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Merde a la fin

andouilllette comme une certaine politique cela sent la merdeVoila un mail que j’ai reçu et que je me dois de faire partager.

Désolé de ne pas en faire un article mais je n’ai absolument pas le temps d’en faire un article.

Seuls les 50 ans ou plus peuvent comprendre ! Vengeance des vieux !

A la caisse d’un supermarché, une vieille dame choisit un sac en plastique pour ranger ses achats.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > La caissière lui reproche de ne pas se mettre à l’écologie et lui dit:

 » Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique.
> > > > > > > > > > > > > > > > Les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources !
> > > > > > > > > > > > > > > >

La vieille femme s’excuse auprès de la caissière et explique :
> > > > > > > > > > > > > > > > -Je suis désolée, il n’y avait pas de mouvement écologiste de mon temps. »

Alors qu’elle quitte la caisse, la mine déconfite, la caissière ajoute :
> > > > > > > > > > > > > > > > « Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à nos dépens.
> > > > > > > > > > > > > > > > C’est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l’environnement dans votre temps !
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > >

Alors, un peu énervée, la vieille dame fait observer qu’à l’époque on retournait les bouteilles de verre consignées au magasin.
> > > > > > > > > > > > > > > > Le magasin les renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau :
Les bouteilles étaient recyclées,
> > > > > > > > > > > > > > > > mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.

Elle ajoute :
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > De mon temps, on montait l’escalier à pied : on n’avait pas d’escaliers roulants et peu d’ascenseurs.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux rues : On marchait jusqu’à l’épicerie du coin.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > On ne connaissait pas les couches jetables : On lavait les couches des bébés.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > On faisait sécher les vêtements dehors sur une
> > > > > > > > > > > > > > > > On avait un réveil qu’on remontait le soir. Dans la cuisine, on s’activait pour préparer les repas ; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des watts autant qu’EDF en produit.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boîtes ayant déjà servi, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > On n’avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou autoportées : On utilisait l’huile de coude pour tondre le gazon.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > On travaillait physiquement; on n’avait pas besoin d’aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l’électricité.
> > > > > > > > > > > > > > > > Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > On buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > On n’utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > On remplissait les stylos dans une bouteille d’encre au lieu d’acheter un nouveau stylo.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir entier après quelques utilisations.
> > > > > > > > > > > > > > > > Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > Les gens prenaient le bus, le métro, le train et les enfants se rendaient à l’école à vélo ou à pied au lieu d’utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 H sur 24.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d’une année sur l’autre, les crayons de couleurs, gommes, taille- crayon et autres accessoires duraient tant qu’ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > On n’avait qu’une prise de courant par pièce, et pas de bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d’aujourd’hui.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > >

ALORS VIENS PAS ME FAIRE CHIER¦AVEC TON MOUVEMENT ECOLOGISTE !

Tout ce que l’on regrette, c’est de ne pas avoir eu assez tôt la pilule, pour éviter d’engendrer la génération des jeunes cons comme vous, qui s’imagine avoir tout inventé, à commencer par le travail, qui ne savent pas écrire 10 lignes sans faire 20 fautes d’orthographe, qui n’ont jamais ouvert un bouquin autre que des bandes dessinées, qui ne savent pas qui a écrit le Boléro de Ravel… (pensent même que cest un grand couturier), qui ne savent pas mieux où passe le Danube quand on leur propose Vienne ou Athènes, etc.
mais qui croient tout de même pouvoir donner des leçons aux autres, du haut de leur ignorance crasse !
MERDE à la fin !

> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > Merci de ne pas imprimer ce message afin de préserver l’environnement.
> > > > > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > > > > Mais ne vous privez pas de faire suivre !

(ah ! ça défoule !)

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UNE COMMISSION D’INQUISITION SE PENCHERA SUR LE «PRINTEMPS ÉRABLE»

Le Parti Québécois aux commandes de l’État

Parti Quebecois 

Le SPGQ-Libre (libre de se traîner aux basques du PQ) et tout ce qui grenouille de trotskystes, d’opportunistes, de révisionnistes et de nationalistes irrédentistes,  déchirent leur chemise sur la place publique. Leurs amours déçus avec le PQ les laissent orphelins d’un rêve sans lendemain.  Le Parti Québécois, mauvais coucheur souverainiste, vient d’accoucher d’une série de mesures réactionnaires que la main gauche,  celle qui n’a jamais comptée, se  sent presser  de reprocher à la main droite, celle qui a toujours bénéficié d’un «préjugé », celle qui a souvent  gouvernée, du temps du Président Rèné, de son adjudant Bouchard-le-lucide et d la belle-mère Landry.

 

La direction du Parti Québécois se demande pourquoi dissimuler ses péchés alors qu’il faut s’empresser de rassurer les autorités du capital financier de ses capacités à gouverner  pour accumuler des montagnes de frics spoliées en français et en anglais. Le milliardaire Pierre Karl Péladeau sait mieux que quiconque que son fric placé dans Hydro-Québec n’aura ni saveur désagréable, ni odeur identifiable, si ce n’est le goût de la sueur de l’ouvrier-esclave-salarié (1).

 

Première mesure impopulaire visant à préparer les élections à refaire, une nouvelle politique de redevances minières taillée pour plaire aux monopoles miniers. Associé à cette première annonce, le Nouveau Plan Nord pour tout le monde…de la finance et des minières. Après avoir tant décrié le Plan Nord des libéraux, voici le temps de livrer le fond de la pensée péquiste. Par ici les subventions et les retours d’ascenseurs et au diable les Premières nations et leurs droits ancestraux, la protection de l’environnement et les redevances (2).

 

La Commission spéciale d’inquisition

 

Troisième mesure, le 8 mai 2013 le gouvernement péquiste a annoncé sa «Commission spéciale d’examen», à huis clos et sans pouvoir de contrainte (pour le moment), visant à faire la lumière sur les «événements du Printemps Érable». Le mandat de la commission comporte quatre volets: «Analyser les circonstances des manifestations et des actions de perturbation». «Déterminer les facteurs qui ont contribué à la détérioration du climat social et évaluer les impacts». «Dégager des constats», et ensuite formuler des recommandations.

 

La création d’une commission spéciale d’examen sur le «Printemps érable» donnera à un ex-ministre péquiste de la justice la mission d’espionner les mouvements étudiants, les mouvements de dissidents, les groupes anticapitalistes afin de découvrir leurs secrets d’organisation, et compromettre les syndicats qui les ont appuyé. Quels secrets demandez-vous? Aucun de ces  groupes de militants étudiants ou de partisans n’a été financé par Moscou, Pékin ou la mouvance Islamiste. Le Ministre de la Police et le gouvernement péquiste-nationaliste veulent savoir comment de jeunes «casseurs» s’y sont pris pour motiver, embrigader et «forcer» des milliers d’étudiants et leurs parents, ainsi que des centaines de milliers de citoyens à se battre pendant si longtemps contre le gouvernement au point que l’État des riches a dû reculé et accédé aux demandes des enragés (3).

 

La mission réelle de la Commission d’inquisition Ménard est d’infiltrer le mouvement étudiant et de ramasser des noms et des preuves pour harceler les militants et préparer la prochaine répression en cas de récidive, qui ne saurait tarder.

 

Québec-Solidaire, les syndicats et l’ex-porte-parole de la CLASSE – ainsi que toute la go-gauche ont obtenu la commission d’infiltration qu’ils réclamaient depuis longtemps – qu’ont-ils à maugréer ? Quand-tu ne veux pas voir la police dans ta maison tu le l’invites pas dans ton salon.

 

Deux commissions, deux tâches distinctes

 

Le porte-parole de la Coalition sans avenir caquiste de rajouter : «Pensez-vous que les gens du Black Bloc vont accepter de venir témoigner ? Et les gens qui ont infiltré le mouvement étudiant ?», a lancé l’ex-flic Jacques Duchesneau. Et le matricule 728; et les grenadiers de Victoriaville; et les flics assassins du SDF devant l’Hôpital de Montréal; et les excités qui ont matraqués à la fête du Grand Prix du Canada; quand les entendrons-nous à la télévision monsieur Duchesneau ex-chef-de-police déchu, ex-candidat à la mairie battu ?

 

La déjà en place Commission Charbonneau, chargée d’examiner les malversations dans l’industrie de la construction, est très différente de la Commission d’inquisition Ménard. Voyons comment. La Commission Charbonneau  est une épine que le Parti Québécois – et son aile gauche, le «SPGQ-répudié» ont planté aux pieds des Libéraux provinciaux;  de l’ex-ministre libéral, l’ex maire Tremblay de Montréal et la bande à Bonneau-Vaillancourt ex-maire de Laval et ex-parrain de la mafia, que les formations politiques laissent tomber après avoir mangé à son râtelier.

 

Malheureusement pour la bande de péquiste-souverainiste, le Parti Vision-Montréal de Louise Harel, ex-ministre péquiste-nationaliste, ne sera finalement pas assez finaud pour ramasser le gros lot et c’est probablement l’«Équipe Denis Coderre du Tonnerre» et sa coterie de fédéralistes et de souverainistes opportunistes qui va ramassée le pot aux roses aux municipales de novembre prochain à Montréal.

 

A travers la Commission Charbonneau deux bandes de bandits – l’une rouge et l’autre bleue – s’affrontent;  la bande de la CAQ demeure en réserve, attendant son tour d’accéder à l’auge; et Québec-Solitaire reste en retrait, assez réaliste pour savoir qu’elle ne touchera jamais au pot au lait. Les audiences sont publiques puisque de toute façon cette commission n’aura aucune incidence si ce n’est de mettre à la retraite anticipée de vieux routiers-filous dont il était temps de se débarrasser pour les remplacer par une nouvelle brassée de «faiseux d’élection bidon», qui sont invité à bien écouter ce qui se dit à la commission Charbonneau, histoire de ne pas se faire prendre et de monter autrement les magouilles d’auparavant, comme rançonner les constructeurs, les bureaux d’ingénieurs, les sous-contractants pour ensuite refiler la facture à leurs commettants.

 

À la Commission Charbonneau chaque fois qu’un «témoin» (lire un présumé escroc directement responsable d’avoir trempé dans le salmigondis de la construction d’un côté ou de l’autre de l’échafaudage électoral) est appelé à témoigner, il obtient de facto son immunité et son impunité – plus il se dévoile à la télévision et moins il en restera pour justifier une poursuite pénale. Avertis du manège les enquêteurs de l’UPAC se sont empressés d’arrêter l’ex maire Vaillancourt et de l’inculper avant que la commission lui ternisse son accusé et ses complices (4).

 

Prenez le pari que toutes les poursuites en cours contre d’ex-repentis de la Commission de fumage Charbonneau finiront aux orties d’ici deux ans et demie…au moment où votre regard portera sur de nouveaux scandales et de nouveaux politiciens corrompus.

 

Par contre, la commission de l’ex-souverainiste Ménard mènera ses travaux à huis-clos – pas question de contaminer la preuve contre les étudiants, les militants et les partisans combattants en l’exposant en public. Le plein poids de la loi doit s’abattre sur ces jeunes récalcitrants défendant avec acharnement leur droit d’étudiants et qui ont osé tenir tête à tout l’appareil d’état –  politique, policier, juridique et carcéral. D’autant que cette fois-ci, un seul a trahi et déguerpi rejoindre le sérail pour s’enrôler du côté des députés honnis, assis à la gauche de la Première ministre aux sommets de la félonie en février dernier, justement boycotté par les militants étudiants impénitents. Très grand changement par rapport à l’époque de Ti-poil Lévesque où Charron, Faical, Lisée, Landry, et compagnie avaient tous sauté les barricades pour recueillir le salaire de leur duplicité (5).

 

La commission Ménard, l’ex-bloquiste congédié, sera sous scellé car le ridicule peut tuer la crédibilité des nervis policiers. Vous voyez d’ici déambulé six gros lévriers casqués, masqués, 6 pieds-140 kilos, entraînés-armés, bardés d’acier et de boucliers, expliqués aux commissaires-priseurs à la télé, comment ils se ont senti menacés par une retraité de 30 ans leur aînée, 50 kilos toute mouillée; et ce pourquoi ils se sont cru obligés de la matraquer, la poivrer, la menotter et la traîner dans le fourgon cellulaire, au moment même où  la constable Trudeau vociférant (matricule 728) finissait de stranguler sa victime; alors qu’un étudiant les deux yeux poqués était chassé de la manifestation avant qu’elle n’ait commencé. Le ministre de la police a jugé usité de protéger la réputation de ses limiers (6).

 

De toute façon l’idée derrière cette commission c’est de comprendre comment ce qui n’arrive qu’aux autres peut survenir ici, dans le Québec bucolique et tranquille ou sévit comme ailleurs la crise économique systémique, le chômage endémique, la misère des aînées, la dégradation des conditions de vie des travailleurs, les régimes de retraite en faillite, l’endettement époustouflant, la prostitution, la drogue et le suicide des adolescents, la pauvreté humiliante, les friperies et les comptoirs alimentaires. Vraiment, qui sont ces infiltrés militants révoltés ?

 

Pour ce qui est des poursuites déontologiques (200) contre la police-fasciste – les différentes instances et commission professionnelles policières se chargeront comme à l’accoutumée d’étouffer ces tristes affaires pendantes (0,01 % des plaintes en déontologie policière entrainent une rodomontade pour le constable). L’été dernier, au petit matin blafard, sur une rue de Montréal, comme par hasard , trois flics armés et blindés ont tué un SDF paumé, équipé d’un canif brisé, le tirant à bout portant et tuant un passant en passant. Les trois flics complices ont été totalement exonérés de tout blâme par la police des polices et ils ont été félicités pour leur courage (ils avaient tiré  plus d’une balle)! Alors vous comprendrez que de la flicaille qui matraque, blesse et aveugle des manifestants hargneux…seront certainement décorés de la croix de fer et oubliez ces poursuites. Vous vivez sous État policier, il serait bon de vous en rappeler (7).

 

La résistance étudiante se poursuit

 

Aux étudiants laissés sur le carreau après avoir résisté sur les lignes de piquetage; à ceux  abandonnés devant les tribunaux; aux étudiantes esseulées devant la machine judiciaire et carcérale et à tous les autres, refuser de témoigner devant cette commission d’inquisition. Tenez-vous loin de ces barons du capital (y compris la Carbonneau ex-CSN).

 

La commission Ménard n’a pas encore le droit de sanctionner pour outrage au tribunal tout étudiant récalcitrant, qu’il en reste ainsi. Pour cet ex-péquiste-ex-ministre et ses deux sous-fifres les gangsters qui ont complotés pour voler des centaines de millions des taxes et des impôts des travailleurs ne sont rien à comparer à cette coalition anticapitaliste qui a menacé le désordre établi et traumatisé L’establishment libéral, péquiste et caquiste et celui des capitalistes-monopolistes. Sursis pour les bandits de grand chemin – veston-blouson-cravate – ça convient; mais de grâce râle les péquistes en harpies – le SPGQ – l’Autjournal-anarcho-syndicaliste, les nationalistes en furie, pas de pitié pour ces gauchistes qui ont ébranlé les piliers de l’Assemblée nationale, le salon de la race comme l’appelait leur mentor corporatiste (Lionel Groulx). La patrie fut mise en danger par ces jeunes dont dit-on plusieurs parlent anglais.

 

Étudiants-étudiantes ne réclamer plus jamais de commissions d’enquête car invariablement ce sera une commission d’inquisition et d’infiltration que vous obtiendrez. Les riches du Québec francophones et anglophones ont eu peur des étudiants partisans anglophones et francophones et ils ne souhaitent pas que cela se reproduisent, alors Ménard l’ex-bloquiste congédié par l’électorat y veillera…Nous on ne «collaborera» pas !

 

____________________

PLUS D’INFOS  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

  1. http://les7duquebec.org/7-au-front/ca-va-de-mal-en-pis-a-hydro-quebec-privatisation-de-cette-societe-detat/
  2. http://www.lapresse.ca/actualites/politique-quebecoise/201305/09/01-4649028-territoires-proteges-quebec-efface-ses-cibles-du-site-du-nord-pour-tous.php
  3. http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201305/08/01-4648905-une-commission-speciale-sur-les-manifs-du-printemps-erable.php
  4. http://www.radio-canada.ca/collusion-qc
  5. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/greve-etudiante-au-quebec-bilan-apres-13-semaines-de-resistance/
  6. http://www.lapresse.ca/actualites/regional/201305/09/01-4649039-gilles-vaillancourt-libere-sous-conditions.php
  7. http://www.politicoglobe.com/2012/06/letat-policier-de-la-loi-78-saffiche-sans-honte-a-montreal-occupee/?utm_source=twitterfeed&utm_medium=facebook

 

 

 

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POURQUOI LES RÉGIMES DE RETRAITE SONT-ILS EN FAILLITE ?

 retraites

La crise générale du système capitaliste
Les ouvriers et les employés, du moins ceux qui ont la possibilité de travailler malgré le chômage qui assaille l’économie, font face à un problème gravissime – leurs régimes de retraite sont menacés d’insolvabilité. C’est le cas aux États-Unis, au Canada et au Québec.

 
Les régimes de retraite – qu’on ne retrouve habituellement que dans les pays développés d’Occident – sont des concessions que les capitalistes monopolistes ont accordées aux ouvriers et aux employés afin de les apaisés après les grands soulèvements des années 1968-1972. Ce sont des chaînes dorées pendues au cou des salariés afin de les maintenir en servage dans les usines et pour leur faire oublier leurs conditions de métayers exploités de qui on soutire la plus-value et les profits. L’immense exploitation, par les monopoles impérialistes transnationaux, de tous les peuples néo-colonisés d’Afrique et d’Asie a permis aux riches d’accorder cette concession aux ouvriers des pays avancés. Mais depuis des années la conjoncture s’est dégradée.

 
Depuis le début du millénaire les affaires des milliardaires tournent à l’envers. La crise économique de 2008 a marqué la fin d’un cycle et l’ouverture d’un nouveau cycle dans le développement impérialiste. Ce n’est pas la crise de 2008, pas plus que la prochaine, qui a entraîné la débâcle économique. Ces crises à la chaîne sont la conséquence de la crise générale du système de production qui ne parvient plus à se reproduire. La crise financière, boursière et monétaire qui s’accélère est l’expression ostentatoire de cette débandade du mode de production et la preuve indiscutable du déplacement du centre de gravité du système impérialiste mondial de New-York vers Shanghai, la nouvelle Mecque de l’impérialisme international.

 
La crise des régimes de retraite n’est qu’une conséquence ultime de la crise générale du système d’économie politique décadent. La solution des milliardaires – par la voix de leurs «experts» universitaires et des petits hommes d’affaires est la même que pour toute autre affaire – faire payer les ouvriers pour la dégringolade des régimes de pensions accompagnant la déroute du système impérialiste en banqueroute.

 

            L’état des lieux

 

Au Québec le système de pension pour les aînés est structuré en trois étages. Au premier étage, se trouve le régime de la Sécurité de la vieillesse. Il s’agit d’une prestation mensuelle offerte à la plupart des citoyens canadiens mise en place par le gouvernement fédéral à même les impôts soutirés aux ouvriers, et comprenant la Pension de la sécurité de la vieillesse, le Supplément de revenu garanti, et l’Allocation au conjoint. En vertu de ce régime plus d’un million trois cent mille québécois et québécoises reçoivent chacun un montant annuel de 6 553 $ imposable. Eh oui imposable, pas question de planquer cette « fortune » dans un paradis fiscal.

 

Le deuxième étage est constitué d’un régime à cotisation variable pour tous les travailleurs – le Régime des rentes du Québec – sous gestion du gouvernement québécois, administré fiduciairement par la Caisse de Dépôt. Au 31 décembre 2011, le Régime des rentes du Québec comptait quatre millions de cotisants et 1,5 million de bénéficiaires d’une rente de retraite. À 65 ans, la rente maximale peut aller jusqu’à 12 150 $ par année imposable. Encore une fois pas de fraude fiscale vers les Iles Caïmans avec cette «fortune» économisée par les salariés (1).

 

Le troisième étage regroupe les initiatives engagées par les employés en vue de financer leur retraite, soit les régimes complémentaires établis par des travailleurs du secteur public ou du secteur privé auxquels s’ajoutent pour le tiers (33%) d’entre eux des économies personnelles telles que les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) (2).

 

            La crise des régimes de retraite

 

Depuis le tournant du siècle, rien ne va plus pour ces régimes de retraite, principalement ceux à prestations déterminées (3).

 

Alors que dans les années 1990 ces régimes accumulaient des surplus, l’accentuation de la crise économique a complètement changé la donne. Alors que les employeurs s’attribuaient fréquemment des congés de cotisations en raison des forts rendements boursiers, depuis l’approfondissement de la crise ces régimes se sont mis à accumuler des déficits. Aujourd’hui, on observe que :

 

  • un tiers des Canadiens n’ont aucune épargne-retraite personnelle et ils sont encore plus nombreux au Québec ;
  • à la fin de 2011, 93 % des régimes de retraite à prestations déterminées étaient sous-capitalisés, selon le Bureau du surintendant des institutions financières du Canada ;
  • ces problèmes touchent surtout le secteur privé, mais aussi le secteur public, principalement les municipalités (le quart du déficit global).

 

« Face à cette situation, bien des régimes canadiens ont été modifiés pour transférer le risque des employeurs sur le dos des salariés. Ainsi, le nombre de salariés bénéficiant de régimes à prestations déterminées (dont le risque est assumé par l’employeur à même la plus-value arrachée aux ouvriers, NDLR) diminue tandis que le nombre de ceux qui participent à des régimes à cotisations déterminées (dont le risque est assumé par le salarié à même son salaire, NDLR) explose. Au Québec le nombre d’adhérents à des régimes à cotisations déterminées a plus que doublé (hausse de 135 %) entre 1992 et 2011, tandis que le nombre d’adhérents à des régimes à prestations déterminées diminuait légèrement (de 5 %) » (4).

 

Le Québec compte quatre millions de salariés, dont 1,9 million (47%) qui ne participent à aucun régime de retraite collectif ni même à aucun régime personnel (5). D’autre part, 1,4 million de travailleurs participent à l’un ou l’autre des 750 régimes complémentaires de pension, soit 513 000 salariés dans le secteur privé et 866 000 employés dans le secteur public.

 

Au moins soixante-dix pourcent (70%) de ces régimes de pension sont dans l’impasse financière sévère et leur dette cumulée totalise 41 milliards de dollars. Voilà l’héritage des congés de cotisation que les patrons se sont accordés d’autorités (!)

 

Devant cette faillite appréhendée la solution des riches est connue – il faut hausser les «taxes» de retraite, presser davantage le citron de l’ouvrier consommateur-contribuable-taxable à merci. Mais pas facile de hausser les cotisations de ceux qui sont toujours mis à contribution par l’impôt, les taxes, les cotisations, les frais des services et des transports publics, les « tickets modérateurs », les taxes municipales, les cotisations syndicales, etc. Surtout, que rien ne garantit que ces augmentations de cotisations sauveront leurs régimes de pension en perdition.

 

            Un comité d’« experts »

 

Un comité d’experts sur l’avenir du système de retraite québécois a donc été mis sur pied comme chaque fois qu’un gouvernement souhaite préparer l’opinion publique à pressurer l’ouvrier et à « produire du consentement » chez les gens.

 

Le Comité présidé par M. Alban D’Amours a déposé son rapport le 22 avril 2013. Ces «experts» ont identifié quatre causes pour expliquer l’insolvabilité des régimes :

 

1) « Les travailleurs vivent trop vieux, s’ils mouraient plus nombreux ça irait mieux ».  Ridicule, comme vous l’imaginez. Les actuaires et les démographes qui dans les années quatre-vingt ont calculé les primes à payer et les indemnités à recevoir ont  parfaitement apprécié cette hausse de longévité. Tout comme ils ont prévu que dans les sociétés occidentales avancées nous avons aujourd’hui atteint un palier de longévité qu’il sera difficile de dépasser pour au moins quelques années.

 

2) « Les ouvriers et les employés n’économisent pas suffisamment ». Comment thésauriser quand le salaire gagné suffit à peine à assurer la reproduction de la force de travail et les commodités de la famille ; que l’emploi est sans cesse menacé par le chômage généralisé ; et que le salaire est comprimé par la concurrence des chercheurs d’emplois harcelés par les nervis d’Emploi Canada qui coupent dans les prestations d’assurance chômage ?

 

3) « Les employés ne paient pas assez et ils sont trop gourmands quand vient le temps d’encaisser la pension qu’ils se sont payés avec prestations déterminées ». Les hommes d’affaires-commissaires suggèrent que les employés devraient renoncer aux avantages acquis avec l’argent qu’ils ont épargné. Pourtant, une enquête fédérale révèle que 22 % des foyers canadiens vivent sous le seuil de pauvreté dont nombre de familles de personnes âgées-retraitées. Pour le gouvernement canadien, est pauvre tout individu disposant de moins de 18 421 $ par année. Cette somme pourrait sembler énorme aux ouvriers du tiers-monde mais le coût de la vie étant ce qu’il est au Canada ce montant  suffit à peine à survivre misérablement (6).

 

4) « La durée de la vie active en nombre d’années de travail-cotisant au régime de retraite diminue constamment » rajoute Maître Alban. En effet, le chômage frappe si durement que l’employé cotise moins d’années. Par contre, nombre de travailleurs retardent leur prise de retraite au-delà de l’âge autorisé (65 ans) et nombreux sont ceux qui retournent  travailler après avoir pris leur retraite car la pension reçue ne suffit plus pour survivre.

 

De fait, les régimes de pension des travailleurs, sont strictement des fonds d’épargne collectifs, auxquels seuls l’ouvrier contribue, même quand les cotisations transitent par la plus-value, expropriée par l’employeur, puis rétrocédée et déposée dans ces «bas de laine  pour thésauriser» comme les appelaient les anciens canadiens. Les fonds de pension sont victimes de la crise économique du système capitaliste. Ces immenses fonds de capitaux, gérés par les capitalistes financiers qui se payent une commission au passage, sont par eux dilapidés à spéculer sur le marché boursier en déroute et à renflouer leurs entreprises en banqueroute. Rien de ce qu’ils pourront imaginer pour sauver leur système ne fonctionnera. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il s’effondre inexorablement emportant dans l’horreur les épargnes des travailleurs.

 

            Les vrais raisons de l’insolvabilité des régimes de pension

 

  1. Au Canada la crise a détruit au moins 677 000 emplois depuis 2008, autant de cotisants en moins dans les régimes de retraite collectifs.
  2. De plus, toute proportion gardée, les salaires réels sont pour ainsi dire gelés depuis des années. Comme les cotisations sont calculées en pourcentage du salaire gagné, si le salaire n’augmente pas les cotisations n’augmentent pas.
  3. La crise des « subprimes » et des «produits boursiers-dérivés frauduleux» de 2008 a fait disparaître des milliers de milliards de dollars d’épargne que les institutions de gestion des fonds de pension – Caisse de Dépôt et de placement du Québec, Fonds de Solidarité FTQ et CSN notamment – avaient engagées dans ces paris risqués de la loterie boursière frauduleuse.
  4. Enfin, la crise économique a fait s’effondrer les rendements des placements et a mené à la faillite de nombreuses entreprises qui ont emporté les fonds de pension des ouvriers dans leur délocalisation, en fuite vers l’Asie-Pacifique (7).
  5. De plus, à cause des immenses dettes souveraines qui grèvent la plupart des États capitalistes, les taux d’emprunt courant sont maintenant très bas, ce qui entraîne que les rendements sur les placements financiers sont diminués. Pour le moment le capital industriel rapporte, du moins pour un certain nombre de monopoles très concurrentiels comme Samsung qui vient de déclarer 4,9 milliards d’euros de bénéfices pour le premier trimestre de 2013, alors que le capital financier spéculatif donne des rendements très décevants (8).

 

Un exemple parmi d’autres de la fraude des pirates des fonds de pension, le monopole américain Singer, installé à Saint-Jean-sur-Richelieu depuis 1906, a décidé de délocaliser son usine vers l’Asie. Il a fermé ses portes par étapes entre 1964 et 1986 emportant avec lui le régime de retraite des salariés. Les travailleurs ont aussitôt entrepris de longues procédures judiciaires pour récupérer leurs dollars économisés et spoliés. S’ensuivit une enfilade de procès qu’ils ont gagné si bien qu’après vingt ans de procédures les quelques vieux ouvriers toujours vivants ont reçu une petite indemnité tout juste suffisante pour les enterrer. Voilà l’impérialisme dans toute sa nudité (9).

 

Voilà les raisons profondes de la faillite des fonds de pension publics ou privés. Voilà ce que le Comité de pseudos experts sur les régimes de retraite a voulu taire à la grogne populaire. Le système économique impérialiste est en faillite et toutes les bases financières sur lesquelles il repose s’effritent emportant avec elles les fonds de pension des travailleurs comme elles emportent tout le reste.

 

La Comité d’«experts» a accouché d’une recommandation pour « renflouer » les fonds de pension minés par la crise économique et le krach boursier. Ces gens d’affaires et autres thuriféraires, tous parangons du capital parasitaire, proposent non pas de forcer les entreprises à verser leur dû à même la plus-value extorquée et de renflouer les fonds de pension qu’ils ont pillés, mais de créer un nouveau fonds de pension, la « Rente  Longévité » qui accaparera 3,3% supplémentaire du salaire des ouvriers – déjà lourdement grevé – l’équivalent de 4 milliards de dollars par année de cotisation supplémentaire arrachée aux salariés déjà paupérisés, argent que les institutions financières administreront en prenant leur quote-part au passage et qu’elles placeront dans des fonds boursiers risqués qui failliront un jour ou l’autre (10).

 

Les ouvriers n’ont aucun contrôle ni aucun pouvoir sur la gouvernance et le développement du mode de production impérialiste, ni sur l’administration du système bancaire-financier-boursier, même pas sur la gestion de leur propre régime de pension dont l’administration est accaparée par des trusts financiers monopolisés ; ils ne sont donc pas responsables de l’effondrement de ce mode de production moribond. Il est hors de question que nous exigions la gestion de ces fonds de pension, qui ne peuvent que s’étioler en même temps que le système impérialiste dans son entièreté, peu importe qui l’administrera. L’autogestion de la crise impérialiste n’est ni une option, ni une solution.

 

Les ouvriers doivent se préparer à renverser toute cette coterie de pseudos génies chargés de les embrouiller, de les culpabiliser et de leur imposer un nouveau régime de « sécurité » ; un nouveau régime de pension-longévité qui ne peut que finir dans le caniveau et dans l’insécurité comme tous les précédent, tous ceux existants et tous les suivants.

 

 

COMPLÉMENT D’INFORMATION  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

_______________________________
1.  R. Bibeau (10.04.2013) D’un paradis fiscal à l’autre ils font fructifier leur capital. http://les7duquebec.org/7-au-front/dun-paradis-fiscal-a-lautre-ils-font-fructifier-leur-capital/

 

2. http://www.politicoglobe.com/2012/11/amelioration-des-regimes-de-retraite/

3. À prestation déterminée signifie que le travailleur qui cotise à ce régime un temps déterminé est assuré de recevoir un montant précis – déjà fixé et garanti au moment de sa retraite et jusqu’à sa mort. À cotisation déterminée c’est l’ouvrier qui assume le risque. Il sait combien il dépose chaque mois dans sa cagnotte d’épargne mais il ne sait nullement combien il touchera au moment de sa retraite.

4. http://www.politicoglobe.com/2012/11/amelioration-des-regimes-de-retraite/

5. Sauf évidemment au  Régime fédéral de sécurité de la vieillesse et au Régime des rentes du Québec, tous deux obligatoires pour tout citoyen et pour chaque travailleur.

6. http://www.pauvrete.org/seuildepauvrete.html

7. http://www.tuac.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=2433%3Aby-the-numbers-income-distribution-and-the-poverty-line&Itemid=306&lang=fr

8. http://www.museevirtuel-virtualmuseum.ca/sgc-cms/histoires_de_chez_nous-community_memories/pm_v2.php?id=story_line&lg=Francais&fl=0&ex=395&sl=2785&pos=1

9. http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20130426.OBS7292/apple-samsung-la-bataille-des-resultats-financiers.html

10. Le rapport http://www.rrq.gouv.qc.ca/fr/   salle_presse/2012/Pages/20121106.aspx&usg=AFQjCNHYuMC5BeuMpIo4kh7P-rlXI9gpXA et aussi article dans le quotidien Le Devoir. http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/375995/4-milliards-par-annee-pour-une-rente-longevite?utm_source=infolettre-2013-04-18&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

 

 

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UN PREMIER MAI À GAUCHE, AU CENTRE, OU À DROITE ?

imagesMarx, Engels et Lénine ont été confrontés au dilemme qui nous envahit insidieusement – puissamment – obstinément – invariablement, chaque fois que nous songeons aux partis politiques et à leur orientation idéologique.

 

Ou bien chacun se dit que ce système d’économie politique impérialiste est bien mal en point, mal assortie avec nos envies et notre esprit chagrin et altruiste. Que ce mode de production, comme disait Marx, souffre de maladies gravissimes, mais que chacun peut librement œuvrer à y remédier – à imaginer des solutions pour améliorer la santé de ce patient encombrant. Par ailleurs, on le sait depuis Octobre 1917, dans l’autre système d’économie politique, la dictature du prolétariat ne permettra pas cela assurément. Alors comment choisir entre la liberté de Réformer et de tenter de sauver le système d’exploitation et la liberté de Révolutionner me demandaient récemment un membre du Parti Socialiste, et un militant de Québec Solidaire ?

 

De toute façon me disait un militant âgé – révisionniste-PCF ou trotskyste-NPA – « Le capitalisme marque la fin de l’histoire et aucun autre système de production – aucun autre mode social d’échange et de propriété n’existeront jamais après celui-là – donc, ne le dis pas à mes compagnons, mais, aime ou n’aime pas, l’impérialisme est là pour rester pour l’éternité » – ils sont si puissants ces possédants – autant mettre l’épaule à la roue et aider mon prochain à améliorer son destin, à le Réformer (…) à le Changer ajouta un maoïste ! ». Changer DE capitalisme, ou changer LE capitalisme de l’intérieur ? – lapsus ou fourvoiement idéologique, me suis-je demandé interloquer ?

 

Pour ma part je songe plutôt à exterminer – éradiquer – effacer totalement le capitalisme, et à changer de système de propriété et de mode de production, et à changer radicalement de rapports de production. Je rêve d’une nouvelle société !

 

Sans le dire, et secrètement, c’est la position de tous les partis d’oppositions à la solde, de la droite extrême à l’extrême-gauche en passant par le centre extrême que nous résumons ci-devant.

 

Tout ce qui varie entre les partis de droite et les partis du centre et les partis de gauche, ce sont les formules – les onomatopées, les trucs, les astuces, les machins, les mesures et les programmes électoraux pour appâter l’électorat et parvenir à « Réformer, Réparer, Corriger, Changer et Guérir le malade «Capitaliste». À gauche, on vous dira que c’est faux, que leurs remèdes sont drastiques et les solutions radicales au point d’emporter le malade.

 

J’ai même rencontré un gauchiste-utopiste heureux (un vieux réchapper de Mai-68, totalement gâteux, ex-membre d’Attac France et des Verts tendres), qui suggérait de nationaliser certaines entreprises contre compensation monétaire – d’imposer la Taxe Tobin malgré qu’elle s’applique déjà – d’adopter des lois très sévères pour obliger les riches à étaler leur fortune et à payer leurs impôts – des règlements pour mettre les banques au pas d’oies et l’énergumène  brandissait son programme avant-gardiste pour augmenter le SMIC et le salaire minimum ; et pour assister les pauvres et pour donner des soins aux déshérités. Ce sont des propositions programmatiques que l’on retrouve dans la plate-forme électoraliste du FN, du PCF, de l’UMP, du Parti québécois, de la CAQ, des Libéraux, du NPD, des Conservateurs et même des Petits Frères des Pauvres. Il n’y a que les clauses, les gloses et les montants qui varient.

 

Ils font preuve d’une grande compassion ces droitistes et ces centristes et ces gauchistes. Ils veulent le bien de la population, comme les capitalistes d’ailleurs, sauf que les capitalistes ils le prennent le bien des ouvriers et des salariés, alors que ces différentes gauches plurielles et ces droites vénielles, elles pleurent avec les malandrins chaque fois que les capitalistes les oppriment ou les exproprient.

 

Tous ces partis-là n’en finissent pas de s’indigner et de crier à la forfaiture… et ils croient qu’ainsi – à exposer les crimes des riches, des puissants, des milliardaires inégalitaires et des gredins monopolistes – ils finiront par avoir raison, et ils finiront par soulever l’indignation de madame Tartampion de la rue Plamondon qui de son balcon, avec ses chaudrons, munis de son puissant crayon, cochera la case «Insurrection», seule, isoler, dans l’isoloir des urnes mystificatrices.

 

Alors ils vaincront, les gauches, les centres et les droites, tous ces politiciens éminents – adouber par l’épée de Damoclès suspendue au-dessus des urnes démocratiques, armer du verdict électoral unique, les centres et les gauches de toutes enseignes, réunies en un vaste front populaire — communs — et solidaire, ils rallieront leur puissant parlement pour imposer leurs LOIS égalitaires – généreuses – populaires, où tout un chacun, en autogestion citoyenne, aura sa place équitable ; le pauvre, le déshérité, le paumé, la ménagère et la mégère, le malappris et le sans-abri vivant dans la misère mortifère ; tout autant que le petit-bourgeois député, monsieur l’Arriviste, mais aussi l’esclave salarié extorqué de sa plus-value, tout comme le propriétaire de l’usine militaire fabriquant de bombes incendiaires, et le journaliste et le milliardaire des communications, en communion avec madame Tartampion  de la rue Plamondon.

 

Et bien NON ! De trois choses, une seule surviendra.

 

1)    Tous ceux-là ne s’empareront jamais du pouvoir parlementaire, démunis qu’ils sont face aux super riches et aux ultras puissants, capables d’acheter ou de truquer chaque élection et la suivante. Ayant à eux tous les moyens de propagande et de désinformation et même des affidés de gauche et de droite ayant pour mission d’embrouiller les cartes…et c’est déjà commencer vous savez.

2)    Ou bien, ils s’empareront effectivement démocratiquement du pouvoir politique et ils seront tout de suite, ou peu d’années après, balayés par l’armée comme Allende et ses “troupes constitutionnelles”, mais seulement après que toutes leurs “solutions” bidon pour sauver ce système moribond auront échoué, histoire d’extirper de la tête des ouvriers toute envie de recommencer.

3)    Ou alors, toutes ces gauches et ces centres réunis s’empareront d’un commun accord de tout le pouvoir politique, et même si la chose était possible, de tous le pouvoir idéologique et juridique – et même si l’on en croit certaines tendances de gauche extrême – je l’ai lu dans un journal opportuniste – ce groupe propose de nationaliser 150 des plus grandes entreprises monopolistes du pays (pourquoi 150 et pourquoi pas 200 (?) le journal ne le disait pas), mais tout de même, c’est audacieux, qui dit mieux ?

 

Eh bien, tout ce pouvoir n’est rien si ces gauches et ces centres et ces droites ne renversent pas totalement – radicalement – complètement – l’ancien pouvoir économique impérialiste. Et si des segments, des artefacts, des morceaux de propriété privée des moyens de production, de commercialisation et de distribution des marchandises demeurent; s’ils demeurent des produits qui reste des “marchandises”, c’est-à-dire des biens privés à monnayer, pour capitaliser et faire fructifier et réinvestir ; si l’un d’entre eux conserve ne serait-ce qu’un seul esclave salarié-ouvrier à exploiter et à exproprier de sa plus-value, pour extorquer le profit, alors invariablement, inéluctablement, l’ensemble du système capitaliste de propriété privée monopoliste telle une pieuvre renaitra de son agonie, et telle une araignée Veuve noire esseulée, retissera sa toile dans laquelle, à la fin, l’ensemble de l’économie – et donc du pouvoir politique et idéologique, des moyens de communications et de désinformation seront retournés à leurs anciens propriétaires privés. Tout sera alors à recommencer.

 

Un système de production ancien (esclavagisme — féodalisme — capitalisme) ne cède jamais sa place devant l’histoire sans coup férir. Il est dans la nature immuable des anciennes classes sociales en débandade de résister et de s’accrocher – de combattre pour ne pas s’effacer et de lutter pour conserver leurs prérogatives, leur pouvoir, leurs richesses, leurs moyens de production et de commercialisation, de distribution, et leur ancien système d’appropriation privé.

 

Pourtant, toutes les gauches, tous les centres et toutes les droites politiques s’entendent sur cet objectif commun – ne pas renverser et ne pas balayer l’impérialisme décadent. Le Réparer, le Réformer, le Changer, le Rafistoler parfois de façon  radicale, mais à la fin conserver le patient transformé… du moins le croient-ils.

 

Face à tous ceux-ci, il n’est qu’une seule et unique opposition véritable – l’appellerez-vous extrême-gauche, nous ne ne croyons pas que ce soit approprié – car cette opposition unique n’entre pas dans ce jeu-là et ne dispute à personne le droit de présenter des candidats et de faire élire des députés ou de proposer des solutions radicales ou médiocres pour Réformer ou Changer l’impérialisme. La véritable opposition – unique et uni – ne souhaite qu’une chose, balayer totalement l’ensemble du système impérialiste, complètement, radicalement; et qu’il ne reste plus une seule entreprise privée; plus un seul ouvrier salarié exploiter, spolier, exproprier de sa plus-value; plus un seul capitaliste propriétaire de quoi que ce soit – sauf de sa chemise et de ses souliers s’il les a mérités par son labeur.

 

Dans l’ordre nouveau sous la dictature du prolétariat tout moyen collectif de production, d’échange et de distribution devient propriété sociale collective sans souffrir une seule exception de façon à ne laisser aucune prise à la bête immonde de se reproduire et de se multiplier comme ils l’ont malheureusement fait en Chine, et en URSS — après 1953 – et ailleurs, et l’on sait ce qu’il advint de ces expériences décevantes à la fin.

 

Pour l’instant, après la trahison révisionniste des années cinquante, et après celle des néo-révisionnistes des années quatre-vingt, nous sommes peu nombreux sur cette voie, mais nous avons le sentiment que l’unique et véritable opposition marxiste-léniniste triomphera de tous les sacrifices, car ce mode de production – ce système d’économique politique est à bout de souffle et il ne peut qu’entraver la marche de l’histoire et de la société – et la communauté humaine prolétarienne ne se laissera pas éternellement brider par ces vas nu-pied. Un seul parti, Le Parti de la Révolution Socialiste amènera La Solution et lui seul se démarquera de toutes les gauches, de tous les centres, et de toutes les droites.

 

Mais pas avant, nous en convenons sans façon, que toutes les réformes, que tous les pis-aller, que tous les cataplasmes, que toutes les solutions bidon n’aient été testées, essayer, liquidées, et alors seulement, toutes illusions dissipées, les ouvriers et leurs alliés, peut-être même tristement, uniquement après le sacrifice suprême, une troisième guerre mondiale ; ils en arriveront à cette ultime conclusion :   LA RÉVOLUTION !

 

 

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ÇA VA DE MAL EN PIS À HYDRO-PRIVATISATION D’UNE SOCIÉTÉ D’ÉTAT

manic-INÇa va de mal en pis, c’est ainsi que nos pères patriotes statuaient à propos des mauvaises nouvelles qui s’empilaient à l’horizon politico-économique. L’instinct de gauche – quasi-inné chez tous les travailleurs – leur permettait instantanément de percevoir l’intention dissimulée sous le geste apparemment désintéressé.

 

La semaine dernière la première ministre du Québec madame Pauline Marois, chef du Parti Québécois, annonçait fièrement la nomination du magnat des communications M. Pierre Karl Péladeau (PKP) à la présidence du conseil d’administration de la société d’État Hydro-Québec, l’une des plus grosses corporations publiques au Canada, premier producteur d’électricité au pays (1). M. Péladeau, milliardaire de son état, renoncera à son salaire de 125 000 dollars. En effet, l’opération que je vais vous révéler risque de lui rapporter beaucoup plus que ce salaire de pitié (2).

 

Bonne nouvelle, renchérirent à qui mieux-mieux les éditorialistes et autres pseudos analystes à la solde de l’empire des communications Quebecor-Vidéotron comme des autres monopoles de l’information (Gesca, Bell, Rogers, Radio-Canada monopole d’État, etc.) (3).

 

Quand je dis que ça va de mal en pis vous aurez compris ! La nomination d’un ploutocrate des communications (Quebecor) et des télécommunications (Vidéotron) à la tête d’une société d’État de l’électricité qui a la particularité de remettre des bénéfices mirobolants (plus de 2 milliards de dollars par année en moyenne), que la bourgeoisie capitaliste monopoliste convoite au point de devoir s’en cacher et qu’elle souhaite voir privatiser depuis nombre d’années, est une mauvaise nouvelle pour les ouvriers (4).

 

Non pas qu’une société d’État ce soit un morceau de socialisme virtuel – rien de tel. Une société d’État sous régime capitaliste est un morceau de capitalisme géré directement par les sous-ministres au service des riches, par et pour le bénéfice les riches monopolistes. Mais du fait même que la classe capitaliste ait jugé nécessaire d’en faire une société d’État – le temps de lui faire assumer les lourds investissements d’infrastructures risqués (barrages hydro-électriques et lignes de haute tension; tout ceci étant aujourd’hui accompli) – entraine que la grande bourgeoisie doit tolérer un intermédiaire étatique dans le processus de circulation du capital qui, plutôt que de tomber directement dans son escarcelle, doit auparavant passer par un processus de conciliation publique.

 

J’explique. Dans le cycle normal de circulation du capital, le capital-argent est investi par le monopole capitaliste pour être transformé en capital-productif – chantiers de construction de barrages pleins d’ouvriers, et de parcs d’éoliennes pleins de travailleurs productifs, qui y abandonneront tous leur plus-value produite – puis le produit fini, enrichi de la plus-value ouvrière, est vendu sur le marché de l’électricité – par cette vente le monopole capitaliste récupère et son capital fixe-constant et son capital variable-circulant et surtout la plus-value nouvellement produite qu’il empoche aussitôt. Ce que l’on appelle le capital-marchand-financier qui, réinjecté dans l’économie pour lui assurer un nouveau cycle de reproduction élargie, va générer sa manne de plus-value-profits…ainsi va le fric sous le capitalisme monopoliste.

 

Dans une structure de capitalisme monopoliste étatique, comme le gouvernement du Québec et Hydro-Québec, le capital-marchand-financier récupéré suite à la vente de l’électricité doit subir une étape de conciliation-partage entre la petit capital (PME) et les demandes de la petite bourgeoisie bureaucratique-gouvernementale et le grand capital qui voit son pécule public rogné d’une certaine quantité avant de lui être retourné sous forme de baisses de tarifs d’électricité consenties en faveur des super gourmandes alumineries et des très gourmandes fonderies, aciéries, etc. Rio-Tinto-Alcan – Rio-Tinto-Québec-fonderie, Alouette, Poudres métalliques de Sorel, Arcelor-Mital de Contrecœur, etc.

 

Pendant cette phase de conciliation des intérêts de classes, la bourgeoisie non-monopoliste (PME) et la petite bourgeoisie bureaucratique-gouvernementale, faisant pression sur les marionnettes politiques fraîchement élues, parviennent à arracher quelques concessions – quelques miettes de la plus-value expropriée aux ouvriers sur les chantiers – autant de taxes et d’impôts à payer en moins pour «bozos les culottes» que nous sommes.

 

Le bénéfice est mince, je vous l’accorde, mais réel. C’est cette partition des profits d’Hydro-Québec entre les super-riches, la petite bourgeoisie, les PME et les travailleurs qui déplaît aux monopolistes et chacun d’entre eux se demande pourquoi ils devraient partager les bénéfices publics – qu’ils considèrent leurs propriétés privés car les capitalistes ont une conscience de classe aiguisée et ils refusent de partager ces deniers avec les péquenots sous le préau.

 

De nombreux prétendants du grand capital (dont messieurs Legault et Sirois de la Coalition Avenir Québec) se proposaient de régler cette affaire et de privatiser la société d’État de façon que chacun puisse placer son capital d’investissement (achats d’actions et d’obligations privées corporatives plutôt que de laisser ce joyau au gouvernement seul actionnaire public) si bien qu’à tous les trimestres les dividendes d’Hydro-Québec leur seront directement et intégralement versés dans leur compte en Suisse ou aux Iles Caïmans sans attendre et sans intermédiaire étatique. Il est entendu que la société privée HYDRO-QUÉBEC INC aura toujours l’obligation d’exploiter les ouvriers afin de vendre l’électricité très cher aux particuliers-ouvriers-consommateurs et à prix coupé aux grandes corporations milliardaires privées – comme elle le fait présentement, ce mandat d’enrichir les monopolistes privés ne changera pas.

 

C’est l’étape du partage d’une partie des dividendes de l’Hydro entre les travailleurs-payeurs, ses alliés de la petite bourgeoisie besogneuse, et le grand capital monopoliste qui serait ainsi abolie.

 

Chacun aura compris le but de la manœuvre politique qui consiste à nommer un magnat de la presse et de la télé à la tête de la société d’État à privatiser. Le PQ entreprend la phase préparatoire de l’opinion publique en vue de cette grande braderie. Compter sur Péladeau sa télé et ses journaux pour nous expliquer les bienfaits de la privatisation d’Hydro-Québec.

 

En effet, il est requis de sérieusement embrouiller les cartes pour vendre l’idée aux ouvriers québécois, pas bêtes du tout, que de les piller davantage et de les surtaxer en supplémentaire après la saison régulière (ce qui sera le résultat final de l’arnaque) est un excellent «deal» pour eux. Pas facile de faire passer une vessie pour une lanterne. La joute est engagée et je crois que le petit peuple du Québec ne sera pas le dindon de la farce et qu’il continuera de s’opposer farouchement à toute privatisation de cette société d’État…

 

Nous refusons de renoncer aux quelques miettes qui tombent de la table des riches et d’Hydro-Québec…en attendant que l’on exproprie, et pour de vrai, et sans compensation, la table tout entière.

 

___________________________________________

 

 

(1)   http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Karl_P%C3%A9ladeau

(2)   http://www.ledevoir.com/politique/quebec/376011/pierre-karl-peladeau-presidera-hydro-quebec

(3)   http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2013/04/17/003-pierre-karl-peladeau-conseil-administration-hydro-quebec.shtml

(4)   http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydro-Qu%C3%A9bec

 

 

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