диета форум

La coexistence pacifique plutôt que l’interventionnisme de l’OTAN

La coexistence pacifique plutôt que l’interventionnisme de l’OTANÀ l’approche de la commémoration du soixante-dixième anniversaire de la création de l’Organisation des Nations Unies, un vif débat met en avant deux conceptions opposées de l’avenir des relations internationales. D’un côté, l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU,Samantha Power, répète à l’envi que le respect des droits de l’homme est un préalable à la paix ; de l’autre, Wang Yi, le ministre chinois des affaires étrangères qui a présidé le débat du 23 février dernier au conseil de sécurité, est persuadé qu’une nouvelle vitalité de la Charte des Nations Unies ne peut être garantie qu’en respectant l’indépendance et l’intégrité territoriale de chaque pays. En clair, la souveraineté comme fondement de l’ordre international.

La logique de l’interventionnisme humanitaire, animé de la mission de vouloir protéger les peuples d’actions génocidaires accomplis par des « Hitler de service » (mais à la discrétion, cela va de soi, des puissances hégémoniques et de leurs alliés…) a donc encore ses thuriféraires. « Assumez le fardeau de l’Homme blanc », écrivait Rudyard Kipling, le poète de l’impérialisme britannique à la fin du XIXème siècle. Il lançait ainsi un appel aux États-Unis afin qu’ils viennent soutenir la France et l’Angleterre dans leur « mission civilisatrice » en Afrique et en Asie. Au milieu des années 2000, le ministre de la défense britannique John Reid affirmait que le but de la présence de son pays en Afghanistan était « de fournir assistance et protection au peuple afghan pour qu’il reconstruise l’économie et rétablisse la démocratie ». En 2011, au plus fort de l’engagement de la coalition internationale, c’étaient 140.000 soldats de l’OTAN qui y étaient déployés. Et 3.485 militaires occidentaux y ont perdu la vie depuis 2001. Le coût de l’opération avoisine les 800 milliards d’euros rien que pour les États-Unis. La Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan ne publie des rapports annuels que depuis 2009 et ceux-ci totalisent plus de 17.000 morts pour ces six dernières années.

En Libye, les commentateurs les plus objectifs estiment que l’intervention de Nicolas Sarkozy et de David Cameron a été un désastre… même si elle fut applaudie par les journalistes de l’époque. Ce pays est maintenant sous le contrôle des milices et des seigneurs de guerre salafistes qui exportent des armes et des guerriers dans toute la région, obligeant aujourd’hui des migrants à s’exposer aux plus graves dangers en tentant de traverser la Méditerranée.

Le bilan des interventions en Afghanistan, en Afrique ou dans les pays arabes est donc globalement négatif. Si elles sont souvent présentées comme moralement justifiées, elles sont souvent légalement discutables et presque toujours désastreuses d’un point de vue stratégique.

Une autre voie, méconnue du plus grand nombre parce que tue par les media dominants, apparaît plus que jamais devoir s’imposer dans les relations internationales. Pourtant, elle ne date pas d’hier. C’est en 1954 en effet que la Chine, l’Inde et la Birmanie ont proposé ce que l’on appelle les « cinq principes de la coexistence pacifique » : ceux-ci sont le respect mutuel de l’intégrité territoriale et de la souveraineté, la non-agression mutuelle, la non-ingérence mutuelle dans les affaires intérieures, l’égalité et les avantages réciproques et la coexistence pacifique. Au cours des soixante dernières années, ils sont devenus non seulement la base de la diplomatie indépendante, autonome et pacifique de la Chine, mais également des principes primordiaux en matière de relations internationales reconnus par la majorité des pays du monde.

« Nés au cours de la Guerre froide, ces cinq principes prônent la justice, la démocratie et le règne de la loi. Depuis leur entrée sur la scène historique, ils ont permis de dépasser les limites des idéologies et des systèmes et représentent les intérêts vitaux des pays en développement », nous explique le vice-président de l’association du peuple chinois pour l’amitié avec l’étranger (APCAE), Xie Yuan. Ces principes ont dans les faits permis à de nombreux pays de changer l’attitude hostile de nombreux pays envers la Chine et permis à cette dernière de sortir de sa situation autrefois isolée.

Aujourd’hui, sur la base de ces cinq principes, la Chine a réglé plusieurs conflits territoriaux et établi des relations diplomatiques avec plus de cent cinquante pays dans le monde. Les cinq principes se manifestent dans quantité de traités bilatéraux et sont confirmés dans quantité de conventions internationales multilatérales et de documents internationaux tels que la déclaration sur l’inadmissibilité dans les affaires intérieures des États et la protection de leur indépendance et de leur souveraineté [résolution 2131 (XX) de l’assemblée générale des Nations Unies en date du 21 décembre 1965] et la déclaration concernant l’instauration d’un nouvel ordre économique international approuvée en 1974 par la sixième assemblée générale spéciale des Nations Unies.

 « Le droit applicable ne peut avoir de double standard. Nous nous opposons à la déformation délibérée du droit international, à la violation des intérêts d’autres pays ainsi que la destruction de la paix et de la stabilité », a concrètement  souligné Xi Jinping lors de la conférence commémorant le soixantième anniversaire de la publication des cinq principes de la coexistence pacifique.

Dans l’ère actuelle de la mondialisation, ces grands principes devraient avoir une plus grande portée encore dans les relations internationales, loin de l’appropriation de la politique et de la stratégie par la morale publicitaire, son verbiage, sons sentimentalisme primaire et son affirmation terroriste. Loin de la propension de l’Occident de faire dépendre la liberté des autres d’une définition de la liberté qu’il a su arranger à sa sauce.

Capitaine Martin.

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

Adieu Blues Boy

B.B. LA CLASSEIl était l’inventeur du solo de guitare et pour moi le meilleur guitariste au monde.

Une légende du Blues nous a quittée ce Jeudi 14 Mai à l’age de 89 ans.
Il s’appelait Riley Ben King surnommé B.B King, B.B pour Blues Boy lorsqu’il était DJ dans une radio en 1949..

Toujours accompagnée de sa fameuse guitare Gibson ( il en eut plusieurs), surnommée Lucille, il donna de nombreux concerts, dont un avec Jimmy Hendrix.

Je ne vous ferais pas un article de 3 pages sur sa vie, internet en est bondé.

Malade du diabète depuis plusieurs années, il a donc tiré sa révérence il y a 3 jours en mettant le « BLUES » au monde entier.

Allez, salut l’artiste et continue à me régaler a travers les 50 albums que tu as laissé
Bye

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 0 (from 0 votes)

François Hollande au pays des terroristes

10685365_1002985329712533_5323365430269085093_nFrançois Hollande a donc fait une petite visite en Arabie Saoudite et au Qatar. Il aurait même été autorisé à prendre la parole devant l’assemblée des pays du Golfe. Mais ce même François Hollande a refusé sa présence à la commémoration à Moscou de la victoire contre le nazisme, au motif d’une soi-disant agression de la Russie en Ukraine. C’est donc qu’il choisit ses destinations avec soin en mettant en avant des motivations politiques, voire idéologiques !

Il faut donc bien chercher les motivations intimes qui président à ce voyage. On dit que ce sont les affaires, la vente des fameux Rafale, la perspective de contrats de centrales nucléaires et d’autres choses encore. Bref, il serait motivé par « l’emploi en France ». Balivernes ! Le même « homme d’affaires » refuse la livraison de bateaux commandés et payés par la Russie pour des motifs fumeux et applique des « sanctions » qui mettent en difficultés ce même emploi en France ! Là encore, il y a un choix politique !

Notre président est donc ravi de se trouver au pays des terroristes. C’est son choix… Mais ceux qui, actuellement, bombardent le Yémen, arment en matériels de guerre et en idéologie les terroristes de Daesh, Al-Qaïda et autres barbares sont alors ses amis. Tout comme ceux qui, d’ailleurs, détruisent l’Irak et la Syrie avec une sanguinaire violence…

Ce François Hollande vient nous expliquer qu’il fait la guerre au terrorisme mais, dans les faits réels, il le soutient. La guerre qu’il mène en réalité est une guerre contre les peuples, à commencer contre son propre peuple, le peuple de France, où il organise une surveillance généralisée pour se préparer à frapper.

Il dit porter les valeurs des droits de l’homme, de la démocratie et de l’égalité entre les hommes et les femmes. Mais où sont les droits de l’homme, la démocratie et l’égalité hommes-femmes en Arabie Saoudite, au Qatar ou dans les autres pays du Golfe ? En Arabie Saoudite, on décapite au sabre ! Selon l’hebdomadaire L’Express, 87 condamnés à mort ont été exécutés en 2014 (selon un décompte effectué par l’AFP) et 79 l’avaient été les deux années précédentes.

Notre cher Laurent Fabius n’est pas en reste : « notre coopération passe à la vitesse supérieure », a t-il déclaré ! Alors, quelles vont être les cibles de ces Rafale vendus au Qatar ? L’Iran ? Damas ? Le Yémen ?

Ces guerres, après le désastre de la Libye, ont pourtant vu s’inverser le rapport de force. Un puissant « axe de la résistance » a vu le jour, allant de l’Iran jusqu’à la Syrie en passant par le Hezbollah, l’Irak, la Palestine. Sans compter les liens particuliers qui unissent désormais la Russie et la Chine

L’Arabie Saoudite bombarde le Yémen, mais aucun de ses objectifs de guerre ne sont atteints. La monarchie absolue contrôlée par les Saoud se livre en revanche au massacre aérien du peuple sans défense du Yémen. Écoutez ce qu’en dit Hassan Nasrallah :

D.R.

 

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

La grande imposture de la lutte antiterroriste

 

La grande imposture de la lutte antiterroriste« La vérité est que le risque pour un Américain d’être tué par un terroriste est presque égal à zéro ; pour être plus précis, il est estimé à un pour vingt millions ». Cette phrase, que les medias dominants qualifieraient d’iconoclaste, a été prononcée par John Chuckman, ancien employé d’une grande entreprise pétrolière canadienne et auteur du livre : « The Decline of the American Empire and the Rise of China as a Global Power »  (Magpie Book).

Si d’aucuns s’inscrivent en faux par rapport à cette analyse, admettons qu’un peu de pensée critique ne fait pas de mal. « En 2001, avant le 11-Septembre, la police américaine avait tué plus du double au moins de citoyens qui sont morts dans cette tragédie », explique-t-il. « Chaque année, entre 30 à 40.000  Américains meurent dans un accident de la route, 15.000 sont assassinés (ils étaient 25.000 à l’avoir été il n’y a pas si longtemps que ça). Chaque année, ce sont près de 100.000 Américains qui décèdent des suites d’erreurs médicales et un peu plus de 40.000 mettent fin à leur jour. En replaçant ces chiffres sur une période de quatorze ans, on peut dire que 420.000 personnes ont perdu la vie sur la route, 210.000 ont été tuées au cours de faits divers, 1,4 millions ont été victimes d’erreurs médicales fatales et 560.000 ont décidé pour une raison ou une autre d’arrêter de vivre ». En ne prenant en compte que ces derniers chiffres, on obtient un total de 2,6 millions de personnes… soit 867 fois  le nombre de victimes causées par les attentats du World Trade Center.

« Pourquoi devons-nous donc dépenser des fortunes contre le terrorisme dans la mesure où ce danger est pour ainsi dire insignifiant ? », se demande Chuckman avec ce qui pourrait ressembler de prime abord à de la provocation. Depuis le 11-Septembre, les États-Unis ont en effet dépensé au bas mot quelque 1.600 milliards de dollars (1.300 milliards d’euros !) dans la lutte contre le terrorisme au Proche-Orient, en Amérique du Nord et aussi en Afrique, a révélé un rapport du Congrès. Malgré l’ampleur de l’estimation, plusieurs universitaires considèrent encore ces chiffres comme sous-évalués. Le prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz et la professeure Linda Milmes avancent dans un livre désormais célèbre « The three trillion dollar war » le chiffre de 3.000 milliards de dollars. Et derrière le coût financier, d’autres rappellent l’impossibilité d’évaluer le coût humain. « Une comptabilité exhaustive des coûts de la guerre ne pourrait tenir dans un livre de compte. Des civils blessés ou déplacés par la violence aux soldats tués ou blessés, en passant par les enfants qui jouent sur des routes et des champs parsemés de dispositifs explosifs improvisés et de bombes à sous-munitions, aucune série de chiffres ne peut retranscrire le bilan humain des guerres en Irak et en Afghanistan, ni comment elles se sont étendues aux États voisins et sont revenues aux États-Unis », estime Neta Crawford, enseignante en sciences politiques à l’université de Boston.

S’il y a bien fort peu de risques de tomber dans un attentat en Europe, la guerre contre le terrorisme n’a quant à elle pas fait dans la dentelle ailleurs. Le mois dernier, Physicians for  Social Responsability (PSR), une ONG basée à Washington, a publié une étude clef démontrant que le bilan humain de plus d’une décennie de guerre contre le terrorisme depuis les attaques du 11-Septembre s’élève à au moins 1,3 millions de morts et pourrait même atteindre les deux millions. Cette étude a été presque totalement ignorée par les media anglophones bien que constituant la première tentative de produire un calcul scientifiquement crédible du nombre de personnes tuées dans cette guerre qu’ont menée les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne.

Puisque la guerre est déclarée, il faut bien entendu avoir une communication à la hauteur. Dès le début du XXème siècle, Henry Louis Mencken, journaliste, écrivain, célèbre critique de la culture américaine, considérait que « le but de la politique est de garder la population inquiète et donc en demande d’être mise en sécurité en la menaçant d’une série ininterrompue de monstres, tous imaginaires ». Il faut croire que la population a entendu cinq sur cinq le message du gouvernement si on en juge les sondages qui donnent deux tiers des Français favorables à une restriction de leurs libertés individuelles pour lutter contre le terrorisme. La dernière loi sur le renseignement ratisse très large avec des formulations très floues puisqu’il s’agit de « prévenir des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ». On passe insensiblement de la présomption d’innocence à la présomption de dangerosité. Mais la palme de l’extension infinie de la surveillance revient au ministre de l’intérieur qui estime que la vie privée n’est pas une liberté.

L’autoritarisme politique et la négation de l’esprit critique sont devenus la norme de gouvernements ayant perdu toute crédibilité économique et sociale et foulant au pied les valeurs qu’ils prétendent défendre. Victime collatérale de la guerre contre le terrorisme, la liberté d’expression vit ses derniers moments.

Capitaine Martin

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

PREMIER MAI, FËTE INTERNATIONALE DE LA CLASSE OUVRIÈRE

1er-maibibeau.robert@videotron.ca

 

Plus la crise économique systémique du capitalisme mondialisé et globalisé s’approfondit et plus la crise sociale et politique mondiale s’accentue, et davantage l’alternative s’éclaircit devant le prolétariat international. D’un côté de la barricade qui sépare les deux grandes classes sociales antagonistes se tient le capital bourgeois désemparé et de l’autre côté de la barricade se cantonne le prolétariat révolutionnaire malheureusement inconscient de sa mission historique. Les conditions subjectives de la révolution retardent par rapport aux conditions objectives et il est du devoir de la gauche révolutionnaire de changer cette situation.

D’un côté de la barricade sociale se tiennent tous ceux qui possèdent privément, ou par l’intermédiaire de leur État totalitaire, tous les moyens de production, de commerce et de communication. De l’autre côté de la barricade sociale se cantonnent ceux qui ne possèdent que leur force de travail, à vendre à vil prix contre un salaire de misère, jamais garanti.

D’un côté de la barricade sociale et politique se tiennent tous les partis politiques bourgeois, les médias à la solde, les institutions bourgeoises, l’immense État thuriféraire, tentaculaire et totalitaire, détenteur exclusif du monopole de la violence légale, ainsi que de tous les droits et de tous les pouvoirs, y compris celui arbitraire de retirer aux prolétaires les quelques privilèges sociaux, juridiques, politiques et économiques, concédés au cours des années de « prospérité », ces années qui préparaient la présente dépression catastrophique. De l’autre côté de la barricade sociale, politique et économique, se cantonne la masse des prolétaires, leur famille, et les indigents, sans droits, sans pouvoirs, sans organisation, des gens en voie de paupérisation et tentant de résister à la dégradation inexorable de leurs conditions de travail et de leurs conditions de vie sociale.

Le Premier Mai n’est surtout pas la journée pour quémander des réformes; des allégements fiscaux; une augmentation du salaire minimum; pour pleurnicher contre la détérioration des conditions de vie et de travail et exiger le privilège de négocier; pour supplier de hausser le pouvoir d’acheter; pour stopper la hausse des tarifs des services et arrêter l’érosion des services publics; pour réclamer davantage de logements sociaux et endiguer les mesures d’austérité; pour « investir le peuple du pouvoir de décider » (sic); pour revendiquer des élections bourgeoises (sic); pour solliciter « la reconquête du progrès social » (sic) et « le retour des années de prospérités » pour les coryphées; d’implorer la fin du néolibéralisme et du néo-colonialisme; pour s’arrimer aux luttes de libération nationale bourgeoises et pour moult autres billevesées tout aussi chimériques.

Le Premier Mai n’a qu’une seule et unique signification internationale. C’est le jour de la commémoration des luttes de la classe prolétarienne pour l’émancipation de classe. C’est le jour de la célébration de la lutte de classe du prolétariat pour le renversement du mode de production capitaliste; pour le renversement du pouvoir étatique totalitaire bourgeois sur l’ensemble de la société mondialisée et globalisée, et pour l’édification du pouvoir prolétarien international sur l’ensemble de la société. Le Premier Mai c’est la journée pour rappeler la nécessité de l’édification du système socialiste, comme étape transitoire vers la constitution du mode de production communiste unique objectif du prolétariat en lutte sur le front idéologique, politique et économique.

La crise systémique du capitalisme mondialisé et globalisé est profondément engagée et même si le capital souhaitait accorder des réformes pour réduire les tensions sociales et politiques, ou pour résoudre la crise économique et diminuer la pression sur le travail, il ne pourrait pas le faire. Il est impossible de sauver le mode de production capitaliste de la destruction économique, de la dévastation écologique et de la guerre nucléaire.

L’alternative c’est que le prolétariat en tant que classe sociale mondiale, arrache tout le pouvoir des mains de la classe capitaliste moribonde, qu’il décrète la propriété collective de tous les moyens de production, d’échange et de communication et qu’il érige une société nouvelle sur les ruines de l’ancienne avant que celle-ci ait entraîné le monde dans une troisième guerre génocidaire.

CE PREMIER MAI, PROLÉTAIRE DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS !

Robert Bibeau (2014). Manifeste du Parti ouvrier. Publibook. Paris. 180 pages. http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

LA « QUESTION NATIONALE » PALESTINIENNE BOURGEOISE ET RÉACTIONNAIRE

palestine6

 

bibeau.robert@videotron.ca

 

Pour lire le texte sur WEBZINE : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-question-nationale-palestinienne-bourgeoise-et-reactionnaire/

 

Toute « question nationale » est une question bourgeoise

Dans la mesure où la classe ouvrière palestinienne est concernée, la « question nationale » palestinienne confronte les différentes factions de la bourgeoisie palestinienne en guerre pour obtenir la gouvernance d’un bantoustan qui leur sera concédé au terme d’une surenchère meurtrière. De temps à autre, les cyniques capitalistes israéliens, de concert avec la puissance impérialiste étatsunienne, interviennent dans les disputes des capitalistes palestiniens afin de donner un coup de main à l’une des factions en conflits et pour soutenir les prétentions d’un groupe de bourgeois en guerre pour un bout de terre à exploiter et une communauté d’ouvriers salariés palestiniens à surexploiter.

La chair à canon palestinienne, c’est-à-dire la classe ouvrière et la paysannerie palestinienne, est alors l’objet de bombardements sanglants, de crimes de guerre abominables; de la destruction de leurs maisons emmurées dans le réduit de Gaza et dans quelques villes de Cisjordanie. Ils sont environ cinq millions de martyrs ainsi parqués à attendre que les factions palestiniennes se soient entendues avec les puissances internationales sur le partage des oripeaux de cette terre en lambeaux.

Comme partout ailleurs sous le mode de production et les rapports de production capitalistes, les bourgeoisies nationalistes, tant palestinienne qu’israélienne, présentent leur cause chauvine comme la défense des intérêts de leur peuple respectif. La classe dominante présente ses intérêts hégémoniques comme ceux de la « nation » tout entière. Cependant, les marxistes révolutionnaires réfutent ces prétentions « nationalistes ». En autant que la classe prolétarienne est concernée, il n’existe pas de « nations » colonisatrices et  oppressives aliénant des « nations » colonisées – opprimées et exploitées.

Entériner le concept de « nation oppressive » signifierait que la classe ouvrière d’une « nation » bourgeoise participe à l’oppression d’une autre « nation » – à la sujétion d’une « nation » opprimée. Or, pour opprimer un peuple – une classe – un groupe  ethnique – une « nation » il faut que la classe oppressive et exploiteuse détienne le pouvoir. La classe oppressive doit contrôler l’appareil de l’État oppresseur afin de l’utiliser dans ses intérêts de classe comme instrument d’oppression d’une  autre « nation » pour en tirer un bénéfice. En pays capitaliste la classe prolétarienne ne détient aucun pouvoir, aucun contrôle sur quelques éléments que ce soit de l’appareil d’État. Ainsi, la classe ouvrière américaine a toujours été sous le joug implacable du grand capital monopoliste, hier pseudo « démocratique » (sic), aujourd’hui totalitaire. La classe prolétarienne étatsunienne a été conscrite dans l’armée américaine raciste et expédiée de force dans la jungle du Vietnam pour y trouver la mort et pour y donner la mort, endoctriné par l’appareil de propagande des capitalistes étatsuniens. Jamais la classe ouvrière américaine n’a constitué la « nation » oppressive. Jamais le prolétariat américain n’a contrôlé ni été intéressé par l’oppression de la « nation » vietnamienne. Jamais la classe prolétarienne américaine n’a détenu le pouvoir de commander la guerre génocidaire contre le prolétariat vietnamien.

 

Une question nationale – une nation – sont des concepts nés de la révolution démocratique bourgeoise anti monarchique et antiféodale qui visait à ériger le pouvoir « démocratique » bourgeois sur une société appelée « nation ». Après sa prise de contrôle de l’appareil d’État féodal, la bourgeoisie s’empressa de le transformer à son image. Elle se dépêcha de construire des frontières « nationales » pour la protection de son industrie « nationale » et garantir sa mainmise exclusive sur l’exploitation du  prolétariat « national ». La classe bourgeoise a conçu la morale « patriotique nationaliste » qu’elle a présenté comme universel et transcendante des classes sociales et des intérêts de classe, présentant ses propres intérêts de classe comme naturels et universels.

La lutte de « libération » nationale palestinienne

La lutte de « libération » nationale palestinienne est une initiative de la bourgeoisie palestinienne soutenue par certaines puissances impérialistes qui pêchent en eau trouble dans cette région fortement convoitée pour ses richesses pétrolières. Quelques puissances impérialistes ont d’abord déporté dans  cette contrée délaissée de l’Empire ottoman déliquescent des populations européennes stigmatisées qui depuis des siècles avaient servi de boucs émissaires aux sections les plus dégénérées de la bourgeoise européenne. On poussa le cynisme jusqu’à suggérer à ces populations déportées qu’elles appartenaient à une race – à un peuple élu – (sic). L’impérialisme britannique et français visait deux objectifs, se débarrasser de populaces qui ne pouvaient plus servir leurs desseins meurtriers dans l’Europe bouleversée et implanter dans cette contrée convoitée une colonie de peuplement qui ne pourrait faire autrement que d’être en guerre perpétuelle contre les autochtones expropriés et déplacés. Plus tard, l’impérialisme étatsunien hégémonique prit la relève et assuma l’armement et le soutien de cette implantation néocoloniale occidentale.

Aujourd’hui, la bourgeoisie palestinienne – divisée en différentes factions –  promeut son combat pour se tailler un fief, une « terre nationale palestinienne » sous la tutelle d’une puissance impérialiste afin d’exploiter le prolétariat palestinien dans des « sweats-shops » sis à l’ombre du Mur de ségrégation.

 

travailleurs2

Les sections palestinienne et israélienne de la classe prolétarienne internationale

 

Le prolétariat palestinien n’a aucun motif de s’entretuer pour défendre les intérêts de cette bourgeoisie cynique et meurtrière. La lutte de « libération nationale » de la bourgeoisie palestinienne pour le contrôle de fiefs ne justifie pas que le prolétariat palestinien abandonne sa lutte de classe pour le renversement du mode de production et des rapports de production bourgeois. Il en est de même pour la classe ouvrière israélienne. La section israélienne de la classe prolétarienne internationale n’a que faire de cette guerre continuelle pour la défense des intérêts impérialistes occidentaux au Levant.

 

Dans la mesure où la section israélienne de la classe prolétarienne est concernée, il n’y a pas de question « juive » au Proche-Orient ni nulle ailleurs. La question « juive » est un archaïsme d’une époque révolue, tout comme les questions musulmane et islamiste révèlent l’état arriéré des rapports de production dans ces régions où se côtoient des reliquats du féodalisme putréfié et l’émergence du capitalisme en phase de décadence accélérée. La nation et le peuple « juif » n’existent pas, pas d’avantage que la nation et le peuple des  « Témoins de Jéhovah ». Dans ces deux cas, il s’agit de groupes d’individus appartenant à différentes classes sociales et habitant des pays différents et  adhérant à une idéologie commune. Les matérialistes marxistes ne reconnaissent nullement les concepts religieux de peuple « élu », ni de nation ethnique, ni de nation religieuse (sic).

 palestine

Les positions opportunistes et réformistes sur le nationalisme palestinien

 

Lors d’un récent débat au Canada quelques militants probourgeois palestiniens,  assistés par quelques « juifs » (sic) athées et antisionistes favorables à une implantation pacifique des rapports de production nationalistes capitalistes en Palestine présentaient ainsi la cause de la bourgeoisie palestinienne qu’ils assimilaient à la cause du prolétariat palestinien :

 

 » Il revient au peuple palestinien de trancher. Nous n’avons pas à trancher pour eux, mais il y a deux solutions :  1)  celle de constituer deux États nationaux séparés en Palestine occupée.  2)  Celle de constituer un État unique, laïc, multinational, avec une seule constitution pour toute la Palestine mandataire. Pour les communistes (sic), la chose doit se faire en deux étapes : d’abord, mener la révolution démocratique populaire et ensuite mener la révolution socialiste prolétarienne. Lénine, en 1905, avait insisté sur la nécessité de la révolution démocratique avant de passer à l’étape de la révolution socialiste. Le parti du prolétariat devait, selon Lénine, éduquer les masses populaires pour préparer les deux révolutions successives. »

Voilà succinctement résumé l’ensemble de la mystification opportuniste et réformiste propagée depuis des années à propos de la question nationale bourgeoise palestinienne vis-à-vis l’impérialisme international et sa créature locale, l’impérialisme israélien.

À propos de Lénine, nous ne citerons qu’un passage qui pour nous dit tout « De toute façon, le développement du capitalisme se poursuit et se poursuivra, dans un État hétérogène unique aussi bien que dans des États nationaux distincts. Dans tous les cas l’ouvrier salarié subira l’exploitation et, pour la combattre avec succès, il faut que le prolétariat soit étranger à tout nationalisme, que les prolétaires soient pour ainsi dire entièrement neutres dans la lutte de la bourgeoisie des différentes nations pour la suprématie » (1).

Qu’en 1905, dans la Russie tsariste arriérée, semi-féodale, à peine industrialisée, comprenant plusieurs dizaines de millions de moujiks analphabètes, sans terre, et en quasi-esclavage, Lénine ait pensé que la révolution démocratique bourgeoise était une étape préalable à la révolution socialiste prolétarienne cela est tout à fait compréhensible. Cependant, dix ans plus tard, Lénine a écrit dans l’impérialisme stade suprême du capitalisme que le stade impérialiste du développement capitaliste décadent marquait le passage définitif de la lutte révolutionnaire à l’étape de la  révolution prolétarienne mondiale, sans aucune étape préalable. Il n’y a rien à ajouter à ce constat fondamental et évident.

En Palestine-Israël, région fortement industrialisée, développée, soumise au mode de production et aux rapports de production capitaliste avancés, la section palestinienne et la section israélienne de la classe prolétarienne mondiale n’ont qu’un seul item à leur agenda révolutionnaire, renverser leur bourgeoisie capitaliste respective sans aucune étape préalable. Il n’y a pas de question nationale palestinienne, de révolution démocratique bourgeoise, de question islamiste, ni de question juive qui tiennent – il n’y a que la question de la révolution prolétarienne afin de mettre fin à ce mode de production décadente.

______________________________

  1.             V. Lénine (1969). Sur la politique nationale et l’internationalisme prolétarien. Éditions de l’Agence Novosti. Moscou. Page 42.
  2. R. Bibeau (2012). Impérialisme et question nationale. Montréal. 90 pages. http://www.robertbibeau.ca/commadevolume.html

 

MANIFESTE DU PARTI OUVRIER. Robert Bibeau. 2014. Publibook. http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 0 (from 0 votes)

ENTENTE IRAN – ÉTATS-UNIS À PROPOS DU NUCLÉAIRE IRANIEN

 

iran

http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/entente-iran-etats-unis-sur-le-nucleaire/

 

 

Les géostratèges s’égarent

Voici que les géostratèges  s’agiotent et tentent de comprendre les tourments de la politique américano-Européenne au Moyen-Orient. Tout un chacun devise à propos des intentions cachées des différents camps engagés. Pour ces gens, la politique est un divertissement pour grands manants – et tandis certains pleurniches qu’on les traite de «conspirationnistes» –  d’autres se questionnent sur les objectifs de ces tractations (1).

«On nous cache de plus en plus de choses et les nouvelles sont filtrées, même à la BBC! L’impression est que l’alliance fragile USA-Union-Européenne se cherche des ennemis pour se justifier et qu’elle est en train de trop en créer : Afghanistan, Irak, Syrie, Yémen, Libye, État islamique + radicalisation turque, Kurdistan et conflit avec la Russie… Allons-nous vers une guerre mondiale apocalyptique à plus ou moins longue échéance impliquant le bloc USA-Union Européenne contre la Chine et la Russie ? » (2)

Vous aurez compris qu’ici l’expert de salon propose un sophisme comme explication à ses supputations. L’alliance  É.-U. – Union-Européenne se chercherait des ennemis comme une bande d’amis cherche des ennuis sur les quais de Miami (!) Il y a là comme une absurdité. Les bourgeoisies milliardaires mèneraient la guerre pour se distraire, pour le plaisir de s’unir et de justifier leur alliance décevante (?) Le pendant de ce salmigondis est bien compris, il suffirait à la première occasion électorale venue de changer d’un Président «faucon» à un Président «moron» pour changer la politique d’une nation (sic). Pourtant, à la dernière occasion les États-Unis ont changé leur président faucon (Georges W. Bush) par la colombe Barak Obama (sic) et rien n’a changé dans la politique de la classe capitaliste américaine agressive. On a pu observer la même fumisterie électoraliste bourgeoise en République démocratique de France citoyenne, au Royaume-Uni monarchique, au Canada parlementaire, etc.

La guerre est le prolongement de la politique.

La guerre est le prolongement de la politique. La politique est le  prolongement des conflits économiques entre multinationales milliardaires concurrentes. L’alliance É.-U. – Canada – Union européenne a été conçue pour défendre les intérêts économiques des conglomérats impérialistes transatlantiques. Voilà le motif de l’existence d’une alliance militaire comme l’OTAN. L’alliance économique transatlantique (Traité de libre-échange de l’Atlantique Nord)  vise la conquête de marchés, de zones de ressources et de secteurs de valorisation de la plus-value (3). Cette alliance économique d’abord, politique par la suite et diplomatique et militaire ensuite, ne peut mener ces agresseurs, à la fois «alliés» et «adversaires», qu’à attaquer les alliances ennemies et à agresser certains pays à leurs frontières (Serbie, Afghanistan, Irak, Ukraine, Syrie, Iran, etc.).

Il est véridique que l’économie politique des États-Unis et de l’Europe décline et que la crise économique systémique – voir l’incapacité de valoriser le capital-profit – force les grandes puissances à attaquer leurs concurrents d’Orient et d’Occident entrainant la création de nombreux fronts d’agression, ce qui constitue la conclusion et non  l’amorce de ces collusions.

S’unir pour attaquer et partager

Les puissances impérialistes déclinantes ne mènent pas ces guerres de rapines pour justifier leur union. Elles s’unissent afin d’écraser et de soumettre leurs concurrents et pour s’emparer de leurs marchés, de leurs sources de matières premières et de leurs secteurs de valorisation des profits. Ainsi, nous le disions dans un article précédent – la tactique d’encerclement de la Russie par l’impérialisme américain et européen conjoint ne vise pas à détruire la Russie, mais à contraindre ce pays à se détacher de la Chine et à rejoindre le camp Trans Atlantique (4).

 

 photo1

Photo Poutine Assad

 

L’agression américaine en Ukraine vise à rapprocher les têtes nucléaires de l’OTAN des bases militaires russes. L’agression américaine et européenne contre la Syrie vise à fermer la base militaire russe de Tartous. Si demain Bachar al Assad répudiait le traité qui permet aux navires de guerre russes de mouiller dans les eaux syriennes, ce chef d’État honni par le Pentagone deviendrait un interlocuteur valable pour Washington. En Afghanistan, quand les talibans ont finalement accepté de négocier et de collaborer avec les services secrets américains pour couper les oléoducs russes situés à proximité de leurs frontières, et pour interdire toute construction d’oléoducs iraniens à destination de la Chine, ils sont soudainement devenus des interlocuteurs crédibles pour l’impérialisme américain.

 

photo2

La base navale de Tartous

 Comme le butin n’est pas suffisant pour tous ces goinfres, et que les attaques pour  étendre les zones d’influence ne donnent pas les succès escomptés, cela  entraine des  divisions parmi les partenaires  (USA – Canada – UE). Les Européens trouvent que l’ogre américain avale plus que sa part du carnage. Ce à quoi rétorque le Pentagone, leurs troupes de choc et leurs drones accomplissent le gros de l’ouvrage. À compter du mois d’avril, le Canada lancera donc ses F-18 dans le ciel d’Irak et de la Syrie pour agresser les troupes syriennes et irakiennes, et en soutien à DAESH et à l’État Islamique. On pourrait en dire autant des autres pays de l’OTAN engagés dans ce bourbier.

L’histoire de la lutte de classe

Chacun l’aura remarqué, les É.-U. ont leurs propres objectifs et leurs propres priorités dans ce charnier. Ce sont eux qui sont sur la touche et au bord du gouffre – le dollar étant floué de tout côté –. Ils agressent donc et perdent du terrain sur tous les fronts. Nous assistons au changement de la garde hégémonique impériale et ces changements se font rarement dans le calme et la sérénité.

L’impérialisme européen joue le second violon dans ces malversations, car ces nations ont moins à perde que leur champion. Aussi, les pays de la vieille Europe impérialiste sont plus accommodants avec certains belligérants, alors que les impérialistes américains sont très occupés à assassiner parce que désespérés. C’est le dollar qui est mis à mal et c’est l’hégémonie étatsunienne qui est ostracisée dans le monde entier, de la frontière afghane jusqu’en République Centre Afrique.

Les géostratèges du dimanche constatant la multiplication des fronts de résistance locale, nationale et régionale – et croyant la puissance américaine invulnérable – imaginent que cette profusion de fronts procède d’un plan ourdi – d’une machination – pour produire du chaos et pour multiplier les foyers de résistance à leurs complots. Les comploteurs, les géostratèges amateurs, et les équilibristes du cataclysme oublient simplement que l’histoire des sociétés est l’histoire des luttes de classe. Ceci signifie que pour chaque complot ourdi par une clique impérialiste – divers autres complots sont ourdis par les cliques impérialistes concurrentes et chacune de ces conjurations entraîne des résistances locales, nationales et régionales parmi les classes assaillies par ces manigances violentes.

Le micmac en Irak

Analysons la seconde guerre de la coalition américaine contre l’Irak capitaliste (2003). La grande bourgeoisie irakienne, refusant de jouer plus longtemps les supplétifs après qu’elle eut perdu la guerre des années 1980 contre l’Iran, l’intendance américaine pensa qu’elle pourrait changer de paladin à la tête de cet État pantin. La première manche, jouée dans une guerre conventionnelle où la puissance de feu américaine était infiniment supérieure à celle d’un adversaire équipé des restants de l’armement étatsunien fut un succès facile et éclatant pour la «Coalition» étatsunienne.

Rapidement les milices  chiites – sunnites – kurdes – wahhabites – djihadistes  s’organisèrent, chacune soutenue par différentes puissances étrangères, et par diverses factions et clans de la bourgeoisie irakienne déchue. Le quotidien de ce pays se transforma en une guerre civile fratricide où la classe ouvrière et la paysannerie servirent de chair à canon à l’encontre de leurs intérêts profonds. Tout cela ne visait pas à appliquer la stratégie du complot et du chaos du soi-disant «Paln Oded Yinon de 1982) (!) Cette guérilla se développa à l’encontre de la tactique étatsunienne qui n’est jamais parvenue à faire de ce pays une base stable pour attaquer la puissance iranienne qui veillait au grain.

Après des millions de morts, d’estropiés et de réfugiés, et après des centaines de milliards de dollars dilapidés, la puissance américaine se retira sans avoir rien accompli de ses projets de faire de ce pays une base d’agression contre l’Iran. Pire, c’est l’Iran qui, à la faveur de la guerre civile, gagna la partie et fit du gouvernement Maliki et des milices chiites les gérants de ce pays conquis.

Les États-Unis ourdirent une tactique alternative par la création d’un État islamiste voyou regroupant les restants de leurs milices irakiennes et syriennes regroupées à la frontière entre les deux pays détruits.

 photo3

État islamique

Entre temps, les puissances occidentales avaient ouvert un second front en Syrie dans l’espoir d’éparpiller les efforts de l’Iran sur plusieurs fronts. Le Pentagone croyait venir à bout facilement du gouvernement syrien en soutenant des paladins européens errants et quelques malandrins pétaradants aux frontières du pays avec la Turquie et de la Jordanie. Mal leur en prit. La Russie refusa le compromis et maintient sa base navale en Syrie. Pire, la Russie  équipa l’armée syrienne de missiles antiaériens efficaces ce qui fit reculer l’aviation étatsunienne et israélienne. Quant à l’Iran, cette puissance capitaliste, elle maintient son soutien à ses milices aussi bien en Irak, au Liban, qu’au Yémen et en Syrie.

Nous en sommes là aujourd’hui. L’Iran a lancé le «Hezbollah» du Yémen contre la coalition américano-saoudienne. L’Iran a lancé le Hezbollah d’Irak contre Daesh et l’État islamique, alors que l’armée syrienne, aidée par le Hezbollah du Liban, bloque la fuite de Daesh vers l’Ouest. La frontière turque sera bientôt leur seule porte d’évasion ce qui déplaît aux capitalistes turques qui sont à repenser leur soutien à ces milices terroristes financées par le Qatar, l’Arabie Saoudite, les États-Unis et la France. Pour les oligarques turques, une guerre de clans en Syrie peut être encouragée, mais pas question que ce conflit soit exporté vers le Kurdistan Turque (5).

Nos pronostics

Nous prévoyons que les milices du Hezbollah contiendront les milices terroristes de plusieurs pays (Turquie, Arabie, Qatar, Jordanie, France, États-Unis) et que la Turquie se retirera de ce conflit contre la promesse que le Kurdistan irakien ne s’étendra pas au-delà. L’Irak sera sous contrôle iranien et vendra son pétrole en devises américaines. La Syrie sera pacifiée et les milices sanguinaires massacrées ou chassées du pays via la Jordanie. La main tendue par les États-Unis à Bachar al Assad laisse entrevoir l’issue du conflit, au grand dam des impérialistes français et israéliens qui se seront fait flouer. La go-gauche de l’Hexagone l’avait prédit. La gauche parisienne n’en finit plus de réclamer une meilleure défense des intérêts de la patrie face à la perfide Albion des Anglo-saxons (sic).

L’accord sur le nucléaire iranien

Et voici que les États-Unis laissent tomber leurs proches alliés, l’Arabie Saoudite, le Qatar et Israël, l’immortel fraternel (sic) pour s’aboucher avec l’Iran des mollahs milliardaires et vindicatifs dans une entente à propos du nucléaire iranien dont les Américains n’étaient préoccupés que pour faire chanter ce «non-aligné». L’entente avec l’Iran comprend des clauses publiques et des clauses secrètes qui stipulent probablement que l’Iran utilisera le dollar américain pour ses échanges pétroliers (6).

L’Union européenne aura été trahie par son «ami» en hégémonie dans cette suite de conflits que l’Occident ne pouvait pas gagner depuis que leur champion est en perdition. La Russie a renforcé ses positions en Syrie sauf que son rapprochement  avec l’Iran en sort affaibli (7).

 photo4

Dépenses militaires par pays 2013

Les capitalistes chinois seront restés derrière les rideaux même si ce sont eux qui sont visés. Comme le montre la figure ci-dessous les Chinois poursuivent frénétiquement leurs préparatifs de guerre en prévision de l’affrontement inévitable qui pourrait voir triompher le prétendant au titre de champion de l’impérialisme moribond, accordant un sursis à ce mode de production en perdition.

La classe ouvrière internationale subit passivement ces guerres entre puissances militaires dont les préparatifs s’intensifient. Saura-t-elle affronter toutes les factions de la bourgeoisie mondiale avant que celles-ci ne se lancent dans un conflit atomique ? Ou alors, comme en 1914, la classe ouvrière internationale attendra-t-elle de déclencher l’insurrection après l’explosion ? Une chose est certaine cependant, la classe ouvrière tient entre ses mains la solution à cette succession de carnages.

_____________________

Manifeste du Parti ouvrier. Robert Bibeau. 2014. Publibook.   http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 

_____________________

 

http://www.france-irak-actualite.com/2015/04/djihadistes-de-l-ei-et-maintenant-ils-saccagent-hatra.html  http://www.les7duquebec.com/7-au-front/integrisme-islamiste-contre-national-chauvinisme/

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

Réguler les banquiers – réformer le capitalisme – une impossibilité

 

banquiers2

 

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/reguler-les-banquiers-reformer-le-capitalisme-une-impossibilite/

«Après le 15 septembre 2008, date de la faillite de la banque Léman Brothers − marquant le début de la reprise de la crise systémique – de nombreux économistes ont souligné la fin du «consensus de Washington».  Mais ils sont totalement passés à côté du problème financier.  Je rappelle que c’est l’hypothèse de l’efficience du marché selon laquelle les actifs financiers sont voués à être valorisés à leur valeur intrinsèque qui a conduit à la suppression des contrôles réglementaires» (1).

 Auscultons cette phrase (ci-haut) afin de démontrer de quelle façon les économistes bourgeois parviennent à tout embrouiller, ce qui les amène à dire, à se dédire et à médire. La soi-disant «hypothèse» de l’efficience des marchés (sic) doublée de la pseudo hypothèse de «la valeur intrinsèque des actifs financiers» (resic) sont deux mensonges communément acceptés dans la communauté d’affaires et dans les milieux bancaires. La tâche de l’économiste bourgeois est de répandre ces fadaises parmi le public des benêts lambda qu’il nous croit, afin qu’à la fin nous ne comprenions rien et nous baissions les bras évitant de renverser la véritable raison de l’effondrement capitaliste – le mode de production capitaliste lui-même.

 «Que l’on soit clair dès le début, la régulation financière est une urgente nécessité et je suis un ardent défenseur de Bâle III, mais force est de constater aujourd’hui son échec bien que cet accord ait résolu le problème le plus urgent en supprimant le risque d’effet domino d’une faillite d’une grande institution en organisant le principe des chambres de compensation» (1).

Il faut être un farceur pour présenter le cataplasme des chambres de compensation – qui ne compenseront rien du moment que la crise ardente renaîtra de ses cendres – comme étant la solution au problème des débiteurs insolvables. Qui l’économiste cherche-t-il à berner ? On ne peut compenser 600 000 milliards de dollars de fausses monnaies circulantes quand la totalité des PIB mondiaux équivaut à 50 000 milliards de dollars.  On ne peut compenser des milliers de milliards de «valeurs» sans valeur par d’autres milliers de milliards de «valeurs» sans valeur.

«Cependant, le point qui n’a pas été résolu concerne le fonctionnement de la finance actuelle, je pense, en particulier aux contrats sur produits dérivés et surtout aux Credit Default Swaps (CDS) qui permettent aux banques de ne plus assumer le risque de crédit en privatisant les profits et socialisant les pertes. Le Comité aurait dû mettre en place un processus dissuasif pour les comportements dangereux, car, sur ce point précis, rien n’a changé et, plus grave encore, le danger que représentent les produits dérivés ne cesse de croître» (1)

Les banques n’ont jamais assumé le risque monsieur l’économiste…

Cette notion de risque économique est une mystique capitaliste – un mensonge communément accepté et répandue parmi la communauté des économistes et des analystes bourgeois. Cependant,l’économiste mystique a parfaitement raison de souligner l’orgie de création frauduleuse de monnaies virtuelles-fictives qui se poursuit à grande allure depuis le krach de 2008 comme le montre la figure suivante. Soit 57 000 milliards de dollars de 2007 à 2014, qui s’ajoutent à ce qui était déjà.

 

 

 banquier4

 

Enfin, l’économiste en herbe – dont la mission est de s’étonner de la «naïveté» feinte des banquiers, des fonctionnaires affrétés et des affidés des médias –  accrédite la fable que cette fumisterie financière procède d’un malentendu qu’il est possible de corriger avec un peu de bonne volonté. L’économiste classique, parfaitement conscient du drame qui se trame, écrit :

«Comme l’illustre le graphique ci-dessous, et contrairement aux idées reçues, les volumes de ces contrats ont été très peu impactés par la crise et repartent même à la hausse depuis 2012 [puis  il ajoute]  d’après la BRIla valeur notionnelle des contrats de produits dérivés sur les marchés financiers internationaux est passée de 10 000 milliards de dollars en 1986 à 693 000 milliards de dollars fin juin 2013, plus de neuf fois le PIB de la planète! Plus inquiétants encore, ces contrats sont concentrés au sein de 16 organismes financiers, et quatre banques aux É.-U. totalisent 219 798 milliards de $ de contrats sur produits dérivés sur un total de 237 000 milliards de $. La Banque des règlements internationaux reconnait que 7% à 8% de ces montants seulement sont utiles à l’économie réelle en permettant au marché de s’assurer contre des fluctuations de prix, le reste étant de la pure spéculation financière!» (1)

Peut-on être plus clair ? Que pourra faire une quelconque «chambre de compensation» le jour où l’une de ces quatre banques frauduleuses (puisqu’elles vendent du vent aux compagnies d’assurance et aux fonds de gestion des régimes de pension) fera défaut d’honorer ses créanciers pour ces «produits dérivés» envolés en fumée ? Comprenez que chacune de ces banques et de ces organismes financiers est imbriqués les uns dans les autres de manière totalement inextricable. Si en 2008 la faillite de Léman Brothers n’a pas fait s’effondrer ce château de cartes, c’est que les montants encourus étaient modestes (quelques dizaines de milliards de dollars).

À la lumière de ces chiffres, il est probant que le système économique capitaliste n’est pas confronté à un quelconque dysfonctionnement sporadique et fluctuant  sur lequel un comité mondial d’experts ou un organisme de régulation transnational pourrait intervenir pour le masquer et le réguler. Quand les «actifs financiers» censés concrétiser des actifs productifs réels font dix fois la taille des biens mobiliers et immobiliers qu’ils sont censés représenter et que seuls 7% à 8% de ces montants fictifs sont réellement adossés à des valeurs tangibles et monnayables, il n’y a plus rien à dire et plus rien à faire que de laisser braire et d’attendre l’effondrement.

Cette pyramide de Ponzi spéculative impérialiste mondiale est totalement hors de  contrôle et ne peut pas être amendée-corrigée-réformée. Si demain les directeurs d’organismes internationaux – à supposer qu’ils en obtiendraient l’autorisation de leurs patrons – et les banquiers compromis et faillis mettaient fin à la mascarade boursière délirante et rétablissait les contrôles, et s’ils interdisaient définitivement ces arnaques sur produits boursiers sulfureux, c’est l’économie impérialiste de la planète qui s’effondrerait aussitôt. Les banquiers et leurs affidés sont condamnés à laisser-faire et leur seule préoccupation est de savoir comment distraire les ouvriers avec des matchs de football et de hockey ; et de se chamailler avec une crise en République Centre-Afrique, au Mali et en Libye ; un État islamique (Daesh) à pestiférer ; des populations à massacrer au Proche-Orient ; un coup d’État en Égypte ; Boko Haram les sanguinaires au Nigéria ; la guerre civile  en Ukraine avant l’effondrement du gouvernement mafieux, afin d’encercler la Russie, l’autre clan impérialiste en difficulté.

Pouvez-vous imaginer voir disparaître 600 000 milliards de dollars «d’actifs boursiers» (sic) en quelques heures ? Savez-vous qu’une bonne partie de cette fumisterie boursière est réalisée à partir de l’argent des primes d’assurance et des régimes de retraite et des hypothèques payés par les travailleurs (les 7% à 8% de valeurs tangibles que nous signalions parmi cette pacotille spéculative)?

L’économiste peut bien déchirer sa chemise et implorer le bon sens et la mansuétude des banques ! Elles sont prisonnières de cette souricière que le système – le mode de production, d’échanges et de communication impérialiste privé – a  confectionnée. Les lois de fonctionnement du capitalisme mènent tout droit à cette arnaque et nul ne peut enrayer ou contrevenir à ce mouvement, quand bien même tous les gouvernements de la planète le voudraient.

 Revenons à notre économiste contrit qui constate amèrement et nous prouve par des chiffres mirobolants l’inéluctable panade de ce système économique en débandade.  Il révèle que :

«Par exemple, JP Morgan totalise environ 70 088 milliards de $ de produits dérivés avec une exposition totale sur crédit de 303 milliards de $, soit 183 % de son capital selon le dernier rapport de l’OCC, l’Office of the Comptroller of the Currency, l’organisme gouvernemental de tutelle des banques US [de quelle tutelle parle-t-on ici ? NDLR]. Je signale qu’une partie des CDS est adossée aux crédits immobiliers qui connaissent aujourd’hui encore des taux de défaillance records avec un taux officiel de 8,2 % sur un montant global de 4200 milliards de $. À la fin du dernier trimestre 2013 aux É.-U., 1352 procédures de saisies immobilières étaient mises en place chaque jour. La crise est donc loin d’être terminée et le chômage continuera d’augmenter» (1).

Ces 1352 saisies quotidiennes, ce sont la plupart du temps 1352 familles américaines qui se retrouvent à la rue sans logement ? Chaque jour ce drame se renouvelle aux États-Unis, en Espagne, au Portugal, en Grèce, au Brésil et dans nombre d’autres pays à travers le monde. Vous comprendrez que les pleurnichages des «indignés», des libertaires, des altermondialistes, des écosocialistes, des bureaucrates syndicaux, des sociaux-démocrates électoralistes ne sont d’aucun secours pour ces miséreux. Croyez-vous sincèrement que ce système économico-politique peut continuer à sévir et à détruire nos familles et s’en tirer comme si de rien n’était ?  Si vous le croyez, vous vous trompez, soyez-en assuré.

 _____________

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/bale-iii-autopsie-d-un-echec-153142

MANIFESTE DU PARTI OUVRIER

http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782753900073

 

 

 

 

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

CRISE, AUSTÉRITÉ ET RÉSISTANCE À LEUR GOUVERNANCE (Nous sommes tous prolétaires)

manifestehttp://www.les7duquebec.com/7-au-front/crise-austerite-resistance-a-la-gouvernance-nous-sommes-tous-proletaires/

[Ce texte sera présenté au teach-in «En marche vers le 1er Mai 2015». UQAM-Montréal, le 29 mars 2015 à 13 h 00. Pavillon AQUIN – A-2445.  Le 1er Mai est un moment de ralliement de tous ceux qui militent en faveur de la révolution prolétarienne mondiale. La classe prolétarienne est la seule classe révolutionnaire que l’histoire a désignée comme fossoyeur du capitalisme et mère du socialisme. C’est pourquoi, ce 1er Mai 2015, nous proclamerons «Nous sommes tous prolétaires»].

Pour comprendre l’austérité, il faut d’abord comprendre la crise économique, ses origines, son évolution et sa finalité.  Si nous comprenons le pourquoi et le comment de la crise économique systémique, et de quelle façon elle frappe toutes les classes de la société, nous saurons pourquoi les États capitalistes nous imposent des mesures d’austérité drastiques et nous pourrons décider de quelle manière résister le plus efficacement aux gouvernements.

La crise systémique

Toutes les classes sociales sont affectées par la crise économique et par ses effets. Ainsi, les médecins et les cadres  sont présentement sous le feu croisé du ministre de la Santé et du ministre du Revenu qui souhaitent augmenter leur charge de travail et réduire leur rémunération. Les 400 000 travailleurs de la fonction publique québécoise se sont fait présenter des offres salariales de 3 pour cent sur 5 ans et la retraite à 62 ans (1). Le tiers des employés de la fonction publique québécoise sont à statut précaire, sans sécurité d’emploi, sans sécurité du revenu.

Les chômeurs ne parviennent plus à se qualifier pour l’assurance emploi (sic). Seulement le tiers des chômeurs y parviennent, les autres ont recours au bien-être social dont les prestations dérisoires se déprécient chaque année. Les services de santé et d’éducation se dégradent et coûtent pourtant de plus en plus cher. En 2012, les étudiants ont bloqué la hausse drastique des frais de scolarité et voici que le gouvernement reprend l’offensive, augmente les frais dérivés et réduit les subventions aux universités, les forçant à couper dans les services, dans les programmes et à geler les salaires des professeurs une autre frange de la petite bourgeoisie ciblée par l’État.

L’Hydro Québec hausse ses tarifs malgré des profits record. Les tarifs des garderies augmenteront bientôt. Les tarifs dans les résidences pour personnes âgées ont augmenté alors que les services ont diminué, au point qu’il devient risqué de résider dans un centre pour retraité. L’assurance automobile a augmenté, les frais d’enregistrement également. Les frais de télécommunication, les tarifs de transport en commun et la TVQ n’en finissent plus de grimper. Bref, tout augmente alors que les services diminuent. L’attaque de l’État des riches contre les régimes de retraite des employés, y compris celui des policiers, leur bras armé terroriste, en dit long sur la situation désespérée des finances publiques de l’État capitaliste.

L’équité fiscale et les paradis fiscaux

On débat du Rapport Godbout sur la fiscalité qui propose une baisse de 4,4 milliards de dollars de l’impôt sur le revenu des particuliers en contrepartie d’une hausse des tarifs des services et des taxes pour les salariés et les gens «défavorisés». Ce rapport constitue une charge en règle contre les ouvriers et les autres salariés du Québec. Le Rapport Godbout constitue la réponse de la classe capitaliste québécoise aux supplications d’une certaine «gauche citoyenne électoraliste» à propos de l’équité fiscale, de l’abolition des abris et des paradis fiscaux (2).

L’argument présenté par le fiscaliste Godbout pour réduire les impôts de 4,4 milliards de dollars et pour augmenter les taxes et les tarifs des services publics est à l’effet qu’on réduira ainsi les charges fiscales pour les riches qui pourront alors investir leur argent – leur capital – créer des emplois et relancer l’économie (3).

Cet argument s’appuie sur la thèse frauduleuse qu’il y aurait pénurie de capital sur le marché immobilier, sur le marché commercial, sur le marché industriel et sur le marché boursier. Ce qui est totalement faux. La présente crise économique du capitalisme est une crise de surproduction de marchandises et de surplus de capital qui ne trouve plus à se valoriser. Laisser davantage d’argent dans les poches des riches et des entreprises monopolistes pendant que l’on retire l’argent aux salariés pour consommer, réduisant d’autant leur pouvoir d’achat, c’est le contraire de ce qu’il faut faire pour relancer l’économie en léthargie faute de marchés.

Ainsi, le dernier budget Leitao (2014-2015) propose des crédits de 1,5 milliard de dollars pour étayer les investissements privés dans le Nord québécois et pourtant rien ne se passe de ce côté. La Chine a annulé un projet minier d’un milliard de dollars faute de marchés pour écouler l’acier  dans une économie atrophiée. Pour conclure, il n’y a pas de pénurie de capitaux, il y a surabondance de capital. Ce qui fait défaut, ce sont les occasions pour les milliardaires d’investir « profitablement ».

Par contre, baisser les taxes et les tarifs des services publics et hausser les impôts pour les riches n’est pas non plus une option envisageable en économie impérialiste en panade. Pourquoi ? Parce que sous l’économie impérialiste globalisée et mondialisée, les capitalistes ont abattus les frontières, brisés les barrières tarifaires et douanières par une multitude de traités de libre-échange (4). Les capitalistes ont imposé la concurrence internationale entre tous les contingents d’ouvriers et sur tous les marchés. Les ouvriers d’Alcan font concurrence aux ouvriers russes et chinois pour conserver leurs emplois. L’accélération des transports et des communications augmentent les possibilités d’échange et de concurrence. Si un gouvernement s’avise de hausser les impôts des entreprises ou de stopper la fraude fiscale, les multinationales s’échapperont vers des cieux plus obséquieux.

D’où vient la richesse dans notre société ?

La seule et unique source de richesse et de prospérité c’est le travail salarié. L’ouvrier travaille 8 heures à l’usine ou sur un chantier, un salaire nécessaire à sa survie lui est remis (disons la valeur de 3 heures de travail), la valeur créée le reste du temps, la plus-value, ne lui est jamais remise. Cette valeur supplémentaire est expropriée  par le patron – propriétaire privée des moyens de production – pour payer l’impôt; pour payer les taxes sur la masse salariale; pour rembourser les moyens de production (énergie, matières premières); pour payer l’amortissement sur l’outillage et les bâtiments; pour rembourser les emprunts; pour défrayer les coûts de mise en marché, et finalement pour son profit qu’il espère investir dans un nouveau cycle de production si les marchés lui sont favorables. Même les économistes bourgeois admettent que toute richesse provient du travail salarié. Voici ce qu’ils écrivent dans un rapport du Conseil du patronat du Québec : « Les économistes s’entendent pour affirmer que la majorité du fardeau économique retombe en bout de piste sur les employés. » (5)  L’équation de ce cycle de reproduction productif va comme suit 

 C =»salaire + [plus-value = (moyens de production + impôt + rente) + profit]=»C’ 

 

      Figure 1

 figure1

 

 

La contradiction mortelle – l’élévation de la composition organique du capital

Si le mode de production capitaliste (MPC) ne reposait pas sur une contradiction fondamentale, ce cycle économique pourrait se perpétuer pour l’éternité et vous ne connaitriez aucune crise ni aucune mesure d’austérité pour la contrée. Le problème surgit quand chaque capitaliste, est forcé malgré lui, par la concurrence d’autrui, d’augmenter ses profits afin d’attirer à lui le capital d’investissement qui lui permettra de reproduire ce cycle économique élargie, seule et unique raison de vie du capital. Si un capitaliste charitable décidait de ne pas chercher à accumuler davantage de profit, il serait éliminé par ses concurrents.

Étant donné que seul le travail salarié – le surtravail vivant de l’ouvrier – engendre de la plus-value, unique source de profit, le patron (propriétaire privée) est forcé de réduire la portion du salaire nécessaire à l’achat de la force de travail s’il souhaite accroître la portion de surtravail spoliée, et ainsi augmenter ses profits (Figure 1). Ce faisant, chaque capitaliste réduit lepouvoir d’achat de ses employés soit en diminuant leur salaire net (inflation déduite), soit en réduisant leur salaire relatif (productivité absolue et relative accrue), soit en diminuant  ses charges sociales (impôts et taxes) et en augmentant les taxes payées par les salariés (on revient au Rapport Godbout).

Profit capitaliste versus «coût du travail» (sic)

 Il paraît aberrant de confronter le coût du capital avec le coût du travail. C’est un peu comme si un braqueur comparaît ses coûts d’opération (armement, munitions, véhicules, frais divers) avec ce qu’il en coûte aux épargnants pour protéger leurs épargnes, et le braqueur de conclure qu’il y a déséquilibre dans le «partage» des coûts compte tenu de ses «revenus» prévus (sic) ! Tout de même, afin d’étayer notre argumentation nous étudierons l’exemple de la France sachant qu’au Québec, au Canada et dans la plupart des pays industrialisés la situation est similaire. L’an dernier, le webmagazine Mondialisation publiait ceci :

«Le problème de la France n’est pas le coût du travail, mais le coût du capital, c’est-à-dire la part des bénéfices versée aux actionnaires, qui a augmenté bien plus vite que les salaires et qui a atteint des sommets inégalés depuis trente ans. En effet, selon l’INSEE, de 1980 à 2010, la part de dividendes est passée de 3% de la richesse nationale à 9%, ce qui représente une hausse de 180 milliards d’euros par an pendant trois décennies. En 30 ans, les dividendes payés aux actionnaires ont augmenté de 200%. Sur la même période, en euros constants, les salaires n’ont progressé que de 20%.

Sur les cinq dernières années, de 2007 à 2011, les dividendes ont augmenté de 27% alors que les salaires n’ont augmenté que de 12%. En 2010, toujours selon l’INSEE, 210 milliards d’euros ont été versés en dividendes aux actionnaires et seulement 182 milliards ont été investis dans la production. Ainsi, le coût du capital est supérieur aux investissements productifs. Sur cent euros de richesse créée par les travailleurs, 25 euros partent en dividendes pour les actionnaires, alors que la part des salaires a baissé de 10 points depuis 1980 et est proportionnellement similaire au niveau de 1960, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.» (6)

Ces données confirment l’érosion des salaires et du pouvoir d’achat des salariés en France, et elles confirment également qu’il n’y a pas pénurie, mais bien surabondance de capitaux à investir. Nous pouvons en déduire que de favoriser les « investissements » n’est pas la solution à l’augmentation de la composition organique du capital et à la baisse du taux de profit moyen qui s’ensuit. La preuve en est qu’au Canada seulement, et vous pouvez généraliser cet exemple à tous les pays impérialistes, les banques déclarent des profits records année après année comme le montre la figure 2.

 

 

Figure 2

 figure2

 

Comment les profits des banques canadiennes et mondiales peuvent-ils croître alors que l’économie réelle stagne – que la production de marchandises et de services périclite ? En termes d’économie politique capitaliste ceci est absolument incompréhensible et inexplicable. C’est comme si un ménage gagnait de moins en moins d’argent, mais verrait son livret bancaire s’enrichir. Ce que ces chiffres révèlent c’est que les banques canadiennes – comme celles de toutes les autres puissances – créent de l’argent – du capital virtuel-fictif. Des papiers à ordre, des bons du Trésor, des actions, des obligations, des prêts, des produits dérivés, du crédit de façon tout à fait désordonnées, et ce phénomène, qui existait déjà au début du capitalisme britannique, a pris une ampleur inimaginable au tournant des années 1970 – au moment de l’amorce de la présente séquence de crises économiques systémiques du capitalisme. L’abolition des Accords monétaires et financiers de Breton Woods  marque le commencement de la fin du capitalisme (7).

Attention, nous ne disons pas que le capitalisme s’effondrera de lui-même, sous le poids de ses propres contradictions. Non, le capitalisme à son stade impérialiste décadent aura besoin d’un sérieux coup de main pour en venir à sa fin. Cette mission historique est dévolue à une classe sociale révolutionnaire, la classe ouvrière que nous fêterons ce 1er Mai comme chaque année.

Surabondance de «capital» parasitaire

Ce que nous venons d’expliquer – cette dichotomie entre la production de valeur réelle  tangible – marchandisable  – et l’accumulation d’immenses sommes de capitaux virtuels – ne représentant rien – aucune valeur réelle – peut aisément s’observer à l’échelle québécoise et canadienne, mais encore plus facilement à l’échelle mondiale. Il faut toujours se rappeler que l’on ne peut comprendre, analyser et expliquer, les phénomènes économiques et les politiques nationales si on ne les confronte pas avec les données, les phénomènes économiques et les politiques  internationales. Le Canada et le Québec ne sont que des microcosmes d’un monde impérialiste globalisé et mondialisé.

Ainsi, aujourd’hui, la somme des produits intérieurs bruts (PIB) des pays de la planète totalise  50000 milliards de dollars US alors que la somme des produits boursiers dérivés (l’argent de pacotille) totalise 600 000 milliards de dollars US, soit douze fois plus au passif qu’à l’actif (8). Ce « capital » fictif est tellement volatile que pendant la crise boursière de 2009, 23 000 milliards de dollars de soi-disant «valeurs boursières» s’est envolée en fumée sans que personne ne puisse retracée cet argent inexistant. C’est exactement comme ces banques chypriotes qui un jour affichaient dix milliards de dollars de crédits et de dépôts alors qu’elles ne possédaient que 500 millions de dollars d’actifs. Quand un jour les épargnants de Chypre se sont présentés à leur succursale bancaire pour retirer leurs épargnes – les banques ont fermé leurs portes et l’État chypriote a décrété que chaque épargnant – actionnaire – perdait 40% de la valeur de ses épargnes.  Les millionnaires chypriotes avaient déjà déplacé leurs avoirs vers les banques suisses quelques jours avant l’arnaque. Des scénarios semblables vous en verrez à profusion dans la plupart des pays du monde. La dévaluation généralisée des monnaies – à commencer par le dollar américain – sera la prochaine étape de la déchéance impérialiste étatsunienne.

Comment les Robin des bois de l’ère moderne pourraient-ils taxer et confisquer cette monnaie de singe, ces avoirs inexistants, pour renflouer les budgets des états capitalistes et investir dans les services publics ? L’État des riches, à supposer qu’il le souhaite, ne peut exproprier ce qui n’existe pas. La figure qui suit présente quelques chiffres illustrant la croissance de la masse monétaire et du crédit en circulation dans le monde entre 2000 et 2014. Chacun comprendra qu’il est tout à fait illusoire de penser qu’un jour des pays pourront rembourser la totalité de ces dettes boulimiques. Par contre, cette dette cumulative, hors contrôle, aura servi de prétexte pour imposer des mesures d’austérité aux ouvriers du monde entier.

 

Figure 3

 

 figure3

 

Le rôle de l’État dans le cycle économique

Au Québec, l’État capitaliste (fédéral, provincial, régional et municipal) génère 50% du PIB provincial. L’état-major du capital a donc un rôle crucial à jouer dans l’économie (9). Cependant, l’État n’a pratiquement aucune latitude quant aux politiques et aux mesures qu’il peut mettre en œuvre pour « stimuler et faire progresser » l’économie. Le mantra de l’économie capitaliste n’est pas de satisfaire les besoins de la population, mais d’assurer la reproduction élargie du profit. Donc, de faire croître la plus-value afin de réinvestir les profits qui seront valorisés pour être ensuite réinjectés dans un nouveau cycle économique productif. C’est ce cycle capitalistique qui est rompu par la contradiction que nous avons décrite. Voyons maintenant comment l’État intervient afin de prolonger l’agonie du capitalisme.

Les taxes et les impôts collectés par l’État capitaliste servent à deux choses : 1) à assurer la reproduction de la force de travail des salariés (éducation, formation, soins de santé, services et divertissements, ordre public et répression). 2) à fournir un certain nombre de moyens de production requis par le capital privé tel que routes, voies ferrées, ports, aéroports, aqueduc, égouts, télécommunication, et capital de risque afin d’éponger les pertes et d’assurer les profits accrus (activités de la Caisse de dépôt et placement et d’Investissement Québec).

Tableau 1

Québec                                                

 

PIB                                                                        375 M$

Budget gouvernemental (province)         77 M$   (+ portion fédéral  70 M$)

Masse salariale                                                160 M$

Dette souveraine                                           274 M$

Dette des particuliers                                   165% de leur revenu annuel

Investissement Québec                               2,2 M$

Caisse de dépôt (actif)                                 226 M$

 

L’État des riches par ses taxes, ses impôts et par ses tarifs sur les services publics (70% de ces revenus proviennent des particuliers et 30% transitent par les entreprises, alors que 100% proviennent du travail salarié) contribue lui aussi à réduire le pouvoir d’achat des salariés et de leur famille qui voit fondre leur capacité d’acheter des marchandises et des services. Pire, quand de nouveaux emplois sont créés la masse salariale globale (celle qui fait foi du pouvoir d’achat des salariés) n’augmente pratiquement pas. C’est que très souvent des emplois à temps plein, mieux rémunérés, sont abolis, pour être remplacés par des emplois précaires et sous-payés.

Une nouvelle catégorie de travailleurs est apparue aux États-Unis, en Australie et au Canada, les « poor workers », des ouvriers si mal payés que malgré qu’ils s’échinent quarante heures par  semaine, ils ne gagnent pas suffisamment pour assurer la reproduction de leur force de travail. Le capitalisme à sa phase impérialiste est revenu à son stade initial du « Take off » misérabiliste. La figure 4 indique la proportion en pourcentage des travailleurs pauvres par secteur d’emplois aux États-Unis.

 

Figure 4

 figure4

 

Depuis les années soixante (1960), l’État «providence» (sic) assurait, par ses prestations et ses services, plus de la moitié du revenu des ménages au Québec, au Canada et dans nombre de pays occidentaux. Aujourd’hui, l’État capitaliste «policier et totalitaire», par ses mesures d’austérité, tend à réduire sa participation au revenu familial. Tout ceci implique que lorsque l’État réduit ses prestations de revenu et de services il réduit le marché solvable pour les marchandises offertes sur les marchés de moins en moins lucratifs et de plus en plus exigus. D’une main, l’État fournit du capital de risque pour produire des marchandises qui s’entassent dans les entrepôts –les invendus –. De l’autre main, l’État endetté tout autant que les particuliers pressurent les salariés, réduit leur pouvoir d’achat et empruntent aux banquiers qu’il ne parvient pas à rembourser, car malgré les coupes sombres que l’État effectue dans les services publics les déficits ne s’estompent pas (la baisse du prix du pétrole vient d’offrir la démonstration d’un budget fédéral «équilibré» soudainement déficitaire) et l’État est contraint d’emprunter afin de continuer à assurer les services essentiels au maintien des conditions de la production capitaliste (sa première mission) et de la reproduction de la force de travail salarié (sa seconde mission).

L’écart entre revenus et dépenses – le déficit fiscal des gouvernements occidentaux n’est pas conjoncturel, il est structurel. Ces déficits récursifs sont le résultat de la baisse des revenus suite à la baisse de l’activité économique, à la baisse de la valeur des marchandises et à l’accroissement des dépenses pour le service de la dette, la « défense » nationale et autres dépenses improductives qui dévalorisent le capital (9).

Comment l’ouvrier peut-il résister aux mesures d’austérité ?

Puisque les ouvriers n’ont aucune prise sur les leviers de l’économie, aucune prise sur les centres de décision bancaires, financiers, industriels et politiques; aucun moyen de modifier le mode de production capitaliste, qui de toute manière ne peut être réformé, il ne lui reste qu’à résister jusqu’à obliger le gouvernement à reculer et à modifier ses politiques d’austérité de peur d’enclencher une révolte généralisée. Le prolétariat ne possède qu’une seule arme dans sa lutte sur le front économique de la lutte de classe – c’est la grève générale –. La cessation du travail – le refus de reproduire le capital et de produire la plus-value et les profits. Seule la grève générale peut faire reculer la classe capitaliste et son État.

Le 1er Mai, manifestons pour la reconquête du droit de grève pour la classe ouvrière.

Nous sommes tous prolétaires.

_______

 

 

 

En librairie – commandé le »  MANIFESTE DU PARTI OUVRIER

Robert Bibeau.   Édition PUBLIBOOK

 

http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 manifeste

 

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

LE CANULAR CONSPIRATIONNISTE DU RÉAMÉNAGEMENT DU GRAND MOYEN-ORIENT

Grand-Moyen-Orienthttp://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-canular-conspirationniste-du-reamenagement-de-lorient/

Depuis la présidence de Georges W. Bush (2001-2009), la CIA et le Pentagone, assistés par leur sous-fifre israélien du Mossad, font circuler la rumeur d’un Plan de remodelage du Grand Moyen-Orient.  Tout ce qu’Internet compte d’experts a repris cette rumeur jusqu’à la présenter comme un fait avéré (1).

La question qui se pose aux militants progressistes est de comprendre pourquoi généraux et amiraux tiennent tellement à faire gober cette théorie du complot aux analystes amateurs et à l’intelligentsia de la «gauche» en peur (2) ?

 

Ce «Plan de remodelage du Grand Moyen-Orient», ou encore, la «Stratégie du chaos», que la CIA et le Mossad diffusent abondamment, et que relaient tous les géo-stratèges d’Occident, visent un objectif idéologique et un objectif stratégique spécifique. Lesquels?

Plaçons quelques balises préalables à l’analyse de ce type de canular « complotiste » géostratégique. Il est indéniable que le grand capital morcelé est en guerre perpétuelle entre segments d’une alliance et contre les autres alliances internationales. Dans le cadre de ces guerres concurrentielles pour accaparer les marchés, les zones d’exploitation des ressources et les secteurs géographiques de spoliation de la plus-value, chaque alliance élabore ses plans spécifiques.

Il est évident que le mode de production capitaliste (MPC) étant le mode de production le plus avancé qu’ait connu l’humanité, a produit la puissance impérialiste la plus belliqueuse et la plus agressive que le monde ait connue. L’alliance étatsunienne élabore des plans ainsi que l’alliance russo-chinoise. Il en est de même pour l’alliance européenne (Euroland) et il en va ainsi de certaines puissances impérialistes moyen-orientales, incluses au sein d’alliances plus vastes (Turquie, Arabie Saoudite, etc.), ou alors, hors de toute alliance  internationale pour le moment tel l’Iran (3). Donc, chaque groupement impérialiste  élabore ses tactiques qui recoupent ou confrontent les plans géostratégiques des alliances et des puissances concurrentes.

Au beau milieu de ces manigances et de ces malversations planifiées et géo-orientées, il y a les populations locales et  régionales, il y a la classe ouvrière locale et régionale, qui obéissent et s’adaptent plus ou moins à ces planifications; qui résistent; qui combattent ou qui refusent de servir de chair à canon pour ces plans de perdition, de démantèlement, de réaménagement, et de conditionnement (4).

Le résultat de ce méli-mélo et de cet imbroglio, et de ces luttes de classes, c’est qu’aucun de ces «plans manigancés» n’atteint les objectifs visés. Ainsi, il est absolument improbable que l’une des multiples alliances impérialistes s’affairant à semer le trouble au Moyen-Orient ait planifié de remodeler la région en implantant des États terroristes ethnoreligieux et tribaux. Ce serait ainsi offrir aux capitalistes locaux et régionaux une grande force de résistance face aux plans de domination et de spoliation subséquents. Ainsi, c’est pour empêcher une cristallisation du nationalisme panarabe islamiste que les gouvernements dirigés par les Frères musulmans ont été renversés, car ils représentaient la menace d’une trop grande indépendance des capitalistes locaux et pourtant vassaux. Nous l’écrivions précédemment, l’islamisme est aux sociétés du Moyen-Orient musulman ce qu’est le nationalisme chauvin aux sociétés industrialisées et occidentalisées (5).

Il suffit d’observer la carte ci-haut projetée par le Pentagone et le Mossad pour comprendre que leurs ambitions étaient disproportionnées, et surtout qu’elles allaient à l’encontre des intérêts de la puissance américaine dans cette région. De plus, de telles ambitions allaient à l’encontre des intérêts des autres puissances impérialistes internationales et régionales qui toutes s’immiscent dans les affaires du Moyen-Orient afin de contrôler et d’exploiter les ressources, les ouvriers et les peuples de cette région sous pression. Observez à nouveau cette carte, gracieusement diffusée par la CIA. Si on excepte l’État islamique (Daesh), chargé de faire valoir le terrorisme étatique des pays impérialistes, aucun des objectifs de réaménagement n’a été atteint depuis l’an 2000.

Pour revenir à l‘État Islamique (EI), bien qu’armer et soutenu par les États-Unis et l’Arabie et le Qatar et la Turquie (avec de plus en plus de réticence cependant), comme le dénonce vertement le gouvernement irakien, cet État fantoche ne durera pas aussi longtemps que le prétend les tacticiens américains depuis qu’une branche du Hezbollah a été établie en Irak, équipée d’armes américaines sophistiquées, empruntées à l’armée irakienne. Cette succursale du Hezbollah libanais a entrepris la reconquête du territoire irakien pendant que l’armée syrienne, toujours soutenue par l‘Iran, les prends à revers venant de l’ouest avec des tanks Abraham américains ! (6)

 

 hezbollah

 

Reprenons notre question initiale « Qui ce canular conspirationniste sert-il en définitive ?»

Le clan impérialiste américain « dévoile » publiquement son plan « conspirationniste » d’agression, car son vrai plan est très différent. C’est ce que l’on appelle de «l’intox informationnelle» dans les centres professionnels de la propagande. D’autre part, l’impérialisme étatsunien aime bien que les ouvriers et les populations locales, et internationales, croient que leur sort leur échappe totalement et que rien ne sert de se rebeller et de résister, car « Big Brother US » gère tout, planifie tout, décide tout, et vous pauvres mortels affamés, paupérisés, insécurisés, n’avez qu’à ployer sous le joug du tout puissant et à vous soumettre à votre maître terroriste étatique.

Évidemment, il n’en est rien. À contrario, il est du devoir révolutionnaire de proclamer que l’avenir de l’humanité n’est pas écrit sur un papier, un parchemin, un grimoire, un compendium, un plan «secret» du Pentagone, ou dans un livre « sacré » (sic) dévoilé par Georges W. Bush et propagé par B. Netanyahou ou par un quelconque ripou. La classe ouvrière ne doit porter aucune attention à ces machinations – aucune crédibilité à ces manigances – aucune foi à ces plans d’effrois et poursuivre sa résistance de classe au Moyen-Orient, évidemment, mais ailleurs également, en Grèce, en Espagne, en France, au Canada et aux États-Unis. C’est ainsi que nous déjouerons les malversations conspirationnistes et alarmistes des États policiers  terroristes.

___________________

MANIFESTE DU PARTI OUVRIER : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

_________________________

 

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

DAESH ET CONSORTS, FAIRE VALOIR DU TERRORISME ÉTATIQUE

 

 

usa terrorisme

Revue de presse

 

Nous avons consulté des dizaines d’articles publiés par la mouvance islamiste qui présente l’intégrisme djihadiste comme la réponse des peuples opprimés aux atrocités subies dans leurs pays soumis. Nous avons compulsé des dizaines d’articles de la presse de droite qui dénonce les malversations commises par les groupes djihadistes commandités et qui appelle à la guerre sainte pour défendre «nos valeurs» (sic), «notre liberté démocratique» et «notre patrie» envahie (sic). Nous avons observé la presse de gauche, terrifiée à l’idée d’être associée à ces terroristes à la petite semaine, et qui apostasie djihadistes et islamistes sans même s’opposer au fondamentalisme terroriste étatique. La go-gauche se complaît à forger des fronts-unis «anti-islamophobies». Nous avons épié la presse gauchiste qui répudie la religion, opium des opprimé(e)s, et appel à diriger la croisade fasciste impérialiste. Lisez plutôt : « L’ignoble attentat contre Charlie Hebdo fait le jeu de l’État et affaiblit la seule classe, la classe ouvrière, qui peut battre concrètement le fanatisme religieux là où il s’enracine (…) L’attaque contre Charlie Hebdo impose au prolétariat de se charger directement et sans tarder de la lutte sans merci contre le fanatisme religieux violent qui renforce l’État et qui accroît la division au sein des exploités et des opprimés » (1) 

Encore une fois, Charlie Hebdo

Devons-nous rappeler que l’agression contre Charlie hebdo fut l’attaque d’une alliance impérialiste contre les sous-fifres symboliques d’une alliance impérialiste concurrente.  En aucun cas cette attaque ne concerne le prolétariat. La clique capitaliste visée par cette attaque tente aujourd’hui de mobiliser les ouvriers afin de les lancer comme chair à canon dans une guerre de reconquête pour le contrôle des hydrocarbures.

Le terrorisme «libéralisé» et le terrorisme institutionnalisé

Étrangement, aucune de ces presses gauchiste, centriste ou droitiste ne semble savoir qu’elle déblatère à propos de manifestations de terrorisme «libéralisé» – à la petite semaine – ignorant totalement le grand terrorisme institutionnalisé, le terrorisme à grande échelle, le terrorisme étatique (23 000 têtes nucléaires, 11 porte-avions US, des dizaines de sous-marins nucléaires, des dizaines de millions de soldats, un univers carcéral démentiel (dont Guantanamo + 2,5 millions de prisonniers aux É.-U.), la torture légalisée par laquelle meurent chaque année, oubliée, des centaines de résistants sacrifiés. Chaque jour, aux États-Unis et dans moult autres pays, la télévision donne à voir des assassinats publics de gens qui résistent à la police (2). Pas un phylactère de ces énergumènes de droite, de centre et de gauche sur la mère de tous les terrorismes, l’impérialisme décadent.

Objectivement, par ses propos, cette presse gauchiste-centriste-droitiste soutient les préparatifs de guerre terroristes des États impérialistes et elles sanctifient la passivité ouvrière face à la terreur guerrière qui se répand dans tout l’Occident.  Cette presse  contribue à  soulever l’opinion publique en faveur de la croisade terroriste étatique de l’empire de l’ouest contre le terrorisme étatique de l’empire de l’Est.

 

US-bases

L’islamisme est aux sociétés orientales ce qu’est le nationalisme aux sociétés occidentales

 

La gauche erre en droit, en fait, et en économie politique quand elle tente  d’expliquer l’émergence du djihadisme et de l’islamisme comme le fruit des activités conspirationnistes des services secrets des pays impérialistes. Que les officines et les services secrets de multiples pays impérialistes pêchent en eau trouble, au Moyen-Orient et en Afrique, et que ces services soutiennent et fomentent des attentats terroristes là-bas et en Occident, cela ne fait aucun doute. Mais ces activistes mercenaires et ces services secrets terroristes ne peuvent opérer et recruter des «djihadistes» que parce que le substrat économique, politique, et social s’y prêtent et fournit les conditions de leur mobilisation. Le niveau de développement économique et social des pays capitalistes où les populations islamistes sont importantes (1,3 milliard d’individus dans le monde répartis dans trente pays), en sont au stade de leur développement capitaliste avancé et cela crée les conditions matérielles de l’émergence du national-islamisme oriental en opposition au national-fascisme et au national-socialisme gauchiste occidental. 

Les guerres sont la forme suprême du terrorisme étatique 

Les guerres impérialistes de reconquête, au Moyen-Orient et en Afrique, ont pour objectif de briser la résistance des bourgeoisies compradores locales (islamistes) en exterminant des populations entières sous les drones, les bombes à fragmentation, les bombes à l’uranium appauvri, la destruction des infrastructures civiles et des cultures vivrières et par la famine. Les mercenaires djihadistes sont les soldats de l’impérialisme agressif tout autant que les soldats en uniforme de la coalition impérialiste américaine. Les  prolétaires du monde n’ont que faire de leurs disputes inter-partenaires.

De 1939 à 2015, même scénario fasciste

En aucun temps et sous aucun prétexte, la classe ouvrière ne doit s’engager, ni ne doit  assumer les guerres impérialistes des capitalistes. En 1939, la classe capitaliste des pays de l’Alliance atlantique a engagé les ouvriers du monde entier dans une guerre pour la soi-disant «démocratie» et la pseudo «liberté» bourgeoise contre l’Axe fasciste. La Seconde Guerre mondiale terminée, ils ont ordonné la curée contre l’empire soviétique. La classe ouvrière a enduré tous les sacrifices pour prolonger ce mode de production et ce système économique esclavagiste salarié et qu’a-t-elle gagné ? Davantage d’oppression, de répression, d’exploitation, et aujourd’hui la menace d’un nouveau conflit international suite à la crise systémique du capitalisme.

La classe capitaliste monopoliste, aux abois propose aux travailleurs de se mobiliser pour défendre la «démocratie», les «valeurs nationales» et la «patrie» des riches dans un immense holocauste nucléaire d’où la classe ouvrière sortira décimée, paupérisée et brisée en tant que force révolutionnaire. La classe ouvrière mondialisée doit assumer sa seule mission historique, renverser le mode de production et les rapports de production capitalistes décadents, qui ont fait leur temps.

La classe ouvrière dans cette magouille terroriste mondialisée ?

La classe ouvrière n’a que faire de ces appels au djihad occidental réactionnaire et fasciste contre le djihad moyen-oriental réactionnaire et fasciste, puis demain, contre l’alliance orientale-chinoise-impérialiste. La tâche d’écraser tous les djihadismes, particulièrement celui des États policiers fascistes qui les manipulent, revient aux prolétaires unis et mobilisés de ces pays néo-colonisés. En aucun cas la classe ouvrière ne doit se mettre sous le leadership  des castes petites-bourgeoises démocratiques courroie de transmission du pouvoir capitaliste. Les ouvriers de ces pays dominés doivent cependant lutter à la fois contre les mercenaires instrumentalisés des États islamiques, Daesh, Boko Haram, Al Qaïda, Al-Chabaab, Al Qaïda au Maghreb et en péninsule arabique, Iran, Pakistan, Afghanistan, Irak, Syrie, Yémen, Égypte, Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, etc., mais surtout contre la classe capitaliste compradore et islamiste de ces pays afin de la chassée du pouvoir et d’instaurer la dictature du prolétariat sur l’État socialiste de transition vers le mode de production communiste.

 

La tâche d’écraser les terroristes bourgeois capitalistes et leurs États policiers fascistes dans tout l’Occident chrétien revient aux prolétariats unis et mobilisés des pays impérialistes dominants et exploiteurs, néo-colonisateurs et spoliateurs du labeur des prolétaires de toute la Terre. L’objectif étant de chasser cette classe parasite du pouvoir et d’instaurer la dictature du prolétariat sur l’État socialiste de transition vers le mode de production communiste sans État. 

Les conditions de la lutte ouvrière contre l’État terroriste 

D’aucuns diront que les conditions subjectives pour une telle révolution prolétarienne mondiale ne sont pas réunies. Soit, si cela est exact, cela signifie que nous devons nous unir et redoubler d’efforts pour porter l’alternative révolutionnaire parmi les ouvriers. Ce retard des conditions subjectives ne peut en aucun cas justifier que l’avant-garde ouvrière participe aux menées terroristes capitalistes dans une «guerre sainte, crypto démocratique, et pseudo humaniste» d’une alliance impérialiste contre une autre alliance impérialiste tout aussi corrompue, meurtrière et décadente que la précédente.

Ni Dieu, ni César, ni tribun, ni capitaliste, ni Obama, ni Poutine, ni Hollande, ni Cameron, ni Merkel, ni Xi Jinping.

Prolétaires du monde entier unissez-vous !  

 

 

MANIFESTE DU PARTI OUVRIER »»

http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

___________

  • Mouvement communiste. Bruxelles. Bulletin no 7. 7.1.2015.

http://humaniterouge.alloforum.com/daesh-imperialisme-francais-t5300-1.html

http://www.al-imane.org/forums/showthread.php?t=13763

http://www.voltairenet.org/article186819.html

http://www.legrandsoir.info/l-armee-irakienne-abat-deux-avions-britanniques-transportant-des-armes-pour-l-etat-islamique-fars-news.html

http://arretsurinfo.ch/video-le-dr-nabil-antaki-parle-des-souffrances-quotidiennes-a-alep/

http://www.algeriepatriotique.com/article/dossier-le-groupe-daech-une-multinationale-terroriste-au-service-des-economies-occidentales

http://www.francoisasselineau.fr/2015/02/qui-veut-le-choc-des-civilisations.html

http://arretsurinfo.ch/video-le-dr-nabil-antaki-parle-des-souffrances-quotidiennes-a-alep/

http://www.lapresse.ca/debats/nos-collaborateurs/jocelyn-coulon/201501/21/01-4837299-qui-commandite-le-terrorisme-islamiste.php

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/428809/combattre-le-terrorisme-islamiste-et-ses-causes

http://lesmoutonsenrages.fr/2015/01/02/les-sponsors-occidentaux-de-letat-islamique/  et  http://michelcollon.info/Ce-que-cache-la-reconciliation-de.html

  • On a trouvé le remède à la pauvreté (2015).
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

Taxer la malbouffe et le citoyen

Jonathans_run_falls

Problèmes d’obésité

Doit-on taxer les boissons gazeuses?

Raymond Viger  Dossiers SantéPolitique

Résumons la problématique. D’un côté, les dépenses gouvernementales en matière de santé ont amorcé une spirale sans fin. De l’autre, l’obésité fait des ravages et coûte cher au système de santé.

La réaction du gouvernement est de vouloir taxer les boissons gazeuses qui sont un des pires éléments de la malbouffe.

Qui sera pénalisé par cette nouvelle taxation? Le peuple et pas nécessairement les couches les plus fortunées de notre société.

Est-ce qu’on va atteindre l’objectif double de diminuer l’obésité tout en augmentant les revenus pour la santé? Peut-être. Mais d’une façon oppressante pour le citoyen.

Pourquoi n’essayons-nous pas d’atteindre l’objectif par l’attrait. Au lieu de faire une réglementation qui vise le peuple, pourquoi ne pas cibler les grosses multinationales qui font full cash avec la malbouffe et notre obésité.

coke coca-cola taxer boissons gazeuses liqueur malbouffeQuestion d’être politiquement pas correct et de simplifier la lecture de ce billet, je vais mettre le nom de Coke sur la cible que je viens de vous présenter. Cela englobe toute une série d’entreprise du même acabit.

Coke fait de la grosse argent à nous vendre son sucre en bouteille. Pour en faire plus, des équipes marketing invente des versions diet et autre.

Ayant possiblement vu venir le coup, Coke a commencé à mettre en bouteille de l’eau et de nous la vendre. Dans les distributrices de Coke, nous pouvons donc voir, d’un côté la grosse méchante canette de liqueur et de l’autre, une bouteille d’eau. Les deux étant vendu à 2$.

Le jeune qui se retrouve devant la distributrice avec son argent et qui, à prix égal, se trouve confronté à ce choix, risque de trouver beaucoup d’argument militant dans le choix de la canette de liqueur.

Parce que Coke met en bouteille notre eau qui est un bien public, une ressource naturelle. Parce qu’il faut financièrement différencier ce qui est bon et ce qui est mauvais. Parce que l’accès à des boissons gazeuses est souvent plus facile que l’eau. Créons donc un règlement en conséquence:

Pour chacun des lieux de vente de boissons gazeuses, Coke devra vendre de l’eau à 25% du prix de vente de cette boisson gazeuse.

Cela veut donc dire que dans une machine distributrice où je vends une boisson gazeuse à 2$, Coke devra vendre dans cette même machine des bouteilles d’eau à 0,50$.

Avec cette différence de prix, fort possible que le père de famille pas trop fortuné puisse trouver d’excellents arguments pour justifier à ses enfants qu’une bonne bouteille d’eau va faire l’affaire.

L’idée de Coke qui nous vend notre eau me rappelle les compagnies automobiles comme Ford qui avaient acheté le métro de Los Angeles pour le détruire et forcer l’intégration des automobiles dans les villes. Les transports en commun ont été saboté par les manufacturiers automobiles.

Je ne suis pas convaincu de la capacité des grandes multinationales à être capable d’agir en bon père de famille et d’être des citoyens corporatifs responsables.

Autres textes sur Santé

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

EFFONDREMENT DU PRIX DU PÉTROLE, COMMENT, POURQUOI, CONSÉQUENCES ?

Petrobras plateforme offfshore P51 golfe de RIO doc Patrobras

 

Le prix du pétrole chute drastiquement

Le comportement du marché des énergies fossiles et l’affaissement du prix du baril depuis quelques mois posent une énigme aux géostratèges de l’économie politique internationale. Le prix du baril est passé de 140,00 USD en 2008 à 49,00 $  le baril en mars 2015,  une chute drastique, pourquoi (1) ?

Deux motifs peuvent expliquer de telles fluctuations 

 

  1. A) Surchauffe de la production. Soit que la production de pétrole et de gaz a augmenté énormément à l’échelle mondiale et trop de barils est à la poursuite de trop peu de clients ce qui, selon la loi de l’offre et de la demande, entraîne un réajustement anarchique du prix moyen courant. Comme les prix pratiqués sur les marchés domestiques sont des prix oligopolistiques, n’espérer cependant pas bénéficier très longtemps de ces baisses de titres significatifs. Les rendements sur le carburant vont simplement s’améliorer.

B) Récession de l’économie. Soit que la demande d’énergies fossiles s’effondre parce que des énergies de remplacement concurrencent le pétrole, ou alors, l’activité économique globale – particulièrement l’activité industrielle grande consommatrice d’énergie – s’affaisse, ce qui normalement devrait amener les multinationales productrices à réajuster leur production à la baisse. Les grandes multinationales productrices refusent de réduire leur production et d’abandonner leurs marchés à l’Arabie Saoudite, premier consortium producteur mondial. Une guerre entre chacals a donc lieu dans les hautes sphères du capital.

 

petrole1

C’est que la multinationale saoudienne du pétrole a décidé de se désolidariser de son Prométhée  américain – à qui elle tient tête de plus souvent depuis quelque temps – et de jouer sa propre partition économique et politique sur la scène internationale. La multinationale saoudienne du pétrole a décidé d’en découdre avec ses concurrents et de s’emparer de leur marché. Il est facile d’observer les contradictions entre le mentor impérialiste américain et l’impérialisme saoudien. Depuis des mois la presse «mainstream» a reçu l’ordre de critiquer ouvertement ce pouvoir monarchiste-fasciste dans ses pratiques réactionnaires séculaires.

Les États-Unis qui produisent maintenant du pétrole et du gaz de schiste, très coûteux à extraire, n’aiment pas cette décision saoudienne, mais ils peuvent la tolérée, car ils sont devenus autosuffisants en pétrole et ne sont pas fâchés de voir les multinationales européennes (qui s’approvisionnent en pétrole plus coûteux), et les oligopoles chinois concurrents, malmenés par l’État terroriste du Golfe Persique.

 petrol3

Tout commence dans l’économie puis s’étend à la politique, jamais l’inverse

Muni de ces informations et de cette vision internationale on comprend mieux les menées impérialistes européennes et les visées américaines divergentes en Ukraine, aux portes de la Russie impérialiste, grand producteur de gaz et de pétrole alternatif, et source d’approvisionnement pour l’Allemagne, la France et d’autres pays impérialistes. C’est du moins ce que le Président de Total, Monsieur C. de Margerie, manigançait à Moscou la veille de son assassinat.

États-Unis – Arabie Saoudite – Iran

On observe cette distanciation de l’économie et de la politique impérialiste saoudienne par rapport aux États-Unis dans le fait que le royaume des Saoud refuse d’acheter des obligations d’épargne fédérale américaines plombées. Le Royaume commence à montrer des signes d’impatience vis-à-vis la politique monétaire américaine qui risque de lui faire perdre des centaines de milliards de dollars dévalués. Le Royaume wahhabite mène ses propres politiques d’agression dans les pays arabes et il soutient ses propres factions djihadistes. Quand le capi di capo  décline, les chefs de bande s’entredéchirent pour conserver leur territoire respectif et se disputer la succession.

En contrepartie, la Maison-Blanche autorise maintenant les médias américains à critiquer les pratiques féodales de cette monarchie tribale. Des pétitions circulent aux États-Unis, contresignées par des ONG subventionnées et par la gauche bourgeoise toujours prompte à adhérer aux croisades œcuméniques (sic) pour dénoncer les manquements aux droits humains en Arabie Saoudite (ça fait plus de cent ans qu’ils y «manquent»). Les affidés ont enfin reçu l’autorisation de larmoyer et de parader.

En contrepartie également, Washington se montre conciliant avec l’Iran, l’ennemi juré des Saoudiens, et pourrait bien mettre fin à la mascarade des négociations à propos des centrifugeuses iraniennes, qui, finalement, selon l’Oncle Sam, ne serviraient plus à fabriquer des bombes nucléaires. En prévision de cet accord possible, sinon probable, les Émirats arabes unis et l’Arabie Saoudite construisent en catastrophe des oléoducs afin d’exporter leur pétrole autrement que par le Golfe Persique et le Détroit d’Ormuz, aux portes de l’Iran. Comme vous le comprenez, économie, politique, propagande, guerre et géographie se tiennent et se complètent  sous le mode de production capitaliste internationalisée et globalisée (impérialiste).

 petrole5

Pourquoi la chute du prix du pétrole ?

Cette mise en perspective internationale étant complétée, il nous faut maintenant répondre à la question initiale. L’économie politique mondiale fait-elle face à une surchauffe de la production de pétrole (A) ou à une récession économique (B) ?  L’économie mondiale est entrée dans une phase dangereuse et la crise financière de 2008 n’est pas terminée malgré ce qu’en disent les sous-fifres économistes patentés.  Seuls les manipulations financières, l’utilisation de la planche à billets et l’appauvrissement des populations parviennent à laisser croire qu’un retour à la croissance est  devant l’Occident bourgeois (sic). Actuellement, le seul discours que les gouvernements sont capables de tenir c’est de relancer la prospérité par l’approfondissement de l’austérité avec des milliers de faillites. Faillites des institutions publiques (sécurité sociale, système de retraite, assurance chômage, santé et éducation). Le dollar américain et canadien  dévalué pour favoriser les entreprises multinationales. La BCE, la FED, la Banque du Canada avec leurs planches à billets ont injecté de la «fausse monnaie» dans l’économie – de la monnaie de singe. D’où la faillite de petites entreprises, la concentration et l’absorption des plus petites par les plus grandes (concentration, licenciements et chômage croissant en plus des délocalisations). Pourtant, malgré cette concentration du capital, rien de favorable, l’économie mondiale continue son dérapage.

Repli du capital sur les titres de l’armement et du militaire ?

D’où la dégringolade du prix du pétrole et la hausse des budgets de guerre, dans une espèce de «repli» sur la valeur «refuge» de l’armement (2).

«Aux États-Unis, le 4 avril 2014, le secteur de l’armement (indice DFI) affichait une plus-value de 42,2% par rapport au 1er avril 2013, tandis que les trois indices généraux se satisfaisaient de gains compris entre 12,6 et 27,4%. En Europe, l’indice armement (indice SXPARO.Z) superforme distinctement les deux indices généraux de référence : l’armement a offert une plus-value de 18,25% sur la période considérée, tandis que le STOXX50 et l’indice total du marché européen ne dépassent pas, respectivement, 8 et 14,6%. » (Rapport 2014 du GRIP mis en ligne sur le net). Tous les clignotants de l’économie sont au rouge l’indice Baltic (BDI), comme nous l’avons vu dans le numéro 377 (GEAB), est au plus bas, pour qu’une activité normale se maintienne cet indice doit être au-dessus des 2000 points, il est actuellement sous les 600 points. Une autre confirmation du marasme annoncé, celui de la chute du prix des matières premières. Enfin, la Chine ne publie plus depuis 2013 ses statistiques sur l’import-export» (3).

Il faut voir que cette phase de «repli des investissements sur la valeur refuge de l’armement» (!) indique simplement que le capital poursuit sa descente aux enfers. L’armement n’est pas une «valeur refuge» socialement parlant – en ce sens que la production d’armements n’est pas productrice nette de plus-value, sauf quand l’armement est exporté et que cette manne ramène des devises dans le pays exportateur. Si l’armement est «consommé» (sic) dans le pays producteur, elle accapare la plus-value produite dans les autres secteurs, car l’État paie cette production improductive à même les taxes et les impôts arrachés aux salariés (directement ou indirectement via la TVA). La croissance des dépenses d’armements signifie uniquement l’exacerbation des rivalités inter capitalistes et annonce que le bateau impérialiste mondial s’enfonce encore davantage. Les taux de profits mirobolants qu’indique l’article de GEAB pour l’industrie de l’armement signifient que ce secteur industriel a trouvé ce moyen pour récupérer la plus-value qui lui a été dérobée par les secteurs du commerce et de la finance où ces capitaux feront bientôt défaut.

En ce qui concerne l’indice Baltic catastrophique (600 points), il atteste que les matières premières ne circulent plus autant qu’avant ce qui est le signe avant-coureur du crash industriel imminent (dont les investissements ont d’ailleurs chuté au quatrième trimestre de 2014). La crise de surproduction s’intensifie et le non-renouvellement des moyens de production (matières premières, énergie, machineries et main-d’œuvre) le confirme.

Voilà le motif profond de la chute du prix du baril. Ce ne sont pas les hausses de production, mais les baisses de la demande et du système mondial de production industrielle, en Chine notamment (d’où les chiffres non publiés des exportations chinoises), et aux É.-U. (autosuffisant  énergétiquement), et en Europe où l’économie est en léthargie. Ces indications devraient suffire pour comprendre la dramatique fasciste autour de «Charlie-Hebdo» montée par les bobos au service de la faction impérialiste européenne. «Business as usual» dans cette affaire terroriste à la petite semaine sur laquelle l’impérialisme parasite afin de dresser les ouvriers d’Occident contre les populations arabo-musulmanes et les ouvriers d’Orient, en prévision de l’agression mondiale contre leur ennemi juré la Chine impérialiste, le véritable aspirant au trône impérial.

 

shanghai

Il n’y a donc pas de reprise économique et il n’y a pas de prospérité au bout du tunnel de l’austérité. Dénoncer l’austérité et se balader dans les allées ne suffiront pas à faire reculer l’État policier tétanisé, il faudra songer à la grève générale illimitée.

____________

http://prixdubaril.com/

 

 

 

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

GRÈCE, CE QUE NOUS AVIONS PRÉVU EST SURVENU

 

grece11

 

 

http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/en-grece-ce-qui-devait-arriver-est-survenu-comme-nous-lavions-prevu/

 

 

Nonobstant ce que vous pensez, il n’est pas gai de pavoiser. Lors de l’annonce de  l’élection du parti d’«extrême gauche» bourgeois Syriza, en République hellénique, nous annoncions que la classe ouvrière grecque était menacée.  La semaine suivante, nous en remettions en pronostiquant que Podemos – Syriza, ce n’était que la supercherie «extrême- gauchiste» élargit, qui s’étendait à l’Europe petit à petit (1). Ne vous en faites pas, d’autres annonces suivront au fur et à mesure de l’approfondissement de la crise économique systémique de l’impérialisme.  À la mesure de l’élargissement du désespoir populiste devant la faillite des économistes patentés,  des banquiers déjantés, des politiciens stipendiés, tous incapables de sortir de l’abysse qui se creuse sous leurs pieds (2).

Il aura suffi de trois semaines à peine pour que tous nos pronostics se réalisent. Lisez plutôt le résumé présenté par le quotidien Le Monde :

       Un accord a été validé, à l’issue de longues tractations, vendredi entre la Grèce et les créanciers internationaux pour la poursuite d’un plan de sauvetage au pays.

  L’initiative des réformes est désormais laissée à Athènes, puis approuvée par les créanciers. La Commission estime qu’il s’agit d’un « point de départ valide » à des discussions.

  L’aile gauche du parti Syriza fustige un accord qui prolongerait, selon elle, les mesures d’austérité imposées au pays, que le parti de gauche radicale s’était pourtant engagé à supprimer (3).
Que penser de la prise de position de l’aile «extrême gauchiste» de ce parti «d’extrême gauche» (sic) ? Ne croyez pas que nous nous amusons de cette tragédie grecque rocambolesque.  Que tout ceci serve de leçon pour les prochaines contrefaçons des partis électoralistes «d’extrême gauche de l’extrême gauche» bourgeoise qui seront offertes comme gris-gris à la vindicte populiste. Qui seront servis comme amulettes les jours de déveine où les électeurs en peine  porte leur arme suprême – pusillanime – leur bulletin de vote – jusqu’aux urnes «salvatrices».

Syriza, soyons magnanimes, ne pouvait absolument pas arriver à d’autres résultats et encore, soyez patient, vous n’avez pas encore vu leur totale déconfiture devant les fonctionnaires de Bruxelles. Ils dévoileront leur capitulation, larron par larron, ces poltrons. Parions que Podemos, sitôt installé dans ses bureaux d’exécution  – s’il y parvient –, chantera le même refrain.

L’économique commande au politique et non l’inverse. Le banquier détient le réel pouvoir, et le politicien bourgeois n’est qu’un chanteur d’opéra destiné à calmer l’agora agitée. Voilà ce que l’élection de Syriza avait mission de démontrer aux ouvriers du Pirée et de toute la Méditerranée comme nous l’avions annoncé.

Pour que vous compreniez dans quel  guêpier se trouvent les paumés de Syriza, nous avons imaginé une fable très censée.

 Imaginez que monsieur LePaon, ouvrier défavorisé, doive un million à la Banque des Naufragées, somme qu’il ne peut rembourser comme il sied aux vas nu-pied. Il lui prend l’idée de se présenter au conseil d’administration de la succursale de Potiron, ville de la Provence profonde. Une fois élue à ce poste d’honneur il propose au conseil d’administration de l’établissement financier que tous les débiteurs soient crédités et délivré de leur arriéré. À  supposer (impossible) que le CA de l’établissement agrée, le Bureau de direction à Paris destituera l’ensemble de l’administration de cette «Malmaison»; et si ce Bureau ne le fait pas, l’assemblée annuelle des actionnaires de la maison mère s’exécutera;  et si l’assemblée des actionnaires ne le fait pas, la Banque de France lui interdira de dépouiller ainsi les créanciers de ce nid de boucanier. Si la Banque de France ne le fait pas – la Banque centrale européenne (BCE) mettra la Banque des Naufragées en quarantaine,  lui interdisant tout échange – transaction – apport d’argent, prêt ou crédit – et saisira tous les avoirs de ses commettants en dehors de la France métropolitaine, la vilaine. Vous aurez compris que ce ne sont pas les avoirs à l’étranger des ouvriers de Potiron que l’on saisira à l’unisson, mais celui des riches ayant du capital à investir. Il ne faudra pas longtemps pour que, si requis, la garde républicaine  intervienne pour arraisonner le conseil d’administration récalcitrant avant que l’événement ne provoque une commotion internationale. Soyons sérieux, aucun doute que dès l’étape du conseil d’administration de la succursale de Potiron de la Banque des Naufragées, la proposition LePaon sera rejetée.

C’est à cette séance d’humiliation à laquelle le monde entier vient d’assister et il n’aura pas été nécessaire de faire intervenir les commissaires de l’interbanque  Européenne.  Les mentors de Syriza, parfaitement au fait des limites très strictes de leur mandat bourgeois, ont su capituler avant que l’armée ne soit appelée à s’en mêler.

Entendez la clameur de la go-gauche hypocritement estomaquée de voir ainsi leur pugilat terrassé sans frapper.  Ils auraient aimé que le suspense dure un peu plus longtemps avant qu’ils ne doivent se démarquer et tirer les marrons du paquebot princier affrété en Mer d’Égée démontée. Lisez plutôt le titre de cet article dans le journal  La Tribune :   le héros de la gauche grecque Manolis Glezos attaque le compromis de l’Eurogroupe (4).

Ce n’est pas à «l’extrême gauche» de «l’extrême gauche» (sic) que se trouve la solution, mais dans la révolution…Préparons-nous!

____________

 

MANIFESTE DU PARTI OUVRIER : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 (1)  L’extrême «gauche» menace les ouvriers grecs ! http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/lextreme-gauche-menace-les-ouvriers-grecs/ et nous en remettions une couche la semaine suivante sous le titre Podemos – Syriza, la supercherie s’élargit !  http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/syriza-podemos-la-supercherie-selargit/

(2) En savoir plus sur : http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/24/la-grece-de-tsipras-se-plie-aux-exigences-de-bruxelles_4582354_3234.html#J8VKhtAUmY9HC7Uu.99

https://ijsbergmagazine.com/politique/article/18309-syriza-echec-ue-negociations-bilan/

(3) La semaine prochaine nous présenterons la synthèse de la prétentieuse analyse d’un économiste d la Sorbonne complètement submergé par la réalité qui fuie sous ses pieds.  À suivre sur  Les 7 du Québec.  http://www.les7duquebec.com/

(4) http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150222trib582b866fb/le-heros-de-la-gauche-grecque-manolis-glezos-critique-le-compromis-de-l-eurogroupe.html

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)