles, les facultés, comprendre cette situation presque incroyable à des personnes n’ayant approché les quotidiens des diverses clases de cette société, relève presque de l’incroyable.

En ces moments des grilles en ferrailles de pas loin de 10 mètres de hauteur ; sur des centaines de mètres de longueurs nous avons vu, des personnes plus ou moins jeunes tentés de franchir cette espace de muraille, les décennies ont passés mais à priori les désirs pour certains de quitter leur pays reste de plus en plus nombreuse, à priori dans un pays qui ne demande qu’à se développer.

Une autre facette de la presse pour protéger qui et quoi ? Nous tenons surement bien loin des causes profondes qu’y entravent ce superbe coin du monde.  A Ceuta, après le drame migratoire, le retour au calme. Après les arrivées massives de migrants, le 30 et 31 juillet, plus de 69 000 personnes ont été reconduites à la frontière avec le Maroc par les militaires espagnols. Cet afflux inédit d’exilés a surtout permis à l’extrême droite de renforcer sa rhétorique xénophobe.   

L’image a tout du symbole. Après quatre jours d’emballement et d’instrumentalisation par l’internationale extrémiste, elle fait presque sourire. Près de l’entrée du port de Ceuta, enclave espagnole en territoire marocain, une statue montre Hercule tenant deux colonnades de pierre à bonne distance l’une de l’autre. Des mains facétieuses lui ont ajouté un foulard de circonstance : un drapeau de l’Espagne noué à la va-vite à son cou. L’Europe et l’Afrique et, au milieu, une enclave où vivent 84 000 Espagnols sous la bannière de « ville aux quatre cultures », où cohabitent catholiques, musulmans, juifs et hindous. 2 août, Ceuta a renoué avec la quasi-normalité, après deux journées folles où des dizaines de milliers de migrants, des jeunes Marocains pour la plupart, sont entrés sur le territoire, par la mer, passant au large de gigantesques grillages frontaliers.

L’immense mouvement de foule, dont les causes exactes sont multiples et difficiles à démêler, a coûté la vie à 94 personnes, selon un bilan diffusé dimanche par la radio espagnole Cadena SER. Parmi eux, de nombreux adolescents qui savaient à peine nager, dont les bouées échouées se ramassent à la pelle sur les plages. Faten Ben Omar El Azizi, 26 ans, fait partie des victimes.

La mort de la footballeuse marocaine, qui évoluait dans le championnat national sous les couleurs du Maghreb Atlético Tanger, vient confirmer la diversité des profils de ces milliers d’exilés éphémères et souligner l’ampleur du malaise social au Maroc. Chômage des jeunes – 38 % au total et près de 20 % chez les diplômés –, système de santé et école dysfonctionnels et corruption : ces ingrédients avaient déjà engendré une révolte à l’automne, sous la bannière de la « GenZ 212».

Faten Ben Omar El Azizi «ne recherchait ni la gloire ni l’aventure », peut-on lire dans un communiqué de son club repris par l’agence espagnole EFE, mais plutôt « une vie meilleure et un avenir auquel elle croyait de l’autre côté de la frontière ».

L’Association marocaine des droits humains a appelé à l’ouverture d’une enquête indépendante afin de faire « toute la lumière » sur les causes de cet afflux de migrants.

Aucune résistance

Vrai projet d’exil ou effet d’aubaine, ils étaient plus de 69 000 à avoir été reconduits à la frontière marocaine, a fait savoir la sécurité civile espagnole. Le flot ininterrompu de marcheurs sous bonne Garde des militaires espagnols, vendredi soir et samedi, s’est mué en petites grappes de jeunes épuisés sur le sentier côtier en direction de la ville marocaine de Fnideq. Dans la plupart des cas, ils n’opposent aucune résistance. De toute façon, racontent-ils, ils n’ont plus d’argent pour survivre plus longtemps à Ceuta. Pour la plupart, l’aventure aura donc duré trois jours grand maximum, même si on croisait encore pas mal de jeunes dans les rues de la ville dimanche : des mineurs, non expulsables selon la loi espagnole, des chanceux ayant de la famille à Ceuta pour les héberger mais, dans l’intérieur des terres, surtout des candidats à l’émigration n’ayant plus rien à perdre, venus d’Afrique subsaharienne pour la plupart.

Dans la ville, le centre de séjour temporaire des immigrés (Ceti) a fermé ses portes jusqu’à nouvel ordre. C’est par là que tout migrant doit passer s’il veut se voir délivrer un permis de séjour, et surtout être enregistré avec un avis d’expulsion, ce qui, dans la pratique, lui permet de rester côté espagnol. Selon un des responsables du Ceti, parlant sous couvert d’anonymat, le centre héberge actuellement deux fois plus de personnes qu’en temps normal. Ferme face aux attaques venues même de la sphère trumpiste, Pedro Sánchez n’a pas cillé, dénonçant l’égoïsme des partenaires européens, faisant déployer une barrière flottante de 500 mètres de long et ordonnant la reconduite en bon ordre des jeunes migrants vers le Maroc. « La situation est presque entièrement inversée », avait fait valoir dès samedi le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, dépêché sur place au lendemain de la visite du Premier ministre Sánchez.

Obsessions sur l’immigration illégale

Les habitants de Ceuta « peuvent se promener, font leurs courses, les commerces ont rouvert », s’est félicité Grande-Marlaska, mais cette crise, qui a dégénéré en bras de fer diplomatique au sein de l’Union européenne, n’est « pas terminée », a-t-il prévenu avant de s’en prendre à «la mauvaise foi» de certains qui «ont la mémoire très courte », rappelant le soutien de l’Espagne à l’Italie pendant la crise migratoire sur l’île de Lampedusa en 2023. Sous la houlette de Giorgia Meloni, l’extrême droite européenne a sauté sur Ceuta pour réclamer et obtenir une réunion d’urgence des ministres de l’Intérieur des 27 pays membres et rabâcher toutes ses obsessions sur l’immigration illégale, en mode : « On vous l’avait bien dit.» A tel point que le président du Conseil européen, António Costa, s’est fendu d’un message pour apporter son soutien au gouvernement de Sánchez et rappeler le régime d’exception dont fait l’objet Ceuta sur les questions de frontières et d’immigration : «Les ressortissants extracommunautaires à Ceuta ne bénéficient pas de la libre circulation pour se rendre en Espagne continentale ou dans le reste de l’espace Schengen et la réponse ferme de l’Espagne, y compris en organisant des retours au Maroc prestement, est la preuve de notre détermination commune à protéger nos frontières extérieures.»

Crise migratoire à Ceuta : « La permissivité du Maroc a provoqué cet afflux particulièrement spectaculaire » Selon le spécialiste des migrations en Afrique du Nord Ignacio Cembrero, plusieurs facteurs peuvent expliquer l’arrivée de plus de 50 000 Marocains dans l’enclave espagnole en 24 heures, entre le 30 et le 31 juillet. Ignacio Cembrero a fait ses calculs. Selon lui, entre jeudi soir et vendredi midi, on a assisté à l’arrivée de 200 migrants par minute à Ceuta, provoquant une réaction en chaîne politique et diplomatique sans précédent. La quasi-totalité des jeunes Marocains et Sub-Sahariens avait quitté l’enclave espagnole samedi 1er août. Comment expliquer l’arrivée d’au moins 50 000 migrants – un record sans précédent – entre jeudi et vendredi à Ceuta ? C’est du jamais vu en effet. On n’a jamais vu autant de monde traverser une frontière en si peu de temps, même à l’époque où les réfugiés irakiens ou syriens venaient en masse en Europe il y a plus de dix ans. Cette fois, on a atteint 40 000, 50 000, peut-être 60 000 en une seule journée, via une frontière des plus étroites. Cet afflux massif peut s’expliquer par le fait que les autorités marocaines ont relâché le contrôle de leur côté de la frontière. Elles l’ont même apparemment supprimé à partir de mercredi. Pour atteindre la digue qui marque la frontière entre Ceuta et le Maroc, il y a des cordons de police et de forces auxiliaires et il est évident qu’on les a laissés passer. Sinon, cela ne se serait pas produit. En parallèle, le bruit s’est propagé dans les provinces de Tétouan et de Tanger, limitrophes, et même jusqu’à des villes bien plus distantes comme Larache, Kénitra ou Fès, que la frontière était ouverte. La rumeur disait que l’on pouvait entrer et venir se balader dans Ceuta, peut-être même y être bien traité, nourri, logé.

Il ne fait aucun doute que l’arrêté du 8 juillet de la Cour suprême espagnole a joué un rôle. Mais cela n’explique pas l’ampleur de la mobilisation. Tout cela a donné un signal à des dizaines de milliers de Marocains qui se sont mis en route vers l’enclave. On m’a même rapporté des cas incroyables, comme celui de musiciens qui jouaient lors d’un mariage, partis dare-dare encore en habits folkloriques en direction de Ceuta. On a vu de telles photos circuler sur les réseaux sociaux au Maroc. Mais à mon sens, ce qui s’est passé jeudi, ce n’est pas vraiment l’idée d’émigrer pour la majorité des jeunes mais plutôt celle de faire une excursion à Ceuta, d’entrer dans une ville dans laquelle ils ne peuvent pas accéder facilement d’ordinaire. Vous évoquez un laisser-aller des forces de sécurité marocaines. Pensez-vous qu’il y ait eu une intention de déstabiliser l’Espagne comme ce fut le cas lors des crises précédentes en 2021 ou 2005 ?

Je ne pense pas qu’il existe réellement cette volonté de déséquilibrer l’Espagne. Je pense qu’il y a surtout une volonté de rappeler – et c’était sûrement une excellente occasion de le faire le jour même de la Fête du trône [célébrant la 27e année de règne du roi Mohammed VI] – que Ceuta aussi bien que l’autre enclave espagnole, Melilla, sont des territoires revendiqués par le Maroc. Cette permissivité a provoqué un afflux d’entrées et envoie le message à l’Espagne que Rabat pourrait en quelque sorte conquérir ces villes de façon pacifique quand il le veut, via une invasion organisée de civils.

C’est une des modalités de ce que les militaires appellent « guerre hybride». Le royaume chérifien en avait déjà fait la démonstration en 2021 mais cette fois, c’est particulièrement spectaculaire. Un peu plus de 12 000 personnes, seulement, étaient entrées en Espagne il y a cinq ans. Il suffit au Maroc d’ouvrir la porte de la frontière et de faire courir la rumeur que cette frontière est ouverte pour que des dizaines de milliers de Marocains se mobilisent. En quoi ce qui vient de se passer à Ceuta constitue un défi pour l’Espagne ? La crise migratoire est un grand défi pour Madrid pour deux raisons d’ordre politique. Elle démontre tout d’abord que le Maroc, contrairement à ce que dit le gouvernement de Pedro Sánchez, n’est pas un partenaire fiable. C’est un voisin capable de coups bas, comme il vient de le montrer.

Ensuite parce qu’il est évident que les autorités espagnoles, et le roi Philippe VI l’a dit, ne sont pas capables de défendre Ceuta, tout comme Melilla. Je rappelle qu’en mai 2021, après la première « invasion pacifique » de Ceuta, le chef du cabinet de l’époque de Pedro Sánchez s’était rendu devant le Parlement pour annoncer des plans pour renforcer la sécurité et blinder Ceuta et Melilla. Des plans qui devaient être tenus secrets et qu’on ne devait connaître que lorsqu’ils entreraient en vigueur. Or, cinq ans se sont écoulés et on ne sait toujours rien de la teneur de ces plans. Je pense tout simplement qu’ils n’existent pas, en réalité, ce qui pose un gros problème sécuritaire. Mais, à la décharge du pouvoir espagnol, je dirais que face à une arme fatale telle que l’afflux massif de migrants, ces deux villes sont très difficilement défendables.

A la lecture d’une certaine presse, nous observons que la santé, les conseils des praticiens sont restés presque lettre morte, aucun mouvement ne peut pousser un peuple dont la moyenne d’âge est de 20 ans, de diriger une fuite en avant si la misère n’était « La caste » de certains privilèges dont il faudra surement plus de certaines générations pour effacer ou estomper les séquelles qui indéniablement sont plus profondes que certains le laissent croire. Le Maroc a les moyens d’avoir une nation conquérante, à la condition expresse de donner les mêmes moyens à tous dés la naissance. Puis l’espoir nous y faire penser sans verser de sang, ni des parents égarés à la recherche de leurs enfants. La solution passe surement par une scolarité de droits, des soins médicaux à toute la société, une impulsion à l’emploi et là, le pays retrouvera sa puissance.

Le Panda

Patrick Juan

 

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