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La perfidie sans limites

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La perfidie sans limites

Affaire Le Scouarnec: 48 nouvelles victimes identifiées, l’ex-chirurgien visé par une nouvelle procédure. Le parquet de Lorient a annoncé mercredi que l’information judiciaire ouverte contre Joël Le Scouarnec, ex-chirurgien condamné en mai 2025 pour près de 300 viols et agressions sexuelles, porte sur 40 nouvelles agressions sexuelles et 10 viols.

Près de quinze mois après sa condamnation à 20 ans de réclusion criminelle, Joël Le Scouarnec fait l’objet d’une nouvelle information judiciaire, a annoncé le parquet de Lorient mercredi 19 août.

L’ancien chirurgien a déjà été condamné pour des viols et agressions sexuelles sur près de 300 patients dans divers hôpitaux de l’Ouest. Des agressions qu’il relatait scrupuleusement dans des carnets noirs.

Au cours de son procès à Vannes, l’ex-chirurgien avait également avoué devant son fils aîné avoir commis des « abus sexuels » sur la fille de ce dernier, quand elle était âgée d’environ deux ans.

L’arrestation de Joël Le Scouarnec en 2017 après une plainte pour viol sur une très jeune voisine de six ans à Jonzac (Charente-Maritime) avait permis la découverte dans ses ordinateurs de ses journaux intimes, listant ses nombreuses victimes. Il est désormais suspecté de 10 nouveaux viols et 40 agressions sexuelles. « Un homme doté d’une perversion assez extrême »

Au total le parquet a recensé 48 nouvelles victimes de Joël Le Scouarnec ayant subi des viols et des agressions sexuelles entre 1987 et 2017. Des faits non prescrits et pour beaucoup commis sur des mineurs. Certaines victimes avaient déjà été identifiées lors du procès de l’ancien chirurgien en 2025 et de l’analyse de ses carnets noirs, dans lesquels il racontait comment il avait agressé sexuellement près de 300 patients, la plupart endormis.

Un nouveau drame, sans surprise, déplore Manon Lemoine, porte-parole du collectif des victimes de Le Scouarnec. “On est sur un homme doté d’une perversion assez extrême. On n’en sera jamais arrivé au bout car, en plus, il y a deux années de carnet qui ont été supprimées. Les victimes potentielles de ces deux années-là, on n’en saura pas plus. Il y a des victimes qu’on ne retrouvera jamais.”

« Il va réparer quoi ?» : colère de Fatima Aït Bounoua contre la peine de Le Scouarnec, libérable dans 6 ans.

Désormais le juge d’instruction chargé de l’enquête devrait entendre les 48 victimes identifiées pour ensuite notamment confronter Joël Le Scouarnec à leurs témoignages, et fixer la date d’un potentiel nouveau procès. Des ailleurs, le garde des Sceaux Gérald Darmanin rencontrera vendredi à Vannes des victimes de Joël Le Scouarnec.

Comment juger un tel homme ? C’est avec un parcours de pas loin de 50 années de fréquentations que l’auteur a pu constater de tels actes innommables, et avoir les informations de perfidies pires à ses yeux, ses convictions, qu’un « Génocide » bien plus fort qu’y compris les pires guerres de reléguions.    

Avant d’aborder ce qui fait les hontes de la France, de l’Europe, du Monde essayons de comprendre pour celles et ceux qui ne sont pas des lâches. Nous sommes dans un monde en folies mais pour combien de temps encore ? Un article ne suffirait pas à l’écrire. Pratiquement depuis l’affaire« du sang contaminé » de « la covid » 

A l’image du « Titanic » qui coula mais restera-il des vivants cette fois pour raconter les réalités de nos débâcles.

Ayant connu à ce jour 40 années des deux côtés de la barrière dans le cadre médical et patient, il nous semble que nous savons parfaitement ou presque de quoi nous parlons dans nos écrits. Il ne s’agit pas du tout d’une affaire similaire«à L’affaire Outreau» qui fit réagir Jacques Chirac mais de bien pire qui permet en cause toutes les valeurs de nos institutions. Le procès Le Scouarnec se tiendra à huis clos « pour la sérénité des débats » ce sont des faux problèmes pour couvrir les responsables pseudos innocents. Vous attendez qu’un film soit réalisé après la fin du procès pour servir si possible de « Prévention » à laquelle vous êtes obligés ? » pour éviter que de tels faits se produisent par le « silence de se sentir coupable » Comme le prouve et le démontre « Les Fossoyeurs » Les scandales et les hontes dont certains souffrent car les institutions légales n’interviennent pas sont bien plus nombreuses que ce que vous classez en faits divers. Scandale pédophile à Notre-Dame-de-Bétharram saurons-nous les vérités ? vidéo.

« L’affaire de Joël Le Souarnec »

C’est une maison toute simple dans le centre-ville de Jonzac, une maison dont la façade en crépi gris percée d’étroites fenêtres a des allures de muraille. Une avocate le décrit vidéo à regarder avec explications. Il nous semble que nous ne pouvions passer cela sous silence.

Une brève synthèse incroyable vidéo

« L’affaire Le Scouarnec », par cette perquisition de l’autre côté de la muraille, par la découverte d’un monde criminel enfoui.

Les enquêteurs qui ont sonné à la porte du septuagénaire, du fait que sa voisine de 6 ans l’accusait d’abus sexuels, par un dépôt de plainte des parents aux services de gendarmerie. Ne se doutant pas qu’ils allaient mettre au jour ce qui est désormais la plus grande affaire de pédophilie française. L’ex-chirurgien dans plusieurs hôpitaux est soupçonné d’avoir, entre 1986 et 2017, fait 299 victimes (158 garçons et 141 filles), dont la plupart étaient âgées de moins de 15 ans. Il aurait profité de la vulnérabilité de ses jeunes patients.

Joël Le Scouarnec, accusé de 300 viols et agressions sexuelles, est jugé à Vannes à compter du 24 février 2025. Qui est cet ex-chirurgien soupçonné d’être le pire pédocriminel de l’histoire française, et comment a-t-il pu continuer à exercer pendant des décennies malgré les nombreuses alertes ?

L’homme de 74 ans est accusé de 300 viols et agressions sexuelles, commis pendant des décennies, essentiellement sur des mineurs, alors qu’il exerçait dans des hôpitaux d’Indre-et-Loire, de Bretagne, de Loire-Atlantique, de Vendée et de Charente-Maritime. Il purge déjà une peine de 15 ans de réclusion criminelle pour des viols et agressions sexuelles sur quatre mineures. L’âge moyen des victimes est de 11 ans. C’est grâce à une petite fille de 6 ans qu’il a été interpellé en 2017, et que ses carnets secrets ont été découverts. Qui est Joël Le Scouarnec, et comment a-t-il pu passer entre les mailles du filet pendant 26 ans ?

Un parcours professionnel sous les radars

Joël Le Scouarnec s’installe en 1983 avec sa femme à Loches, en Touraine, et prend un poste de chirurgien viscéral. À cette époque, à 25 ans, il dit ressentir ses premières « pulsions » pédocriminelles, avec sa petite nièce. Il l’écrit dans un journal intime qu’il tient scrupuleusement, et que la Cellule investigation de Radio France a consulté en 2020. En 1994, le médecin est recruté à la polyclinique du Sacré-Cœur à Vannes. Dans la période, il fait aussi des remplacements à Quimperlé, Morlaix, Saint-Brieuc, Malestroit, Lorient, Pontivy, Ancenis et Les Sables-d’Olonne. C’est dans le Morbihan que vivent, aujourd’hui encore, une majorité de ses victimes.

Après un passage à l’hôpital de Lorient en 2004, Joël Le Scouarnec est titularisé à Quimperlé. La même année, le FBI transmet son nom à la police française car le médecin a utilisé sa carte bleue sur un site pédopornographique russe basé aux États-Unis. Il est placé en garde à vue, et est condamné l’année suivante par le tribunal de Vannes à quatre mois d’emprisonnement avec sursis, sans obligation de soin ni restriction. Sa femme prend ses distances.

En 2006, un psychiatre de Quimperlé signale Joël Le Scouarnec à la direction de l’hôpital de Quimperlé, qui prévient l’Ordre des médecins du Finistère. Le conseil reçoit quatre mois plus tard l’extrait de casier judiciaire du médecin. Pourtant, il continue d’exercer.

Témoignage exclusif du psychiatre qui a tenté d’arrêter Joël Le Scouarnec

En 2008, le chirurgien est embauché à l’hôpital de Jonzac, en Charente-Maritime. Il fait aussi des remplacements ponctuels au centre hospitalier d’Ancenis en Loire-Atlantique. Malgré sa condamnation pour détention d’images pédopornographiques, la directrice de l’hôpital de Jonzac a expliqué aux enquêteurs l’avoir tout de même recruté, puisqu’ »il n’y avait pas eu d’agression physique », a découvert la Cellule investigation de Radio France dans un PV d’audition qu’elle a pu consulter.

Il emménage seul. Les enquêteurs retrouveront par la suite des photos et vidéos de Joël Le Scouarnec où il se met en scène avec ses poupées, nu dans son jardin ou portant des perruques, des sous-vêtements d’enfants ou même des couches.

Dénoncé par une petite fille

C’est justement en 2017 que sa voisine porte plainte. D’après elle, Joël Le Scouarnec s’en est pris à sa fille de 6 ans au travers du grillage qui sépare les deux jardins. Les perquisitions mettent au jour des fichiers informatiques décrivant des centaines de viols et d’agressions sexuelles. Sont également saisies trois cent mille photos et vidéos pédopornographiques.

Dans ces fichiers, on retrouve les noms et prénoms de jeunes filles et garçons mineurs, avec la narration précise de faits les concernant, souvent des attouchements ou des pénétrations digitales pendant ou après une anesthésie. Le 10 avril 2004, il écrit :« Tout en fumant ma cigarette du matin, j’ai réfléchi au fait que je suis un grand pervers… Et j’en suis très heureux » Au fil des pages, on découvre le récit de 30 ans d’agressions d’enfants qu’il appelle ma chère petite, à qui il dit je t’aime. Le jour de son anniversaire, chaque année, il inscrit son âge et cette mention, en majuscule : « Je suis pédophile »

Dans ses journaux, il décrit un mode opératoire bien rôdé, que la Cellule investigation de Radio France a décrypté à partir des centaines d’agressions détaillées. Première étape : il raconte qu’il met en confiance les parents des enfants qu’il va opérer, les rassure, et s’arrange pour que certaines victimes restent plus longtemps que prévu à l’hôpital. Une fois les jeunes patients hospitalisés, Joël Le Scouarnec fait en sorte, selon ses écrits, d’être seul avec eux dans les chambres. C’est là que la grande majorité des actes qu’il décrit se seraient déroulés. Il raconte : « Il faut savoir être patient et compter sur sa chance » Le chirurgien écrit prétexter des gestes médicaux pour justifier ses actes. Il raconte effectuer des attouchements, des pénétrations digitales et rectales, voire plus.

« Très discret pour ses collègues, un pervers d’après les expertises psy »

Lors de la longue enquête, des centaines de personnes ont été entendues, dont les anciens collègues de Joël Le Scouarnec. D’après l’ordonnance de mise en accusation consultée, le chirurgien est décrit par ses pairs comme un homme très discret, un bon chirurgien, solitaire, et qui inspirait la confiance. La plupart disaient ne pas être au courant de la condamnation pour détention d’images pédopornographiques. Seuls deux professionnels ont fait part de doutes sérieux sur le comportement de Joël Le Scouarnec : le psychiatre de Quimperlé qui l’a signalé à la direction de l’hôpital de Quimperlé, et un autre collègue qui a raconté avoir constaté des gestes déplacés du chirurgien envers sa fille alors qu’il était invité à diner.

Les nombreuses expertises psychiatriques et psychologiques réalisées entre 2017 et aujourd’hui montrent l’absence de pathologie psychiatrique. Elles mettent en revanche en lumière une absence d’empathie et de compassion pour les victimes, qu’il voit comme un moyen de satisfaire ses besoins. Elles font aussi état de traits obsessionnels, d’un rapport aux interdits et à la transgression altérée. Plusieurs le qualifient de pervers prédateur ou de pervers narcissique.

Ce sont les silences successifs de tous qui ont fabriqué cette série de crimes, et non un criminel hors norme érigé au statut de monstre, a écrit la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) dans un communiqué. La commission chargée de conseiller le gouvernement sur les politiques de lutte contre la pédocriminalité appelle à des changements culturels considérables. À chaque témoin et a fortiori à chaque professionnel en responsabilité au sein d’une institution sanitaire, administrative ou judiciaire qu’il revient d’agir, alerte-t-elle. Les actes pédocriminels sont souvent sériels : ils ne s’arrêtent pas d’eux-mêmes. Il est donc primordial de les interrompre dès la première alerte. Comme souvent, « c’est un inceste qui ouvre à une série innombrable de crimes ».

Les A.R.S. départementales ainsi que les Conseils de l’Ordre recevant des dépôts de plainte, les victimes dans plus de 90% ne reçoivent aucune suite, même avec relances. Enfants, adultes, handicapés, etc. Cela signifie que la majorité des institutions à certains produits de tous ordres préfèrent le silence à la honte. C’est bien le sens certains documents et preuves en mains que l’Omerta ne doit plus avoir droit de vie ou de mort. N’oublions pas que cela nous concerne tous, sans exception de genres ou de religions.

A suivre…/….

Le Panda

Patrick Juan

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