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LA « QUESTION NATIONALE » PALESTINIENNE BOURGEOISE ET RÉACTIONNAIRE

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bibeau.robert@videotron.ca

 

Pour lire le texte sur WEBZINE : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-question-nationale-palestinienne-bourgeoise-et-reactionnaire/

 

Toute « question nationale » est une question bourgeoise

Dans la mesure où la classe ouvrière palestinienne est concernée, la « question nationale » palestinienne confronte les différentes factions de la bourgeoisie palestinienne en guerre pour obtenir la gouvernance d’un bantoustan qui leur sera concédé au terme d’une surenchère meurtrière. De temps à autre, les cyniques capitalistes israéliens, de concert avec la puissance impérialiste étatsunienne, interviennent dans les disputes des capitalistes palestiniens afin de donner un coup de main à l’une des factions en conflits et pour soutenir les prétentions d’un groupe de bourgeois en guerre pour un bout de terre à exploiter et une communauté d’ouvriers salariés palestiniens à surexploiter.

La chair à canon palestinienne, c’est-à-dire la classe ouvrière et la paysannerie palestinienne, est alors l’objet de bombardements sanglants, de crimes de guerre abominables; de la destruction de leurs maisons emmurées dans le réduit de Gaza et dans quelques villes de Cisjordanie. Ils sont environ cinq millions de martyrs ainsi parqués à attendre que les factions palestiniennes se soient entendues avec les puissances internationales sur le partage des oripeaux de cette terre en lambeaux.

Comme partout ailleurs sous le mode de production et les rapports de production capitalistes, les bourgeoisies nationalistes, tant palestinienne qu’israélienne, présentent leur cause chauvine comme la défense des intérêts de leur peuple respectif. La classe dominante présente ses intérêts hégémoniques comme ceux de la « nation » tout entière. Cependant, les marxistes révolutionnaires réfutent ces prétentions « nationalistes ». En autant que la classe prolétarienne est concernée, il n’existe pas de « nations » colonisatrices et  oppressives aliénant des « nations » colonisées – opprimées et exploitées.

Entériner le concept de « nation oppressive » signifierait que la classe ouvrière d’une « nation » bourgeoise participe à l’oppression d’une autre « nation » – à la sujétion d’une « nation » opprimée. Or, pour opprimer un peuple – une classe – un groupe  ethnique – une « nation » il faut que la classe oppressive et exploiteuse détienne le pouvoir. La classe oppressive doit contrôler l’appareil de l’État oppresseur afin de l’utiliser dans ses intérêts de classe comme instrument d’oppression d’une  autre « nation » pour en tirer un bénéfice. En pays capitaliste la classe prolétarienne ne détient aucun pouvoir, aucun contrôle sur quelques éléments que ce soit de l’appareil d’État. Ainsi, la classe ouvrière américaine a toujours été sous le joug implacable du grand capital monopoliste, hier pseudo « démocratique » (sic), aujourd’hui totalitaire. La classe prolétarienne étatsunienne a été conscrite dans l’armée américaine raciste et expédiée de force dans la jungle du Vietnam pour y trouver la mort et pour y donner la mort, endoctriné par l’appareil de propagande des capitalistes étatsuniens. Jamais la classe ouvrière américaine n’a constitué la « nation » oppressive. Jamais le prolétariat américain n’a contrôlé ni été intéressé par l’oppression de la « nation » vietnamienne. Jamais la classe prolétarienne américaine n’a détenu le pouvoir de commander la guerre génocidaire contre le prolétariat vietnamien.

 

Une question nationale – une nation – sont des concepts nés de la révolution démocratique bourgeoise anti monarchique et antiféodale qui visait à ériger le pouvoir « démocratique » bourgeois sur une société appelée « nation ». Après sa prise de contrôle de l’appareil d’État féodal, la bourgeoisie s’empressa de le transformer à son image. Elle se dépêcha de construire des frontières « nationales » pour la protection de son industrie « nationale » et garantir sa mainmise exclusive sur l’exploitation du  prolétariat « national ». La classe bourgeoise a conçu la morale « patriotique nationaliste » qu’elle a présenté comme universel et transcendante des classes sociales et des intérêts de classe, présentant ses propres intérêts de classe comme naturels et universels.

La lutte de « libération » nationale palestinienne

La lutte de « libération » nationale palestinienne est une initiative de la bourgeoisie palestinienne soutenue par certaines puissances impérialistes qui pêchent en eau trouble dans cette région fortement convoitée pour ses richesses pétrolières. Quelques puissances impérialistes ont d’abord déporté dans  cette contrée délaissée de l’Empire ottoman déliquescent des populations européennes stigmatisées qui depuis des siècles avaient servi de boucs émissaires aux sections les plus dégénérées de la bourgeoise européenne. On poussa le cynisme jusqu’à suggérer à ces populations déportées qu’elles appartenaient à une race – à un peuple élu – (sic). L’impérialisme britannique et français visait deux objectifs, se débarrasser de populaces qui ne pouvaient plus servir leurs desseins meurtriers dans l’Europe bouleversée et implanter dans cette contrée convoitée une colonie de peuplement qui ne pourrait faire autrement que d’être en guerre perpétuelle contre les autochtones expropriés et déplacés. Plus tard, l’impérialisme étatsunien hégémonique prit la relève et assuma l’armement et le soutien de cette implantation néocoloniale occidentale.

Aujourd’hui, la bourgeoisie palestinienne – divisée en différentes factions –  promeut son combat pour se tailler un fief, une « terre nationale palestinienne » sous la tutelle d’une puissance impérialiste afin d’exploiter le prolétariat palestinien dans des « sweats-shops » sis à l’ombre du Mur de ségrégation.

 

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Les sections palestinienne et israélienne de la classe prolétarienne internationale

 

Le prolétariat palestinien n’a aucun motif de s’entretuer pour défendre les intérêts de cette bourgeoisie cynique et meurtrière. La lutte de « libération nationale » de la bourgeoisie palestinienne pour le contrôle de fiefs ne justifie pas que le prolétariat palestinien abandonne sa lutte de classe pour le renversement du mode de production et des rapports de production bourgeois. Il en est de même pour la classe ouvrière israélienne. La section israélienne de la classe prolétarienne internationale n’a que faire de cette guerre continuelle pour la défense des intérêts impérialistes occidentaux au Levant.

 

Dans la mesure où la section israélienne de la classe prolétarienne est concernée, il n’y a pas de question « juive » au Proche-Orient ni nulle ailleurs. La question « juive » est un archaïsme d’une époque révolue, tout comme les questions musulmane et islamiste révèlent l’état arriéré des rapports de production dans ces régions où se côtoient des reliquats du féodalisme putréfié et l’émergence du capitalisme en phase de décadence accélérée. La nation et le peuple « juif » n’existent pas, pas d’avantage que la nation et le peuple des  « Témoins de Jéhovah ». Dans ces deux cas, il s’agit de groupes d’individus appartenant à différentes classes sociales et habitant des pays différents et  adhérant à une idéologie commune. Les matérialistes marxistes ne reconnaissent nullement les concepts religieux de peuple « élu », ni de nation ethnique, ni de nation religieuse (sic).

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Les positions opportunistes et réformistes sur le nationalisme palestinien

 

Lors d’un récent débat au Canada quelques militants probourgeois palestiniens,  assistés par quelques « juifs » (sic) athées et antisionistes favorables à une implantation pacifique des rapports de production nationalistes capitalistes en Palestine présentaient ainsi la cause de la bourgeoisie palestinienne qu’ils assimilaient à la cause du prolétariat palestinien :

 

 » Il revient au peuple palestinien de trancher. Nous n’avons pas à trancher pour eux, mais il y a deux solutions :  1)  celle de constituer deux États nationaux séparés en Palestine occupée.  2)  Celle de constituer un État unique, laïc, multinational, avec une seule constitution pour toute la Palestine mandataire. Pour les communistes (sic), la chose doit se faire en deux étapes : d’abord, mener la révolution démocratique populaire et ensuite mener la révolution socialiste prolétarienne. Lénine, en 1905, avait insisté sur la nécessité de la révolution démocratique avant de passer à l’étape de la révolution socialiste. Le parti du prolétariat devait, selon Lénine, éduquer les masses populaires pour préparer les deux révolutions successives. »

Voilà succinctement résumé l’ensemble de la mystification opportuniste et réformiste propagée depuis des années à propos de la question nationale bourgeoise palestinienne vis-à-vis l’impérialisme international et sa créature locale, l’impérialisme israélien.

À propos de Lénine, nous ne citerons qu’un passage qui pour nous dit tout « De toute façon, le développement du capitalisme se poursuit et se poursuivra, dans un État hétérogène unique aussi bien que dans des États nationaux distincts. Dans tous les cas l’ouvrier salarié subira l’exploitation et, pour la combattre avec succès, il faut que le prolétariat soit étranger à tout nationalisme, que les prolétaires soient pour ainsi dire entièrement neutres dans la lutte de la bourgeoisie des différentes nations pour la suprématie » (1).

Qu’en 1905, dans la Russie tsariste arriérée, semi-féodale, à peine industrialisée, comprenant plusieurs dizaines de millions de moujiks analphabètes, sans terre, et en quasi-esclavage, Lénine ait pensé que la révolution démocratique bourgeoise était une étape préalable à la révolution socialiste prolétarienne cela est tout à fait compréhensible. Cependant, dix ans plus tard, Lénine a écrit dans l’impérialisme stade suprême du capitalisme que le stade impérialiste du développement capitaliste décadent marquait le passage définitif de la lutte révolutionnaire à l’étape de la  révolution prolétarienne mondiale, sans aucune étape préalable. Il n’y a rien à ajouter à ce constat fondamental et évident.

En Palestine-Israël, région fortement industrialisée, développée, soumise au mode de production et aux rapports de production capitaliste avancés, la section palestinienne et la section israélienne de la classe prolétarienne mondiale n’ont qu’un seul item à leur agenda révolutionnaire, renverser leur bourgeoisie capitaliste respective sans aucune étape préalable. Il n’y a pas de question nationale palestinienne, de révolution démocratique bourgeoise, de question islamiste, ni de question juive qui tiennent – il n’y a que la question de la révolution prolétarienne afin de mettre fin à ce mode de production décadente.

______________________________

  1.             V. Lénine (1969). Sur la politique nationale et l’internationalisme prolétarien. Éditions de l’Agence Novosti. Moscou. Page 42.
  2. R. Bibeau (2012). Impérialisme et question nationale. Montréal. 90 pages. http://www.robertbibeau.ca/commadevolume.html

 

MANIFESTE DU PARTI OUVRIER. Robert Bibeau. 2014. Publibook. http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 

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ENTENTE IRAN – ÉTATS-UNIS À PROPOS DU NUCLÉAIRE IRANIEN

 

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http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/entente-iran-etats-unis-sur-le-nucleaire/

 

 

Les géostratèges s’égarent

Voici que les géostratèges  s’agiotent et tentent de comprendre les tourments de la politique américano-Européenne au Moyen-Orient. Tout un chacun devise à propos des intentions cachées des différents camps engagés. Pour ces gens, la politique est un divertissement pour grands manants – et tandis certains pleurniches qu’on les traite de «conspirationnistes» –  d’autres se questionnent sur les objectifs de ces tractations (1).

«On nous cache de plus en plus de choses et les nouvelles sont filtrées, même à la BBC! L’impression est que l’alliance fragile USA-Union-Européenne se cherche des ennemis pour se justifier et qu’elle est en train de trop en créer : Afghanistan, Irak, Syrie, Yémen, Libye, État islamique + radicalisation turque, Kurdistan et conflit avec la Russie… Allons-nous vers une guerre mondiale apocalyptique à plus ou moins longue échéance impliquant le bloc USA-Union Européenne contre la Chine et la Russie ? » (2)

Vous aurez compris qu’ici l’expert de salon propose un sophisme comme explication à ses supputations. L’alliance  É.-U. – Union-Européenne se chercherait des ennemis comme une bande d’amis cherche des ennuis sur les quais de Miami (!) Il y a là comme une absurdité. Les bourgeoisies milliardaires mèneraient la guerre pour se distraire, pour le plaisir de s’unir et de justifier leur alliance décevante (?) Le pendant de ce salmigondis est bien compris, il suffirait à la première occasion électorale venue de changer d’un Président «faucon» à un Président «moron» pour changer la politique d’une nation (sic). Pourtant, à la dernière occasion les États-Unis ont changé leur président faucon (Georges W. Bush) par la colombe Barak Obama (sic) et rien n’a changé dans la politique de la classe capitaliste américaine agressive. On a pu observer la même fumisterie électoraliste bourgeoise en République démocratique de France citoyenne, au Royaume-Uni monarchique, au Canada parlementaire, etc.

La guerre est le prolongement de la politique.

La guerre est le prolongement de la politique. La politique est le  prolongement des conflits économiques entre multinationales milliardaires concurrentes. L’alliance É.-U. – Canada – Union européenne a été conçue pour défendre les intérêts économiques des conglomérats impérialistes transatlantiques. Voilà le motif de l’existence d’une alliance militaire comme l’OTAN. L’alliance économique transatlantique (Traité de libre-échange de l’Atlantique Nord)  vise la conquête de marchés, de zones de ressources et de secteurs de valorisation de la plus-value (3). Cette alliance économique d’abord, politique par la suite et diplomatique et militaire ensuite, ne peut mener ces agresseurs, à la fois «alliés» et «adversaires», qu’à attaquer les alliances ennemies et à agresser certains pays à leurs frontières (Serbie, Afghanistan, Irak, Ukraine, Syrie, Iran, etc.).

Il est véridique que l’économie politique des États-Unis et de l’Europe décline et que la crise économique systémique – voir l’incapacité de valoriser le capital-profit – force les grandes puissances à attaquer leurs concurrents d’Orient et d’Occident entrainant la création de nombreux fronts d’agression, ce qui constitue la conclusion et non  l’amorce de ces collusions.

S’unir pour attaquer et partager

Les puissances impérialistes déclinantes ne mènent pas ces guerres de rapines pour justifier leur union. Elles s’unissent afin d’écraser et de soumettre leurs concurrents et pour s’emparer de leurs marchés, de leurs sources de matières premières et de leurs secteurs de valorisation des profits. Ainsi, nous le disions dans un article précédent – la tactique d’encerclement de la Russie par l’impérialisme américain et européen conjoint ne vise pas à détruire la Russie, mais à contraindre ce pays à se détacher de la Chine et à rejoindre le camp Trans Atlantique (4).

 

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Photo Poutine Assad

 

L’agression américaine en Ukraine vise à rapprocher les têtes nucléaires de l’OTAN des bases militaires russes. L’agression américaine et européenne contre la Syrie vise à fermer la base militaire russe de Tartous. Si demain Bachar al Assad répudiait le traité qui permet aux navires de guerre russes de mouiller dans les eaux syriennes, ce chef d’État honni par le Pentagone deviendrait un interlocuteur valable pour Washington. En Afghanistan, quand les talibans ont finalement accepté de négocier et de collaborer avec les services secrets américains pour couper les oléoducs russes situés à proximité de leurs frontières, et pour interdire toute construction d’oléoducs iraniens à destination de la Chine, ils sont soudainement devenus des interlocuteurs crédibles pour l’impérialisme américain.

 

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La base navale de Tartous

 Comme le butin n’est pas suffisant pour tous ces goinfres, et que les attaques pour  étendre les zones d’influence ne donnent pas les succès escomptés, cela  entraine des  divisions parmi les partenaires  (USA – Canada – UE). Les Européens trouvent que l’ogre américain avale plus que sa part du carnage. Ce à quoi rétorque le Pentagone, leurs troupes de choc et leurs drones accomplissent le gros de l’ouvrage. À compter du mois d’avril, le Canada lancera donc ses F-18 dans le ciel d’Irak et de la Syrie pour agresser les troupes syriennes et irakiennes, et en soutien à DAESH et à l’État Islamique. On pourrait en dire autant des autres pays de l’OTAN engagés dans ce bourbier.

L’histoire de la lutte de classe

Chacun l’aura remarqué, les É.-U. ont leurs propres objectifs et leurs propres priorités dans ce charnier. Ce sont eux qui sont sur la touche et au bord du gouffre – le dollar étant floué de tout côté –. Ils agressent donc et perdent du terrain sur tous les fronts. Nous assistons au changement de la garde hégémonique impériale et ces changements se font rarement dans le calme et la sérénité.

L’impérialisme européen joue le second violon dans ces malversations, car ces nations ont moins à perde que leur champion. Aussi, les pays de la vieille Europe impérialiste sont plus accommodants avec certains belligérants, alors que les impérialistes américains sont très occupés à assassiner parce que désespérés. C’est le dollar qui est mis à mal et c’est l’hégémonie étatsunienne qui est ostracisée dans le monde entier, de la frontière afghane jusqu’en République Centre Afrique.

Les géostratèges du dimanche constatant la multiplication des fronts de résistance locale, nationale et régionale – et croyant la puissance américaine invulnérable – imaginent que cette profusion de fronts procède d’un plan ourdi – d’une machination – pour produire du chaos et pour multiplier les foyers de résistance à leurs complots. Les comploteurs, les géostratèges amateurs, et les équilibristes du cataclysme oublient simplement que l’histoire des sociétés est l’histoire des luttes de classe. Ceci signifie que pour chaque complot ourdi par une clique impérialiste – divers autres complots sont ourdis par les cliques impérialistes concurrentes et chacune de ces conjurations entraîne des résistances locales, nationales et régionales parmi les classes assaillies par ces manigances violentes.

Le micmac en Irak

Analysons la seconde guerre de la coalition américaine contre l’Irak capitaliste (2003). La grande bourgeoisie irakienne, refusant de jouer plus longtemps les supplétifs après qu’elle eut perdu la guerre des années 1980 contre l’Iran, l’intendance américaine pensa qu’elle pourrait changer de paladin à la tête de cet État pantin. La première manche, jouée dans une guerre conventionnelle où la puissance de feu américaine était infiniment supérieure à celle d’un adversaire équipé des restants de l’armement étatsunien fut un succès facile et éclatant pour la «Coalition» étatsunienne.

Rapidement les milices  chiites – sunnites – kurdes – wahhabites – djihadistes  s’organisèrent, chacune soutenue par différentes puissances étrangères, et par diverses factions et clans de la bourgeoisie irakienne déchue. Le quotidien de ce pays se transforma en une guerre civile fratricide où la classe ouvrière et la paysannerie servirent de chair à canon à l’encontre de leurs intérêts profonds. Tout cela ne visait pas à appliquer la stratégie du complot et du chaos du soi-disant «Paln Oded Yinon de 1982) (!) Cette guérilla se développa à l’encontre de la tactique étatsunienne qui n’est jamais parvenue à faire de ce pays une base stable pour attaquer la puissance iranienne qui veillait au grain.

Après des millions de morts, d’estropiés et de réfugiés, et après des centaines de milliards de dollars dilapidés, la puissance américaine se retira sans avoir rien accompli de ses projets de faire de ce pays une base d’agression contre l’Iran. Pire, c’est l’Iran qui, à la faveur de la guerre civile, gagna la partie et fit du gouvernement Maliki et des milices chiites les gérants de ce pays conquis.

Les États-Unis ourdirent une tactique alternative par la création d’un État islamiste voyou regroupant les restants de leurs milices irakiennes et syriennes regroupées à la frontière entre les deux pays détruits.

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État islamique

Entre temps, les puissances occidentales avaient ouvert un second front en Syrie dans l’espoir d’éparpiller les efforts de l’Iran sur plusieurs fronts. Le Pentagone croyait venir à bout facilement du gouvernement syrien en soutenant des paladins européens errants et quelques malandrins pétaradants aux frontières du pays avec la Turquie et de la Jordanie. Mal leur en prit. La Russie refusa le compromis et maintient sa base navale en Syrie. Pire, la Russie  équipa l’armée syrienne de missiles antiaériens efficaces ce qui fit reculer l’aviation étatsunienne et israélienne. Quant à l’Iran, cette puissance capitaliste, elle maintient son soutien à ses milices aussi bien en Irak, au Liban, qu’au Yémen et en Syrie.

Nous en sommes là aujourd’hui. L’Iran a lancé le «Hezbollah» du Yémen contre la coalition américano-saoudienne. L’Iran a lancé le Hezbollah d’Irak contre Daesh et l’État islamique, alors que l’armée syrienne, aidée par le Hezbollah du Liban, bloque la fuite de Daesh vers l’Ouest. La frontière turque sera bientôt leur seule porte d’évasion ce qui déplaît aux capitalistes turques qui sont à repenser leur soutien à ces milices terroristes financées par le Qatar, l’Arabie Saoudite, les États-Unis et la France. Pour les oligarques turques, une guerre de clans en Syrie peut être encouragée, mais pas question que ce conflit soit exporté vers le Kurdistan Turque (5).

Nos pronostics

Nous prévoyons que les milices du Hezbollah contiendront les milices terroristes de plusieurs pays (Turquie, Arabie, Qatar, Jordanie, France, États-Unis) et que la Turquie se retirera de ce conflit contre la promesse que le Kurdistan irakien ne s’étendra pas au-delà. L’Irak sera sous contrôle iranien et vendra son pétrole en devises américaines. La Syrie sera pacifiée et les milices sanguinaires massacrées ou chassées du pays via la Jordanie. La main tendue par les États-Unis à Bachar al Assad laisse entrevoir l’issue du conflit, au grand dam des impérialistes français et israéliens qui se seront fait flouer. La go-gauche de l’Hexagone l’avait prédit. La gauche parisienne n’en finit plus de réclamer une meilleure défense des intérêts de la patrie face à la perfide Albion des Anglo-saxons (sic).

L’accord sur le nucléaire iranien

Et voici que les États-Unis laissent tomber leurs proches alliés, l’Arabie Saoudite, le Qatar et Israël, l’immortel fraternel (sic) pour s’aboucher avec l’Iran des mollahs milliardaires et vindicatifs dans une entente à propos du nucléaire iranien dont les Américains n’étaient préoccupés que pour faire chanter ce «non-aligné». L’entente avec l’Iran comprend des clauses publiques et des clauses secrètes qui stipulent probablement que l’Iran utilisera le dollar américain pour ses échanges pétroliers (6).

L’Union européenne aura été trahie par son «ami» en hégémonie dans cette suite de conflits que l’Occident ne pouvait pas gagner depuis que leur champion est en perdition. La Russie a renforcé ses positions en Syrie sauf que son rapprochement  avec l’Iran en sort affaibli (7).

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Dépenses militaires par pays 2013

Les capitalistes chinois seront restés derrière les rideaux même si ce sont eux qui sont visés. Comme le montre la figure ci-dessous les Chinois poursuivent frénétiquement leurs préparatifs de guerre en prévision de l’affrontement inévitable qui pourrait voir triompher le prétendant au titre de champion de l’impérialisme moribond, accordant un sursis à ce mode de production en perdition.

La classe ouvrière internationale subit passivement ces guerres entre puissances militaires dont les préparatifs s’intensifient. Saura-t-elle affronter toutes les factions de la bourgeoisie mondiale avant que celles-ci ne se lancent dans un conflit atomique ? Ou alors, comme en 1914, la classe ouvrière internationale attendra-t-elle de déclencher l’insurrection après l’explosion ? Une chose est certaine cependant, la classe ouvrière tient entre ses mains la solution à cette succession de carnages.

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Manifeste du Parti ouvrier. Robert Bibeau. 2014. Publibook.   http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 

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http://www.france-irak-actualite.com/2015/04/djihadistes-de-l-ei-et-maintenant-ils-saccagent-hatra.html  http://www.les7duquebec.com/7-au-front/integrisme-islamiste-contre-national-chauvinisme/

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Réguler les banquiers – réformer le capitalisme – une impossibilité

 

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http://www.les7duquebec.com/7-au-front/reguler-les-banquiers-reformer-le-capitalisme-une-impossibilite/

«Après le 15 septembre 2008, date de la faillite de la banque Léman Brothers − marquant le début de la reprise de la crise systémique – de nombreux économistes ont souligné la fin du «consensus de Washington».  Mais ils sont totalement passés à côté du problème financier.  Je rappelle que c’est l’hypothèse de l’efficience du marché selon laquelle les actifs financiers sont voués à être valorisés à leur valeur intrinsèque qui a conduit à la suppression des contrôles réglementaires» (1).

 Auscultons cette phrase (ci-haut) afin de démontrer de quelle façon les économistes bourgeois parviennent à tout embrouiller, ce qui les amène à dire, à se dédire et à médire. La soi-disant «hypothèse» de l’efficience des marchés (sic) doublée de la pseudo hypothèse de «la valeur intrinsèque des actifs financiers» (resic) sont deux mensonges communément acceptés dans la communauté d’affaires et dans les milieux bancaires. La tâche de l’économiste bourgeois est de répandre ces fadaises parmi le public des benêts lambda qu’il nous croit, afin qu’à la fin nous ne comprenions rien et nous baissions les bras évitant de renverser la véritable raison de l’effondrement capitaliste – le mode de production capitaliste lui-même.

 «Que l’on soit clair dès le début, la régulation financière est une urgente nécessité et je suis un ardent défenseur de Bâle III, mais force est de constater aujourd’hui son échec bien que cet accord ait résolu le problème le plus urgent en supprimant le risque d’effet domino d’une faillite d’une grande institution en organisant le principe des chambres de compensation» (1).

Il faut être un farceur pour présenter le cataplasme des chambres de compensation – qui ne compenseront rien du moment que la crise ardente renaîtra de ses cendres – comme étant la solution au problème des débiteurs insolvables. Qui l’économiste cherche-t-il à berner ? On ne peut compenser 600 000 milliards de dollars de fausses monnaies circulantes quand la totalité des PIB mondiaux équivaut à 50 000 milliards de dollars.  On ne peut compenser des milliers de milliards de «valeurs» sans valeur par d’autres milliers de milliards de «valeurs» sans valeur.

«Cependant, le point qui n’a pas été résolu concerne le fonctionnement de la finance actuelle, je pense, en particulier aux contrats sur produits dérivés et surtout aux Credit Default Swaps (CDS) qui permettent aux banques de ne plus assumer le risque de crédit en privatisant les profits et socialisant les pertes. Le Comité aurait dû mettre en place un processus dissuasif pour les comportements dangereux, car, sur ce point précis, rien n’a changé et, plus grave encore, le danger que représentent les produits dérivés ne cesse de croître» (1)

Les banques n’ont jamais assumé le risque monsieur l’économiste…

Cette notion de risque économique est une mystique capitaliste – un mensonge communément accepté et répandue parmi la communauté des économistes et des analystes bourgeois. Cependant,l’économiste mystique a parfaitement raison de souligner l’orgie de création frauduleuse de monnaies virtuelles-fictives qui se poursuit à grande allure depuis le krach de 2008 comme le montre la figure suivante. Soit 57 000 milliards de dollars de 2007 à 2014, qui s’ajoutent à ce qui était déjà.

 

 

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Enfin, l’économiste en herbe – dont la mission est de s’étonner de la «naïveté» feinte des banquiers, des fonctionnaires affrétés et des affidés des médias –  accrédite la fable que cette fumisterie financière procède d’un malentendu qu’il est possible de corriger avec un peu de bonne volonté. L’économiste classique, parfaitement conscient du drame qui se trame, écrit :

«Comme l’illustre le graphique ci-dessous, et contrairement aux idées reçues, les volumes de ces contrats ont été très peu impactés par la crise et repartent même à la hausse depuis 2012 [puis  il ajoute]  d’après la BRIla valeur notionnelle des contrats de produits dérivés sur les marchés financiers internationaux est passée de 10 000 milliards de dollars en 1986 à 693 000 milliards de dollars fin juin 2013, plus de neuf fois le PIB de la planète! Plus inquiétants encore, ces contrats sont concentrés au sein de 16 organismes financiers, et quatre banques aux É.-U. totalisent 219 798 milliards de $ de contrats sur produits dérivés sur un total de 237 000 milliards de $. La Banque des règlements internationaux reconnait que 7% à 8% de ces montants seulement sont utiles à l’économie réelle en permettant au marché de s’assurer contre des fluctuations de prix, le reste étant de la pure spéculation financière!» (1)

Peut-on être plus clair ? Que pourra faire une quelconque «chambre de compensation» le jour où l’une de ces quatre banques frauduleuses (puisqu’elles vendent du vent aux compagnies d’assurance et aux fonds de gestion des régimes de pension) fera défaut d’honorer ses créanciers pour ces «produits dérivés» envolés en fumée ? Comprenez que chacune de ces banques et de ces organismes financiers est imbriqués les uns dans les autres de manière totalement inextricable. Si en 2008 la faillite de Léman Brothers n’a pas fait s’effondrer ce château de cartes, c’est que les montants encourus étaient modestes (quelques dizaines de milliards de dollars).

À la lumière de ces chiffres, il est probant que le système économique capitaliste n’est pas confronté à un quelconque dysfonctionnement sporadique et fluctuant  sur lequel un comité mondial d’experts ou un organisme de régulation transnational pourrait intervenir pour le masquer et le réguler. Quand les «actifs financiers» censés concrétiser des actifs productifs réels font dix fois la taille des biens mobiliers et immobiliers qu’ils sont censés représenter et que seuls 7% à 8% de ces montants fictifs sont réellement adossés à des valeurs tangibles et monnayables, il n’y a plus rien à dire et plus rien à faire que de laisser braire et d’attendre l’effondrement.

Cette pyramide de Ponzi spéculative impérialiste mondiale est totalement hors de  contrôle et ne peut pas être amendée-corrigée-réformée. Si demain les directeurs d’organismes internationaux – à supposer qu’ils en obtiendraient l’autorisation de leurs patrons – et les banquiers compromis et faillis mettaient fin à la mascarade boursière délirante et rétablissait les contrôles, et s’ils interdisaient définitivement ces arnaques sur produits boursiers sulfureux, c’est l’économie impérialiste de la planète qui s’effondrerait aussitôt. Les banquiers et leurs affidés sont condamnés à laisser-faire et leur seule préoccupation est de savoir comment distraire les ouvriers avec des matchs de football et de hockey ; et de se chamailler avec une crise en République Centre-Afrique, au Mali et en Libye ; un État islamique (Daesh) à pestiférer ; des populations à massacrer au Proche-Orient ; un coup d’État en Égypte ; Boko Haram les sanguinaires au Nigéria ; la guerre civile  en Ukraine avant l’effondrement du gouvernement mafieux, afin d’encercler la Russie, l’autre clan impérialiste en difficulté.

Pouvez-vous imaginer voir disparaître 600 000 milliards de dollars «d’actifs boursiers» (sic) en quelques heures ? Savez-vous qu’une bonne partie de cette fumisterie boursière est réalisée à partir de l’argent des primes d’assurance et des régimes de retraite et des hypothèques payés par les travailleurs (les 7% à 8% de valeurs tangibles que nous signalions parmi cette pacotille spéculative)?

L’économiste peut bien déchirer sa chemise et implorer le bon sens et la mansuétude des banques ! Elles sont prisonnières de cette souricière que le système – le mode de production, d’échanges et de communication impérialiste privé – a  confectionnée. Les lois de fonctionnement du capitalisme mènent tout droit à cette arnaque et nul ne peut enrayer ou contrevenir à ce mouvement, quand bien même tous les gouvernements de la planète le voudraient.

 Revenons à notre économiste contrit qui constate amèrement et nous prouve par des chiffres mirobolants l’inéluctable panade de ce système économique en débandade.  Il révèle que :

«Par exemple, JP Morgan totalise environ 70 088 milliards de $ de produits dérivés avec une exposition totale sur crédit de 303 milliards de $, soit 183 % de son capital selon le dernier rapport de l’OCC, l’Office of the Comptroller of the Currency, l’organisme gouvernemental de tutelle des banques US [de quelle tutelle parle-t-on ici ? NDLR]. Je signale qu’une partie des CDS est adossée aux crédits immobiliers qui connaissent aujourd’hui encore des taux de défaillance records avec un taux officiel de 8,2 % sur un montant global de 4200 milliards de $. À la fin du dernier trimestre 2013 aux É.-U., 1352 procédures de saisies immobilières étaient mises en place chaque jour. La crise est donc loin d’être terminée et le chômage continuera d’augmenter» (1).

Ces 1352 saisies quotidiennes, ce sont la plupart du temps 1352 familles américaines qui se retrouvent à la rue sans logement ? Chaque jour ce drame se renouvelle aux États-Unis, en Espagne, au Portugal, en Grèce, au Brésil et dans nombre d’autres pays à travers le monde. Vous comprendrez que les pleurnichages des «indignés», des libertaires, des altermondialistes, des écosocialistes, des bureaucrates syndicaux, des sociaux-démocrates électoralistes ne sont d’aucun secours pour ces miséreux. Croyez-vous sincèrement que ce système économico-politique peut continuer à sévir et à détruire nos familles et s’en tirer comme si de rien n’était ?  Si vous le croyez, vous vous trompez, soyez-en assuré.

 _____________

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/bale-iii-autopsie-d-un-echec-153142

MANIFESTE DU PARTI OUVRIER

http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782753900073

 

 

 

 

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CRISE, AUSTÉRITÉ ET RÉSISTANCE À LEUR GOUVERNANCE (Nous sommes tous prolétaires)

manifestehttp://www.les7duquebec.com/7-au-front/crise-austerite-resistance-a-la-gouvernance-nous-sommes-tous-proletaires/

[Ce texte sera présenté au teach-in «En marche vers le 1er Mai 2015». UQAM-Montréal, le 29 mars 2015 à 13 h 00. Pavillon AQUIN – A-2445.  Le 1er Mai est un moment de ralliement de tous ceux qui militent en faveur de la révolution prolétarienne mondiale. La classe prolétarienne est la seule classe révolutionnaire que l’histoire a désignée comme fossoyeur du capitalisme et mère du socialisme. C’est pourquoi, ce 1er Mai 2015, nous proclamerons «Nous sommes tous prolétaires»].

Pour comprendre l’austérité, il faut d’abord comprendre la crise économique, ses origines, son évolution et sa finalité.  Si nous comprenons le pourquoi et le comment de la crise économique systémique, et de quelle façon elle frappe toutes les classes de la société, nous saurons pourquoi les États capitalistes nous imposent des mesures d’austérité drastiques et nous pourrons décider de quelle manière résister le plus efficacement aux gouvernements.

La crise systémique

Toutes les classes sociales sont affectées par la crise économique et par ses effets. Ainsi, les médecins et les cadres  sont présentement sous le feu croisé du ministre de la Santé et du ministre du Revenu qui souhaitent augmenter leur charge de travail et réduire leur rémunération. Les 400 000 travailleurs de la fonction publique québécoise se sont fait présenter des offres salariales de 3 pour cent sur 5 ans et la retraite à 62 ans (1). Le tiers des employés de la fonction publique québécoise sont à statut précaire, sans sécurité d’emploi, sans sécurité du revenu.

Les chômeurs ne parviennent plus à se qualifier pour l’assurance emploi (sic). Seulement le tiers des chômeurs y parviennent, les autres ont recours au bien-être social dont les prestations dérisoires se déprécient chaque année. Les services de santé et d’éducation se dégradent et coûtent pourtant de plus en plus cher. En 2012, les étudiants ont bloqué la hausse drastique des frais de scolarité et voici que le gouvernement reprend l’offensive, augmente les frais dérivés et réduit les subventions aux universités, les forçant à couper dans les services, dans les programmes et à geler les salaires des professeurs une autre frange de la petite bourgeoisie ciblée par l’État.

L’Hydro Québec hausse ses tarifs malgré des profits record. Les tarifs des garderies augmenteront bientôt. Les tarifs dans les résidences pour personnes âgées ont augmenté alors que les services ont diminué, au point qu’il devient risqué de résider dans un centre pour retraité. L’assurance automobile a augmenté, les frais d’enregistrement également. Les frais de télécommunication, les tarifs de transport en commun et la TVQ n’en finissent plus de grimper. Bref, tout augmente alors que les services diminuent. L’attaque de l’État des riches contre les régimes de retraite des employés, y compris celui des policiers, leur bras armé terroriste, en dit long sur la situation désespérée des finances publiques de l’État capitaliste.

L’équité fiscale et les paradis fiscaux

On débat du Rapport Godbout sur la fiscalité qui propose une baisse de 4,4 milliards de dollars de l’impôt sur le revenu des particuliers en contrepartie d’une hausse des tarifs des services et des taxes pour les salariés et les gens «défavorisés». Ce rapport constitue une charge en règle contre les ouvriers et les autres salariés du Québec. Le Rapport Godbout constitue la réponse de la classe capitaliste québécoise aux supplications d’une certaine «gauche citoyenne électoraliste» à propos de l’équité fiscale, de l’abolition des abris et des paradis fiscaux (2).

L’argument présenté par le fiscaliste Godbout pour réduire les impôts de 4,4 milliards de dollars et pour augmenter les taxes et les tarifs des services publics est à l’effet qu’on réduira ainsi les charges fiscales pour les riches qui pourront alors investir leur argent – leur capital – créer des emplois et relancer l’économie (3).

Cet argument s’appuie sur la thèse frauduleuse qu’il y aurait pénurie de capital sur le marché immobilier, sur le marché commercial, sur le marché industriel et sur le marché boursier. Ce qui est totalement faux. La présente crise économique du capitalisme est une crise de surproduction de marchandises et de surplus de capital qui ne trouve plus à se valoriser. Laisser davantage d’argent dans les poches des riches et des entreprises monopolistes pendant que l’on retire l’argent aux salariés pour consommer, réduisant d’autant leur pouvoir d’achat, c’est le contraire de ce qu’il faut faire pour relancer l’économie en léthargie faute de marchés.

Ainsi, le dernier budget Leitao (2014-2015) propose des crédits de 1,5 milliard de dollars pour étayer les investissements privés dans le Nord québécois et pourtant rien ne se passe de ce côté. La Chine a annulé un projet minier d’un milliard de dollars faute de marchés pour écouler l’acier  dans une économie atrophiée. Pour conclure, il n’y a pas de pénurie de capitaux, il y a surabondance de capital. Ce qui fait défaut, ce sont les occasions pour les milliardaires d’investir « profitablement ».

Par contre, baisser les taxes et les tarifs des services publics et hausser les impôts pour les riches n’est pas non plus une option envisageable en économie impérialiste en panade. Pourquoi ? Parce que sous l’économie impérialiste globalisée et mondialisée, les capitalistes ont abattus les frontières, brisés les barrières tarifaires et douanières par une multitude de traités de libre-échange (4). Les capitalistes ont imposé la concurrence internationale entre tous les contingents d’ouvriers et sur tous les marchés. Les ouvriers d’Alcan font concurrence aux ouvriers russes et chinois pour conserver leurs emplois. L’accélération des transports et des communications augmentent les possibilités d’échange et de concurrence. Si un gouvernement s’avise de hausser les impôts des entreprises ou de stopper la fraude fiscale, les multinationales s’échapperont vers des cieux plus obséquieux.

D’où vient la richesse dans notre société ?

La seule et unique source de richesse et de prospérité c’est le travail salarié. L’ouvrier travaille 8 heures à l’usine ou sur un chantier, un salaire nécessaire à sa survie lui est remis (disons la valeur de 3 heures de travail), la valeur créée le reste du temps, la plus-value, ne lui est jamais remise. Cette valeur supplémentaire est expropriée  par le patron – propriétaire privée des moyens de production – pour payer l’impôt; pour payer les taxes sur la masse salariale; pour rembourser les moyens de production (énergie, matières premières); pour payer l’amortissement sur l’outillage et les bâtiments; pour rembourser les emprunts; pour défrayer les coûts de mise en marché, et finalement pour son profit qu’il espère investir dans un nouveau cycle de production si les marchés lui sont favorables. Même les économistes bourgeois admettent que toute richesse provient du travail salarié. Voici ce qu’ils écrivent dans un rapport du Conseil du patronat du Québec : « Les économistes s’entendent pour affirmer que la majorité du fardeau économique retombe en bout de piste sur les employés. » (5)  L’équation de ce cycle de reproduction productif va comme suit 

 C =»salaire + [plus-value = (moyens de production + impôt + rente) + profit]=»C’ 

 

      Figure 1

 figure1

 

 

La contradiction mortelle – l’élévation de la composition organique du capital

Si le mode de production capitaliste (MPC) ne reposait pas sur une contradiction fondamentale, ce cycle économique pourrait se perpétuer pour l’éternité et vous ne connaitriez aucune crise ni aucune mesure d’austérité pour la contrée. Le problème surgit quand chaque capitaliste, est forcé malgré lui, par la concurrence d’autrui, d’augmenter ses profits afin d’attirer à lui le capital d’investissement qui lui permettra de reproduire ce cycle économique élargie, seule et unique raison de vie du capital. Si un capitaliste charitable décidait de ne pas chercher à accumuler davantage de profit, il serait éliminé par ses concurrents.

Étant donné que seul le travail salarié – le surtravail vivant de l’ouvrier – engendre de la plus-value, unique source de profit, le patron (propriétaire privée) est forcé de réduire la portion du salaire nécessaire à l’achat de la force de travail s’il souhaite accroître la portion de surtravail spoliée, et ainsi augmenter ses profits (Figure 1). Ce faisant, chaque capitaliste réduit lepouvoir d’achat de ses employés soit en diminuant leur salaire net (inflation déduite), soit en réduisant leur salaire relatif (productivité absolue et relative accrue), soit en diminuant  ses charges sociales (impôts et taxes) et en augmentant les taxes payées par les salariés (on revient au Rapport Godbout).

Profit capitaliste versus «coût du travail» (sic)

 Il paraît aberrant de confronter le coût du capital avec le coût du travail. C’est un peu comme si un braqueur comparaît ses coûts d’opération (armement, munitions, véhicules, frais divers) avec ce qu’il en coûte aux épargnants pour protéger leurs épargnes, et le braqueur de conclure qu’il y a déséquilibre dans le «partage» des coûts compte tenu de ses «revenus» prévus (sic) ! Tout de même, afin d’étayer notre argumentation nous étudierons l’exemple de la France sachant qu’au Québec, au Canada et dans la plupart des pays industrialisés la situation est similaire. L’an dernier, le webmagazine Mondialisation publiait ceci :

«Le problème de la France n’est pas le coût du travail, mais le coût du capital, c’est-à-dire la part des bénéfices versée aux actionnaires, qui a augmenté bien plus vite que les salaires et qui a atteint des sommets inégalés depuis trente ans. En effet, selon l’INSEE, de 1980 à 2010, la part de dividendes est passée de 3% de la richesse nationale à 9%, ce qui représente une hausse de 180 milliards d’euros par an pendant trois décennies. En 30 ans, les dividendes payés aux actionnaires ont augmenté de 200%. Sur la même période, en euros constants, les salaires n’ont progressé que de 20%.

Sur les cinq dernières années, de 2007 à 2011, les dividendes ont augmenté de 27% alors que les salaires n’ont augmenté que de 12%. En 2010, toujours selon l’INSEE, 210 milliards d’euros ont été versés en dividendes aux actionnaires et seulement 182 milliards ont été investis dans la production. Ainsi, le coût du capital est supérieur aux investissements productifs. Sur cent euros de richesse créée par les travailleurs, 25 euros partent en dividendes pour les actionnaires, alors que la part des salaires a baissé de 10 points depuis 1980 et est proportionnellement similaire au niveau de 1960, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.» (6)

Ces données confirment l’érosion des salaires et du pouvoir d’achat des salariés en France, et elles confirment également qu’il n’y a pas pénurie, mais bien surabondance de capitaux à investir. Nous pouvons en déduire que de favoriser les « investissements » n’est pas la solution à l’augmentation de la composition organique du capital et à la baisse du taux de profit moyen qui s’ensuit. La preuve en est qu’au Canada seulement, et vous pouvez généraliser cet exemple à tous les pays impérialistes, les banques déclarent des profits records année après année comme le montre la figure 2.

 

 

Figure 2

 figure2

 

Comment les profits des banques canadiennes et mondiales peuvent-ils croître alors que l’économie réelle stagne – que la production de marchandises et de services périclite ? En termes d’économie politique capitaliste ceci est absolument incompréhensible et inexplicable. C’est comme si un ménage gagnait de moins en moins d’argent, mais verrait son livret bancaire s’enrichir. Ce que ces chiffres révèlent c’est que les banques canadiennes – comme celles de toutes les autres puissances – créent de l’argent – du capital virtuel-fictif. Des papiers à ordre, des bons du Trésor, des actions, des obligations, des prêts, des produits dérivés, du crédit de façon tout à fait désordonnées, et ce phénomène, qui existait déjà au début du capitalisme britannique, a pris une ampleur inimaginable au tournant des années 1970 – au moment de l’amorce de la présente séquence de crises économiques systémiques du capitalisme. L’abolition des Accords monétaires et financiers de Breton Woods  marque le commencement de la fin du capitalisme (7).

Attention, nous ne disons pas que le capitalisme s’effondrera de lui-même, sous le poids de ses propres contradictions. Non, le capitalisme à son stade impérialiste décadent aura besoin d’un sérieux coup de main pour en venir à sa fin. Cette mission historique est dévolue à une classe sociale révolutionnaire, la classe ouvrière que nous fêterons ce 1er Mai comme chaque année.

Surabondance de «capital» parasitaire

Ce que nous venons d’expliquer – cette dichotomie entre la production de valeur réelle  tangible – marchandisable  – et l’accumulation d’immenses sommes de capitaux virtuels – ne représentant rien – aucune valeur réelle – peut aisément s’observer à l’échelle québécoise et canadienne, mais encore plus facilement à l’échelle mondiale. Il faut toujours se rappeler que l’on ne peut comprendre, analyser et expliquer, les phénomènes économiques et les politiques nationales si on ne les confronte pas avec les données, les phénomènes économiques et les politiques  internationales. Le Canada et le Québec ne sont que des microcosmes d’un monde impérialiste globalisé et mondialisé.

Ainsi, aujourd’hui, la somme des produits intérieurs bruts (PIB) des pays de la planète totalise  50000 milliards de dollars US alors que la somme des produits boursiers dérivés (l’argent de pacotille) totalise 600 000 milliards de dollars US, soit douze fois plus au passif qu’à l’actif (8). Ce « capital » fictif est tellement volatile que pendant la crise boursière de 2009, 23 000 milliards de dollars de soi-disant «valeurs boursières» s’est envolée en fumée sans que personne ne puisse retracée cet argent inexistant. C’est exactement comme ces banques chypriotes qui un jour affichaient dix milliards de dollars de crédits et de dépôts alors qu’elles ne possédaient que 500 millions de dollars d’actifs. Quand un jour les épargnants de Chypre se sont présentés à leur succursale bancaire pour retirer leurs épargnes – les banques ont fermé leurs portes et l’État chypriote a décrété que chaque épargnant – actionnaire – perdait 40% de la valeur de ses épargnes.  Les millionnaires chypriotes avaient déjà déplacé leurs avoirs vers les banques suisses quelques jours avant l’arnaque. Des scénarios semblables vous en verrez à profusion dans la plupart des pays du monde. La dévaluation généralisée des monnaies – à commencer par le dollar américain – sera la prochaine étape de la déchéance impérialiste étatsunienne.

Comment les Robin des bois de l’ère moderne pourraient-ils taxer et confisquer cette monnaie de singe, ces avoirs inexistants, pour renflouer les budgets des états capitalistes et investir dans les services publics ? L’État des riches, à supposer qu’il le souhaite, ne peut exproprier ce qui n’existe pas. La figure qui suit présente quelques chiffres illustrant la croissance de la masse monétaire et du crédit en circulation dans le monde entre 2000 et 2014. Chacun comprendra qu’il est tout à fait illusoire de penser qu’un jour des pays pourront rembourser la totalité de ces dettes boulimiques. Par contre, cette dette cumulative, hors contrôle, aura servi de prétexte pour imposer des mesures d’austérité aux ouvriers du monde entier.

 

Figure 3

 

 figure3

 

Le rôle de l’État dans le cycle économique

Au Québec, l’État capitaliste (fédéral, provincial, régional et municipal) génère 50% du PIB provincial. L’état-major du capital a donc un rôle crucial à jouer dans l’économie (9). Cependant, l’État n’a pratiquement aucune latitude quant aux politiques et aux mesures qu’il peut mettre en œuvre pour « stimuler et faire progresser » l’économie. Le mantra de l’économie capitaliste n’est pas de satisfaire les besoins de la population, mais d’assurer la reproduction élargie du profit. Donc, de faire croître la plus-value afin de réinvestir les profits qui seront valorisés pour être ensuite réinjectés dans un nouveau cycle économique productif. C’est ce cycle capitalistique qui est rompu par la contradiction que nous avons décrite. Voyons maintenant comment l’État intervient afin de prolonger l’agonie du capitalisme.

Les taxes et les impôts collectés par l’État capitaliste servent à deux choses : 1) à assurer la reproduction de la force de travail des salariés (éducation, formation, soins de santé, services et divertissements, ordre public et répression). 2) à fournir un certain nombre de moyens de production requis par le capital privé tel que routes, voies ferrées, ports, aéroports, aqueduc, égouts, télécommunication, et capital de risque afin d’éponger les pertes et d’assurer les profits accrus (activités de la Caisse de dépôt et placement et d’Investissement Québec).

Tableau 1

Québec                                                

 

PIB                                                                        375 M$

Budget gouvernemental (province)         77 M$   (+ portion fédéral  70 M$)

Masse salariale                                                160 M$

Dette souveraine                                           274 M$

Dette des particuliers                                   165% de leur revenu annuel

Investissement Québec                               2,2 M$

Caisse de dépôt (actif)                                 226 M$

 

L’État des riches par ses taxes, ses impôts et par ses tarifs sur les services publics (70% de ces revenus proviennent des particuliers et 30% transitent par les entreprises, alors que 100% proviennent du travail salarié) contribue lui aussi à réduire le pouvoir d’achat des salariés et de leur famille qui voit fondre leur capacité d’acheter des marchandises et des services. Pire, quand de nouveaux emplois sont créés la masse salariale globale (celle qui fait foi du pouvoir d’achat des salariés) n’augmente pratiquement pas. C’est que très souvent des emplois à temps plein, mieux rémunérés, sont abolis, pour être remplacés par des emplois précaires et sous-payés.

Une nouvelle catégorie de travailleurs est apparue aux États-Unis, en Australie et au Canada, les « poor workers », des ouvriers si mal payés que malgré qu’ils s’échinent quarante heures par  semaine, ils ne gagnent pas suffisamment pour assurer la reproduction de leur force de travail. Le capitalisme à sa phase impérialiste est revenu à son stade initial du « Take off » misérabiliste. La figure 4 indique la proportion en pourcentage des travailleurs pauvres par secteur d’emplois aux États-Unis.

 

Figure 4

 figure4

 

Depuis les années soixante (1960), l’État «providence» (sic) assurait, par ses prestations et ses services, plus de la moitié du revenu des ménages au Québec, au Canada et dans nombre de pays occidentaux. Aujourd’hui, l’État capitaliste «policier et totalitaire», par ses mesures d’austérité, tend à réduire sa participation au revenu familial. Tout ceci implique que lorsque l’État réduit ses prestations de revenu et de services il réduit le marché solvable pour les marchandises offertes sur les marchés de moins en moins lucratifs et de plus en plus exigus. D’une main, l’État fournit du capital de risque pour produire des marchandises qui s’entassent dans les entrepôts –les invendus –. De l’autre main, l’État endetté tout autant que les particuliers pressurent les salariés, réduit leur pouvoir d’achat et empruntent aux banquiers qu’il ne parvient pas à rembourser, car malgré les coupes sombres que l’État effectue dans les services publics les déficits ne s’estompent pas (la baisse du prix du pétrole vient d’offrir la démonstration d’un budget fédéral «équilibré» soudainement déficitaire) et l’État est contraint d’emprunter afin de continuer à assurer les services essentiels au maintien des conditions de la production capitaliste (sa première mission) et de la reproduction de la force de travail salarié (sa seconde mission).

L’écart entre revenus et dépenses – le déficit fiscal des gouvernements occidentaux n’est pas conjoncturel, il est structurel. Ces déficits récursifs sont le résultat de la baisse des revenus suite à la baisse de l’activité économique, à la baisse de la valeur des marchandises et à l’accroissement des dépenses pour le service de la dette, la « défense » nationale et autres dépenses improductives qui dévalorisent le capital (9).

Comment l’ouvrier peut-il résister aux mesures d’austérité ?

Puisque les ouvriers n’ont aucune prise sur les leviers de l’économie, aucune prise sur les centres de décision bancaires, financiers, industriels et politiques; aucun moyen de modifier le mode de production capitaliste, qui de toute manière ne peut être réformé, il ne lui reste qu’à résister jusqu’à obliger le gouvernement à reculer et à modifier ses politiques d’austérité de peur d’enclencher une révolte généralisée. Le prolétariat ne possède qu’une seule arme dans sa lutte sur le front économique de la lutte de classe – c’est la grève générale –. La cessation du travail – le refus de reproduire le capital et de produire la plus-value et les profits. Seule la grève générale peut faire reculer la classe capitaliste et son État.

Le 1er Mai, manifestons pour la reconquête du droit de grève pour la classe ouvrière.

Nous sommes tous prolétaires.

_______

 

 

 

En librairie – commandé le »  MANIFESTE DU PARTI OUVRIER

Robert Bibeau.   Édition PUBLIBOOK

 

http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 manifeste

 

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LE CANULAR CONSPIRATIONNISTE DU RÉAMÉNAGEMENT DU GRAND MOYEN-ORIENT

Grand-Moyen-Orienthttp://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-canular-conspirationniste-du-reamenagement-de-lorient/

Depuis la présidence de Georges W. Bush (2001-2009), la CIA et le Pentagone, assistés par leur sous-fifre israélien du Mossad, font circuler la rumeur d’un Plan de remodelage du Grand Moyen-Orient.  Tout ce qu’Internet compte d’experts a repris cette rumeur jusqu’à la présenter comme un fait avéré (1).

La question qui se pose aux militants progressistes est de comprendre pourquoi généraux et amiraux tiennent tellement à faire gober cette théorie du complot aux analystes amateurs et à l’intelligentsia de la «gauche» en peur (2) ?

 

Ce «Plan de remodelage du Grand Moyen-Orient», ou encore, la «Stratégie du chaos», que la CIA et le Mossad diffusent abondamment, et que relaient tous les géo-stratèges d’Occident, visent un objectif idéologique et un objectif stratégique spécifique. Lesquels?

Plaçons quelques balises préalables à l’analyse de ce type de canular « complotiste » géostratégique. Il est indéniable que le grand capital morcelé est en guerre perpétuelle entre segments d’une alliance et contre les autres alliances internationales. Dans le cadre de ces guerres concurrentielles pour accaparer les marchés, les zones d’exploitation des ressources et les secteurs géographiques de spoliation de la plus-value, chaque alliance élabore ses plans spécifiques.

Il est évident que le mode de production capitaliste (MPC) étant le mode de production le plus avancé qu’ait connu l’humanité, a produit la puissance impérialiste la plus belliqueuse et la plus agressive que le monde ait connue. L’alliance étatsunienne élabore des plans ainsi que l’alliance russo-chinoise. Il en est de même pour l’alliance européenne (Euroland) et il en va ainsi de certaines puissances impérialistes moyen-orientales, incluses au sein d’alliances plus vastes (Turquie, Arabie Saoudite, etc.), ou alors, hors de toute alliance  internationale pour le moment tel l’Iran (3). Donc, chaque groupement impérialiste  élabore ses tactiques qui recoupent ou confrontent les plans géostratégiques des alliances et des puissances concurrentes.

Au beau milieu de ces manigances et de ces malversations planifiées et géo-orientées, il y a les populations locales et  régionales, il y a la classe ouvrière locale et régionale, qui obéissent et s’adaptent plus ou moins à ces planifications; qui résistent; qui combattent ou qui refusent de servir de chair à canon pour ces plans de perdition, de démantèlement, de réaménagement, et de conditionnement (4).

Le résultat de ce méli-mélo et de cet imbroglio, et de ces luttes de classes, c’est qu’aucun de ces «plans manigancés» n’atteint les objectifs visés. Ainsi, il est absolument improbable que l’une des multiples alliances impérialistes s’affairant à semer le trouble au Moyen-Orient ait planifié de remodeler la région en implantant des États terroristes ethnoreligieux et tribaux. Ce serait ainsi offrir aux capitalistes locaux et régionaux une grande force de résistance face aux plans de domination et de spoliation subséquents. Ainsi, c’est pour empêcher une cristallisation du nationalisme panarabe islamiste que les gouvernements dirigés par les Frères musulmans ont été renversés, car ils représentaient la menace d’une trop grande indépendance des capitalistes locaux et pourtant vassaux. Nous l’écrivions précédemment, l’islamisme est aux sociétés du Moyen-Orient musulman ce qu’est le nationalisme chauvin aux sociétés industrialisées et occidentalisées (5).

Il suffit d’observer la carte ci-haut projetée par le Pentagone et le Mossad pour comprendre que leurs ambitions étaient disproportionnées, et surtout qu’elles allaient à l’encontre des intérêts de la puissance américaine dans cette région. De plus, de telles ambitions allaient à l’encontre des intérêts des autres puissances impérialistes internationales et régionales qui toutes s’immiscent dans les affaires du Moyen-Orient afin de contrôler et d’exploiter les ressources, les ouvriers et les peuples de cette région sous pression. Observez à nouveau cette carte, gracieusement diffusée par la CIA. Si on excepte l’État islamique (Daesh), chargé de faire valoir le terrorisme étatique des pays impérialistes, aucun des objectifs de réaménagement n’a été atteint depuis l’an 2000.

Pour revenir à l‘État Islamique (EI), bien qu’armer et soutenu par les États-Unis et l’Arabie et le Qatar et la Turquie (avec de plus en plus de réticence cependant), comme le dénonce vertement le gouvernement irakien, cet État fantoche ne durera pas aussi longtemps que le prétend les tacticiens américains depuis qu’une branche du Hezbollah a été établie en Irak, équipée d’armes américaines sophistiquées, empruntées à l’armée irakienne. Cette succursale du Hezbollah libanais a entrepris la reconquête du territoire irakien pendant que l’armée syrienne, toujours soutenue par l‘Iran, les prends à revers venant de l’ouest avec des tanks Abraham américains ! (6)

 

 hezbollah

 

Reprenons notre question initiale « Qui ce canular conspirationniste sert-il en définitive ?»

Le clan impérialiste américain « dévoile » publiquement son plan « conspirationniste » d’agression, car son vrai plan est très différent. C’est ce que l’on appelle de «l’intox informationnelle» dans les centres professionnels de la propagande. D’autre part, l’impérialisme étatsunien aime bien que les ouvriers et les populations locales, et internationales, croient que leur sort leur échappe totalement et que rien ne sert de se rebeller et de résister, car « Big Brother US » gère tout, planifie tout, décide tout, et vous pauvres mortels affamés, paupérisés, insécurisés, n’avez qu’à ployer sous le joug du tout puissant et à vous soumettre à votre maître terroriste étatique.

Évidemment, il n’en est rien. À contrario, il est du devoir révolutionnaire de proclamer que l’avenir de l’humanité n’est pas écrit sur un papier, un parchemin, un grimoire, un compendium, un plan «secret» du Pentagone, ou dans un livre « sacré » (sic) dévoilé par Georges W. Bush et propagé par B. Netanyahou ou par un quelconque ripou. La classe ouvrière ne doit porter aucune attention à ces machinations – aucune crédibilité à ces manigances – aucune foi à ces plans d’effrois et poursuivre sa résistance de classe au Moyen-Orient, évidemment, mais ailleurs également, en Grèce, en Espagne, en France, au Canada et aux États-Unis. C’est ainsi que nous déjouerons les malversations conspirationnistes et alarmistes des États policiers  terroristes.

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MANIFESTE DU PARTI OUVRIER : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

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DAESH ET CONSORTS, FAIRE VALOIR DU TERRORISME ÉTATIQUE

 

 

usa terrorisme

Revue de presse

 

Nous avons consulté des dizaines d’articles publiés par la mouvance islamiste qui présente l’intégrisme djihadiste comme la réponse des peuples opprimés aux atrocités subies dans leurs pays soumis. Nous avons compulsé des dizaines d’articles de la presse de droite qui dénonce les malversations commises par les groupes djihadistes commandités et qui appelle à la guerre sainte pour défendre «nos valeurs» (sic), «notre liberté démocratique» et «notre patrie» envahie (sic). Nous avons observé la presse de gauche, terrifiée à l’idée d’être associée à ces terroristes à la petite semaine, et qui apostasie djihadistes et islamistes sans même s’opposer au fondamentalisme terroriste étatique. La go-gauche se complaît à forger des fronts-unis «anti-islamophobies». Nous avons épié la presse gauchiste qui répudie la religion, opium des opprimé(e)s, et appel à diriger la croisade fasciste impérialiste. Lisez plutôt : « L’ignoble attentat contre Charlie Hebdo fait le jeu de l’État et affaiblit la seule classe, la classe ouvrière, qui peut battre concrètement le fanatisme religieux là où il s’enracine (…) L’attaque contre Charlie Hebdo impose au prolétariat de se charger directement et sans tarder de la lutte sans merci contre le fanatisme religieux violent qui renforce l’État et qui accroît la division au sein des exploités et des opprimés » (1) 

Encore une fois, Charlie Hebdo

Devons-nous rappeler que l’agression contre Charlie hebdo fut l’attaque d’une alliance impérialiste contre les sous-fifres symboliques d’une alliance impérialiste concurrente.  En aucun cas cette attaque ne concerne le prolétariat. La clique capitaliste visée par cette attaque tente aujourd’hui de mobiliser les ouvriers afin de les lancer comme chair à canon dans une guerre de reconquête pour le contrôle des hydrocarbures.

Le terrorisme «libéralisé» et le terrorisme institutionnalisé

Étrangement, aucune de ces presses gauchiste, centriste ou droitiste ne semble savoir qu’elle déblatère à propos de manifestations de terrorisme «libéralisé» – à la petite semaine – ignorant totalement le grand terrorisme institutionnalisé, le terrorisme à grande échelle, le terrorisme étatique (23 000 têtes nucléaires, 11 porte-avions US, des dizaines de sous-marins nucléaires, des dizaines de millions de soldats, un univers carcéral démentiel (dont Guantanamo + 2,5 millions de prisonniers aux É.-U.), la torture légalisée par laquelle meurent chaque année, oubliée, des centaines de résistants sacrifiés. Chaque jour, aux États-Unis et dans moult autres pays, la télévision donne à voir des assassinats publics de gens qui résistent à la police (2). Pas un phylactère de ces énergumènes de droite, de centre et de gauche sur la mère de tous les terrorismes, l’impérialisme décadent.

Objectivement, par ses propos, cette presse gauchiste-centriste-droitiste soutient les préparatifs de guerre terroristes des États impérialistes et elles sanctifient la passivité ouvrière face à la terreur guerrière qui se répand dans tout l’Occident.  Cette presse  contribue à  soulever l’opinion publique en faveur de la croisade terroriste étatique de l’empire de l’ouest contre le terrorisme étatique de l’empire de l’Est.

 

US-bases

L’islamisme est aux sociétés orientales ce qu’est le nationalisme aux sociétés occidentales

 

La gauche erre en droit, en fait, et en économie politique quand elle tente  d’expliquer l’émergence du djihadisme et de l’islamisme comme le fruit des activités conspirationnistes des services secrets des pays impérialistes. Que les officines et les services secrets de multiples pays impérialistes pêchent en eau trouble, au Moyen-Orient et en Afrique, et que ces services soutiennent et fomentent des attentats terroristes là-bas et en Occident, cela ne fait aucun doute. Mais ces activistes mercenaires et ces services secrets terroristes ne peuvent opérer et recruter des «djihadistes» que parce que le substrat économique, politique, et social s’y prêtent et fournit les conditions de leur mobilisation. Le niveau de développement économique et social des pays capitalistes où les populations islamistes sont importantes (1,3 milliard d’individus dans le monde répartis dans trente pays), en sont au stade de leur développement capitaliste avancé et cela crée les conditions matérielles de l’émergence du national-islamisme oriental en opposition au national-fascisme et au national-socialisme gauchiste occidental. 

Les guerres sont la forme suprême du terrorisme étatique 

Les guerres impérialistes de reconquête, au Moyen-Orient et en Afrique, ont pour objectif de briser la résistance des bourgeoisies compradores locales (islamistes) en exterminant des populations entières sous les drones, les bombes à fragmentation, les bombes à l’uranium appauvri, la destruction des infrastructures civiles et des cultures vivrières et par la famine. Les mercenaires djihadistes sont les soldats de l’impérialisme agressif tout autant que les soldats en uniforme de la coalition impérialiste américaine. Les  prolétaires du monde n’ont que faire de leurs disputes inter-partenaires.

De 1939 à 2015, même scénario fasciste

En aucun temps et sous aucun prétexte, la classe ouvrière ne doit s’engager, ni ne doit  assumer les guerres impérialistes des capitalistes. En 1939, la classe capitaliste des pays de l’Alliance atlantique a engagé les ouvriers du monde entier dans une guerre pour la soi-disant «démocratie» et la pseudo «liberté» bourgeoise contre l’Axe fasciste. La Seconde Guerre mondiale terminée, ils ont ordonné la curée contre l’empire soviétique. La classe ouvrière a enduré tous les sacrifices pour prolonger ce mode de production et ce système économique esclavagiste salarié et qu’a-t-elle gagné ? Davantage d’oppression, de répression, d’exploitation, et aujourd’hui la menace d’un nouveau conflit international suite à la crise systémique du capitalisme.

La classe capitaliste monopoliste, aux abois propose aux travailleurs de se mobiliser pour défendre la «démocratie», les «valeurs nationales» et la «patrie» des riches dans un immense holocauste nucléaire d’où la classe ouvrière sortira décimée, paupérisée et brisée en tant que force révolutionnaire. La classe ouvrière mondialisée doit assumer sa seule mission historique, renverser le mode de production et les rapports de production capitalistes décadents, qui ont fait leur temps.

La classe ouvrière dans cette magouille terroriste mondialisée ?

La classe ouvrière n’a que faire de ces appels au djihad occidental réactionnaire et fasciste contre le djihad moyen-oriental réactionnaire et fasciste, puis demain, contre l’alliance orientale-chinoise-impérialiste. La tâche d’écraser tous les djihadismes, particulièrement celui des États policiers fascistes qui les manipulent, revient aux prolétaires unis et mobilisés de ces pays néo-colonisés. En aucun cas la classe ouvrière ne doit se mettre sous le leadership  des castes petites-bourgeoises démocratiques courroie de transmission du pouvoir capitaliste. Les ouvriers de ces pays dominés doivent cependant lutter à la fois contre les mercenaires instrumentalisés des États islamiques, Daesh, Boko Haram, Al Qaïda, Al-Chabaab, Al Qaïda au Maghreb et en péninsule arabique, Iran, Pakistan, Afghanistan, Irak, Syrie, Yémen, Égypte, Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, etc., mais surtout contre la classe capitaliste compradore et islamiste de ces pays afin de la chassée du pouvoir et d’instaurer la dictature du prolétariat sur l’État socialiste de transition vers le mode de production communiste.

 

La tâche d’écraser les terroristes bourgeois capitalistes et leurs États policiers fascistes dans tout l’Occident chrétien revient aux prolétariats unis et mobilisés des pays impérialistes dominants et exploiteurs, néo-colonisateurs et spoliateurs du labeur des prolétaires de toute la Terre. L’objectif étant de chasser cette classe parasite du pouvoir et d’instaurer la dictature du prolétariat sur l’État socialiste de transition vers le mode de production communiste sans État. 

Les conditions de la lutte ouvrière contre l’État terroriste 

D’aucuns diront que les conditions subjectives pour une telle révolution prolétarienne mondiale ne sont pas réunies. Soit, si cela est exact, cela signifie que nous devons nous unir et redoubler d’efforts pour porter l’alternative révolutionnaire parmi les ouvriers. Ce retard des conditions subjectives ne peut en aucun cas justifier que l’avant-garde ouvrière participe aux menées terroristes capitalistes dans une «guerre sainte, crypto démocratique, et pseudo humaniste» d’une alliance impérialiste contre une autre alliance impérialiste tout aussi corrompue, meurtrière et décadente que la précédente.

Ni Dieu, ni César, ni tribun, ni capitaliste, ni Obama, ni Poutine, ni Hollande, ni Cameron, ni Merkel, ni Xi Jinping.

Prolétaires du monde entier unissez-vous !  

 

 

MANIFESTE DU PARTI OUVRIER »»

http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

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  • Mouvement communiste. Bruxelles. Bulletin no 7. 7.1.2015.

http://humaniterouge.alloforum.com/daesh-imperialisme-francais-t5300-1.html

http://www.al-imane.org/forums/showthread.php?t=13763

http://www.voltairenet.org/article186819.html

http://www.legrandsoir.info/l-armee-irakienne-abat-deux-avions-britanniques-transportant-des-armes-pour-l-etat-islamique-fars-news.html

http://arretsurinfo.ch/video-le-dr-nabil-antaki-parle-des-souffrances-quotidiennes-a-alep/

http://www.algeriepatriotique.com/article/dossier-le-groupe-daech-une-multinationale-terroriste-au-service-des-economies-occidentales

http://www.francoisasselineau.fr/2015/02/qui-veut-le-choc-des-civilisations.html

http://arretsurinfo.ch/video-le-dr-nabil-antaki-parle-des-souffrances-quotidiennes-a-alep/

http://www.lapresse.ca/debats/nos-collaborateurs/jocelyn-coulon/201501/21/01-4837299-qui-commandite-le-terrorisme-islamiste.php

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/428809/combattre-le-terrorisme-islamiste-et-ses-causes

http://lesmoutonsenrages.fr/2015/01/02/les-sponsors-occidentaux-de-letat-islamique/  et  http://michelcollon.info/Ce-que-cache-la-reconciliation-de.html

  • On a trouvé le remède à la pauvreté (2015).
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Taxer la malbouffe et le citoyen

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Problèmes d’obésité

Doit-on taxer les boissons gazeuses?

Raymond Viger  Dossiers SantéPolitique

Résumons la problématique. D’un côté, les dépenses gouvernementales en matière de santé ont amorcé une spirale sans fin. De l’autre, l’obésité fait des ravages et coûte cher au système de santé.

La réaction du gouvernement est de vouloir taxer les boissons gazeuses qui sont un des pires éléments de la malbouffe.

Qui sera pénalisé par cette nouvelle taxation? Le peuple et pas nécessairement les couches les plus fortunées de notre société.

Est-ce qu’on va atteindre l’objectif double de diminuer l’obésité tout en augmentant les revenus pour la santé? Peut-être. Mais d’une façon oppressante pour le citoyen.

Pourquoi n’essayons-nous pas d’atteindre l’objectif par l’attrait. Au lieu de faire une réglementation qui vise le peuple, pourquoi ne pas cibler les grosses multinationales qui font full cash avec la malbouffe et notre obésité.

coke coca-cola taxer boissons gazeuses liqueur malbouffeQuestion d’être politiquement pas correct et de simplifier la lecture de ce billet, je vais mettre le nom de Coke sur la cible que je viens de vous présenter. Cela englobe toute une série d’entreprise du même acabit.

Coke fait de la grosse argent à nous vendre son sucre en bouteille. Pour en faire plus, des équipes marketing invente des versions diet et autre.

Ayant possiblement vu venir le coup, Coke a commencé à mettre en bouteille de l’eau et de nous la vendre. Dans les distributrices de Coke, nous pouvons donc voir, d’un côté la grosse méchante canette de liqueur et de l’autre, une bouteille d’eau. Les deux étant vendu à 2$.

Le jeune qui se retrouve devant la distributrice avec son argent et qui, à prix égal, se trouve confronté à ce choix, risque de trouver beaucoup d’argument militant dans le choix de la canette de liqueur.

Parce que Coke met en bouteille notre eau qui est un bien public, une ressource naturelle. Parce qu’il faut financièrement différencier ce qui est bon et ce qui est mauvais. Parce que l’accès à des boissons gazeuses est souvent plus facile que l’eau. Créons donc un règlement en conséquence:

Pour chacun des lieux de vente de boissons gazeuses, Coke devra vendre de l’eau à 25% du prix de vente de cette boisson gazeuse.

Cela veut donc dire que dans une machine distributrice où je vends une boisson gazeuse à 2$, Coke devra vendre dans cette même machine des bouteilles d’eau à 0,50$.

Avec cette différence de prix, fort possible que le père de famille pas trop fortuné puisse trouver d’excellents arguments pour justifier à ses enfants qu’une bonne bouteille d’eau va faire l’affaire.

L’idée de Coke qui nous vend notre eau me rappelle les compagnies automobiles comme Ford qui avaient acheté le métro de Los Angeles pour le détruire et forcer l’intégration des automobiles dans les villes. Les transports en commun ont été saboté par les manufacturiers automobiles.

Je ne suis pas convaincu de la capacité des grandes multinationales à être capable d’agir en bon père de famille et d’être des citoyens corporatifs responsables.

Autres textes sur Santé

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EFFONDREMENT DU PRIX DU PÉTROLE, COMMENT, POURQUOI, CONSÉQUENCES ?

Petrobras plateforme offfshore P51 golfe de RIO doc Patrobras

 

Le prix du pétrole chute drastiquement

Le comportement du marché des énergies fossiles et l’affaissement du prix du baril depuis quelques mois posent une énigme aux géostratèges de l’économie politique internationale. Le prix du baril est passé de 140,00 USD en 2008 à 49,00 $  le baril en mars 2015,  une chute drastique, pourquoi (1) ?

Deux motifs peuvent expliquer de telles fluctuations 

 

  1. A) Surchauffe de la production. Soit que la production de pétrole et de gaz a augmenté énormément à l’échelle mondiale et trop de barils est à la poursuite de trop peu de clients ce qui, selon la loi de l’offre et de la demande, entraîne un réajustement anarchique du prix moyen courant. Comme les prix pratiqués sur les marchés domestiques sont des prix oligopolistiques, n’espérer cependant pas bénéficier très longtemps de ces baisses de titres significatifs. Les rendements sur le carburant vont simplement s’améliorer.

B) Récession de l’économie. Soit que la demande d’énergies fossiles s’effondre parce que des énergies de remplacement concurrencent le pétrole, ou alors, l’activité économique globale – particulièrement l’activité industrielle grande consommatrice d’énergie – s’affaisse, ce qui normalement devrait amener les multinationales productrices à réajuster leur production à la baisse. Les grandes multinationales productrices refusent de réduire leur production et d’abandonner leurs marchés à l’Arabie Saoudite, premier consortium producteur mondial. Une guerre entre chacals a donc lieu dans les hautes sphères du capital.

 

petrole1

C’est que la multinationale saoudienne du pétrole a décidé de se désolidariser de son Prométhée  américain – à qui elle tient tête de plus souvent depuis quelque temps – et de jouer sa propre partition économique et politique sur la scène internationale. La multinationale saoudienne du pétrole a décidé d’en découdre avec ses concurrents et de s’emparer de leur marché. Il est facile d’observer les contradictions entre le mentor impérialiste américain et l’impérialisme saoudien. Depuis des mois la presse «mainstream» a reçu l’ordre de critiquer ouvertement ce pouvoir monarchiste-fasciste dans ses pratiques réactionnaires séculaires.

Les États-Unis qui produisent maintenant du pétrole et du gaz de schiste, très coûteux à extraire, n’aiment pas cette décision saoudienne, mais ils peuvent la tolérée, car ils sont devenus autosuffisants en pétrole et ne sont pas fâchés de voir les multinationales européennes (qui s’approvisionnent en pétrole plus coûteux), et les oligopoles chinois concurrents, malmenés par l’État terroriste du Golfe Persique.

 petrol3

Tout commence dans l’économie puis s’étend à la politique, jamais l’inverse

Muni de ces informations et de cette vision internationale on comprend mieux les menées impérialistes européennes et les visées américaines divergentes en Ukraine, aux portes de la Russie impérialiste, grand producteur de gaz et de pétrole alternatif, et source d’approvisionnement pour l’Allemagne, la France et d’autres pays impérialistes. C’est du moins ce que le Président de Total, Monsieur C. de Margerie, manigançait à Moscou la veille de son assassinat.

États-Unis – Arabie Saoudite – Iran

On observe cette distanciation de l’économie et de la politique impérialiste saoudienne par rapport aux États-Unis dans le fait que le royaume des Saoud refuse d’acheter des obligations d’épargne fédérale américaines plombées. Le Royaume commence à montrer des signes d’impatience vis-à-vis la politique monétaire américaine qui risque de lui faire perdre des centaines de milliards de dollars dévalués. Le Royaume wahhabite mène ses propres politiques d’agression dans les pays arabes et il soutient ses propres factions djihadistes. Quand le capi di capo  décline, les chefs de bande s’entredéchirent pour conserver leur territoire respectif et se disputer la succession.

En contrepartie, la Maison-Blanche autorise maintenant les médias américains à critiquer les pratiques féodales de cette monarchie tribale. Des pétitions circulent aux États-Unis, contresignées par des ONG subventionnées et par la gauche bourgeoise toujours prompte à adhérer aux croisades œcuméniques (sic) pour dénoncer les manquements aux droits humains en Arabie Saoudite (ça fait plus de cent ans qu’ils y «manquent»). Les affidés ont enfin reçu l’autorisation de larmoyer et de parader.

En contrepartie également, Washington se montre conciliant avec l’Iran, l’ennemi juré des Saoudiens, et pourrait bien mettre fin à la mascarade des négociations à propos des centrifugeuses iraniennes, qui, finalement, selon l’Oncle Sam, ne serviraient plus à fabriquer des bombes nucléaires. En prévision de cet accord possible, sinon probable, les Émirats arabes unis et l’Arabie Saoudite construisent en catastrophe des oléoducs afin d’exporter leur pétrole autrement que par le Golfe Persique et le Détroit d’Ormuz, aux portes de l’Iran. Comme vous le comprenez, économie, politique, propagande, guerre et géographie se tiennent et se complètent  sous le mode de production capitaliste internationalisée et globalisée (impérialiste).

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Pourquoi la chute du prix du pétrole ?

Cette mise en perspective internationale étant complétée, il nous faut maintenant répondre à la question initiale. L’économie politique mondiale fait-elle face à une surchauffe de la production de pétrole (A) ou à une récession économique (B) ?  L’économie mondiale est entrée dans une phase dangereuse et la crise financière de 2008 n’est pas terminée malgré ce qu’en disent les sous-fifres économistes patentés.  Seuls les manipulations financières, l’utilisation de la planche à billets et l’appauvrissement des populations parviennent à laisser croire qu’un retour à la croissance est  devant l’Occident bourgeois (sic). Actuellement, le seul discours que les gouvernements sont capables de tenir c’est de relancer la prospérité par l’approfondissement de l’austérité avec des milliers de faillites. Faillites des institutions publiques (sécurité sociale, système de retraite, assurance chômage, santé et éducation). Le dollar américain et canadien  dévalué pour favoriser les entreprises multinationales. La BCE, la FED, la Banque du Canada avec leurs planches à billets ont injecté de la «fausse monnaie» dans l’économie – de la monnaie de singe. D’où la faillite de petites entreprises, la concentration et l’absorption des plus petites par les plus grandes (concentration, licenciements et chômage croissant en plus des délocalisations). Pourtant, malgré cette concentration du capital, rien de favorable, l’économie mondiale continue son dérapage.

Repli du capital sur les titres de l’armement et du militaire ?

D’où la dégringolade du prix du pétrole et la hausse des budgets de guerre, dans une espèce de «repli» sur la valeur «refuge» de l’armement (2).

«Aux États-Unis, le 4 avril 2014, le secteur de l’armement (indice DFI) affichait une plus-value de 42,2% par rapport au 1er avril 2013, tandis que les trois indices généraux se satisfaisaient de gains compris entre 12,6 et 27,4%. En Europe, l’indice armement (indice SXPARO.Z) superforme distinctement les deux indices généraux de référence : l’armement a offert une plus-value de 18,25% sur la période considérée, tandis que le STOXX50 et l’indice total du marché européen ne dépassent pas, respectivement, 8 et 14,6%. » (Rapport 2014 du GRIP mis en ligne sur le net). Tous les clignotants de l’économie sont au rouge l’indice Baltic (BDI), comme nous l’avons vu dans le numéro 377 (GEAB), est au plus bas, pour qu’une activité normale se maintienne cet indice doit être au-dessus des 2000 points, il est actuellement sous les 600 points. Une autre confirmation du marasme annoncé, celui de la chute du prix des matières premières. Enfin, la Chine ne publie plus depuis 2013 ses statistiques sur l’import-export» (3).

Il faut voir que cette phase de «repli des investissements sur la valeur refuge de l’armement» (!) indique simplement que le capital poursuit sa descente aux enfers. L’armement n’est pas une «valeur refuge» socialement parlant – en ce sens que la production d’armements n’est pas productrice nette de plus-value, sauf quand l’armement est exporté et que cette manne ramène des devises dans le pays exportateur. Si l’armement est «consommé» (sic) dans le pays producteur, elle accapare la plus-value produite dans les autres secteurs, car l’État paie cette production improductive à même les taxes et les impôts arrachés aux salariés (directement ou indirectement via la TVA). La croissance des dépenses d’armements signifie uniquement l’exacerbation des rivalités inter capitalistes et annonce que le bateau impérialiste mondial s’enfonce encore davantage. Les taux de profits mirobolants qu’indique l’article de GEAB pour l’industrie de l’armement signifient que ce secteur industriel a trouvé ce moyen pour récupérer la plus-value qui lui a été dérobée par les secteurs du commerce et de la finance où ces capitaux feront bientôt défaut.

En ce qui concerne l’indice Baltic catastrophique (600 points), il atteste que les matières premières ne circulent plus autant qu’avant ce qui est le signe avant-coureur du crash industriel imminent (dont les investissements ont d’ailleurs chuté au quatrième trimestre de 2014). La crise de surproduction s’intensifie et le non-renouvellement des moyens de production (matières premières, énergie, machineries et main-d’œuvre) le confirme.

Voilà le motif profond de la chute du prix du baril. Ce ne sont pas les hausses de production, mais les baisses de la demande et du système mondial de production industrielle, en Chine notamment (d’où les chiffres non publiés des exportations chinoises), et aux É.-U. (autosuffisant  énergétiquement), et en Europe où l’économie est en léthargie. Ces indications devraient suffire pour comprendre la dramatique fasciste autour de «Charlie-Hebdo» montée par les bobos au service de la faction impérialiste européenne. «Business as usual» dans cette affaire terroriste à la petite semaine sur laquelle l’impérialisme parasite afin de dresser les ouvriers d’Occident contre les populations arabo-musulmanes et les ouvriers d’Orient, en prévision de l’agression mondiale contre leur ennemi juré la Chine impérialiste, le véritable aspirant au trône impérial.

 

shanghai

Il n’y a donc pas de reprise économique et il n’y a pas de prospérité au bout du tunnel de l’austérité. Dénoncer l’austérité et se balader dans les allées ne suffiront pas à faire reculer l’État policier tétanisé, il faudra songer à la grève générale illimitée.

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http://prixdubaril.com/

 

 

 

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GRÈCE, CE QUE NOUS AVIONS PRÉVU EST SURVENU

 

grece11

 

 

http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/en-grece-ce-qui-devait-arriver-est-survenu-comme-nous-lavions-prevu/

 

 

Nonobstant ce que vous pensez, il n’est pas gai de pavoiser. Lors de l’annonce de  l’élection du parti d’«extrême gauche» bourgeois Syriza, en République hellénique, nous annoncions que la classe ouvrière grecque était menacée.  La semaine suivante, nous en remettions en pronostiquant que Podemos – Syriza, ce n’était que la supercherie «extrême- gauchiste» élargit, qui s’étendait à l’Europe petit à petit (1). Ne vous en faites pas, d’autres annonces suivront au fur et à mesure de l’approfondissement de la crise économique systémique de l’impérialisme.  À la mesure de l’élargissement du désespoir populiste devant la faillite des économistes patentés,  des banquiers déjantés, des politiciens stipendiés, tous incapables de sortir de l’abysse qui se creuse sous leurs pieds (2).

Il aura suffi de trois semaines à peine pour que tous nos pronostics se réalisent. Lisez plutôt le résumé présenté par le quotidien Le Monde :

       Un accord a été validé, à l’issue de longues tractations, vendredi entre la Grèce et les créanciers internationaux pour la poursuite d’un plan de sauvetage au pays.

  L’initiative des réformes est désormais laissée à Athènes, puis approuvée par les créanciers. La Commission estime qu’il s’agit d’un « point de départ valide » à des discussions.

  L’aile gauche du parti Syriza fustige un accord qui prolongerait, selon elle, les mesures d’austérité imposées au pays, que le parti de gauche radicale s’était pourtant engagé à supprimer (3).
Que penser de la prise de position de l’aile «extrême gauchiste» de ce parti «d’extrême gauche» (sic) ? Ne croyez pas que nous nous amusons de cette tragédie grecque rocambolesque.  Que tout ceci serve de leçon pour les prochaines contrefaçons des partis électoralistes «d’extrême gauche de l’extrême gauche» bourgeoise qui seront offertes comme gris-gris à la vindicte populiste. Qui seront servis comme amulettes les jours de déveine où les électeurs en peine  porte leur arme suprême – pusillanime – leur bulletin de vote – jusqu’aux urnes «salvatrices».

Syriza, soyons magnanimes, ne pouvait absolument pas arriver à d’autres résultats et encore, soyez patient, vous n’avez pas encore vu leur totale déconfiture devant les fonctionnaires de Bruxelles. Ils dévoileront leur capitulation, larron par larron, ces poltrons. Parions que Podemos, sitôt installé dans ses bureaux d’exécution  – s’il y parvient –, chantera le même refrain.

L’économique commande au politique et non l’inverse. Le banquier détient le réel pouvoir, et le politicien bourgeois n’est qu’un chanteur d’opéra destiné à calmer l’agora agitée. Voilà ce que l’élection de Syriza avait mission de démontrer aux ouvriers du Pirée et de toute la Méditerranée comme nous l’avions annoncé.

Pour que vous compreniez dans quel  guêpier se trouvent les paumés de Syriza, nous avons imaginé une fable très censée.

 Imaginez que monsieur LePaon, ouvrier défavorisé, doive un million à la Banque des Naufragées, somme qu’il ne peut rembourser comme il sied aux vas nu-pied. Il lui prend l’idée de se présenter au conseil d’administration de la succursale de Potiron, ville de la Provence profonde. Une fois élue à ce poste d’honneur il propose au conseil d’administration de l’établissement financier que tous les débiteurs soient crédités et délivré de leur arriéré. À  supposer (impossible) que le CA de l’établissement agrée, le Bureau de direction à Paris destituera l’ensemble de l’administration de cette «Malmaison»; et si ce Bureau ne le fait pas, l’assemblée annuelle des actionnaires de la maison mère s’exécutera;  et si l’assemblée des actionnaires ne le fait pas, la Banque de France lui interdira de dépouiller ainsi les créanciers de ce nid de boucanier. Si la Banque de France ne le fait pas – la Banque centrale européenne (BCE) mettra la Banque des Naufragées en quarantaine,  lui interdisant tout échange – transaction – apport d’argent, prêt ou crédit – et saisira tous les avoirs de ses commettants en dehors de la France métropolitaine, la vilaine. Vous aurez compris que ce ne sont pas les avoirs à l’étranger des ouvriers de Potiron que l’on saisira à l’unisson, mais celui des riches ayant du capital à investir. Il ne faudra pas longtemps pour que, si requis, la garde républicaine  intervienne pour arraisonner le conseil d’administration récalcitrant avant que l’événement ne provoque une commotion internationale. Soyons sérieux, aucun doute que dès l’étape du conseil d’administration de la succursale de Potiron de la Banque des Naufragées, la proposition LePaon sera rejetée.

C’est à cette séance d’humiliation à laquelle le monde entier vient d’assister et il n’aura pas été nécessaire de faire intervenir les commissaires de l’interbanque  Européenne.  Les mentors de Syriza, parfaitement au fait des limites très strictes de leur mandat bourgeois, ont su capituler avant que l’armée ne soit appelée à s’en mêler.

Entendez la clameur de la go-gauche hypocritement estomaquée de voir ainsi leur pugilat terrassé sans frapper.  Ils auraient aimé que le suspense dure un peu plus longtemps avant qu’ils ne doivent se démarquer et tirer les marrons du paquebot princier affrété en Mer d’Égée démontée. Lisez plutôt le titre de cet article dans le journal  La Tribune :   le héros de la gauche grecque Manolis Glezos attaque le compromis de l’Eurogroupe (4).

Ce n’est pas à «l’extrême gauche» de «l’extrême gauche» (sic) que se trouve la solution, mais dans la révolution…Préparons-nous!

____________

 

MANIFESTE DU PARTI OUVRIER : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 (1)  L’extrême «gauche» menace les ouvriers grecs ! http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/lextreme-gauche-menace-les-ouvriers-grecs/ et nous en remettions une couche la semaine suivante sous le titre Podemos – Syriza, la supercherie s’élargit !  http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/syriza-podemos-la-supercherie-selargit/

(2) En savoir plus sur : http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/24/la-grece-de-tsipras-se-plie-aux-exigences-de-bruxelles_4582354_3234.html#J8VKhtAUmY9HC7Uu.99

https://ijsbergmagazine.com/politique/article/18309-syriza-echec-ue-negociations-bilan/

(3) La semaine prochaine nous présenterons la synthèse de la prétentieuse analyse d’un économiste d la Sorbonne complètement submergé par la réalité qui fuie sous ses pieds.  À suivre sur  Les 7 du Québec.  http://www.les7duquebec.com/

(4) http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150222trib582b866fb/le-heros-de-la-gauche-grecque-manolis-glezos-critique-le-compromis-de-l-eurogroupe.html

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INTÉGRISME ISLAMISTE CONTRE NATIONAL CHAUVINISME PATRIOTIQUE

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Deux boîtes de Pandore qui n’en font qu’une

 

Il est étrange d’observer à quel point un courant de pensée, une mouvance politique – idéologique archaïque s’agite frénétiquement au moment où sa base sociale s’étiole et s’envole, et à mesure que s’installent de nouvelles conditions économiquessociales, politiques et idéologiques. Nous en voulons pour preuve les deux boîtes de Pandore manichéennes enfantées par deux évolutions sociales contemporaines.

 

De la première boîte du sorcier impérialiste a surgi la réaction intégriste-islamiste dans les pays musulmans. D’aucuns la pensent surgie de la mouvance  religieuse-radicale – (Frères musulmans et wahhabisme saoudien, salafiste). Or, il n’en est rien, ce n’est là que la forme et non le fond de la réaction que ce courant de pensée représente. La réaction intégriste islamiste est la forme qu’a prise la résistance nationaliste chauvine dans ces pays industriellement arriérés, emportés par la crise économique systémique de l’impérialisme dans laquelle  tous ces pays sont étranglés.

 

La seconde boîte de Pandore ouverte par la crise économique systémique de l’impérialisme est la résurgence du nationalisme laïciste patriotique dans les pays occidentaux industrialisés.

 

Deux idéologies qui semblent contradictoires (l’intégrisme islamiste versus l’intégrisme nationaliste laïciste), mais qui en réalité mènent un même combat d’arrière-garde dans les conditions de la crise économique de l’impérialisme. Ces deux tendances idéologiques voudraient laisser croire que le monde pourrait tourner à l’envers et revenir en arrière, les uns pour le  ramener dans un monde paysan, agraire et autosuffisant; les autres pour retourner dans un monde capitaliste empreint d’une mystique de «libre concurrence nationale chauviniste». Les riches milliardaires, qui savent qu’il n’y a là  que chimères, sont heureux que ces compères préparent les conditions de la prochaine guerre dont la classe ouvrière fera les frais.

Un auteur fasciste nommé Samuel Huntington a systématisé ce pseudo paradoxe dans son œuvre intitulée «Le choc des civilisations». Bienvenue dans le monde de la fiction (1).

L’intégrisme-islamiste-nationaliste

Notre premier modèle réfère au tsunami de propagande des médias du mainstream au service des capitalistes. Pas un jour sans qu’un politicien n’étale publiquement ses supputations à propos des intégristes islamistes agresseurs des populations désarmées, que les riches et leurs affidés s’emploieraient à protéger (sic).

Curieusement, dès que l’on gratte le vernis de ces allégories, on découvre que ce sont les gouvernements qui enrégimentent, équipent, financent ces djihadistes aujourd’hui offerts à la vindicte populaire. Il est entendu que s’il est possible de mettre sur pied de tels escadrons de mercenaires suicidaires, à partir de la Bosnie, de la Tchétchénie ou des  pays arabes et musulmans de l’Orient, et même s’il est possible d’en recruter parmi les excentriques de quelques pays impérialistes, c’est qu’il doit y avoir un motif. L’intégrisme islamiste n’est qu’un alibi dans tout ceci, pour «justifier» les amalgames racistes et ethniques issus de la crise économique obligeant les pauvres à migrer vers les pays de «prospérité» utopiques.

L’intégrisme islamiste est la réponse qu’apportent les rapports sociaux de production semi-féodaux aux transformations des forces productives dans chacun de ces pays en cours de sous-développement systémique. L’intégrisme islamiste est une réaction d’ajustement d’un système social en cours de transformation radicale (du semi-féodalisme au capitalisme systémique).

L’exemple de la guerre «anti-djihadiste» au Mali

La guerre au Mali fut déclenchée pour ramener ce pays dans le giron des néo-colonies de la Françafrique, de laquelle il s’était échappé par un concours fortuit impliquant trois cliques de malappris. Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) ; les milices armées chassées de Libye, où elles avaient servi l’économie terroriste de l’empire Françafrique; l’armée Malienne, trop occupée à administrer ses trafics illicites (armes, drogues, médicaments contrefaits et esclaves) pour avoir le temps et l’envie de gouverner le nord Mali. Al Qaida au Maghreb islamique fut la dernière partition orchestrée par les services secrets de l’Élysée repris en fanfare par des médias à la solde pour rameuter l’opinion publique occidentale favorable à une autre guerre néocoloniale (1).

Les services secrets occidentaux créent les groupuscules djihadistes

La procédure de création de ces groupuscules «intégristes-islamistes-djihadistes» est bien rodée et éprouvée : un barbu méchant, en turban, annonçant en conférence de presse diffusée dans le monde entier la création d’une filiale d’Al Qaida, la nébuleuse tant galvaudée. Quelques meurtres d’innocents avec bain de sang et  exécutions de brigands de l’autre camp. Si le public occidental en redemande, quelques mains de malfrats coupées ras – qu’on repassera en boucle pendant des mois – et quelques femmes chassées d’une université depuis longtemps fermée. Ultime sacrifice «un attentat par deux sbires en plein cœur d’une capitale occidentale» de quoi soulever la commisération des féministes et des intégristes laïcistes qui redemanderont du sang, des dents et des turbans de talibans… Pas de talibans au Maghreb islamique, ni en Syrie ni en EI ? Qu’à cela ne tienne, les Salafistes feront l’affaire. Tout ce dont ont besoin les polichinelles à la solde des riches c’est de l’exotisme, du chauvinisme et du racisme pour désigner la prochaine victime du sacrifice collectif.

Les médias à la solde prennent le relais et ébruitent tous les tourments que ces gens font subir aux mécontents. Ils fabriquent une «vedette médiatique» qui devient un «impératif islamiste» incontournable, vers lequel tous les désœuvrés affamés de la contrée paupérisée, et ils sont des milliers, convergent pour se trouver un petit boulot bien payé, exactions comprises (viols, vols, trafics en tout genre); sans oublier quelques fils de «bobos» occidentaux fanatisés qui croient fermement à ce scénario de père Fouettard et qui s’enrôlent dévotement –.  Ils y laisseront leur peau ces bobos assurément; mais tout cela ajoute à la crédibilité de l’équipée. La solde défrayée par le Qatar ou l’Arabie est bonne et assurée.

La suite est alléguée depuis des années. Le groupuscule est financé, armé, entrainé, commandité et parfois dirigé en sous-main par les services secrets français, britanniques ou étatsuniens. Mais pas toujours cependant, l’« émir » sait ce qu’il peut et ce qu’il ne doit pas faire. En Syrie, par exemple, il a terrorisé la population, mais l’aviation de l’OTAN n’a pas su refaire le coup de la Libye et envahir le pays (2). Au Mali, les nervis islamistes se sont fourvoyés et ils ont oublié qui dirige la partie. L’armée coloniale française s’est chargée de le leur rappeler – vite fait – puis les a dispersés dans la région, au Niger, en Mauritanie, au Tchad, au Nigéria et jusqu’en Libye, où ils sont repartis comme nous l’avions prédit, relancer l’échauffourée dans c pays contrit (3). Les intégristes islamistes reviendront au Mali quand ils auront compris qu’ils doivent partager les profits des trafics avec l’armée de métier et ne jamais se lier d’amitié avec les mouvements d’opposants locaux, à moins d’y avoir été invités. Aujourd’hui, c’est le même scénario au nord de l’Irak où sévit l’EI avec le soutien des Saoudiens. Le mandat de ces truands est de contrôler les oléoducs d’approvisionnement en carburant en direction de l’Europe et de la Chine impérialiste (4).

La crise économique explique ces embardées

Seule la conjoncture économique de crise approfondie qui sévit depuis une décennie explique que, dans les pays musulmans le recrutement de tueurs à gages et de mercenaires soit si important. La crise économique pousse des millions de jeunes, parfois diplômés, cantonnés en périphérie du marché du travail et sans aucun espoir de l’intégrer,  à s’enrôler. Plusieurs prennent le chemin de l’exil vers le nord, où ils espèrent améliorer leur sort et meurent noyer en Méditerranée. D’autres prennent le chemin du maquis djihadiste, ils seront sacrifiés à Alep ou à Homs, comme ils l’ont été à Gao. Dans quelques mois, ce sera un autre contrat, un autre terrain de guerre, peut-être un jour à Téhéran, mal leur en prendra. C’est l’effondrement des économies néocoloniales qui explique – dans tous ces pays meurtris ou les ressources naturelles sont spoliées, la plus-value confisquée, les profits rapatriés – que les rapports de production se réajustent et prennent notamment la forme momentanée de flambées d’intégrismes-islamistes-djihadistes-nationalistes.

 

 

djihadiste

 Le national chauvinisme patriotique en Occident

 

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Le nationalisme laïciste chauviniste patriotique est aux sociétés occidentales riches ce qu’est l’islamisme-intégriste-djihadiste-nationaliste est aux sociétés musulmanes sous-développées et pauvres. Le national chauvinisme patriotique est la réponse des rapports sociaux de production aux transformations des forces productives dans les pays occidentaux sous crise économique sévère. Le national-chauvinisme est une réaction de survie et d’ajustement d’un système social en cours de déprédation et de perdition. Selon les nationalistes chauvins français, piémontais, serbes, croates, bosniaques, hollandais, catalans, basques, bretons, lithuaniens, polonais, magyars, flamands, wallons, écossais, canadiens et québécois, l’histoire de l’humanité serait l’histoire de la citoyenneté conquise ou acquise par chaque communauté humaine nationalisée et par chaque citoyen en particulier. Ils ont beau être battu par la population à chaque vote référendaire de partition, rien à faire, les chauvins n’ont rien appris de ces multiples rebuffades populistes. L’histoire de l’humanité est l’histoire de la lutte de classes disons-nous.

Comment expliquer cette cécité des nationalistes chauvins patriotiques?

C’est que leur clientèle politique de prédilection, la petite bourgeoisie bureaucratique et des services, est en cours de paupérisation et de perdition – adieu la grosse cylindrée, le loft dans la cité, le chalet en forêt et bonjour la décroissance involontaire, la pauvreté «volontaire» et les fins de mois de misère (5). Elle n’espère qu’une chose la  bourgeoisie, ne pas être sacrifiée dans la procession de la récession.

Pendant ce temps, les ouvriers luttent pour conserver leurs emplois et boucler leur fin de mois, tout en se demandant comment mettre fin aux malversations généralisées entre politiciens de toutes couleurs, les constructeurs, les ingénieurs, les mafieux de la construction et des services publics privatisés. Les chômeurs combattent pour maintenir leur droit aux prestations d’assurance, alors que les assistés sociaux se battent contre les coupures de prestations.

Enfin, la grande bourgeoisie impérialiste n’a que faire de ces rêvasseries du «pays d’oripeaux» à bâtir sur les ruines de la crise imminente et immanente.

Au milieu de ce salmigondis, les anarcho-syndicalistes, les opportunistes, les sociaux-démocrates, les réformistes et les gauchistes n’osent se lever contre le chauvinisme nationaliste patriotique et se tiennent cois de peur de subir les foudres des nationalistes-laïcistes hystériques; de subir le déni de la Convergence des divergences  et tous voient le sol s’ouvrir sous leurs pas.

Et la classe ouvrière dans ce fatras ?

Les ouvriers quant à eux ont déjà répliqué – «Votre nationalisme étriqué et meurtrier  on le rejette d’emblée». Le temps est venu pour l’indépendance de la classe ouvrière qui doit demeurer aussi loin que possible de ces bourgeois pâmés-non sevrés. C’est dans cette direction que pointent les rapports de production impérialistes en décrépitude avancée. Le national chauviniste patriotique est aux sociétés occidentales «riches» ce qu’est l’islamisme-intégriste-djihadiste aux sociétés musulmanes «pauvres». Les deux, également prostrés, sont à contrer par les ouvriers (6).

 

 

* Une première version de ce texte a été publiée sur LES7DUQUÉBEC en 2013. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/integrisme-islamiste-vis-a-vis-chauvinisme-nationaliste/

 La question nationale (2014).  Gratuit en format PDF : http://www.robertbibeau.ca/imperialisme.pdf

 

POUR COMPLÉTER VOS INFORMATIONS : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

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Ramener la Russie dans le giron européen

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Quels liens relient entre eux le krach boursier (2008) – la guerre civile en Ukraine (2012) – la guerre contre l’État islamique (2014) – « L’esprit de Charlie du 11 janvier » (2015) et les présentes menaces de guerre Russo-Atlantique ? (1)

 

Le lien qui unit ces différents événements économiques, politiques, diplomatiques,  militaires, médiatiques et idéologiques c’est l’impérialisme en crise systémique mondialisée et globalisée, ce que nous allons démontrer.

 

Tout commence dans la sphère économique

Tout commence toujours dans  l’instance économique, pour se propager ensuite dans l’instance politique (étatique, diplomatique, militaire) qui n’est que la trainée de l’ouragan survenu dans l’instance précédente. Concurremment,  l’activité de propagande idéologique accompagne ces démêlées dans les autres sphères afin de préparer les conditions psychologiques et sociologiques pour la lutte de classe qui se développe parmi les différents camps impérialistes et entre les classes sociales au sein de chacun des camps impérialistes concurrents.

C’est ainsi que, comme conséquence à la recrudescence de la crise économique systémique de l’impérialiste mondialisé, le camp impérialiste Occidental a été forcé de se lancer à la conquête de nouveaux marchés, de nouvelles zones d’approvisionnement en carburant, de nouvelles sources de matières premières pas cher, de nouvelles zones de valorisations du capital – de nouveaux secteurs de production de plus-value – au plus bas coût. Sur le coup, le camp impérialiste russo-chinois a été moins affecté par cette destruction de milliards de dollars de «valeurs boursières» parasitaires, pour la bonne raison que leurs présences sont moins importantes sur ces marchés des enchères financières que celles de leurs concurrents d’Occident.

L’impérialisme allemand a toujours regardé vers l’Est européen

Étant donné qu’aujourd’hui l’ensemble de l’humanité est déjà partagé en zone d’influence et de spoliation, le capitalisme monopoliste allemand a dû reprendre sa mouvance économique, politique, diplomatique et militaire en direction de l’Est européen… sa zone d’expansion de prédilection. L’Allemagne impérialiste, cette fois alliée à la France et à l’Union européenne (que ces premiers mènent à la baguette via la Commission européenne), accentue son emprise sur l’Est européen. Les portes de la Russie sont l’ultime paradis de la richesse pour Berlin. Nonobstant cela, la deuxième Opération Barbarossa ne se fera pas, cette fois, avec les Panzers divisions, ni avec les avions de la Luftwaffe, mais par le crédit-capital et les investissements; les bandes armées de nervis néonazis subventionnées; les services secrets franco-allemands; et les avions de l’OTAN. Les États-Unis doivent cependant être neutralisés pense Angela Merkel. Avec leurs grands pieds, les É.-U. risquent d’effaroucher les capitalistes russes  et leurs alliés. Il faut du doigté pour retourner un associé. Nous y reviendrons.

Contrairement à ce que prétend la « gauche » prorusse, ce ne sont pas les impérialistes américains qui commanditent les sommités du  gouvernement asservi de Kiev, mais l’axe franco-allemand. Ce qui a exigé de récents déplacements  de la chancelière Angela Merkel à Kiev, à Moscou, à Washington, à Ottawa, puis à Paris pour valider avec son complice « hollandiste » les magouilles échafaudées loin de l’Élysée (2).

L’activité de propagande dans l’instance idéologique

Quand le grand capital international se propose de lancer une offensive, économique, financière, diplomatique, militaire contre un concurrent, il doit d’abord s’assurer de mobiliser la populace des censitaires afin qu’ils soient disposés à se sacrifier sur les champs de bataille pour défendre les intérêts de la « patrie – républicaine » des riches milliardaires en danger. C’est ainsi que s’articule cette opération, dans la sphère idéologique de la lutte de classe, qui à nom « l’Esprit de Charlie Hebdo et du 11 janvier »! Cette opération de propagande hystérique visait à rafistoler l’unité raciste et chauvine contre un ennemi métaphorique : « L’internationale islamiste  » mythique – un amalgame d’agents des services secrets,  de bandits de grand chemin, de nervis, de trafiquants d’armements, de narcotrafiquants, de mendiants et d’enfants affamés,  prêts à tout pour manger – offerte en pâture à la guilde des nationalistes véreux européanisés. Vous avez vu avec quel empressement la Chancelière allemande s’est précipitée sur les Champs Élysées coudoyer son associé et compagnon d’agression, François Fripon, qui n’est pas fou quoiqu’on en dise, mais qui joue simplement le rôle qu’on lui a assigné – la brute de ce duo singulier (3) !

L’ethnie, la religion, la nationalité, la culture de l’ennemi ciblé, et qui sera immolé, n’a aucune importance comme le démontre la casuistique historique européenne. Hier, ce furent les « boches », puis les « juifs », puis ce furent les « communistes » et aujourd’hui ce sont les « islamistes »… qu’importe. Ce qui compte c’est le résultat escompté – galvaniser l’esprit nationaliste  patriotique – chauvin, raciste, réactionnaire et préparer les ouvriers et les chômeurs, futur sacrifié des champs minés, à conquérir de nouveaux marchés en direction de l’Orient pétrolier et en direction de l’Est gazier.

L’opération de propagande médiatique « Charlie Hebdo » a été un modèle du genre, après celle du « 11 septembre à New York », et elle a créé les conditions idéologiques – patriotiques et racistes – pour écraser toute opposition intérieure  aux malversations guerrières extérieures. L’état policier français, allemand, mais aussi des autres pays européens, en est sorti renforcé (mais pas autant qu’espéré). La « Marche Républicaine » du 10  janvier à Paris permet aujourd’hui à la coterie « socialo-fasciste » d’arrêter et d’emprisonner quiconque ne brandit pas l’étendard tricolore de la Fraternité-Égalité-Liberté (sic) dont l’objectif était de renforcer l’État policier, le consolider en préparation des guerres annoncées (4).

Opération en Ukraine pour ramener la Russie dans le giron européen

Ne vous y trompez pas, l’objectif de l’opération « Ukraine-Donbass »  n’est pas de lancer une guerre de conquête pour s’emparer de l’Ukraine misérable ni de mener la  guerre contre la Russie, pour le moment du moins. Le duo franco-allemand en serait bien incapable, militairement parlant, sans le soutien des armes nucléaires américaines, qui, pour l’heure, ont d’autres fers au feu. L’objectif de cette agression des puissances européennes est de forcer l’impérialisme russe à revoir son alliance avec la Chine, de telle sorte que, lorsque l’attaque contre ce véritable ennemi et concurrent efficient s’amorcera – la Chine ait été coupée de ses approvisionnements en carburant venu d’Orient (guerres de Syrie – d’Irak – État islamique, Afghanistan, Pakistan et mise au pas de l’Iran de gré ou de force), mais aussi, de ses approvisionnements venant de Russie (pour lesquels un réseau d’oléoducs est présentement en construction à travers la Sibérie, financée par la partie chinoise). L’impérialisme allemand et français a un impératif besoin de ces hydrocarbures et des minerais sibériens.

Bien que les analystes occidentaux ignorent ces manigances profondes, Vladimir Poutine, lui, les connait parfaitement, si bien qu’il a déclaré récemment : « Les experts militaires russes qualifient la livraison d’armements américains à l’Ukraine de guerre, par procuration, contre la Russie, ce qui donnerait lieu à une exacerbation du conflit. En effet, une contre-attaque élargie de la Russie ira au-delà de l’Ukraine. La Russie pourrait répondre oui à une demande de longue date des Chinois, qui souhaitent se doter de la technologie défensive sensible, avec, en toile de fond, la possibilité d’élargir leurs arsenaux d’armes ultras sophistiqués. Ainsi armée, la Chine pourrait apporter de graves préjudices à la marine américaine, en Asie et en Océanie. Or, ceci n’est qu’un exemple, car la Russie pourrait soutenir l’Iran contre l’Arabie saoudite, et ce serait là une initiative, qui provoquerait une hausse substantielle des cours du pétrole.» (5)

L’impérialisme russe accepte de coopérer avec l’impérialisme franco-allemand, mais refuse de rentrer dans le giron franco-allemand et refuse de rompre ses liens privilégiés avec l’impérialisme chinois. L’impérialisme étatsunien se satisfera-t-il de ce compromis (?) l’avenir de la guerre en Ukraine nous le dira.  Voilà comment, sous le capitalisme monopoliste d’État policier, se dessine l’histoire de l’humanité. La classe ouvrière n’a rien à faire dans ces malversations interalliances et doit poursuivre sans coup férir sa résistance sur le front économique de la lutte de classe (conscience de classe en soi) en attendant d’acquérir bientôt – nous osons l’espérer – la conscience de classe pour soi – c’est-à-dire pour la conquête du pouvoir d’État.

Nous rejetons tout esprit nationaliste chauvin d’hystérie guerrière ! – Nous ne ferons pas leurs guerres meurtrières !

L’article a paru aussi sur :   http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/loperation-barbarossa-ii-ramener-la-russie-dans-le-giron-europeen/

 

MANIFESTE DU PARTI OUVRIER http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

et  https://bouamamas.wordpress.com/2015/02/08/lesprit-du-11-janvier-ou-les-guerres-francaises-a-lombre-de-charlie/  et  http://www.mondialisation.ca/negociations-ukraine-hollande-menace-de-faire-la-guerre-a-la-russie-video/5430471

 

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LUTTE À LA PAUVRETÉ – ÉQUITÉ FISCALE – STOP À L’AUSTÉRITÉ, DOIT-ON ESPÉRER DES AVANCÉES ?

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[La semaine dernière nous avons vu que l’économie «réelle» (sic) ne représentait qu’une portion de l’économie «virtuelle» (sic) – que les flux de capitaux financiers sont de plusieurs fois supérieurs à la production de plus-value et à la valorisation du capital  cristallisé – et que ceci entraîne des crises de surproduction de capital. Cette semaine nous allons étudier plus à fond la contradiction capitalistique qui oppose le capital industriel productif au capital financier parasitaire comme résultat incontournable de l’évolution impérialiste du mode de production capitaliste. L’éditorial de la semaine dernière est visible ici : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/lutte-a-la-pauvrete-lequite-fiscale-doit-on-esperer-des-avancees/  NDLR].

 

La théorie de la valeur sous le capitalisme

 

En 1857, définissant sa théorie de la valeur Marx a écrit ceci : « La création de la richesse réelle dépend moins du temps de travail et du quantum de travail employé que de la puissance des agents mis en mouvement au cours du temps de travail, laquelle à son tour … n’a elle-même aucun rapport avec le temps de travail immédiatement dépensé pour les produire, mais dépend bien plutôt du niveau général de la science et du progrès de la technologie, autrement dit de l’application de cette science à la production … le temps de travail cesse d’être la mesure de la richesse et, par suite, la valeur d’échange d’être la mesure de la valeur d’usage … Cela signifie l’écroulement de la production reposant sur la valeur d’échange… [et l’écroulement du mode de production capitaliste qui repose sur la portion de la valeur d’échange correspondant à la plus-value. NDLR] » (6). Voilà pour les petits-bourgeois pédants qui prétendent que Marx serait dépassé. Il y a 150 ans, l’homme génial, décrivait en détail les conséquences économiques du mécanisme de développement scientifique et technologique, de la mécanisation, robotisation, informatisation et numérisation (hausse de productivité) du procès de production des marchandises et du processus de transformation de la valeur d’échange commercial en « valeur » monétaire virtuelle, la spéculation boursière qu’elle entraînerait, moteur de la présente crise économique systémique, chronique, de surproduction et de dévalorisation du capital.

Il faut être particulièrement impertinent pour affirmer que « La crise a fini par forcer une réflexion sur les limites et les dérives de notre modèle économique. La lutte contre les inégalités sociales semble en voie de devenir une grande priorité, parce que c’est un enjeu moral, mais aussi parce qu’on découvre à quel point elles constituent un frein au développement » (7).

La concentration monopolistique des moyens de production, d’échanges et de communication – du patrimoine social finalement – est la condition du développement économique capitaliste – elle est sa nécessaire résultante qui dialectiquement devient  un frein à la valorisation du capital (production de plus-value) et ainsi au  développement capitaliste. C’est parce que cette accumulation – reproduction élargie est en panne – que les poncifs économistes s’émeuvent, crient à l’agonie et s’effraient des risques d’un soulèvement social.

La sphère financière de l’économie impérialiste

Le collaborateur du quotidien La Presse ne se trompe pas quand il avoue que « La mondialisation, la baisse des impôts pour les plus riches, le déplacement de la richesse vers le secteur financier et la désindustrialisation ont provoqué un déséquilibre qui menace la capacité des sociétés avancées de progresser harmonieusement » (8).

Que signifie cette phrase cousue de fils blancs ?  Que la sphère financière est parvenue à s’emparer d’une part de plus en plus étendue de la plus-value produite dans la sphère productive de l’économie (le secteur industriel secondaire et le secteur primaire) et que les secteurs bancaire, boursier et financier entravent la valorisation du capital (ce que Dubuc appelle la richesse), ce qui entraine la délocalisation industrielle  et la désindustrialisation (qui est une conséquence de l’incapacité de valoriser davantage de capital d’où l’avancée des secteurs financier et boursier). Tout ceci n’est aucunement le fruit des choix politiques des États bourgeois ou pseudo socialistes-bourgeois qui sont contraints de suivre la marche forcée de l’économie déjantée.

Ce que le collaborateur expert appel « déséquilibre » est à la source de l’affrontement entre les grands groupes impérialistes mondiaux qui pourraient bien entraîner le monde entier vers la catastrophe d’une guerre nucléaire mondialisée, à côté duquel l’assaut contre Charlie Hebdo semblera bien peu de chose, ce qui ne serait pas très « harmonieux » comme l’écrit le plumitif. Ce que tous ces spécialistes et experts ne disent pas c’est qu’il n’existe aucun moyen de contrer cette tendance intrinsèque au mode de production capitaliste que Marx a décrit avec beaucoup de minutie dans ses manuscrits (Grundrisse, 1857-1858).

 

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La sphère financière improductive stérilise la valorisation du capital

Reprenons l’explication. La sphère financière improductive – là où se concentre l’argent – s’est accaparée, par la force des choses, une part croissante de la plus-value produite en usines, en chantiers, et dans les mines, laissant toujours moins de plus-value à valoriser dans la sphère industrielle productive. De fait, comme le capital ne trouvait plus à s’employer dans la sphère productive, pour cause de surproduction caractérisée suite aux hausses vertigineuses de productivité, il a été poussé dans la sphère financière improductive où ce capital (fictif) contribue à dévaloriser le capital social global allant ainsi à l’encontre du mécanisme de reproduction élargie et d’accumulation des profits fondement de l’économie capitaliste. La profusion du crédit – la création de « valeurs » monétaires d’échange inexistante – s’est présentée comme l’unique manière de poursuivre l’accumulation d’un capital fictif dévalorisée. Taxer cette monnaie de singe reviendrait à surmultiplier le crédit fictif dévalorisé déjà trop abondant et à poursuivre la marche forcée vers le précipice capitaliste. Désolant, n’est-ce pas chers militants de la gauche progressiste (sic) – taxer ou ne pas taxer le capital fictif des riches revient au même, la panade économique et fiscale est au bout de la promenade.

Productivité accélérée, production surmultipliée

Bref, le capitalisme recherche constamment des hausses de productivité (source de plus-value relative) afin de réduire la portion de capital vivant (Cv) contenu dans chaque marchandise. Ainsi, l’économiste Jean Fourastié indiquait qu’en France, au 18e siècle, un quintal de blé coûtait 200 salaires horaires de manœuvre (shm), il en coûtait 36 shm en 1936 et 3 shm en 1990  et qu’il en était ainsi pour la plupart des produits manufacturés (9). Cette recherche constante de productivité réduit la portion de plus-value (pv) contenue dans chaque marchandise individuelle et de ce fait le capitaliste obtient, après un certain niveau de productivité, l’effet inverse de celui recherché. Chaque hausse de productivité supplémentaire entraîne une baisse du profit moyen   sans compter qu’elle accentue la crise de surproduction. Ainsi, avec la mécanisation, robotisation, informatisation et numérisation de la production, les salaires (Cv) ne comptent plus que pour 15 % environ des coûts de production. Il devient de plus en plus difficile d’accroître la plus-value relative et de plus en plus problématique (socialement) d’accroître la plus-value absolue en augmentant le temps ou l’intensité du travail.

Reprenons l’explication. Comme la valeur d’usage et la valeur d’échange-marchande proviennent presque uniquement de la sphère de production (industries secondaires et primaires), et comme la sphère financière est improductive et ne produit aucune plus-value, il s’ensuit que par sa diffusion désespérée de capital fictif virtuel (la diffusion du crédit) la sphère financière improductive accapare toujours plus de plus-value et étrangle la sphère industrielle productive qui ne parvient plus à réaliser son taux moyen de profit. Ce qui éloigne les investissements (le capital) de ce secteur productif de plus-value. C’est ainsi que le boa capitaliste se bouffe la queue dans sa quête insatiable du profit maximum.

Les utopies réformistes anti-« banksters »

La solution est simple direz-vous, que l’on arrache la richesse sociale (le capital) des mains des banquiers et qu’on la donne aux industriels qui feront fructifiés les profits. Que l’on privilégie le «bon» capitaliste au détriment du méchant (sic). Que l’on interdise aux banquiers d’émettre de l’argent – du crédit – et ainsi on stoppera le procès de dévalorisation du capital social et la dissémination de la monnaie de singe sans valeur d’échange. Pas si simple malheureusement. Même en conservant une plus grande portion de la plus-value dans la sphère industrielle productive de plus-value, ce capital ne saurait fructifier davantage. En effet, les industriels sont nombreux à admettre qu’il ne manque pas de capital à investir, mais qu’ils manquent d’occasions d’affaires à initier. C’est ce qui explique l’innocuité des mesures gouvernementales de soutien aux investissements que les parlements adoptent régulièrement – futilement.  Les nouveaux marchés sont inexistants et ceux disponibles sont l’objet d’âpres disputes économiques et militaires comme chacun peut l’observer aux quatre coins de la Terre. Cessez de vous laisser duper, les guerres contre l’État Islamique, contre l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie, le Mali, la Libye, la Palestine, le Nord Nigéria, le Cameroun, la République Centre Afrique, l’Ukraine et ailleurs sont des guerres de repartage des marchés et des routes de transport des marchandises et des hydrocarbures.

De plus, si le banquier ne pouvait plus émettre de crédit, comment le salarié contractera-t-il une hypothèque et comment rembourserait-il ses multiples emprunts ? Comment le commerçant avancera-t-il l’argent pour ses achats en gros ? Comment l’État financera-t-il le revenu minimum garanti proposé par le Conference Board, le CTC et les autres centrales syndicales ? On prévoit qu’un tel programme coûtera 261 milliards par année au trésor canadien. Où prendre l’argent pour payer cette facture sociale ? Dans les poches des riches répondent les gauchistes. Mais les poches des riches sont pleines de papiers boursiers sans valeur certifiée et malgré cela les riches internationalisés s’échapperont vers d’autres cieux fiscaux dès qu’un gouvernement de la « gauche » bourgeoise (Syriza ou Podemos ou un autre) fera mine de hausser les impôts et de sévir contre la fraude fiscale, contre leurs maîtres, les riches (quand à pourchasser la petite fraude fiscale des salariés et de la petite bourgeoisie paupérisée c’est déjà bien avancé).

Pour en finir avec le mythe du Revenu minimum garanti (RMG)

Analysons plus à fond ce projet de programme de revenu minimum garanti (RMG). Une fraction de la bourgeoisie mène campagne en faveur de l’établissement d’un revenu minimum garanti (RMG). Comme nous l’avons souligné précédemment les tenants de ce cataplasme sur une jambe de bois sont autant de la gauche que de la droite bourgeoise. C’est que face à l’endettement catastrophique des ménages les banquiers trouvent trop risqué de prêter davantage aux salariés, surtout que le chômage et les faillites personnelles se multiplient. L’idée a donc germé dans la tête des banquiers de transférer à l’État – à la dette souveraine – ce fardeau d’emprunt supplémentaire des consommateurs que l’on présente comme une aide aux salariés et aux défavorisées. Comme les salariés supportent déjà directement environ 60 % du fardeau fiscal, ils prendraient à charge 60 % de la nouvelle dette que le Conference Borad du Canada estime à 261 milliards de dollars par année (10 000 $ x 22,7 millions de Canadiens âgés de plus de 18 ans). Auquel déficit  l’analyste du Conference Borad propose de soustraire 139 milliards de dollars des programmes sociaux déjà en vigueur dans les provinces canadiennes (10).  En ce qui a trait aux hausses de taxes et d’impôts pour défrayer ce programme elles seront refilées aux ouvriers, et aux autres salariés, soit directement, soit via l’augmentation du service de la dette souveraine. À échéance, seule une dévaluation drastique de la monnaie canadienne, et donc une réduction conséquente du pouvoir d’achat des travailleurs, résulterait d’une telle mesure de type miroir aux alouettes que le prolétariat canadien n’a aucun intérêt à promouvoir (11).

Les mirages « gauchistes » s’évanouissent, laissant place à l’État monopoliste

Bref, le mode de production capitaliste (MPC) a ainsi évolué, au cours des 70 dernières années, qu’il est devenu le capitalisme monopoliste d’État – l’impérialisme étatique – qui requiert l’interventionnisme de l’État pour réguler chaque aspect de l’économie et  permettre au système de survivre. Le dilemme qui confronte la fraction « de la droite libérale » à la fraction « de la gauche interventionniste étatique bourgeoise » est une contradiction au sein du camp impérialiste entre ceux qui croient que le prolétariat peut encore et toujours tolérer de plus grandes charges fiscales et de plus grands sacrifices économiques, et ceux qui appréhendent des soulèvements sociaux et recommandent d’étendre le transfert des charges fiscales, et de la dette souveraine, et des coûts sociaux, sur une plus longue période, utilisant l’appareil étatique monopoliste comme amortisseur des secousses financières et monétaires inévitables et comme moteur de la répression ouvrière. C’est la raison pour laquelle vous retrouvez les centrales syndicales canadiennes de connivences avec les chambres de commerces et les think tanks capitalistes complices. Le débat entre eux se résume à déterminer quel montant sera emprunté par l’État et quel seront les charges fiscales pour les contribuables et le montant des remboursements pour les emprunts contractés auprès des banquiers usuriers.

Un gouvernement qui tenterait de faire fonctionner le système monopoliste étatique autrement que de la façon ci-décrite empirerait les choses et provoquerait une catastrophe immédiate plutôt qu’une catastrophe à moyen terme. Pour le moment, la majorité de la grande bourgeoisie mondiale a choisi de privilégier l’option de gagner du temps et de retarder l’échéance cataclysmique. Pendant ce temps « emprunté » à la catastrophe, la classe capitaliste internationale prépare les conditions idéologiques, politique, policière, militaire, financière, monétaire, commerciale pour le prochain grand affrontement interimpérialiste inéluctable. En Grèce, et bientôt en Espagne probablement, le grand capital laisse ses polichinelles gauchistes (sic) semer des illusions et jouer avec le sort de millions de salariés déjà paumés. On verra sous peu les résultats de cette aventure national-socialiste. La Grèce des colonels est au bout du tunnel où se sont engouffrés les ouvriers grecs. Puis, si ce scénario catastrophe fonctionne là-bas, on l’étendra à d’autres États-nations capitalistes monopolistes. La France des « Charlots Hebdos » est le prochain candidat qu’il leur faut (12).

Guerre interne au sein des camps impérialistes

Nous connaissons tous les injustices, la pauvreté et les incongruités issues du développement impérialiste débridé qui rencontrent de plus en plus de difficulté à valoriser son capital paralysé. À mesure que la crise systémique et chronique s’approfondit, la guerre s’intensifie entre différentes fractions de la bourgeoise (à l’interne de chaque État et entre les alliances d’États impérialistes) pour s’accaparer une plus grande portion des profits. C’est cette guerre interimpérialiste et inter fractions-bourgeoises qui explique ces chimères propagées à propos de la justice fiscale, du revenu minimum garanti (RMG), des hausses du SMIC et les utopiques slogans « Faisons payer les riches », etc. Chaque fraction du capital tente d’utiliser l’opinion publique et le ressentiment populaire anticapitaliste en sa faveur, afin de frapper l’adversaire et ainsi rapatrier la plus-value dans sa besace. La gauche bourgeoise, les ONG accréditées, les bureaucrates syndicaux progressistes (sic), les militants étudiants, même la presse bourgeoise « conscientisée et compassionnée, toujours disposée à brailler sur le sort de l’humanité affligée » jouent les faire valoir et ne répugnent pas à dénoncer les inégalités, et pusillanime, à réclamer une plus grande équité dans la répartition des richesses. Ces missionnaires de la charité nous ont depuis longtemps habitués à ces invectives misérabilistes contre l’injustice. Les poncifs de la gauche bourgeoise comme de la droite aristocratique vont jusqu’à critiquer la part trop importante que s’attribuent certaines fractions de la bourgeoise telles que les professionnels, les ingénieurs, les cadres, les banquiers, les financiers, les hauts dirigeants de l’industrie et les hauts gradés aux revenus faramineux. Les médias à la solde aiment afficher ces revenus indécents afin de soulever l’ire populaire et inciter l’État capitaliste monopoliste à imposer davantage les hauts salariés. Ils espèrent ainsi calmer le jeu social et offrir un exutoire aux récriminations des travailleurs chloroformés par ces vaines manifestations de protestations et de commisérations qui en définitive se termine par davantage de taxes et d’impôts pour les ouvriers, pour les salariés et pour la petite bourgeoisie paupérisée.

La politique de la gauche ouvrière révolutionnaire

La question qui confronte les révolutionnaires ouvriers n’est pas de reconnaître ces calamités et cette pauvreté affligeante, ni de convenir de l’iniquité de la répartition de la richesse sous l’impérialisme. Nous le savons, ce système social, ce mode de production, ne devrait plus exister. Mais comment le renverser, voilà le véritable problème que nous devons solutionner ?

Premièrement, il faut expliquer aux salariés que la répartition de la richesse, des revenus, des dividendes et des profits, est la conséquence directe de la propriété privée – monopolisée – des moyens de production, d’échange et de communication. C’est l’appropriation privée du capital qu’il faut abolir pour éliminer ces inégalités.

Deuxièmement, les lois inéluctables du capitalisme – le libre marché – le libéralisme et le néo-libéralisme économiques (sic) – la mondialisation globalisée – la concentration de la propriété privée et donc de la richesse entraîne la concentration monopolistique du capital – et non sa répartition équitable. Empêchez les réformistes de tout mystifier, demain la richesse sera davantage concentrée qu’elle ne l’est aujourd’hui. Impossible d’inverser ce mouvement jusqu’au grand krach boursier annoncé.

Troisièmement, les salaires et les revenus encaissés et taxés ne sont qu’une infime partie des immenses richesses accumulées. La grande majorité du patrimoine accaparé par les milliardaires et par les entreprises multinationales multimilliardaires sont des actifs mobiliers et immobiliers peu ou prou taxés, protégés par la loi de la propriété privée et donc exclue des récriminations en cours à propos de la soi-disant répartition équitable des revenus et de la taxation.

Quatrièmement, le seul résultat de cette campagne que mène une partie de la petite bourgeoisie manipulée, cette classe intermédiaire qui fait présentement l’objet des attaques de leurs maîtres du grand capital, sera de mobiliser les ouvriers pour qu’ils se battent en faveur du clan des tenants de majorer les impôts pour les hauts salariés et la bourgeoisie moyenne. Pendant ce temps, les multimilliardaires et leurs corporations planqueront leurs revenus, leur argent et leurs actifs dans les paradis fiscaux et dans les exemptions d’impôts.

En définitive, les salariés, les ouvriers encore embauchés et les petits-bourgeois paupérisés, seront les dindons de cette farce de « l’équité fiscale » et du revenu minimum garanti (RMG) et de la pseudo « lutte à la pauvreté » des ONG subventionnées.

La classe ouvrière n’a que faire de ces tergiversations et de ces manipulations à propos de «qui taxe qui et à quelle hauteur de leur revenu?», et de «qui dissimulera son fric au fisc et dans quel paradis?» Le salarié sait qu’il est taxé à la source et il perçoit qu’il reçoit toujours moins de services pour les sévices du ministre du Revenu étatique. Voilà ce que l’ouvrier doit dénoncer et combattre… Grève générale pour la défense de nos conditions de vie et de travail. C’est notre réponse à l’iniquité sociale et à l’injustice fiscale. En attendant d’en découdre définitivement avec l’État du capital, l’État impérialiste.

_____________________

 

MANIFESTE DU PARTI OUVRIER : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

(1) http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/austerite-mon-oeil/

(2) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/lextreme-gauche-menace-les-ouvriers-grecs/ et Syriza et Podemos, la supercherie s’élargit 4.2.2015. http

(3) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/les-riches-senrichissent/

(4) Tom Thomas (2011) Démanteler le capital ou être broyés. Paris http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/demanteler-le-capital-ou-etre-broyes/

(5) http://www.jolpress.com/monnaie-devise-marche-changes-euro-article-821589.html

(6) Les manuscrits de 1857-1858 (Grundrisse). Éditions Sociales. Paris. Chapitre II, pages 192-193.

(7) Pierre Dubuc (2015) La Presse Plus.   http://plus.lapresse.ca/screens/580364ca-b85c-470b-9bc4-f2730267ebcd%7C_0.html

(8) Pierre Dubuc (2015) La Presse Plus.   http://plus.lapresse.ca/screens/580364ca-b85c-470b-9bc4-f2730267ebcd%7C_0.html

(9) Jean Fourastié (2005) Productivité et richesse des nations. Pages 102 – 110. Gallimard.

(10) http://www.msn.com/fr-ca/actualites/other/le-revenu-minimum-garanti-une-id%C3%A9e-phare-pour-le-21e-si%C3%A8cle/ar-AA86cTg

(11) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-revenu-minimum-garanti-rmg/

(12) http://declin-imperialiste.forumgratuit.ca/t135-l-impossible-austerite-necessaire#139

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PODEMOS – SYRIZA, LA SUPERCHERIE S’ÉLARGIT

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http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/syriza-podemos-la-supercherie-selargit/

 

Le capital international ne parvient pas à stimuler le développement des  partis populistes néo-fascistes. La mémoire populaire des années trente (1930) et des conséquences guerrières des années quarante (1940) est encore trop récente pour que les masses ouvrières y adhèrent. C’est ce qui explique que les Aube Dorée de ce monde et les groupuscules de la droite radicalisée végètent, marginalisés. Seul le Front National français semble faire exception à la règle. C’est que les sociaux fascistes de la gauche française lui ont bien  préparé le terrain.

 

Tout laisse présager que pour la quatrième fois dans l’histoire modernisée, l’Europe sera le théâtre d’affrontements mondiaux entre les camps impérialistes rivaux. Ceci ne signifie pas pour autant que ce sera en Europe que le prolétariat se soulèvera en premier pour renverser la classe dominante internationalement détestée. Ce bouleversement titanesque pourrait survenir en Amérique du Nord pourvu que le capital impérialiste américain brise sa cohésion interne et s’étiole en funestes chicanes intestines, ce qui n’est jamais survenu dans l’histoire de l’Amérique – même pas pendant la Guerre de Sécession où les deux camps capitaliste et esclavagiste ont maintenu leur cohésion. Mais l’histoire évolue.

Le grand capital international ne peut donc entreprendre une nouvelle guerre mondiale dévastatrice s’il n’a pas au préalable embrigadé les contingents d’ouvriers nationaux et continentaux (Europe – Amérique du Nord – Amérique du Sud – Russie – Chine) en de vastes alliances réactionnaires – vindicatives – Racistes et chauvines. Puisque ni le soutien aux groupuscules néo-fascistes nationalistes ne réussit; ni le support à « l’État policier » ne parvient à soulever l’enthousiasme des salariés et des prolétaires besogneux, ataviques, sceptiques et cyniques, il lui faudra bien utiliser d’autres voies et moyens pour parvenir à ses fins.

C’est en Grèce que la supercherie « gauchiste » a atteint son paroxysme. L’Union sacrée de l’extrême gauche, du centre gauche, de la gauche pas à gauche, de la social-démocratie pas à droite (sic), et de tout ce que ce pays contient de « progressistes » petits-bourgeois avides d’un strapontin au parlement des larbins, est parvenu à maturité en un parti de type « réformiste » du nom de Syriza. En Espagne, son équivalent se nomme  « Podemos ». D’autres surgiront au gré des besoins de la réaction comme le chant du cygne d’une époque en déclin. Rappelons que le courant politique « Réformiste » a connu ses heures de gloire au cours des « Trente glorieuses » et de l’apothéose de « l’État providence » (dans les pays occidentaux du moins).

Aujourd’hui, le courant politique « Réformiste » est en déclin en même temps que « l’État providence » (chargé d’assurer la reproduction de la force de travail) suite à l’effondrement de l’économie impérialiste en crise systémique chronique. N’eût été du soutien de la bourgeoisie, elle se serait déjà éteint la mystique « Réformiste ». Aujourd’hui,  le grand capital international a encore besoin de ces malandrins pour un dernier tour de piste avant la fin du cirque.

Le rôle historique de ces unions sacrées de « gauchistes » embourgeoisées et  cravatées est de faire la démonstration qu’un retour en arrière vers l’État des bienfaits (sic) est surfait. Syriza, Podemos, et tous leurs émules, ont et auront  pour tâche de démontrer que de prôner des réformes capitalistes au sein de l’économie capitaliste en crise est une utopie mystificatrice. Ainsi le veut le grand capital international.

Pendant les années de supercherie, de paralysie et de conflits qui s’annoncent, les partis d’extrême droite feront le plein d’appuis de militants déçus, déconvenues, aigris et révoltés des salmigondis des gauches bourgeoises réformistes. L’objectif ultime de ces tromperies « gauchisantes » étant que la population en vienne à réclamer l’autorité de l’État policier pour rétablir la loi et la sécurité bourgeoise déjantée.

La classe ouvrière ne devrait pas jouer les malandrins dans cette tragédie de Scapin et elle devrait laisser les petits-bourgeois à leur chagrin dans ce feuilleton des vauriens. Nous devons faire la démonstration au grand capital que nous ne jouons pas les figurants dans leur drame d’intrigants et que nous ne soutenons ni réforme, ni apaisement, ni guerre, ni détournement. Et un jour, nous proclamerons « Tout le pouvoir aux soviets ouvriers » – rien de moins.

MANIFESTE DU PARTI OUVRIER

  http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 

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L’EXTRÊME «GAUCHE» MENACE LES OUVRIERS GRECS

greceDoit-on se réjouir, ou doit-on pleurer, du drame épique qui se complique dans la République hellénique ?

Voici comment la gauche bourgeoise présente l’enjeu des élections « Dimanche 25 janvier, auront lieu les élections législatives grecques. Tous les partis sont présents, y compris ceux qui ont œuvré en faveur des politiques de destruction de l’État et de ses institutions. La Commission européenne montre qu’elle suit de très près l’événement. Elle a même eu à intervenir pour mettre en garde la population : en cas de victoire de SYRIZA [Parti d’extrême gauche, paraît-il (sic) NDLR], elle(…)  menace  de ne pas verser la 3e tranche d’aide, environ 110 milliards d’euros » (1).

Il faut toujours compter sur la gauche bourgeoise pour se gausser de ceux qui tentent de détruire l’État capitaliste, cet ultime rempart contre la colère ouvrière et, de tout temps, un marchepied pour les organisations fascistes, nationales-socialistes et corporatistes de tous vices.

En réalité, ceux qui ont davantage collaboré à l’avancement  de la lutte des ouvriers grecs pour la défense de leur condition de vie et de travail et pour leur émancipation de classe, ce sont ceux qui volontairement ou involontairement ont œuvré à la destruction de l’État capitaliste grec et de ses institutions moribondes.

Mais que la bourgeoisie se rassure, SYRIZA, le pseudo parti d’extrême gauche, est l’a pour rétablir la situation, crédibiliser les institutions étatiques décriées par les ouvriers, et pour démontrer que sous la gouvernance  gauchiste les conditions économiques désastreuses peuvent encore empirées. Ne vous fiez pas à ces menaces de la Commission européenne qui ne visent qu’à crédibiliser la fumisterie gauchiste SRYZAISTE.

Assurément, si l’Europe des puissants applaudissait à l’élection de SYRIZA, tous les ouvriers du Pirée, les chômeurs d’Athènes, les fonctionnaires saqués, les miséreux, les affamés de Grèce se détourneraient prestement de ce nuage de narguilé patenté. L’opération d’intrusion internationale dans les élections grecques bidon ne vise qu’à s’assurer que le parti de la bourgeoisie paupérisée l’emportera ce dimanche de janvier.

Observons les faits. La Grèce est un pays impérialiste en faillite technique qui malgré tous les crédits arnaqués par la Banque Centrale européenne ne peut pas être remis sur pieds sans d’immenses sacrifices pour les ouvriers.

Le très lucide The Wall Street Journal publiait, le 20 janvier dernier, 12 chiffres qui illustrent la tragédie grecque (2). Mais le grand capital international s’inquiète de la montée de la colère ouvrière et de la résistance populaire dans plusieurs pays d’Europe, en Grèce, mais en Espagne, au Portugal, en Italie et en France aussi. Deux voies s’offrent aux capitalistes mondiaux pour contenir ces mouvements spontanés, désorganisés, désorientés et virtuellement dangereux pour eux. Premièrement, la voie de l’État policier et de la répression armée par les organes militaires nationales. Cette voie est utilisée dans le monde entier et la traque des assassins des journalistes parisiens à donner une idée du degré de préparation de la flicaille française dans ce domaine. Mais en Grèce, un problème se pose que nous signalions la semaine dernière (3).

La police et la milice grecque ne semblent pas assurées étant donné que les sbires et les salariés de ces institutions de répression sont paupérisés et risquent de ne pas déclencher les tirs croisés sur la foule déchainée.

Deuxièmement, la voie de la supercherie La gauche bourgeoise « surfe » donc sur ce mécontentement populaire contre les institutions de répression et se présente à l’alternance de la gouvernance. Le grand capital financier a donc imaginé une supercherie.

Carte blanche et financement ont été donnés à la petite bourgeoisie grecque afin qu’elle s’unisse et qu’elle s’organise pour remporter l’élection et la mainmise sur l’État bourgeois dont on s’est assuré au préalable qu’il (SYRIZA) ne le détruira pas, et qu’il tentera de le faire fonctionner selon la légalité du droit bourgeois.

Un apologiste du parti gauchiste illustre parfaitement l’illusion affichée. Il écrit  « [voter extrême-gauche] pour montrer un exemple et essayer de se faire entendre par les autres peuples de l’Europe, dans un but de changer les politiques européennes.

C’est sans doute la seule lueur d’espoir aux yeux d’une population catastrophée, lueur qui malheureusement ne donnera pas un changement immédiat des conditions de vie », évidemment et pour très longtemps pourrait-on dire (4).

Un leader de SYRIZA, ayant bien appris sa leçon, annone le refrain que voici : « La victoire décisive de SYRIZA aux élections grecques peut mettre un terme aux politiques des mémorandums et à la stratégie de l’austérité, et déclencher des évolutions progressistes dans l’ensemble de l’Europe.

Le 25 janvier, la peur changera enfin de camp : elle sera dans le camp de l’adversaire, des néolibéraux fondamentalistes, qui ont transformé la Grèce et les autres pays dits PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne) en laboratoires d’une expérimentation absurde et barbare » (5).

Dimanche 25 janvier, la deuxième manche Quelle sera la situation économique de la Grèce au lendemain de l’élection, lundi le 26 janvier ? The Wall Street Journal la présente honteusement : depuis 2008, l’économie grecque a chuté de 25 %; le chômage est à 25.8 % (1,2 million de chômeurs); Grèce = le 3e pays le plus pauvre d’Europe; 23 % des gens sont très pauvre;  70 milliards d’euros de mauvaises créances pour les banques; depuis 2008, les marchés boursiers ont chuté de 84 %; le quart des entreprises ont fermé; et la liste catastrophique s’allonge tristement (6). La réponse des chefs syndicaux, des politiques révisionnistes, des gauchistes et des bobos paupérisés et radicalisés à cette situation catastrophique est toujours la même. « Ce gouvernement de gauche aura comme priorités essentielles l’annulation des mémorandums de rigueur et leur remplacement par un plan de développement qui favorisera la restructuration productive.

Il s’attaquera immédiatement aux problèmes urgents du chômage, du rétablissement des revenus de la classe ouvrière, des droits sociaux, de la protection législative du travail et de tous les droits démocratiques qui ont été abrogés les dernières années. Dans ce but, la renégociation des accords de prêt avec les créanciers afin d’annuler les clauses abusives, les clauses «coloniales» qui étranglent la population et d’effacer une grande partie de la dette publique, est nécessaire et primordiale. – le rétablissement du salaire minimum à 751 euros (celui-ci ayant été réduit à 586 par les lois mémorandaires) et du treizième mois pour les retraites inférieures à 700 euros ; – la suppression des mesures législatives qui ont permis les licenciements abusifs dans la fonction publique et la réembauche des victimes concernés » (7).

Il est d’ores et déjà facile de prévoir la troisième manche de cette apocalypse.

La  gouvernance de la soi-disant «extrême gauche» plongera l’économie grecque encore plus profondément dans l’abîme. Les ouvriers et la population grecque, déjà  éprouvés, pourront constater de visu la détérioration catastrophique de leurs conditions de vie et de travail.

Tous les ouvriers d’Europe auront sous les yeux le spectacle affligeant d’un peuple désespéré – paupérisé – sacrifié sous la haute autorité de ce que le patronat aura présenté frauduleusement comme l’avant-garde de l’extrême gauche en déroute (sic) – incapable de faire fonctionner l’économie capitaliste en crise systémique, mieux que les capitalistes n’y parviennent eux-mêmes.

La rupture nécessaire La gauche ouvrière aura alors la responsabilité, ayant farouchement dénoncée ces billevesées politiques, ces manigances diplomatiques, ces mystifications économiques, ces mensonges électoralistes, de faire valoir à notre classe, que seul le renversement de l’état bourgeois, le renversement du système capitaliste peuvent apporter une solution définitive à ces alternances de crises, de dépressions, de pauvreté et de guerres pour l’éternité. Prolétaire du monde entier, unissez-vous ! Manifeste du Parti ouvrier  http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520 ______________ http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/lextreme-gauche-menace-les-ouvriers-grecs/  

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À PARIS, DIMANCHE, UN CAMP IMPÉRIALISTE A PRIS SA MESURE

 

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La conception marxiste de l’État. De l’État fasciste à l’État démocratique

 

Qu’on l’appelle l’État fasciste-corporatiste, l’État nazi, l’État totalitaire militariste, l’État libéral, l’État démocratique, l’État providence ou l’État policier, il s’agit toujours des mêmes appareils composant la superstructure capitaliste (MPC), et regroupant l’état-major de la classe bourgeoise chargé d’assurer les différentes fonctions de gouvernance pour le compte de la classe dominante. Dans une société de classe, c’est la classe dominante qui détermine la nature et les caractéristiques de son État de droit.

Ces fonctions fondamentales de l’État bourgeois sont d’assurer : 1) la reproduction de la force de travail; 2) la répression violente des oppositions (maintenir la dictature bourgeoise sur l’ensemble de la société);  3) le soutien à la production de la plus-value et à la reproduction élargie du capital, pouvant aller jusqu’à la guerre si nécessaire. Dans un texte récent, nous avons présenté la conception marxiste de la guerre civile répressive et de la guerre de conquête agressive (1).

L’État fasciste (sous sa forme corporatiste, nazi, militariste, franquiste, totalitaire, etc.) fut la réponse, dans le domaine de la superstructure politique et idéologique, qu’apporta la classe capitaliste monopoliste à la crise systémique de l’impérialisme, suite au krach boursier de 1929, et à la Grande dépression. La dépression économique s’approfondissant; la misère s’abattant sur toutes les couches de la classe laborieuse; le mouvement ouvrier se dressant pour contester le pouvoir bourgeois; la classe capitaliste monopoliste ordonna à l’État bourgeois, soutenu par des organisations fascistes de masse, d’endiguer, de réprimer, et de réorienter la colère ouvrière de chacune des nations contre celles d’autres nations. Puis, d’enrégimenter la classe ouvrière mondiale pour qu’elle soutienne la politique impérialiste de conquête plutôt que de mener sa propre politique révolutionnaire d’insurrection.

L’émergence et l’ascension de la forme corporatiste-fasciste de l’État de droit

Du début des années vingt (1920) à la fin des années trente du XXe siècle la tactique de la bourgeoisie pour écraser le mouvement ouvrier et maintenir son pouvoir hégémonique de classe fut de mener l’attaque sur deux fronts. Le premier front  consista à créer et à soutenir des organisations et des partis politiques de type fascistes que les médias à la solde ont publicisés et présenter comme l’unique solution à la crise du système politique bourgeois. Les fascistes parlaient de justice sociale, d’équité, de faire payer les riches, et de remettre les ouvriers au travail. Dans de nombreux pays, le grand capital finança lourdement ces organisations corporatistes fascistes. Dans certains pays comme aux États-Unis et au Canada, en Amérique latine, les organisations ouvrières de masse n’étant pas très développées il ne fut pas nécessaire de mettre sur pied de telles organisations fascistes de masse. De plus, le camp occidental (Royaume-Uni, France, États-Unis, Canada, Australie, etc.) était en position de force sur le plan économique et politique puisque c’est ce camp qui occupait les territoires coloniaux. Le camp impérialiste occidental avait peu à gagner d’attaquer le camp impérialiste de l’Axe. C’était le camp impérialiste de l’Axe (Allemagne-Italie-Japon) qui devait attaquer pour arracher des espaces de spoliation des ressources naturelles, de nouveaux marchés et des zones d’exploitation de la force de travail.

Le deuxième front de la guerre de classe de la bourgeoisie contre le prolétariat était à l’intérieur du mouvement ouvrier. Il visait à désarmer le mouvement ouvrier d’abord idéologiquement, puis politiquement.  Devant le fléau militariste japonais et chinois. Devant le fléau fasciste italien. Devant le fléau corporatiste franquiste et salazariste. Face au fléau national-socialiste allemand, la gauche bourgeoise ne trouva rien de mieux que d’opposer la tactique des Fronts unis nationalistes bourgeois. La classe ouvrière se plaçait ainsi sous le fléau de la bourgeoisie nationaliste démocratique prévaricatrice et chauvine, et sous l’alliance avec la paysannerie réactionnaire. À partir du milieu des années vingt, la tactique des fronts populaires et la stratégie de l’assujettissement du mouvement ouvrier international à la défense des intérêts nationaux pour le salut de la patrie (y compris de la patrie du «Petit père des peuples», la soi-disant patrie du prolétariat) et de la pseudo « démocratie » bourgeoise, désarmèrent idéologiquement et désorientèrent politiquement l’avant-garde prolétarienne qui s’épuisa en manifestations pacifistes défaitistes et en ralliement électoraliste bourgeois collaborationnistes.

L’alternative ouvrière

Les choix qui s’imposaient à la classe ouvrière mondiale n’étaient pas d’appuyer la dictature «démocratique» bourgeoise contre la dictature «fasciste» bourgeoise, mais de combattre classe contre classe pour le renversement radical de la structure d’État bourgeoise, sous son masque «démocratique» ou sous son masque fasciste et national-socialiste (un oxymore) partout dans le monde. Quand les deux classes antagonistes se confrontent ce n’est pas le temps de réclamer des réformes, l’une des deux classes doit se soumettre ou se démettre.

L’hécatombe de la Seconde Guerre mondiale (50 millions de morts et des dizaines de millions d’estropiés), les sacrifices immenses consentis par la classe ouvrière mondiale, aux fronts et à l’arrière, dans les usines, ont assuré le salut de la société impérialiste bourgeoise sous la direction de sa fraction étatsunienne et de l’OTAN, ainsi que le sauvetage de la société impérialiste russe sous la direction soviétique et du Pacte de Varsovie.

 L’impérialisme international depuis la guerre mondiale

Après la guerre et les accords de Yalta et de Potsdam sur le partage du monde, suite aux récessions économiques, le monde impérialiste à l’Est comme à l’Ouest  poursuivit cahin-caha sa lente descente aux enfers jusqu’à l’effondrement du camp impérialiste de l’Est en 1989. L’effondrement du camp impérialiste de l’Ouest est maintenant à l’ordre du jour et on voit ressurgir les mêmes vieilles tactiques guerrières entrent le camp impérialiste de l’Ouest  regrouper (et diviser) autour des États-Unis et le nouveau camp impérialiste « émergent », regrouper autour de la Chine et de la Russie.

Les fameuses «Trente glorieuses», requiem pour la bourgeoisie

Cette lente descente aux enfers des deux camps impérialistes précédents (États-Unis et URSS) n’a pas interdit  quelques accalmies économiques et militaires dans plusieurs pays industrialisés. Une période de relative reprise économique qui s’étendit de 1945 à 1975. Ce furent les derniers soubresauts du mode de production capitaliste léthargique. La productivité élevée du travail salarié en pays industrialisés avancés (hausse de la plus-value relative), couplés à l’exploitation féroce de la force de travail dans les pays industriellement arriérés (hausse de la plus-value absolue), ont permis à la classe capitaliste mondialisée de concéder de meilleures conditions sociales pour la reproduction d’une force de travail mieux éduquée, plus spécialisée et donc plus coûteuse à reproduire, en Occident du moins. Ce mouvement de croissance des services gouvernementaux (hausse du salaire social) a permis l’expansion de la petite bourgeoisie qui appellera amoureusement cette époque : l’ère de « l’État providence ». Un euphémisme pour désigner l’amélioration temporaire des conditions de reproduction sociales de la classe ouvrière nombreuse, spécialisée, mieux formée pour servir une industrie de plus en plus mécanisée, robotisée, informatisée et numérisée. À l’époque de la nano industrie spatiale les ouvriers ne sont pas tous à œuvrer   au fond des sweats shops déglinguant du Pakistan.

Les années de déliquescence du capitalisme

L’effondrement du camp impérialiste soviétique entraina la redistribution des cartes internationales et une période de confusion économique, politique, idéologique et militaire parmi la bourgeoise à droite comme à gauche de l’échiquier politique capitaliste. De 1989 à 2014 pas moins de 5 crises économiques ponctuèrent la mondialisation de l’économie impérialiste internationale. Chaque crise étant plus intensive que la précédente. Elles culminèrent en 2007-2008 par la grande récession, préparant une grande dépression à venir (2).

C’est au milieu de ce monde troublé, instable, agité que surgie la puissante Chine impérialiste, amalgame du capitalisme monopoliste d’État, de l’accumulation de monceaux de capitaux étrangers (IDE), de totalitarisme politique stricte, de « libéralisme de marché et de libre concurrence » anarchique. Le tout sur fond d’industrialisation et d’urbanisation accélérée de millions d’ouvriers surexploités constituant le nouveau marché convoité de la Chine impérialiste et de ses zones d’influences. Surtout, ne jamais oublié que lorsque la Chine aura terminé son industrialisation accélérée, 800 millions d’ouvriers chinois peineront sous le joug du capitalisme d’État bourgeois. La plus formidable force de production que le monde n’aura jamais vue.

La nouvelle conjoncture internationale combinant la montée en puissance de l’impérialisme chinois et la déliquescence des économies occidentales ont déclenché une récession qui força les États capitalistes occidentaux à promulguer des politiques de stricte austérité. L’ère «d’éternelle prospérité», le «Reich» américain de mille ans (sic), prend fin dans la controverse et la déchéance du géant aux mains couvertes de sang. L’hégémonie américaine aura duré moins de cent ans. Le grand capital occidental sonne donc la charge, et rameute la petite bourgeoisie paupérisée (un segment de classe narcissique, toujours attiré par le fascisme, l’anarchisme et le terrorisme). La bourgeoisie fourbit ses armes et se prépare au grand engagement guerrier. Une troisième guerre mondiale couve sous les cendres. Elle n’a pas encore lieu, car les deux camps n’ont pas complété leurs préparatifs idéologique, politique, énergétique, industriel et militaire. Pire, les limites des deux camps adverses ne sont pas encore fixées et des retournements d’alliances sont encore envisageables. L’an dernier, le quotidien, The Financial Times de Londres, en appelait  à reconstituer l’État corporatiste des temps passés (3).

L’affrontement préliminaire au Moyen-Orient et en Afrique

Pour l’instant, c’est au Moyen-Orient, parmi les champs pétrolifères et les oléoducs transportant les hydrocarbures que les deux camps se jauges, et se confrontent dans des escarmouches meurtrières dont font les frais les damnés de la terre pétrolière. Que cet  affrontement titanesque ait des répercussions à New York, Londres, Ottawa, Sydney et Paris, il fallait s’y attendre. On ne massacre pas les gens impunément. Même démuni, les pauvres, mourant sous les bombardements des drones aveugles, peuvent porter des coups à leurs ennemis. Le petit terrorisme des mouvances islamistes riposte comme il le peut au grand terrorisme des gouvernements.

Pendant ce temps, à droite de la gauche

Le mouvement ouvrier international, orphelin d’une organisation de classe mondiale, réagit spontanément à la détérioration de ses conditions de vie et de travail (salaire nécessaire), à l’accélération des cadences en usines, au chômage, à l’inflation, au saccage des fonds de pension, à la paupérisation, à la baisse du pouvoir d’achat et à la détérioration des services publics (salaire social). S’ensuit une multitude de grèves « sauvages », illégales, de manifestations, de processions de protestations, de conflits armés dans les pays du Sud et au Moyen-Orient. Cette période très troublée socialement peut être qualifiée de passage à l’«État policier», dans les pays du Nord du moins, puisque les États du Sud n’ont jamais connu que la formule de «l’État policier fasciste», dissimulé ou non, sous les apparences de l’État démocratique électoraliste bourgeois. Concession récente suite à la montée des  bourgeoisies indigènes démocratiques en Amérique Latine (Nicaragua, Brésil, Argentine, Bolivie, Équateur, Venezuela et Cuba) et des bourgeoisies réformistes lors du  «Printemps arabe».

La classe capitaliste monopoliste mondialisée hésite à recourir aux services de partis  fascistes de masse comme dans les années trente du dernier siècle. Il n’est d’ailleurs pas certain qu’elle en aurait les moyens. L’expérience, pas si lointaine, des classes ouvrières européenne, chinoise, japonaise, américaine porte la classe capitaliste mondialisée à s’inquiéter de ce type d’endoctrinement et de mobilisation de masse réactionnaire, dont elle risque de perdre le contrôle sur ses arrières.

Par ailleurs, la classe ouvrière des pays industrialisés n’est plus enrégimentée en de vastes partis « communistes » (sic) de masse ce qui rend moins nécessaire la constitution d’organisation fasciste de masse. D’autant plus que la bourgeoisie ne souhaite pas éradiquer les syndicats ni les partis de la mouvance de gauche bourgeoise qui lui servent de courroie de transmission pour apaiser et désorienter le mouvement ouvrier spontané. Pour le moment la classe capitaliste monopoliste préfère s’en remettre aux bras séculiers de l’État policier. Aux États-Unis d’Amérique, par exemple, près d’un million d’individus sont embauchés par des centaines de corps policiers chargés d’assurer la pérennité de la structure étatique capitaliste. Deux millions d’individus sont sous les verrous, gardés par des milliers de garde-chiourmes armés. Avec 5 % de la population mondiale les États-Unis comptent 25 % de la population carcérale mondiale (4). Un autre million de soldats sont sous les drapeaux ou dans la réserve. La tuerie répressive des gens de couleur, des Amérindiens, des hispanophones va continuer. Mais il ne faut pas oublier que les immigrants protestataires, les assistés sociaux paupérisés, les étudiants manifestants, les jeunes révoltés, les chômeurs affamés, les ouvriers grévistes font également partie des cibles privilégiées de ces multiples corps policiers, de ces réservistes de la milice et de ces soldats de métier, ainsi que des centaines d’agences privées de sécurité avec leurs tueurs à gages, leurs nervis et leurs malfrats. Sans compter l’appareil législatif et judiciaire (Patriote Act) et pénal sophistiqué charger de mâter «légalement» les récalcitrants et d’exonérer les agents assassins.  Nous sommes justifiés d’affirmer que l’État capitaliste américain expérimente depuis des années le modèle de «l’État policier» afin de brider la classe ouvrière et ses alliés. Il est cependant douteux que ce modèle d’État répressif réussisse à sauver la classe capitaliste monopoliste du précipice.

 À Paris, un dimanche de janvier 2015

Le seul intérêt politique de la manifestation de Paris, le 11 janvier 2015, fut de donner un aperçu des pays du camp européen regroupés autour de la bourgeoisie française. Dénombrez  les têtes «démocratiquement» couronnées,  présentes dans le cortège, et vous aurez un aperçu des adhérents à l’un des deux camps ennemis et de ses capacités à mobiliser la populace comme chair à canon pour la guerre d’agression impérialiste à venir.

 Les événements entourant l’attentat aux bureaux de l’hebdomadaire Chralie Hebdo à Paris auront permis d’observer le niveau de préparation et de militarisation des forces policières françaises. Nul doute que dans de nombreux pays européens la militarisation des forces policières est tout aussi avancée. En Grèce cependant, l’armée de métier et les policiers semblent ne pas jouer le rôle répressif que la bourgeoisie attend d’eux !?…  C’est à surveiller.

Cette évolution vers la militarisation policière de l’État capitaliste des riches n’est pas le fruit du hasard. C’est que la surexploitation et l’oppression de la classe ouvrière, américaine notamment, ont atteint un tel niveau que la reproduction élargie de la classe (l’ouvrier et sa famille) n’est plus assurée (5). Cinquante millions de travailleurs américains sont des travailleurs pauvres. C’est-à-dire que même s’ils travaillent plus de quarante heures semaine ils ne gagnent pas suffisamment pour assurer leur reproduction sociale. Le taux d’exploitation de la classe ouvrière américaine a atteint le plus haut niveau des pays de l’OCDE. Malgré la récession économique le taux de plus-value demeure élevé aux États-Unis car les salaires diminuent malgré l’inflation rampante. Tout ceci donne l’impression d’une reprise économique, mais comme la plus-value extorquée aux ouvriers ne trouve pas à se valoriser et à se reproduire, faute de marchés solvables, cette «reprise» n’est qu’un sursis avant la reprise de la crise qui se manifestera d’abord à la bourse puis dans l’ensemble de l’économie impérialiste.  Tout ceci entraîne la dégénérescence sociale, le crime se répand, les drogues, les meurtres, les vols, les viols, la prostitution, la dépravation et la petite criminalité sont des menaces réelles et quotidiennes dans chaque ville américaine. Voilà ce qui terrorise concrètement la population étatsunienne plutôt qu’Al-Qaïda au Maghreb islamique (sic). Or ces conditions de surexploitation de la main-d’œuvre, et ce manque de débouchés marchands, et cette dépravation sociale, s’étendent aux autres continents industrialisés alors que la crise systémique de l’impérialisme ne fait que s’amplifier.

 Les gauches bourgeoises pendant ce temps…

Que fait la gauche bourgeoise devant l’État policier avéré ? Elle tente de mobiliser les ouvriers dans un Front uni, dans un Front patriotique national, dans un Front démocratique bourgeois, dans un Front social, pour défendre la formule de l’«État démocratique et providentiel» des riches… Alors que les bourgeois eux-mêmes ne veulent plus de cette utopie «démocratique» décrépite. La gauche bourgeoise lance le mot d’ordre de résister à la discrimination ethnique; de résister à la paupérisation sociale; de s’opposer au profilage racial; de dénoncer l’assassinat sélectif des noirs, des hispanophones, des musulmans, des Arabes, des ROMS, des SDF, des pauvres, des jeunes, des immigrés, des prostituées.  À la fin, quand tout le monde, ou presque, est discriminé, ce n’est plus du profilage, sinon celui de la bourgeoisie épouvantée. 

La gauche bourgeoise préfère-t-elle la «justice» des riches et que l’État policier massacre tous les segments de la population équitablement, en proportion de leur importance numérique dans la communauté ?

Quand les droits de manger, de boire, de se loger, de procréer et de vivre sont éradiqués, qu’avons-nous à faire de la «liberté d’expression», de la liberté de pleurnicher notre compassion et de crier comme les «indignés» ? C’est la fin de nos misères que nous voulons. Ce n’est pas contre le profilage racial, social, ethnique ou religieux, que nous devons mobiliser les ouvriers de toute ethnicité et de toute nationalité, mais contre l’État policier capitaliste dans son entièreté en tant qu’État-major de la classe capitaliste dominante afin de balayer totalement cet État bourgeois et d’exproprié sans compensation tous les moyens de production, d’échanges et de communication et d’imposer la dictature du prolétariat.

Prolétaires de tous les pays unissez-vous !

Manifeste du parti ouvrier :

http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

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JE SUIS CHARLIE

charlie

Et oui, je reviens………

J’ai pleuré, oui j’ai pleuré mercredi dernier lorsque j’ai appris les gestes fous de ces barbares.

Pleuré pour plusieurs raisons :

Hara kiri, le précurseur de Charlie Hebdo a bercé mon adolescence
J’aime la BD et je ‘ai rencontré un dessinateur de presse qui officiait pour le Dauphiné Libéré (j’ai meme une dédicace).

Le droit a la liberté de la presse a été bafoué
Notre démocratie est en danger.

Je ne m’étendrais pas sur le sujet car tout à été dit ou presque.

Je vous aime Cabu, Wolinski, Charb et les autres

Toutes mes pensées vont aux blessés, aux familles des personnes lachement assassinées.

Je pense aussi aux victimes de ce fou du Super cacher.

Bravo à toutes les forces de l’ordre (gendarmerie, police, services secrets, dgsi, dgse et tous les autres)

Les rassemblement de ce jour, sont les plus belles réponses données a ces fous qui ont oubliés de naitre avec un cerveau.

Vive la République
Vive la France

Thym-Thym

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