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« LES VRAIS PATRONS ! » SONT DERRIÈRE LES RIDEAUX

libreechangeLes quatre Accords de libre-échange

Les électeurs sont invités à sélectionner la clique électoralistes (Libéral, Parti Québécois, CAQ, UMP, Socialiste, Front de Gauche, Conservateur, NPD, Républicain, Démocrate, Travailliste, etc.) qui obtiendra l’insigne honneur d’administrer les affaires de l’État policier des riches, pour le bénéfice exclusif des riches. Pendant ce temps, « Les vraies affaires ! » se négocient en catimini dans l’antichambre des parlements et dans les suites d’hôtels luxueux à l’insu de ceux-là mêmes – politiciens – qui demain seront forcés d’entériner ces traités inégaux ayant une grande incidence sur la vie des salariés (1).

Quatre monstres commerciaux (quatre traités de libre-échange) sont en cours de négociation (ou a été paraphé) par les guignols politiques aux ordres de leurs patrons. Ces accords ont pour noms : Accord de partenariat transatlantique (APT), qui, même s’il ne concerne directement que les États-Unis et l’Union européenne, aura des conséquences majeures au Canada-Québec via l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) en vigueur depuis 1994 (2). Accord économique et commercial global entre l’Union européenne et le Canada (AECG), le Trans-Pacifique Partnership (TPP) et Accord de libre-échange Canada Corée du Sud, le quatrième fils de Belzebuth sorti des manigances des négociateurs cachés derrière des entrées fermées (3).

L’Accord de partenariat transatlantique (APT)

 ’APT, inspiré de l’Accord multilatéral sur les investissements (AMI), révèle la revue Coup/Rage (4), est en négociation depuis juillet 2013 entre les États-Unis et l’Union européenne. Ce sera un sommet dans le domaine de la dérèglementation ! L’objectif des négociateurs patentés est de contourner les réformes mises en place par les gouvernements américains et européens suite à la crise des subprimes de 2007-2008 (5). On se rappellera que ce montage financier, de type Pyramide de Ponzi, imaginé par les banquiers de la JP Morgan, consistait à mettre en marché boursier des « actifs » toxiques, amalgames de prêts hypothécaires sulfureux ; approuvés comme placements sécurisés par les agences de notation américaines (Moody’s, Standard and Poor’s), filiales des banques étatsuniennes qu’elles sont chargées de surveiller (6). Ce sont ces « actifs » toxiques que la Caisse de dépôt et placement du Québec acheta par milliards et avec lesquels elle « évapora » 40 milliards de dollars des épargnes des salariés québécois (7).

Accord commercial global entre l’Union européenne et le Canada

Cet accord (AECG) réglementera plusieurs secteurs économiques, le commerce des biens et des services, les investissements, la protection des investisseurs, l’attribution des contrats publics, la mobilité de la main-d’œuvre, les charges sociales. Selon le premier ministre Stephen Harper, cet accord aura plus d’impact sur la vie des Canadiens que l’ALENA en a eu depuis vingt ans (8). L’AECG renferme l’article 11 de l’ALENA, ce qui signifie que les administrations canadiennes des niveaux fédéral, provinciaux et municipaux doivent renoncer à une partie de leur souveraineté et abandonner leur juridiction à une Mission commerciale internationale (9). Cet accord économique inégal, avec la mise sur pied de tribunaux servant à protéger les droits des entreprises privées canadiennes et européennes, mettra l’ensemble de l’économie canadienne sous le joug des corporations qui ont initié des recours judiciaires pour l’abrogation du salaire minimum obligatoire, ou contre la limitation d’émissions de gaz toxiques (Pérou), sans manquer d’autoriser les exactions de l’industrie minière internationale où le Canada est un joueur majeur (10).

Tous les partis politiques canadiens, y compris les partis bourgeois québécois, ont applaudi à cette mise sous tutelle du droit financier, minier, commercial, social canadien et québécois. À la lumière de ces accords supra nationaux importants et contraignants, tous auront compris que les velléités sécessionnistes dites frauduleusement « indépendantistes » d’une fraction des bouffons de la bourgeoisie québécoise sont risibles et nuisibles. Ces balivernes pseudo « souverainistes » sont avancées tandis que l’on soumet l’économie québécoise aux diktats de la concurrence internationale sauvage. Cette bataille sécessionniste rétrograde et réactionnaire voudrait placer la classe ouvrière à la remorque des capitalistes québécois. Ces turpitudes sécessionnistes dilapident les énergies ouvrières et détournent la colère étudiante et populaire des luttes de résistance quotidienne contre les politiques d’austérité, et des combats pour la conquête du pouvoir d’État par le prolétariat. Malheureusement, la signature de pétitions de protestation, les manifestations pacifiques, les sit-in devant les places boursières ne suffiront pas à faire reculer les apparatchiks politiques, sous-fifres du grand capital.Trans-Pacifique Partnership

Cet accord est un traité de libre-échange qui vise à intégrer les économies de la zone Asie-Pacifique. Ce traité regroupe déjà Brunei, le Chili, la Nouvelle-Zélande et Singapour, auxquels veulent se joindre les États-Unis, l’Australie, l anada, le Mexique, le Japon et le Pérou. Les États-Unis sont anxieux de se joindre à ce regroupement avant que la Chine, sa principale rivale commerciale, n’y adhère, de façon à négocier férocement les conditions d’adhésion des Chinois. Les États-Unis espèrent ainsi mieux se positionner pour conserver leurs parts de marché dans cette région développée. Ce dernier avantage ne concerne qu’un certain nombre de produits ciblés (avionnerie, automobile, armement, énergie, prospection, technologie des communications), les États-Unis étant incapables de subvenir à leurs besoins domestiques dans nombre de secteurs de production. Ce sont les plus grands importateurs de la planète et depuis 1970 leur balance commerciale est lourdement déficitaire. En 50 ans, depuis 1960, l’importance du commerce extérieur étatsunien a chuté de 571 % dans le PIB national, un revers économique important. Sans compter que la balance des paiements courants (incluant les transferts de capitaux) est déficitaire depuis 1982, ce qui signifie que depuis trente ans le rapatriement des profits des multinationales monopolistes a cessé de compenser pour le déficit commercial gargantuesque (11).

Ce sont ces faits commerciaux qui entraînent l’effondrement de la monnaie américaine et non pas les tribulations de la monnaie étatsunienne qui amène la destruction de l’économie de ce pays. Il en est de même pour la zone euro, ce n’est pas la monnaie commune qui pose problème aux pays du marché commun et qui entraîne la crise européenne. C’est la dégénérescence de l’économie, l’ouverture des frontières à la concurrence étrangère à l’intérieure de l’Espace Schengen qui entraîne les problèmes monétaires et sociaux dans toute la zone euro. La monnaie n’est qu’un outil, un instrument économique – si l’économie s’effondre – la monnaie s’effondre – jamais l’inverse.

« Les effets de ce traité (TPP) sont multiples : favorisation de la délocalisation d’emplois, pression pour importer la nourriture et diminuer les normes d’étiquetage, limitation de la liberté sur Internet, prolongation de la durée des brevets des médicaments (donc augmentation des frais, donc plus de risques pour la santé), permission aux entreprises de poursuivre les pays qui entravent leur accumulation de profits et, bien sûr, dérèglementation des marchés financiers » (12).

L’impérialisme canadien est très actif dans cette région du globe comme l’atteste la signature de l’Accord de libre-échange Canada Corée du Sud en mars 2014, éliminant, une fois en vigueur dans un an, pratiquement tous les tarifs douaniers entre les deux pays, la Corée du Sud s’étant engagée à en effacer 81,9 % dès le premier jour de son application tandis que le Canada a promis d’en retirer 76,4 %. D’autres droits de douane nécessiteront des dizaines d’années avant d’être complètement éliminés (13).

Cependant, il ne faut pas se fourvoyer, ce que les oligarques (et les réformistes gauchistes) appellent « dérèglementation néolibérale » est en fait la promulgation de nouvelles lois, de nouvelles normes et de nouveaux règlements plus aptes, espèrent-ils, à assurer la valorisation de leurs avoirs de même qu’une reproduction élargie du capital.

Nous l’avons souligné précédemment, ce ne sont pas les capitaux (productifs) qui font l’objet de la spéculation des banquiers (puisqu’il y a de moins en moins de marchés à conquérir il semble inutile de chercher à produire davantage sinon pour se repartager les marchés), mais les devises, les monnaies, les écritures comptables et les « actifs spéculatifs », volatiles et fragiles parce que nullement adossées à des marchandises ayant une valeur tangible, qui sont l’objet de leur convoitise. Ils savent tous pourtant que la spéculation boursière sur du vent engendrera un nouveau krach boursier, mais ils ne peuvent s’en empêcher. Ils seront déçus les capitalistes, car même en étendant mondialement leur prévarication et la « tonte des coupons » – et même en élargissant les aires géographiques d’accumulation des devises – ils ne parviendront pas à résoudre le paradoxe de la baisse tendancielle du taux de profit moyen (alors que la masse d’argent augmente) inscrit dans les gènes du système économique capitaliste parvenu à son stade suprême de dégénérescence impérialiste moderne.

À ceux qui suggèrent de contrebalancer la mondialisation néo-libérale par la création de structures internationales dont la création d’alliances multinationales d’États impérialistes qui cogiteraient des lois supranationales de réglementation bancaire et monétaire comme le Glass Steagall Act II (14), nous répondons que de telles agences de gouvernances et de tels organismes internationaux existent déjà, ils ont pour nom ONU, OCDE, CPI, FMI, BM, OMC, OMI, OIT, OACI, Union européenne, et tous ils contribuent au saccage de l’économie (15). Selon Le Monde diplomatique : « Cinq ans après l’irruption de la crise des subprimes, les négociateurs américains et européens ont convenu que les velléités de régulation de l’industrie financière (sic) avaient fait leur temps. Le cadre qu’ils veulent mettre en place prévoit de lever tous les garde-fous en matière de placements à risques et d’empêcher les gouvernements de contrôler le volume, la nature ou l’origine des produits financiers mis sur le marché » (16).

De l’inévitabilité de la crise économique systémique

Le bon sens financier et la logique commerciale commandent que ces produits boursiers sulfureux soient prohibés. Mais comme ils sont très lucratifs – du moins pour les émetteurs de ces papiers – et comme ils constituent la seule façon de faire tourner l’argent, d’un cycle économique à un autre, les banquiers ne peuvent s’en priver et ils travaillent sans relâche à dérèglementer, en réalité à modifier les règlements des secteurs financiers, afin de réintroduire ces pratiques frauduleuses et à terme suicidaires.

Les banquiers, les milliardaires, les politiciens et les oligarques sont totalement impuissants à empêcher le développement spéculatif inéluctable de ce qu’ils appellent l’économie « irréelle », et qui pourtant est bien réelle comme le prochain krach boursier le leur rappellera. Ils ne sont que des pions, des apparatchiks de l’appareil financier, entraînés par les lois nécessaires du développement économique impérialiste moderne.

Sur ces lois économiques, nul n’a de prise – le mode de production et les rapports de production impérialistes modernes fonctionnent ainsi dans leur course au profit pour assurer la valorisation du « capital monétaire inflationniste » (sic) et ils entrainent ainsi le système à sa perte inexorable. En effet, ce mécanisme purement monétaire et spéculatif est totalement dissocié du cycle de valorisation et de reproduction du capital industriel et marchand. Si bien que la bourse peut engendrer des masses énormes de profits monétaires – d’actifs corporatifs spéculatifs frauduleux – tout ce numéraire n’est que du papier, des entrées aux livres de comptes corporatifs, sans aucune valeur matérielle réelle, car aucune de ces inscriptions n’est passée par l’étape obligatoire de la production de plus-value industrielle et marchande – là ou se crée toute richesse sous le mode de production capitaliste-impérialiste.

Fondamentalement, c’est la compréhension et la conscience de cette nécessité implacable des lois économiques capitalistes qui distinguent un économiste marxiste des différentes variantes d’opportunismes et de réformismes de gauche comme de droite. Les lois qui régissent le mode de production capitaliste ne peuvent être transgressées – manipulées – modifiées – elles sont impératives, obligatoires, imprescriptibles et contraignantes ; qui ne s’y soumet s’attire de graves problèmes et qui leur obéit appelle de graves crises systémiques. Il n’y a aucune porte de sortie, et personne ne peut sauver ce bateau ivre lancé contre Prométhée, voilà ce que Marx a voulu signifier à l’humanité. Ce mode de production doit être renversé et remplacé par un mode de production planifié.

C’est la raison pour laquelle nous certifions que la dérèglementation-règlementation des secteurs boursiers, financiers, bancaires, monétaires, du prêt à la consommation et des emprunts gouvernementaux (dette souveraine) vont se poursuivre parallèlement aux mesures d’austérité qui accompagnent ces politiques économiques suicidaires mais nécessaires, n’en déplaise aux réformistes gauchistes et droitistes.

La politique de la classe ouvrière

La classe ouvrière existe plus que jamais, elle est peu présente sur la scène politique il est vrai, mais cela va changer. Le problème pour la classe ouvrière et pour l’ensemble des salariés ce n’est pas que ces accords commerciaux soient bilatéraux, plurinationaux, transnationaux ou multinationaux, le problème ce sont les objectifs que poursuivent tous ces accords, traités inégaux et alliances contre nature. Ils visent à créer les conditions juridiques, politiques, diplomatiques et militaires:

- pour une pleine expansion économique impérialiste;

- pour assurer la consolidation de la division internationale inégale du travail entre les différents pays signataires;

- pour consolider l’accaparement des ressources naturelles (énergie, minerais, forêts, eau, agriculture, pêches);

- pour favoriser le contrôle des marchés et de la production anarchique;

- et surtout, ils ont pour but d’assurer la spoliation de la plus-value ouvrière, le plus commodément possible par les grandes corporations monopolistes qui ne souffrent d’aucune allégeance nationaliste.

Le capital n’a ni patrie, ni nationalité, il n’a pas d’émotivité. Le capital sert celui qui lui permet de fructifier, de se reproduire et d’accomplir son cycle de reproduction élargie jusqu’à sa disparition inéluctable.

La crise systémique de l’impérialisme moderne découle de cette contradiction. Malgré l’extension sauvage des conditions, des normes, des lois, des traités inégaux et des accords de non-réciprocité, la tendance à la diminution de la reproduction élargie du capital « productif » est inexorable et aucun traité ne peut inverser ce cycle dépressif. Abolir ces accords, déchirer ces traités, rejeter ces alliances d’affaires, commerciales, économiques et militaires ne sert à rien. Chaque fois, le système économique impérialiste reconstituera ces partenariats nécessaires à l’accaparement de la plus-value ouvrière et à sa concentration monopolistique, car cette concentration est une condition obligée de sa reproduction élargie – finalité ultime de ce mode de production moribond.

« La finalité constante de la production capitaliste est d’engendrer, avec le minimum de capital, un maximum de plus-value (…) Dans cette conception les ouvriers eux-mêmes apparaissent comme ce qu’ils sont dans la production capitaliste : de simples moyens de production, et non une fin en soi, ni la finalité de la production » (17).

Pour les ouvriers et leurs alliés (les autres salariés, les étudiants, les travailleurs immigrants), il est très difficile de s’opposer à la signature de ces accords négociés en secret et signés par les gouvernements à la solde des riches. Chaque fois que des référendums ont été organisés, visant à faire entériner ces traités par les salariés, ou bien les dés étaient pipés, ou encore les résultats ont été ignorés. Conséquemment, est-il futile de résister de toutes nos forces et par tous nos moyens aux conséquences de ces traités et de ces accords inégaux sur notre quotidien, au foyer, au travail, au bureau, sur le chantier, au supermarché et dans nos quartiers ? NON ! Il est obligatoire, indispensable et nécessaire que chaque ouvrier et ses alliés résistent férocement et opiniâtrement, par tous les moyens à leur disposition, aux conséquences néfastes, immédiates et à long terme, de ces traités inégaux, de ces accords inéquitables et de ces alliances multinationales de non-réciprocité. Lutter contre leurs effets sur notre pouvoir d’achat, sur nos conditions d’emploi, sur les cadences de travail, contre les mesures d’austérité qui viennent avec la crise et qui servent à faire payer ceux qui en pâtissent sans jamais avoir l’opportunité d’apporter leurs solutions à ces malversations en édifiant une nouvelle économie politique socialiste.

VOLUME D’ÉCONOMIE GRATUIT » http://www.robertbibeau.ca/VolumeDeclin.html  

  1. « Ensemble, pour les vraies affaires ! » était le slogan électoraliste du Parti libéral du Québec lors des élections bidon du 7 avril 2014.
  2. On trouvera une description de l’ALENA à cette adresse : http://www.international.gc.ca/trade-agreements-accords-commerciaux/agr-acc/nafta-alena/index.aspx?lang=fra
  3. http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/402255/libre-echange-le-canada-et-la-coree-du-sud-s-entendent
  4. Nous remercions le journal Coup/Rage de la CLAC de Montréal, de nous avoir permis de nous inspirer de leur article. Coup/Rage. Printemps 2014. Page 11-12.  http://www.clac-montreal.net/
  5. http://les7duquebec.org/7-au-front/la-crise-economique-dans-tous-ses-mefaits/. Voir aussi http://www.les7duquebec.com/7-au-front/grece-comment-sortir-de-la-crise/
  6. L’arnaque de type Pyramide de Ponzi est connue depuis les années 1920 et pourtant les grandes banques d’affaires la pratiquent toujours avec quelques modifications cosmétiques comme ici dans la vente de paquets d’hypothèques risquées que chaque spéculateur refilait au suivant. Le drame de la Caisse de Dépôt et de Placement étant de s’être fait prendre avec la patate chaude entre les mains entre deux transactions http://www.captaineconomics.fr/actualite-economique/item/375-pyramide-ponzi-systeme-pyramidale-madoff-albanie
  7. Robert Bibeau (2014) Le déclin de l’impérialisme contemporain. 60 pages. Téléchargez le feuillet gratuit http://www.robertbibeau.ca/VolumeDeclin.html
  8. Cet accord commercial récent est présenté ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_%C3%A9conomique_et_commercial_global. Voir aussi, http://www.les7duquebec.com/7-au-front/le-crash-boursier-est-a-nos-portes-et-les-experts-radotent/
  9. http://www.tradejustice.ca/fr/. Voir aussi http://www.international.gc.ca/trade-agreements-accords-commerciaux/topics-domaines/disp-diff/nafta.aspx?lang=fra
  10. http://www.monde-diplomatique.fr/2013/09/DENEAULT/4959
  11. http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?codeTheme=7&codeStat=NE.RSB.GNFS.Z&codePays=USA&codeTheme2=1&codeStat2=x&langue=fr . Voir aussi http://data.lesechos.fr/pays-indicateur/etats-unis/balance-des-paiements-courants.html
  12. Coup/Rage. Printemps 2014. Page 11-12.   http://www.clac-montreal.net/
  13. http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/402255/libre-echange-le-canada-et-la-coree-du-sud-s-entendent
  14. http://fr.wikipedia.org/wiki/Glass-Steagall_Act
  15. http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d’organisations_internationales
  16. http://www.monde-diplomatique.fr/
  17. Karl Marx, Le Capital, Théories Sur la Plus-Value II, Éditions Sociales, pages 654. http://marxisme.fr/telecharger_musiques_mp3_livres_communistes.hTML
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LA DICTATURE EN MARCHE

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Ci-dessous, la loi qui a été adoptée dans un silence « assourdissant » des médias français :

 

JORF n°0075 du 29 mars 2014 page 6123 (LOI n° 2014-372 du 28 mars 2014 relative à la géolocalisation (1) NOR: JUSX1329164L)

L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,

Vu la décision du Conseil constitutionnel n° 2014-693 DC du 25 mars 2014,

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Article 1 En savoir plus sur cet article…

Le titre IV du livre Ier du code de procédure pénale est complété par un chapitre V ainsi rédigé :

« Chapitre V

« De la géolocalisation

« Art. 230-32. – Il peut être recouru à tout moyen technique destiné à la localisation en temps réel, sur l’ensemble du territoire national, d’une personne, à l’insu de celle-ci, d’un véhicule ou de tout autre objet, sans le consentement de son propriétaire ou de son possesseur, si cette opération est exigée par les nécessités :

« 1° D’une enquête ou d’une instruction relative à un délit prévu au livre II ou aux articles 434-6 et 434-27 du code pénal, puni d’un emprisonnement d’au moins trois ans ;

« 2° D’une enquête ou d’une instruction relative à un crime ou à un délit, à l’exception de ceux mentionnés au 1° du présent article, puni d’un emprisonnement d’au moins cinq ans ;

« 3° D’une procédure d’enquête ou d’instruction de recherche des causes de la mort ou de la disparition prévue aux articles 74, 74-1 et 80-4 ;

« 4° D’une procédure de recherche d’une personne en fuite prévue à l’article 74-2.
« La géolocalisation est mise en place par l’officier de police judiciaire ou, sous sa responsabilité, par l’agent de police judiciaire, ou prescrite sur réquisitions de l’officier de police judiciaire, dans les conditions et selon les modalités prévues au présent chapitre.

« Art. 230-33. – L’opération mentionnée à l’article 230-32 est autorisée :

« 1° Dans le cadre d’une enquête de flagrance, d’une enquête préliminaire ou d’une procédure prévue aux articles 74 à 74-2, par le procureur de la République, pour une durée maximale de quinze jours consécutifs. A l’issue de ce délai, cette opération est autorisée par le juge des libertés et de la détention à la requête du procureur de la République, pour une durée maximale d’un mois renouvelable dans les mêmes conditions de forme et de durée ;

« 2° Dans le cadre d’une instruction ou d’une information pour recherche des causes de la mort ou des causes de la disparition mentionnées aux articles 74, 74-1 et 80-4, par le juge d’instruction, pour une durée maximale de quatre mois renouvelable dans les mêmes conditions de forme et de durée.

« La décision du procureur de la République, du juge des libertés et de la détention ou du juge d’instruction est écrite. Elle n’a pas de caractère juridictionnel et n’est susceptible d’aucun recours.

« Art. 230-34. – Dans les cas mentionnés aux 1° et 2° de l’article 230-33, lorsque les nécessités de l’enquête ou de l’instruction l’exigent, le procureur de la République ou le juge d’instruction peut, aux seules fins de mettre en place ou de retirer le moyen technique mentionné à l’article 230-32, autoriser par décision écrite l’introduction, y compris en dehors des heures prévues à l’article 59, dans des lieux privés destinés ou utilisés à l’entrepôt de véhicules, fonds, valeurs, marchandises ou matériel, ou dans un véhicule situé sur la voie publique ou dans de tels lieux, à l’insu ou sans le consentement du propriétaire ou de l’occupant des lieux ou du véhicule ou de toute personne titulaire d’un droit sur ceux-ci.

« S’il s’agit d’un lieu privé autre que ceux mentionnés au premier alinéa du présent article, cette opération ne peut intervenir que dans les cas mentionnés aux 3° et 4° de l’article 230-32 ou lorsque l’enquête ou l’instruction est relative à un crime ou à un délit puni d’au moins cinq ans d’emprisonnement. Si ce lieu privé est un lieu d’habitation, l’autorisation est délivrée par décision écrite :

« 1° Dans les cas prévus au 1° de l’article 230-33, du juge des libertés et de la détention, saisi à cette fin par le procureur de la République ;

« 2° Dans les cas prévus au 2° du même article 230-33, du juge d’instruction ou, si l’opération doit intervenir en dehors des heures prévues à l’article 59, du juge des libertés et de la détention, saisi à cette fin par le juge d’instruction.

« La mise en place du moyen technique mentionné à l’article 230-32 ne peut concerner ni les lieux mentionnés aux articles 56-1 à 56-4, ni le bureau ou le domicile des personnes mentionnées à l’article 100-7.

« Art. 230-35. – En cas d’urgence résultant d’un risque imminent de dépérissement des preuves ou d’atteinte grave aux personnes ou aux biens, les opérations mentionnées à l’article 230-32 peuvent être mises en place ou prescrites par un officier de police judiciaire. Celui-ci en informe immédiatement, par tout moyen, le procureur de la République ou le juge d’instruction dans les cas mentionnés aux articles 230-33 et 230-34. Ce magistrat peut alors ordonner la mainlevée de la géolocalisation.

« Toutefois, si l’introduction dans un lieu d’habitation est nécessaire, l’officier de police judiciaire doit recueillir l’accord préalable, donné par tout moyen :

« 1° Dans les cas prévus au 1° de l’article 230-33, du juge des libertés et de la détention, saisi à cette fin par le procureur de la République ;

« 2° Dans les cas prévus au 2° du même article 230-33, du juge d’instruction ou, si l’introduction doit avoir lieu en dehors des heures prévues à l’article 59, du juge des libertés et de la détention, saisi à cette fin par le juge d’instruction.

« Ces magistrats disposent d’un délai de vingt-quatre heures pour prescrire, par décision écrite, la poursuite des opérations. A défaut d’une telle autorisation dans ce délai, il est mis fin à la géolocalisation. Dans les cas prévus au premier alinéa du présent article, l’autorisation comporte l’énoncé des circonstances de fait établissant l’existence du risque imminent mentionné à ce même alinéa.

« Art. 230-36. – Le juge d’instruction ou l’officier de police judiciaire commis par lui ou autorisé par le procureur de la République peut requérir tout agent qualifié d’un service, d’une unité ou d’un organisme placé sous l’autorité du ministre de l’intérieur et dont la liste est fixée par décret, en vue de procéder à l’installation et au retrait du moyen technique mentionné à l’article 230-32.

« Art. 230-37. – Les opérations prévues au présent chapitre sont conduites sous le contrôle du magistrat qui les a autorisées ou qui a autorisé leur poursuite.

« Le fait que ces opérations révèlent des infractions autres que celles visées dans la décision de ce magistrat ne constitue pas une cause de nullité des procédures incidentes.

« Art. 230-38. – L’officier de police judiciaire ou l’agent de police judiciaire agissant sous sa responsabilité dresse procès-verbal de chacune des opérations de mise en place du moyen technique mentionné à l’article 230-32 et des opérations d’enregistrement des données de localisation. Ce procès-verbal mentionne la date et l’heure auxquelles l’opération a commencé et celles auxquelles elle s’est terminée.

« Les enregistrements sont placés sous scellés fermés.

« Art. 230-39. – L’officier de police judiciaire ou l’agent de police judiciaire agissant sous sa responsabilité décrit ou transcrit, dans un procès-verbal qui est versé au dossier, les données enregistrées qui sont utiles à la manifestation de la vérité.

« Art. 230-40. – Lorsque, dans une instruction concernant l’un des crimes ou délits entrant dans le champ d’application de l’article 706-73, la connaissance de ces informations est susceptible de mettre gravement en danger la vie ou l’intégrité physique d’une personne, des membres de sa famille ou de ses proches et qu’elle n’est ni utile à la manifestation de la vérité, ni indispensable à l’exercice des droits de la défense, le juge des libertés et de la détention, saisi à tout moment par requête motivée du juge d’instruction, peut, par décision motivée, autoriser que n’apparaissent pas dans le dossier de la procédure :

« 1° La date, l’heure et le lieu où le moyen technique mentionné à l’article 230-32 a été installé ou retiré ;

« 2° L’enregistrement des données de localisation et les éléments permettant d’identifier une personne ayant concouru à l’installation ou au retrait du moyen technique mentionné à ce même article.

« La décision du juge des libertés et de la détention mentionnée au premier alinéa du présent article est jointe au dossier de la procédure. Les informations mentionnées aux 1° et 2° sont inscrites dans un autre procès-verbal, qui est versé dans un dossier distinct du dossier de la procédure, dans lequel figure également la requête du juge d’instruction prévue au premier alinéa. Ces informations sont inscrites sur un registre coté et paraphé, qui est ouvert à cet effet au tribunal de grande instance.

« Art. 230-41. – La personne mise en examen ou le témoin assisté peut, dans les dix jours à compter de la date à laquelle il lui a été donné connaissance du contenu des opérations de géolocalisation réalisées dans le cadre prévu à l’article 230-40, contester, devant le président de la chambre de l’instruction, le recours à la procédure prévue à ce même article. S’il estime que les opérations de géolocalisation n’ont pas été réalisées de façon régulière, que les conditions prévues audit article ne sont pas remplies ou que les informations mentionnées à ce même article sont indispensables à l’exercice des droits de la défense, le président de la chambre de l’instruction ordonne l’annulation de la géolocalisation. Toutefois, s’il estime que la connaissance de ces informations n’est pas ou n’est plus susceptible de mettre gravement en danger la vie ou l’intégrité physique d’une personne, des membres de sa famille ou de ses proches, il peut également ordonner le versement au dossier de la requête et du procès-verbal mentionnés au dernier alinéa du même article. Le président de la chambre de l’instruction statue par décision motivée, qui n’est pas susceptible de recours, au vu des pièces de la procédure et de celles figurant dans le dossier mentionné au même alinéa.

« Art. 230-42. – Aucune condamnation ne peut être prononcée sur le [Disposition déclarée non conforme à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel n° 2014-693 DC du 25 mars 2014.] fondement des éléments recueillis dans les conditions prévues à l’article 230-40, sauf si la requête et le procès-verbal mentionnés au dernier alinéa de ce même article ont été versés au dossier en application de l’article 230-41.

« Art. 230-43. – Les enregistrements de données de localisation sont détruits, à la diligence du procureur de la République ou du procureur général, à l’expiration du délai de prescription de l’action publique.

« Il est dressé procès-verbal de l’opération de destruction.

« Art. 230-44. – Le présent chapitre n’est pas applicable lorsque les opérations de géolocalisation en temps réel ont pour objet la localisation d’un équipement terminal de communication électronique, d’un véhicule ou de tout autre objet dont le propriétaire ou le possesseur légitime est la victime de l’infraction sur laquelle porte l’enquête ou l’instruction ou la personne disparue au sens des articles 74-1 ou 80-4, dès lors que ces opérations ont pour objet de retrouver la victime, l’objet qui lui a été dérobé ou la personne disparue.

« Dans les cas prévus au présent article, les opérations de géolocalisation en temps réel font l’objet de réquisitions conformément aux articles 60-1, 60-2, 77-1-1, 77-1-2, 99-3 ou 99-4. »

Article 2 En savoir plus sur cet article…

La section 7 du chapitre IV du titre II du code des douanes est complétée par un article 67 bis-2 ainsi rédigé :

« Art. 67 bis-2.-Si les nécessités de l’enquête douanière relative à la recherche et à la constatation d’un délit douanier puni d’une peine d’emprisonnement d’une durée égale ou supérieure à cinq ans l’exigent, tout moyen technique destiné à la localisation en temps réel, sur l’ensemble du territoire national, d’une personne, à l’insu de celle-ci, d’un véhicule ou de tout autre objet, sans le consentement de son propriétaire ou de son possesseur, peut être mis en place ou prescrit par les agents des douanes habilités par le ministre chargé des douanes dans des conditions fixées par décret, sur autorisation, dans les conditions et selon les modalités prévues au chapitre V du titre IV du livre Ier du code de procédure pénale, du procureur de la République près le tribunal de grande instance dans le ressort duquel la mise en place du moyen technique est envisagée ou du juge des libertés et de la détention de ce tribunal. »

Article 3 En savoir plus sur cet article…

[Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel n° 2014-693 DC du 25 mars 2014.]

Article 4 En savoir plus sur cet article…

La présente loi est applicable dans les îles Wallis et Futuna, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française.
La présente loi sera exécutée comme loi de l’État.
Fait à Paris, le 28 mars 2014.
François Hollande,

Par le Président de la République :
Le Premier ministre,

Jean-Marc Ayrault
La garde des sceaux,

Ministre de la justice,

Christiane Taubira

(1) Loi n° 2014-372. ― Travaux préparatoires : Sénat : Projet de loi n° 257 (2013-2014) ; Rapport de M. Jean-Pierre Sueur, au nom de la commission des lois, n° 284 (2013-2014) ; Texte de la commission n° 285 (2013-2014) ; Discussion et adoption, après engagement de la procédure accélérée, le 20 janvier 2014 (TA n° 64, 2013-2014). Assemblée nationale : Projet de loi, adopté par le Sénat, n° 1717 ; Rapport de M. Sébastien Pietrasanta, au nom de la commission des lois, n° 1732 ; Discussion et adoption le 11 février 2014 (TA n° 290). Assemblée nationale : Rapport de M. Sébastien Pietrasanta, au nom de la commission mixte paritaire, n° 1798 ; Discussion et adoption le 24 février 2014 (TA n° 308). Sénat : Projet de loi, modifié par l’Assemblée nationale, n° 364 (2013-2014) ; Rapport de M. Jean-Pierre Sueur, au nom de la commission mixte paritaire, n° 374 (2013-2014) ; Texte de la commission n° 375 (2013-2014) ; Discussion et adoption le 24 février 2014 (TA n° 88, 2013-2014). ― Conseil constitutionnel : Décision n° 2014-693 DC en date du 25 mars 2014, publiée au Journal officiel de ce jour.

 

Source : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=DEFF5F87C98A48F458F1397827CC4EE4.tpdjo12v_1?cidTexte=JORFTEXT000028790796&categorieLien=id

 

 

Le Cheval

 

 

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VIENT DE PARAÎTRE : LE DÉCLIN DE L’IMPÉRIALISME CONTEMPORAIN

USA-drapeau-aigle-nuLa plus récente réminiscence de la crise économique systémique du capitalisme date de  2008. Depuis, la crise s’approfondit, se généralise, se mondialise et étend ses métastases dans tous les domaines de la vie économique, politique, idéologique, sociale, culturelle et militaire, dans toutes les sphères et sur toute la Terre. Ses exactions prennent la forme de famines, de guerres génocidaires, de révoltes populaires, vites décimées. De façon très concrète, c’est ce que les idéologues, analystes, économistes et politiciens à la solde (spécifier à la solde de qui) appellent la « mondialisation néolibérale », qui n’a pourtant rien de « Libérale », et que nous appelons LE DÉCLIN DE L’IMPÉRIALISME CONTEMPORAIN.

Quelles sont les sources profondes de cette crise systémique ?  Quels en sont les protagonistes, les forces dynamiques, les tenants sous-jacents et les aboutissants évidents ? Qui tire les ficelles en coulisses, quelles sont les rôles respectifs des banquiers, des financiers, des grandes corporations multinationales, des gouvernements, des consommateurs et des travailleurs au milieu  de ce salmigondis anarchique ? Comment les marchés – la concurrence – les monopoles et les lois inexorables de l’économie agissent-ils au sein d’un pareil cataclysme économique ? Les pays pauvres, sous-développés, que l’on dit néo-colonisés et les populations paupérisées de ces contrées ont-ils une chance de s’en tirer et d’émerger à la lumière de l’équité ? Enfin, les gouvernements, les organismes de contrôle et de gouvernance mondiale parviendront-ils à modifier-réformer les lois de l’économie politique impérialiste, afin de remettre le navire amiral mondial sur ses rails et lui donner un nouveau souffle de croissance pour rétablir les prérogatives de l’État providence dont se languissent tant les petits-bourgeois des pays d’Occident ? Voilà quelques-unes des questions qu’aborde LE DÉCLIN DE L’IMPÉRIALISME CONTEMPORAIN. Volume de 60 pages,  25 cm x 33 cm. Couverture cartonnée, couleurs, 5 figures, 50 notes et références. 2014. Numéro  ISBN  : 978-2-9813297-1-4.

Pour télécharger  - un exemplaire gratuit -  cliquez sur  ce lien PDF [http://www.robertbibeau.ca/crise2014.pdf]

Visitez cette page web : http://www.robertbibeau.ca/VolumeDeclin.html
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Ou écrire à l’auteur : robertbibeau@hotmail.com

Source :  http://www.les7duquebec.com/7-au-front/vient-de-paraitre-le-declin-de-limperialisme-contemporain/

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LES EXTREMES PRENNENT LE POUVOIR

La Guerre de Sécession nous attendConstatez la poussée du F.N. est presque un euphémisme que ne pas le reconnaitre, mais il y a effectivement diverses versions pour comprendre autant le F.N. Qu’euphémisme !

Le parti d’extrême droite, prend une avancée plus qu’une importante y compris sur la droite traditionnelle et la gauche qui va jusqu’à nommer l’ancien « président» du P.S. via Secrétaire d’Etat, dans le gouvernement Hollande/Valls.

Ne cherchons pas les erreurs, elles prennent une hauteur supérieure à la Tour Eiffel !

Il faut pourtant savoir juste le temps de ne pas devenir faussaire que 72 noms sont gravés en lettres d’or sur ce monument, vous pourrez le constater en ouvrant le lien, la parité n’était point d’actualité, puisque pas une seule fois le nom d’une femme apparait.

Nous avons le sentiment d’assister à la Guerre d’Algérie, la Chasse aux Harkis, la honte que subit tout l’Occident de par ses colonisations, pourtant l’un des plus grands films produit à son époque semble trainer le sang de toutes les populations.

Autant en emporte le vent,  Il faut éviter de voir ou entendre ce film par son côté romancé, superbe, magnifique, les superlatifs manqueraient ; là n’est pas le but mais de déterminer les causes de la guerre entre le nord et le sud !

Le Portail de ce qui nous attend peut-être demain est en route.

Il suffit de comprendre ce seuil de folie qui n’est pas une blague à deux sous, pas mal d’anciens se souviennent de 100 blagues pour mourir de rire !

Là ils sont au nombre de 67 et ils détiennent 50% de la puissance financière du monde, vous pensez que nous nous trompons alors en voici la preuve :

Le chiffre est impressionnant.

Sur le globe, 67 personnes possèdent autant de richesse que la moitié la plus pauvre de la population mondiale.

L’ONG Oxfam, appelant du même coup le FMI et la Banque mondiale à agir, sur ces inégalités alarmantes, hallucinantes.

Les inégalités extrêmes sont plus gravées, que le désert de la soif pour 1 million de dollars au soleil au nom de L’OAS. Durant ce temps, cette armée secrète tuas en 6 mois plus que le FLN en 6 ans, alors parlez encore d’extrêmes !

L’organisation de lutte contre la pauvreté, communique, tout en précisant que ce groupe comptait jusque-là 85 membres.

Selon Oxfam, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale qui tiennent leur assemblée générale cette semaine à Washington doivent passer de la rhétorique aux actes pour tenter de réduire ce fossé.

Le président de la Banque, Jim Yong Kim, et la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, ont abondamment parlé des dangers posés par l’explosion des inégalités.

Cette semaine, nous devons voir des actions concrètes pour appuyer cette rhétorique, a plaidé Raymond Offenheiser, président d’Oxfam America, cite le communiqué.

Nous constatons les mêmes effets dans les extrêmes qui prennent le pouvoir.

Nous perdons toute notre culture par manque ou trop de tolérance nous dira surement Marine Le Pen, peut-on lui donner tort à 100%?

Nous constatons qu’une équipe de bras cassés dans une image des pieds-nickelés relance les seniors au pays des oubliettes.

Demain ou plus tard, nous comprendrons que l’équipe de J.F. Copé a ruiné les gens qui avaient misés sur le retour de Sarkozy, mais la venue de Hollande, à laquelle Valls qui succède à Heyraud, nous plonge dans le départ de Philippe Bouvard comme la nomination du Désir à la tête de la représentation de la France, vis à vis de l’Europe.

EmissionNe pas comprendre la prise de pouvoir au fur et à mesure du F.N. parti politique qui a taillé sa carcasse sur les morts des honteux des autres partis, ils seraient trop nombreux pour les citer, mais à ne pas en douter, les guignols ont pris le faciès que Mélenchon prêta à Marine Le Pen, en la traitant de fasciste.

Et l’ombre de la déroute du F.N. et de son chef actuel, devient la protégée de la presse audiovisuelle dont personne ne voulait hier.

Un sondage TNS Sofres-Sopra révèle que le Front national talonnerait l’UMP lors des élections européennes le 25 mai prochain, loin devant le Parti socialiste.

Après la déroute des municipales, le Parti socialiste semble bien parti pour connaître une nouvelle déconvenue lors des élections européennes. D’après un sondage TNS Sofres-Sopra pour RTL et Le Nouvel Observateur, les listes du Front national (24%) talonneraient celles de l’UMP (25%), largement devant celles du Parti socialiste (19%).

Les Pieds Nickeles AU POUVOIRL’étude indique également que les électeurs comptent profiter massivement (71%) de cette échéance électorale pour manifester leur mécontentement au gouvernement. Ils sont également une majorité à considérer que l’Europe aggrave les effets de la crise économique (59%) plus qu’elle ne protège le pays (24%). Oui nous pouvons sortir de l’Europe, mais pas n’importe comment. Voici une des solutions rapides à longs termes, c’est bien plus couteux !

Nous ne sommes plus face à des paroles et des actes, mais uniquement face à des actes !

La fiscalité parlons en quelques lignes sur les chiffres cités la TVA est née en France en 1954 !

Elle touche actuellement 150 pays ! Combien elle rapporte à la France par Jour ? Puis nous sommes en déficits, mais l’avion et le président vole pour qu’il puisse aller voter pour !

Elle rapporte à l’Etat de France le double de l’impôt sur le revenu imposable, c’est une fumisterie de taille, de plus elle touche les petits revenus comme les milliardaires, faites-vous votre propre opinions !

Demandé où passe tout ce fric? Les Pieds Nickelés au Pouvoir feraient mieux que ceux qui y sont actuellement, cela à ne pas en douter, la preuve ils subsistent dans nos mémoires sans crapulerie.

Sommes dans un monde juste? Une seule chose est juste nous mourrons tous un jour ou l’autre sauf en dehors des folies des manipulations des gènes que les scientifiques peuvent pratiqués moyennant finances. Le lien comporte des éléments que les riches connaissent !

LES FAILLESL’exemple le plus scandaleux, le vaccin contre l’hépatite seuls les riches pourront se le payer même pas l’égalité face à la maladie, mais qui peut prétendre l’ignorer?

Les fascistes preneurs de pouvoirs qui arrosent à leur tour la roue de leurs fortunes, mais nos enfants et arrières petits-enfants reprendront les chemins de la guerre pour une victoire qui nous brule plus que le soleil associé à l’eau de mer qui devient saumure isolé en pleine mer !

Nous sommes ainsi face au Vieil Homme et La Mer, il nous reste plus qu’à trouver les radeaux pour ne pas sombrer sur le sable comme les méduses qui se vident sur le sable.

La France, la masse des pays qui l’avaient abolis, sont à grands pas en train de rétablir La Peine de Mort, Monsieur Badinter, votre combat était magnifique, mais il ne reste plus que les cendres de votre talent, dont nos enfants ne pourront que rêver, il existe des centres d’isolements nous sommes arrivés pire que la Loi du plus fort, mais d’une justice qui tue en silence. Nous vivons dans une indifférence totale ou l’exclusion prend le pas sans autre forme de jugement au nom du peuple des Nations. Les gens prennent peu à peu le non sens de la véritable condition humaine impossible !

Avant de passer aux actes des paroles, cherchez la vérité de la liberté dans son expression, elle est furtive tellement elle passe vite. Autant que le secret d’Etat sous diverses formes immondes fait respecter encore la non abolition des privilèges qui pourtant date de 4 Août 1789. Un fait demeure demain nous ne pourrons plus en débattre!   

sondage_la_presidentielle_de_2012_deux_ans_apres Une des raisons essentielles pour laquelle, nous sommes à l’ombre de sombrer car au zénith, rien n’est plus grand que notre propre ombre. Qui donne la puissance à toute lumière de jour comme de nuit.

Le Panda

Patrick Juan

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QUI L’EMPORTERA DU MILLIARDAIRE OU DU MULTIMILLIONNAIRE ?

Réalignement péquiste à venirpeladeau2

Les péquistes préparent leur réalignement politique et c’est le tandem Gérard Bouchard (le frère du toupet) et la danseuse parisienne, Louise Beaudoin, qui se sont lancés dans la mêlée afin d’orienter le post mortem de la «souveraineté-association». Bernard Landry – la belle-mère vernaculaire – prépare le terrain pour son patron, le milliardaire Péladeau (PKP), alors que Bouchard et Beaudoin ont pour tâche de convaincre les militants de la première heure (les plouks séparatistes) qu’ils doivent militer dans un parti «souveraineté-association» sans jamais espérer la souveraineté, inaccessible, puisque le peuple québécois n’en veut surtout pas et de bon droit (1).

C’est que l’option ne «pogne» plus et la CAQ «renouvelée» est en train d’arracher les sous-vêtements de la mariée péquiste sans rien lui laisser. Chaque «nationaleux» réactionnaire y va de son refrain, le plus candide, un dénommé Trudel, avoue tout bonnement qu’il faut changer de boniment et il déclare sans ambages : «Le discours traditionnel du Parti québécois ne marche plus en 2014, abonde Rémy Trudel, ex-ministre dans les gouvernements de Lucien Bouchard et Bernard Landry. « Il faut faire un exercice très profond, ardu, soutenu [pour] définir la formule [par laquelle] le Québec [pourra] se prendre en main.»… une formule (sic), un boniment voulait signifier l’ex-ministre péquiste naïf (2).

La «job» de PKP dans ce contexte de défaite sera de négocier la fusion du PQ et de la CAQ. Ceci n’est possible qu’à la condition que le parti de René Lévesque conserve ses militants de plus en plus conscients de se faire flouer dans un marché de dupes où ils servent de pelleteries au duo Landry-Péladeau. De toute manière, les véritables indépendantistes à tout crin se sont déjà enfuies du PQ vers Québec SoliTaire, le parti social-démocrate, type Nouveau Parti Démocratique mais en plus chauvin, ou vers Option Nationale.

Récemment, dans le quotidien Le Devoir, la dame de la Sorbonne, acoquinée avec la French connection politique, raconte des balivernes et calomnies les jeunes afin de préparer la réorientation de sa formation qui sera bientôt sous la tutelle d’un milliardaire descendu dans l’arène politique pour réorienter «la patente à René».

La danseuse Beaudoin déclarait ceci à un quotidien à la solde : «Le projet [souverainiste] se présente dans un monde très différent de celui dans lequel il est né. Dans un contexte de mondialisation, les rêves collectifs ne sont plus très présents. Peut-on continuer aujourd’hui à avoir une vision de ce type-là ? (…) J’y ai cru à ce moment, à cette montée de fièvre souverainiste. Je pense que le projet identitaire [de la charte] est fondamentalement progressiste, mais les jeunes vouent aujourd’hui un caractère sacré aux droits individuels».

La dame patronnesse, à la queue leu leu derrière les égéries du parti des intellectuels héritiers de Lionel Groulx et de Maurice Duplessis (deux fascistes), raconte des bobards à propos des jeunes générations. Elle calomnie les jeunes qui se sont battus comme des damnés en 2012 – solidairement communautairement avec tous les autres jeunes – ceux du futur, pas encore parvenu à l’Université, contre les hausses des frais de scolarité, que la mère Marois leur a refilée après avoir prétendu les annuler. Des jeunes de nombreux pays, dont ceux des États-Unis, sont venus les rencontrés afin de connaître les secrets de leur mobilisation militante et collective – tout sauf l’égocentrisme, narcissique, individualiste des bobos péquistes et chartistes xénophobes.

Nous avions écrit le 24 mars 2014, deux semaines avant l’élection bidon, que le dernier référendum perdant (1995) était derrière les petits vieux de la pseudo-souveraineté et ne reviendrait plus jamais «requiem pour les bobos nationaleux» (3).

En 2012, dans un volume, nous avions expliqué que la mythologie du chantage à la souveraineté a fait long feu (4). Le dernier référendum perdant (1995) a été la dernière chance dont a bénéficié une fraction de la bourgeoisie moyenne et de la petite bourgeoisie cléricale, artistique, intellectuelle, professorale et syndicale pour vendre sa salade sécessionniste.

Qu’adviendra-t-il ?

Les opportunistes, les petits hommes d’affaires, les artistes, les intellos à gogo, les professeurs et les arrivistes  sont placés devant un dilemme dantesque : 1) tenter de continuer à surfer sur le thème du chantage à la «souveraineté» afin de décrocher le pouvoir (l’accès à l’assiette au beurre du patronage, aux dessous de table et aux  enveloppes brunes) espérant arracher des points d’impôts à Ottawa, mais  avec absolument aucune chance de gagner et donc continuer de croupir dans l’opposition. 2) Mettre l’option bidon en quarantaine (comme la CAQ l’a fait avant eux) pour se présenter comme l’alternative de pouvoir des riches chaque huit années à l’Assemblée de la nation souveraine (sic). Mais la CAQ du narcissique Legault occupe déjà ce terrain alternatif opportuniste. Il ne lui manque que quelques points électoraux pour détrôner le PQ en déliquescence (23% à 25%).

Dans le coin gauche, la bourgeoisie a aligné un milliardaire péquiste (qui contribuait généreusement à toutes les caisses électorales avant sa conversion pseudo-souverainiste). Dans le coin droit, la bourgeoisie a choisi un multimillionnaire caquiste, ex-ministre du Sérail péquiste-pseudo-souverainiste, recyclé bon administrateur de l’assiette au beurre (on se donne Legault).

Vous devez comprendre que la petite bourgeoisie cléricale, artistique, enseignante, journalistique, intellectuelle et bureaucratique syndicale ne décide de rien dans la société capitaliste bourgeoise. C’est sa classe de tutelle, c’est-à-dire le grand capital, qui lui signifie les postures qu’elle doit prendre impérativement pour accéder au pâté. Le grand capital avait parlé en 1995 et il avait dit : «Fini les folies du chantage à la souveraineté pour arracher des points d’impôts à Ottawa. Assez, c’est assez !». La petite bourgeoisie n’a pas écouté et elle s’est entêtée et voilà le résultat. Elle devra se résigner et oublier la République souveraine du Sirop d’érable et se mettre en rang pour obtenir sa goulée du gouvernement spolier.

Nos pronostics

Nous pensons que Péladeau le «vendeur» des techniciens Québécois francophones de Vidéotron ; Péladeau la garcette – patron champion des lockouts – avec le soutien des syndicalistes d’affaires du SPQ-libre (sic) et des intellos à gogo, rapatriera les troupes pseudo-souverainistes. Fini l’effigie de Lionel Groulx, de Reggie le Chevalier, de Bourgeault, de Bouchard le fasciste, et de René le père de la renégociation de la confédération association. Les ténors intéressés au magot gouvernemental sauront alignés leur troupeau, afin de se présenter aussi uni que désiré devant le petit homme d’affaires Legault, le précurseur. À notre avis, le milliardaire, propriétaire de 40% des médias québécois, devrait emporter le panier et diriger le parti d’alternance au pouvoir à l’Assemblée nationale du Québec (pseudo-souverainiste). Un autre scoop que nous aurons éventé avant que les comploteurs «nationaleux» ne se soient entendus dans l’antichambre du Salon rouge.

Comme chacun sait, seule la classe ouvrière nous préoccupe et nous intéresse. Les salariés n’ont rien à gagner dans cette galère péquiste-caquiste et nous devons laisser les factions bourgeoises s’entredéchirer. De la sorte, ils exposent leur opportunisme respectif, leur soif d’argent et de prébendes, leurs appétits d’émoluments, de somptueuses fonctions, de primes de séparation et de parachutes dorés. Quant à nous, poursuivons notre marche hors des sentiers de la politicaillerie bourgeoise, de l’opportunisme et de la collaboration de classe. Au bout du chemin la véritable indépendance, la souveraineté économique collective et socialiste nous appartiennent, car la classe ouvrière est le sel de la Terre mère nourricière. Le sentier sera long et sinueux, rempli d’embûches, mais la crise économique systémique du capitalisme travaille en notre faveur.

 (1)               http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2014/04/20140408-135931.html

(2) http://www.ledevoir.com/politique/quebec/405038/requiem-pour-le-projet-de-pays?utm_source=infolettre-2014-04-09&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

(3) Le référendum de la dernière chance est trépassé. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-referendum-de-la-derniere-chance-est-passe/

(4) La question nationale québécoise, un point de vue marxiste unique.  http://www.robertbibeau.ca/imperialisme.pdf

 SOURCE: http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/qui-lemportera-du-milliardaire-ou-du-multimillionnaire/

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Peut-on critiquer les journalistes ?

 sdf
Pour répondre à la question, il faut aller dans les salons de l’hôtel Intercontinental le Grand, 2 rue Scribe, 75009 Paris (métro Opéra), le mardi 29 avril 2014 de 19 h 30 à 21 h 30.

Cette invitation est lancée par le site du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France).

On y apprend notamment que participera à cette rencontre d’échanges, Philippe Val, directeur général de France Inter et ancien directeur de la rédaction de Charlie Hebdo.

Les entrées seront certainement filtrées, puisqu’il faut d’abord s’inscrire en ligne sur le site du CRIF : l’entrée des membres de l’association « Les Amis du CRIF » est gratuite, pour les autres le tarif est de 20 €. C’est moins cher qu’un billet pour le Théâtre de la Main d’Or, puisque la soirée est sensée être studieuse et non humoristique.

On ne sait pas, le site ne le précisant pas, si avant d’entamer le thème retenu, il sera donné une définition du métier de « journaliste ».

Il aurait été intéressant de connaître le point de vue des organisateurs et des participants à cette soirée qui s’inscrira sans nul doute comme d’une pierre blanche dans le journalisme du XXI° siècle. Comme de savoir, pourquoi les journalistes à qui l’on va demander s’ils peuvent être critiqués le 29 avril 2014, sont-ils de moins en moins suivis par les lecteurs de certains des journaux auxquels ils appartiennent.

Il n’est pas question ici de jeter l’anathème sur les journalistes ou sur leur authenticité, mais peut-être que cette soirée permettra de répondre aux raisons de la montée des médias dits alternatifs, devant la chute des ventes des journaux dits classiques, qui ne doivent aujourd’hui leur survie que grâce  aux subventions de l’État.

Dommage pour le choix restreint des invités, le site n’indique que la présence de Philippe Val ; il aurait été intéressant de voir confrontés des opinions diverses et variées, comme celles d’Edwy Plénel par exemple. Mais il y en a d’autres aussi.

Espérons au moins qu’à cette occasion, Philippe Val, posera la question aux membres du CRIF de savoir s’ils sont devenus Représentants des Institutions de France, puisque leur sigle, ne fait plus apparaître la religion à laquelle ils se réfèrent.
 sdf

Le Cheval

Conseil du Cheval : économisez 20 € !

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BILAN D’UNE CAMPAGNE ÉLECTORALE BANCALE

election20142L’autonomie des sous-fifres politiques

Les analystes et les journalistes plumitifs sont très excités d’observer le changement de la garde gouvernementale survenu au Québec le sept avril [voir ici]. Habituellement, la grande bourgeoisie et le grand capital ne sont pas préoccupés de savoir quel parti politique à leur solde dirigera les destinées de leur État policier. Ainsi, quand le Parti Libéral du Canada se discrédita dans le scandale des «Commandites» la grande bourgeoisie canadienne vit d’un bon œil sa réclusion dans l’opposition, et l’installation à la gouvernance de l’État policier d’une Alliance réactionnaire formée de «Rednecks» de l’Ouest et de Conservateurs de l’Est du Canada, sous la direction d’un saltimbanque autoritaire, maître Stephen Harper.

Ainsi, quand les Libéraux provinciaux de Jean Charest furent discrédités – échouant à briser la grève de quelques dizaines de milliers d’écoliers (2012) – le grand capital québécois – section provinciale de la grande bourgeoisie canadienne – vit d’un bon œil son remplacement par le Parti Québécois, d’autant plus commodément que ce parti bourgeois était dirigé par une multimillionnaire, madame Pauline Marois, et un petit homme d’affaires fédéralo-souverainiste, accrédité à Québec et à Ottawa [voir ici].

De toute façon, les politiciens sont des pions sans pouvoir de décisions – sur les grands leviers de l’économie (la dette, la balance des paiements, l’emploi, les banques, les marchés, la production). Les politiciens sont des larbins assujettis aux diktats des lois inexorables de l’économie politique capitaliste. La crise systémique bat son plein et les politiciens n’y peuvent rien, sauf de transférer sur le dos des salariés le fardeau de la crise débridée [voir ici].

Un politicien, pour être candidat d’un parti bourgeois, doit prêter allégeance à la «démocratie» des riches, et jurer fidélité à l’État policier pour le bénéfice exclusif des riches. Attention, administrer l’État des riches peut impliquer d’accorder des concessions aux employés afin de les apaiser, ce sont les «acquis sociaux» de l’éphémère État providence, qui fondent comme neige au soleil en période de crise économique systémique, et ce, malgré les jérémiades de la petite bourgeoisie démunie qui appelle les assistés sociaux à voter pour un parti similaire, mais opposé.

La suppléante manque à ses devoirs

Et voici que la dame Marois, membre du sérail capitaliste canadien (section Québec), dont le parti politique était minoritaire à l’Assemblée nationale, s’avéra incapable de livrer les «cent livres de chairs populaires» réclamées par les usuriers – banquiers, financiers, spéculateurs, constructeurs, Bureaux d’ingénieurs, grandes corporations – tous affamés. La dame Marois cogita en compagnie du «Chartiste» Bernard «l’Hermite» une attaque xénophobe contre une fraction des salariés (les travailleuses voilées) pensant ainsi rameuter tout ce que le Québec profond compte de punaises de bénitiers, de réactionnaires, de xénophobes, de fanatiques religieux de la laïcité, de baby boomers «nationaleux» véreux, de racistes endeuillés et de fascistes esseulés [voir ici].

Malheureusement, pour les comploteurs «chartistes», toute cette racaille rassemblée ne faisait pas la pesée devant la montée de colère des salariés. Le PQ n’ayant pas passé le test de la gouvernance sans mouvance militante, le grand capital lui tendit un piège pour son incapacité à gérer leur État policier dans la tranquillité. Après quelques mois de sondages orientés, favorisant sa formation, la dame-lion se lança en campagne électorale pour sa réélection. Nous avons alors annoncé que le PQ se retrouverait dans l’opposition [voir ici].

Pour le savoir, il suffisait d’observer que les croupiers libéraux étaient avantagés par les médias soudoyés. La tactique électorale des riches étant : d’une main, de dépecer la Coalition Avenir Québec (CAQ) afin de diriger cet électorat aliéné vers les libéraux célébrés; et de l’autre main, de gruger le PQ sur son aile séparatiste afin de déplacer quelques points de vote vers Québec SoliTaire, un parti social-démocrate provincial identique au Nouveau Parti Démocratique au fédéral. La grande bourgeoisie se garde toujours une carte «Solidaire» pour dévoyer la colère les jours de grogne populaire. Cependant, elle ne joue cette carte qu’au dernier instant, quand il n’y a plus moyen de faire autrement. Pendant ce temps, Québec SoliTaire apprend le gouvernement des riches et fait du temps à «l’Assemblée de la race crucifiée en bleue».

Après quelques sondages biaisés, il parut évident que l’électorat d’Avenir Québec répugnait à rallier les libéraux du médecin Couillard, parti corrompu qu’ils avaient rejeté amers comme on leur avait enseigné quelques années auparavant. Il y eut donc inversion des sondages et rapatriement des caquistes chez leur berger narcissique (On se donne Legault). Il devenait évident que pour porter leur favori au pouvoir, il valait mieux diviser le vote de l’opposition bidon (25%=PQ et 23%=CAQ). Il faut se rappeler qu’une bouffonnerie électorale bourgeoise se gagne ou se perd en déplaçant dix à quinze (10-15) pour cent de l’électorat votant. Le reste de l’électorat demeure figé derrière une bannière ou une autre des différents partis politiques qui alternent au pouvoir [voir ici].

L’entrée en scène du milliardaire PKP, le faux séparatiste, propriétaire de 40% des médias du Québec, ne visait pas à mousser l’option souverainiste-mort-né-terminée comme l’ont laissé croire les nationalistes chauvins, mais à préparer la succession à la direction du Parti Québécois. De grandes manœuvres s’annoncent et la grande bourgeoisie envoie l’un de ses représentants directement dans l’arène politique afin d’en diriger les menées. Qui avalera l’autre, le PQ ou la CAQ? Pour résoudre cette énigme il suffit d’examiner le tableau ci-haut.

Les sondages que la bourgeoisie publie au cours de telles mascarades électorales visent deux objectifs : le premier est d’indiquer aux électeurs pour quel parti politique ils doivent voter. Le deuxième objectif est de vérifier si les électeurs ont bien intégré les consignes propagées par les médias soudoyés.

Trente pour cent des électeurs refusent de voter

Pour les ouvriers, le seul chiffre significatif de cette élection bidon c’est le taux d’abstention. Il fut de 30%, un taux important dans une élection québécoise. Ce refus de voter de la part des salariés serait une négation de «l’idéal démocratique» se lamente la petite bourgeoisie pathétique. En société capitaliste bourgeoise il y a deux sortes de démocratie : la démocratie populaire galvaudée et la démocratie impopulaire élitiste et ce sont deux idéaux démocratiques contradictoires et opposés. Instaurée la démocratie ouvrière populaire dans une société en exclu la démocratie élitiste bourgeoise, ces deux démocraties sont incompatibles et s’excluent mutuellement.

Si comme l’indique les résultats de l’élection bidon, la forme électoraliste bourgeoise de la politique est de plus en plus rejetée par les salariés et par les ouvriers (ce que les analystes bourgeois appellent l’apathie de l’électorat), c’est que les salariés se rendent compte qu’aucun des partis politiques en liste ne défend leurs intérêts de classe et aucun de ces partis partisans ne propose de s’emparer du pouvoir d’État pour le mettre au service exclusif des ouvriers au détriment des capitalistes [voir ici].

Dans ce contexte électoraliste pour les riches, ne pas voter signifie pour l’ouvrier de confirmer qu’il a perçu cette incongruité où la majorité n’est jamais représentée, et qu’elle ne pourra jamais s’emparer de tout le pouvoir de l’État policier, pour le chambouler. L’ouvrier refuse d’accréditer cette bouffonnerie électorale bancale. Ne pas voter est le geste le plus constructif, affirmatif et anti-apathique qui se puisse. Les ouvriers l’ont compris un peu partout dans le monde, qu’est-ce que le petit-bourgeois frustré attend pour s’élever au niveau de conscience de classe de l’ouvrier engagé?

http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/bilan-dune-campagne-electorale-bancale/

 

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L’ÉGYPTE SOUS DICTATURE MILITAIRE SANGLANTE

Egypte2De la révolte à la répression fasciste

Comment s’effectua le déploiement de la lutte de classe de l’instance économique vers les instances politique et idéologique dans le soulèvement de la classe ouvrière égyptienne entre 2005 et 2014? La lutte de classe des ouvriers égyptiens, amorcée par des grèves sauvages illégales, mais légitimes, pour le maintien du pouvoir d’achat, contre la misère, se sont enlisée dans le marécage des combats inter capitalistes opposants la faction Moubarak et la faction post-Moubarak, toutes deux alliées de l’armée soutenues par l’impérialisme étatsunien ; et d’autres factions bourgeoises, que faute de mieux nous identifierons comme «islamistes», soutenues par l’Émirat arabe du Qatar et par le Royaume wahhabite saoudien. La classe bourgeoise dirige tout dans les sociétés capitalistes, y compris les organisations de masses du prolétariat et la mission de la petite bourgeoisie infiltrée aux postes de commande du mouvement ouvrier est de dévoyer les luttes des ouvriers. La petite bourgeoisie égyptienne, soutenue par les médias sociaux et par les ONG de proximités, est accourue sans déparer apporter sa duplicité dans la mêlée de cette échauffourée des ouvriers.

Ce sont ces collabos petits-bourgeois à la solde qui répandirent le tumulte à propos d’un duel religieux archaïque entre les Frères musulmans, les djihadistes islamistes et les Salafistes momifiés affrontant les sous-fifres «socialistes», laïcs, révolutionnaires des salons et des balcons, et qui se termina par le coup d’État qui imposa les larbins de l’armée d’opérette (gestionnaire de 40% des ressources économiques du pays) puisque le peuple ne se résignait pas à élire l’homme de paille qu’on lui avait désigné.

C’est la petite bourgeoisie à travers ses organisations politiques sociales-démocrates, gauchistes et islamistes, soutenues par la télé et les grands médias à la solde qui se sont acquittés de la mission de détourner le mouvement ouvrier et le mouvement populaire afin de lui confisquer la direction de sa lutte de classe qui s’était d’abord développée sur le front économique par des grèves contre la dépréciation des salaires et les congédiements ; par des manifestations contre les hausses de prix, l’érosion du pouvoir d’achat, la dégradation des conditions de vie, par des occupations contre la dégradation des services publics, le chômage, la faim et la pénurie de logements. Puis, peu à peu, la lutte s’est répandue sur le front politique par la remise en cause du pouvoir bourgeois nationaliste et compradore sur l’appareil d’État aliéné.

C’est ici que la bourgeoisie est intervenue le plus violemment et le plus efficacement en proposant le mot d’ordre «Moubarak Dégage!», transformant idéologiquement et politiquement un soulèvement qui menaçait de renverser toute la superstructure d’État en une revendication pour obtenir des élections bourgeoises afin que la population choisisse son tyran parmi quelques candidats préautorisés, encadrés par l’armée des milliardaires égyptiens nationalistes et chauvins et par les capitalistes compradores.

C’est la Secrétaire d’État des États-Unis qui au nom de la classe capitaliste monopoliste internationale donna son aval au limogeage de Moubarak et à son remplacement via des élections «libres» de l’intervention des ouvriers où elle n’avait aucun doute, les entreprises américaines organisatrices professionnelles de manifestations électorales bidons parviendraient à orienter le vote de la populace vers l’un ou l’autre des candidats accrédités par l’establishment. L’armée pharaonique égyptienne entérina cette manœuvre et mit tout en œuvre pour sa réalisation, réprimant à l’occasion la faction compradore toujours fidèle au Raïs déchu.

C’est ainsi que les phalanges petites-bourgeoises des fronts de gauche alambiqués se sont mises en marche dans l’instance idéologique et politique (média, assemblées, manifestations, occupations, agitation électorale) afin de détourner le soulèvement ouvrier violent vers ce marigot électoraliste du crétinisme parlementaire. Tout fut mis en œuvre pour qu’en aucun temps la conscience de classe «en soi» et la lutte spontanée sur le front économique ne débouchent sur une prise de conscience de la classe «pour soi – pour elle-même» en une insurrection pour la conquête de tout le pouvoir d’État (instance politique et sphère militaire) par la classe ouvrière égyptienne.

Une fois l’affaire engagée en direction d’élections bidon tout était perdu. En effet, à l’occasion d’une élection démocratique bourgeoise, ce qui est décisif c’est le contrôle de l’appareil de gouvernance (processus électoral), le contrôle de la machine de propagande et des ressources financières nécessaires pour une campagne électorale frauduleuse (des centaines de millions de dollars sont requis). Sur tous ces fronts, la classe ouvrière est démunie. Elle redevenait ainsi spectatrice de son destin politique, idéologique et économique.

Plan d’attaque de la communauté internationale contre l’Égypte

Le plan militaro-étatsunien était simple. Les meilleurs organisateurs d’élections bidon (des firmes américaines de renom) se déployèrent sur l’Égypte toute entière et menèrent tambour battant, à force d’argent, une campagne débridée en faveur de quelques candidats à leur solde. Leur ex-agent égyptien des services secrets de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), maître El Baradaï, faisait partie de ce lot sélect. Cependant, ces «faiseux» d’élection ne savaient pas comment ce peuple expérimenté allait voter. Les Égyptiens boudèrent cette mascarade électorale déçus d’avoir été floués dans leurs revendications pour du pain, de l’eau, du travail, des salaires suffisants, des logements salubres et des services municipaux – les véritables revendications du «Printemps arabe».

Comme il était facile de le prévoir, les magouilles de l’armée de métier de la section compradore de la grande bourgeoisie égyptienne et du Secrétariat d’État américain firent long feu et aucun de leurs candidats ne perça le mur de rejet que le peuple égyptien opposa à ces brigands électoraux surfaits. Pendant ce temps les alliés des Étatsuniens, les royaumes du Qatar et d’Arabie Saoudite menaient leurs propres magouilles en sous-main. Les étatsuniens firent contre mauvaise fortune bon cœur et complotèrent avec les nouveaux maîtres «salafistes – wahhabites » du Majlis Al-Chaab.

La participation aux élections bidon fut modeste – une large portion des ouvriers égyptiens ayant compris qu’on les avait floués de leur révolte et qu’ils n’avaient rien obtenu contre le sang versé par leurs camarades sur les barricades. Grâce à l’argent de l’Arabie Saoudite et du Qatar, les cliques islamistes de tout poil, demeurées sur la touche pendant le Printemps d’Égypte, recueillirent les fruits de leur résilience dans l’opposition officielle au Parlement du Caire des bouffons discrédités – l’élection fournit 75 % du vote aux divers partis islamistes.

L’armée (40 % du PIB national égyptien), la grande bourgeoisie pharaonique (sections nationaliste et compradore) et le Secrétariat d’État étatsunien ne pouvaient que s’incliner et attendre, tapis dans l’antichambre, une chance de reprendre l’initiative après cette première liquidation de la «Révolution» dont héritèrent les Frères musulmans, ces représentants de l’autre faction de la bourgeoisie égyptienne dépravée.

Tensions dans le camp de la communauté internationale

Une explication s’impose. Les altermondialistes, les gauchistes, les pseudo socialistes, les thuriféraires experts universitaires et divers spécialistes patentés, de fait, tout ce qui grouille et grenouille à gauche de l’échiquier politique vous diront que l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis sont les bâtards de l’impérialisme étatsunien et que les chiens qui aboient ne mordent pas la main qui les pourvoit.

C’est une erreur. Le capitalisme monopoliste ne signifie jamais la disparition de la concurrence entre pays complices, mais, au contraire, l’exacerbation de la concurrence contre l’alliance ennemie, mais aussi au sein même de l’alliance amie – portée à son niveau suprême – acharnée – impérialiste. Ainsi, même si l’Arabie Saoudite et le Qatar font partie du camp Atlantique, dirigé par les États-Unis d’Amérique, cela n’empêche pas ces pays d’avoir des ambitions dans cette région à travers les Salafistes et les Wahhabites, jusqu’au point de s’opposer à leur chef de meute. D’autant plus que le parrain américain est sur son déclin et que le vieil impérialisme éventé ne parvient plus à imposer son autorité sur sa horde incontrôlée.

Très peu de supposés experts et analystes occidentaux l’ont souligné, mais la guerre successorale est enclenchée dans le camp occidental et le vieux parrain-requin américain édenté a de la difficulté à conserver le contrôle sur son clan et ses affidés. De toute façon le chef de meute étatsunien a plus urgent à faire que de contenir un clan contre une autre tandis que l’impérialisme chinois ascendant sonne aux portes de la Jéricho d’Occident.

En Égypte pendant ces malversations occidentales

Le Frère Morsi s’installa donc au pouvoir au nom de sa confrérie et de sa section de la bourgeoisie du pays. Pendant ce temps le Sphinx militaire n’était pas démuni. Il attendait circonspect – impassible – inamovible – la revanche du prétendant au strapontin. Ce qui devait arriver arriva et l’armée ne fut pas fâchée d’alimenter le brasier des affamés urbains et ruraux et des ouvriers désœuvrés et sous-payés qui n’avaient rien gagné du sang versé dans les échauffourées. Ils revinrent Place Tahrir réclamer du pain, de l’eau, des emplois, des salaires décents, des services et des logements.

Les petits bourgeois aiment à parler de la lutte pour la dignité, la justice sociale et la liberté. De quelle justice sociale, de quelle liberté et de quelle dignité recouvrée parle-t-on quand le père ne peut faire vivre sa famille et que le fils ne peut se marier et fonder une famille faute de logement et d’emploi, que la mère ne peut préparer le dîner faute d’eau dans le taudis mal famé, et que l’enfant ne peut fréquenter l’école sans souliers, et que de toute façon même diplômé le jeunot sait que le caniveau sera son écot?

Tous les ouvriers et tous les employés égyptiens savent bien que le Coran ne fait pas manger et qu’une mosquée, ça ne nourrit pas. L’armée le sait aussi et elle maintenait l’agitation trop heureuse de pêcher en eau trouble. Ses hommes de main n’ont pas réussi à chaparder les premières présidentielles, mais ils comptent bien se reprendre à l’occasion d’une deuxième mascarade électorale des présidentiables.

Ça bougeait au Caire et ça sautait à Alexandrie. La grogne populaire et ouvrière ne désemparait pas et remontait à l’assaut du parlement, du gouvernement, du Président insignifiant, alors que l’armée, toujours omniprésente dans la vie politique, économique, juridique et militaire du pays, plaçait ses pions, conservait le ministère de la guerre et laissait les choses se dégrader, non sans apporter sa contribution à propos de «l’islamisme outrancier» de ce Président qui représentait la faction opposée de la bourgeoisie égyptienne et occidentale.

Après moult échauffourées le 3 juillet 2013, l’État-major des armées arrête le Président Morsi, s’empare du pouvoir suprême et transfert le commandement au tyran d’opérette le maréchal Sissi la casquette. Un nouveau coup d’État s’ensuivit comme les puissances impérialistes nous ont habitués à en observer dans les pays néo-colonisés, cette fois au nom de la laïcité et de la démocratie bourgeoise bafouée.

Hier c’était pour cause de possessions d’armes de destruction massive qui ne se trouvait nullement à Bagdad, mais bien plutôt sur les porte-avions étatsuniens amarrés dans le golfe Persique. Avant-hier c’était pour stopperl-Qaïda cet enfant de Belzébuth que la CIA a enfanté en Afghanistan. Demain ce sera pour détruire un réacteur nucléaire de l’autre côté du Golfe du pétrole que la Septième Flotte souhaite éventuellement fermer à la circulation maritime histoire d’étouffer ses concurrents pétroliers ouest-européens et gonfler le prix du carburant étatsunien.

Une partie de la populace égyptienne, fourvoyée-trompée par les Frères musulmans et leur camp, s’est portée de bonne foi à la défense du Président élu légalement et déchu illégalement par un coup d’État évident, tandis que les salariés continuent de réclamer ce qu’ils ont toujours demandé – peu leur importe que ce soit Tataoui – Morsi – Sissi – El Baradai – ou un autre pion qui leur donne satisfaction, ils crient pour leur survie.

La go-gauche réformiste démocratique-laïc et complice

À la remorque de l’armée et de sa faction d’opposition, soi-disant démocratique – à condition que les élections bidon leurs donnent raison – voilà la go-gauche sans principes, perdue, éperdue, regroupée derrière l’armée égyptienne qui a mitraillé les ouvriers hier et qui les assassinera demain, sitôt que leur pantin aura été porté au pouvoir et qu’il ne pourra pourvoir à aucune des revendications de ce peuple malandrin.

Voici les plumitifs de la go-gauche acclamant sans honte l’armée en jacquerie. L’armée fasciste de Moubarak (sans Moubarak), qu’incidemment elle a libéré de prison… Pourquoi continuer à jouer les justiciers puisque le coup fourré n’a pas marché «Autant libérer notre ex-généralissime Moubarak» se sont écriés les généraux rebellés.

Revoilà la go-gauche hurlant sa loyauté à la laïcité «démocratique» et aux phalanges fascistes de cette armée de meurtriers, et à leurs mercenaires pseudo-révolutionnaires, recrutés parmi les djihadistes comme le font tous les capitalistes de cette contrée pour mener à bien la reprise en main de l’appareil d’État.

Tous auront compris que sitôt la faction des Frères musulmans et les commettants de Mohammed Morsi écrasés les canons des fusils de l’armée, des services secrets, de la police et des mercenaires importés se sont tournés contre la rue – les ouvriers, le peuple affamé, découragé, trompé, qu’aucun chef d’État égyptien, élu ou désigné, ne pourra jamais calmer; la crise économique mondiale est hors de leur portée et ces gouvernants galopins-pantins ne songent nullement à renverser radicalement le capitalisme pour construire le socialisme.

En lieu et place, ils massacrent… sous les acclamations des larbins de la go-gauche : «Le 24 mars, l’Égypte des militaires a condamné 529 partisans à mort, pour leur rôle dans les violentes émeutes de Minya, en Haute-Égypte, en août dernier. Les émeutes avaient éclaté après la violente dispersion de sit-in en soutien au président déchu Mohammed Morsi. Des centaines de ses partisans avaient été tués. Un policier était mort, un crime dont sont accusés et condamnés à mort 529 manifestants (!)».

Pour plus d’info :  http://www.les7duquebec.com/

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/legypte-resiste-a-la-dictature-militaire-sanglante/

 

 

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POUTINE CHANGE DE CAMP?

POUTINE

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Le changement, c’est maintenant

 sdf
Il a commencé, avec la nomination de Manuel Carlos Valls.

Comme le veut l’usage, il devra certainement prononcer un discours de politique générale à l’Assemblée Nationale, façon de dire qu’il est le nouveau Prime Minister, en espérant ce jour-là qu’il ne bafouille pas en se présentant comme étant celui d’Israël. Ça la foutrait mal…

Ce jour là, cela signifiera également que le   »  GOUVERNEMENT DE COMBAT  » a été constitué !

Qui sera à la place d’Aurélie Filippetti à la Culture ? Peut-être Frédéric Mitterrand, notre pédophile notoire mais seulement en terre lointaine et exotique… Cela aura un sens : à ma façon, moi Président normal 1er, comme mon prédécesseur, je procède à l’ouverture.

Elisabeth Tessier, l’astrologue de Tonton et avec son Doctorat de divination en poche, pourrait occuper les fonctions de Ministre de l’Economie et des Finances, dès lors que l’on y aura essayé tous les ronds de cuirs issus de l’ENA et de Polytechnique, sans pour autant redresser le Paquebot France… Elle au moins, pourrait avoir une vue directe sur les courbes du Président (chômage, croissance…) juste avec une boule de cristal. Cela aurait au moins l’avantage de réduire le train de vie du Ministère et Bruxelles sera content. Du coup, le Président pourrait faire des économies à son tour, sur les pommades qui évitent les gerçures des lèvres qu’il utilise à force de lécher les culs de Barroso et de Merkel, pour éviter le pan-pan cul-cul à chacune de leur rencontre…

Marc Dutroux à l’Education Nationale. Cela aura de la gueule au pays des Droits de l’Homme qui a reconnu le mariage pour tous, avant de reconnaître l’on ne sait quoi encore. Mais il est belge ! Qu’importe ! Si l’on peut voter en France quand on est étranger européen, pourquoi ne pas confier une tâche ministérielle à ce même étranger. Ben, oui ! Au point où l’on en est ! Et vive les Etats-Unis d’Europe… Les mauvaises langues objecteront qu’il est actuellement en prison pour des faits innommables commis en Belgique sur les petites Julie et Melissa.

Et bien, ce sera la preuve qu’il pourra faire l’affaire en s’occupant de nos petits bambins. Et tant qu’on y est, vu qu’il viendra de la pénitencière (belge, certes), il n’y aura qu’à lui confier outre le Ministère de l’Education, celui de la Justice en lieu et place de Taubira, qui pourra s’en aller en Guyane, chasser les papillons bleus avec lesquels on fabrique l’encre verte pour l’impression des dollars américains.

Peillon Vincent, il fera quoi ? Mais on s’en fout !   » Gouvernement de combat  »  qu’il a dit le scootériste ! Vincent ne sera qu’une victime « collatérale » de la politique. Il n’aura qu’à retourner en Israël, s’occuper de sa fifille qu’il a placée à l’Ambassade de France à Tel-Aviv et lui apprendre que si cela se trouve, elle n’est pas une fille mais un garçon. Enfin, le genre de trucs qu’il aura essayé de refiler à des gosses qui n’étaient pas les siens. Il pourra toujours demander à Najat Vallaud-Belkacem de l’accompagner.

Le Ministère de l’Intérieur ? Pas compliqué : il n’y aura qu’à choisir à Marseille quelqu’un qui aura fait ses preuves à coups de rafales de Kalachnikov et qui ne se serait jamais fait serré ! Qui mieux qu’un tireur émérite qui connaît toutes les ficelles du banditisme, pourrait mieux s’occuper de ses semblables ?

Mais, une telle « pointure » n’aura pas fait d’études faute de temps, ne connaît pas les usages, ne sera pas comme un poisson dans l’eau quand il devra s’habiller, etc. Des objections, il y en aura.

Je les vois poindre. Qu’importe, il suffira de lui adjoindre quelqu’un pour le conduire, le diriger, l’aider dans sa tâche… Jean-Noël Guérini ? Ou Nicolas Sarkozy peut-être ? Le premier a l’avantage d’avoir été l’ami du Président actuel, quand il était encore secrétaire du Parti Socialiste ; le second d’avoir été son prédécesseur, mais surtout, l’élève de Charles Pasqua. On reste en famille, quoi !

Au Ministère des personnes âgées, il suffira de nommer Valérie Giscard d’Estaing ou Georges Pompidou… L’on m’objectera que le second est mort, sauf que le premier aussi, mais il ne le sait toujours pas !

Le Ministère des Affaires Etrangères devra, lui, être confié à une grosse pointure de notre République : BHL ! Botul Henri Lévy… A cet homme de paix qui a fait tellement de guerres : Yougoslavie, Libye, Syrie, Ukraine, et j’en oublie… Car à le croire, il a fait toutes les guerres depuis celles de Napoléon. C’est sûr qu’avec un tel « patriote » qui connaît si bien ses dossiers, la France sera en de bonnes mains. Quant à Laurent Fabius, il n’aura qu’à ouvrir un magasin d’antiquaires comme ses parents ou s’occuper de son pauvre fils endetté avec l’achat de son appartement à 7 millions d’euros, alors qu’il ne dispose d’aucun revenu. Pauvre famille !

Pour tous les autres ministères : ils seront tout simplement supprimés et que l’on fusionnera en un seul, créé pour la circonstance, que l’on appellera Ministère de la Liquidation (on avait bien un Ministère du Redressement) qu’il faudra confier à Harlem Désir, qui ne saura pas ce qu’il y fait, mais ce n’est pas grave, vu qu’il n’a jamais su ce qu’il faisait à la tête du Parti Socialiste. Ainsi, il ne sera pas trop dépaysé !

Bon on arrête les conneries…

Chères lectrices et chers lecteurs, ce qui précède n’était qu’un poisson d’avril de votre Serviteur Le Cheval : cela n’aura jamais lieu. Quoique…

Je crains seulement que la réalité qui nous attend ne soit encore pire.

 

Le Cheval

 

PS : M’bala M’bala DIEUDONNE, pourrait être le nouveau  Directeur de Cabinet de Monsieur le nouveau Premier Ministre… Ils se connaissent déjà !

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Mettons fin une bonne fois pour toutes au blocus de Cuba !

Contrairement à certains clichés tenaces diffusés tous azimuts par la droite et par de soi-disant progressistes en mal de références idéologiques, Cuba a depuis les premières heures de la Révolution attaché une grande importance à la jeunesse. Sa formation a naturellement constitué pour le nouveau régime un défi capital.

Fidel Castro, qui a fêté l’an dernier son quatre-vingt-septième anniversaire, écrivait il y a déjà cinquante ans : « nous ne voulons pas d’une jeunesse qui se contente d’écouter et répéter, nous voulons une jeunesse qui pense. Nous ne voulons pas d’une jeunesse qui nous imite, mais qui apprenne par elle-même à être révolutionnaire et qui se convainque toute seule de l’être. Nous voulons une jeunesse qui développe pleinement sa pensée ».

Ces mots ont été écrits en 1962. Depuis, Cuba a vu le monde évoluer considérablement : la crise des missiles, l’hostilité des Etats-Unis et l’effondrement bloc soviétique sont passés par là.  Lors de la période spéciale des années quatre-vingt-dix, très peu auraient parié un kopeck sur l’avenir de son modèle socialiste.

Pourtant, les conditions difficiles dans lesquelles l’a plongée l’impérialisme étasunien n’ont pas empêché l’île rebelle de résister. Mieux, Cuba a fait des émules dans toute l’Amérique latine. Des expériences nouvelles et originales ont vu le jour : au Nicaragua sandiniste en 1979, au Venezuela de Chavez dans les années quatre-vingt-dix, en Bolivie avec Morales et en Équateur avec Correa au début du troisième millénaire. Dans le même temps, les deux géants du continent sud-américain, le Brésil et l’Argentine, souscrivent à un mode de développement autonome malgré des contradictions considérables qui se sont manifestées par des manifestations démocratiques de masse comme on a pu le voir il y a quelques mois dans les principales villes brésiliennes.

Inutile évidemment de nier que l’étranglement économique permanent et les attaques terroristes sporadiques dont a été victime Cuba n’ont pas eu d’effets négatifs sur la qualité de vie de ses citoyens, et ce tant du point de vue de la disponibilité des produits manufacturés que de celui dela démocratie. Onnéglige naturellement ces aspects fondamentaux quand on est en guerre. Cuba, fondée de facto en 1898 comme une colonie des États-Unis, est dans les faits en situation de conflit non déclaré depuis cinquante pour défendre son indépendance acquise de haute lutte en 1959.

 N’est-il pas enfin temps de mettre un terme à cette situation ? Beaucoup de mesures en ce sens ont été entreprises ces dernières années de la part des autorités cubaines. Une certaine libéralisation économique pour donner un peu d’air aux petites entreprises, un élargissement de l’accès à Internet rendu possible grâce à un nouveau câble téléphonique développé avec le soutien du Venezuela, la possibilité de voyager à l’étranger, la libération de la plupart des soi-disant dissidents.

 De toute évidence, la Révolution ne craint pas la libre-circulation des idées. Yoani Sánchez, la bloggeuse que les champions autoproclamés de la démocratie ont élevée au rang d’icône (en oubliant au passage les dizaines de journalistes tués chaque année au Mexique, en Colombie ou au Honduras) peut aller et venir à sa guise sur la planète entière.

 La Révolution ne craint pas la libre-circulation des idées, des personnes et des biens. L’impérialisme si ! Tant et si bien qu’il continue de maintenir un embargo anhistorique et haineux qui se heurte, paradoxalement, aux principes fondés sur la liberté du commerce international. Le capitalisme n’est pas à une contradiction près…

 L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté en octobre 2013 pour la vingt-deuxième année consécutive une résolution sur « la nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique », décrété après « un différend qui a vu le jour alors que la majorité de la population actuelle n’était même pas née », a affirmé le représentant de la Zambie. Le blocus a encore été renforcé sous la présidence de M. Barack Obama, « particulièrement dans le secteur financier ». Fidèles au rendez-vous onusien, les États-Unis et leur fidèle allié Israël se sont une vingt-deuxième fois d’affilée opposés à la résolution de l’ONU. Selon les chiffres cités par La Havane dans le rapport du secrétaire général, le blocus aurait coûté depuis son origine en 1960 la bagatelle de 1.126 milliards de dollars à Cuba. Rien que ça !

 Le gouvernement des États-Unis est seul, défiant la volonté des Nations du monde, dans la mise en œuvre de ce crime contre l’humanité. Il agit dans l’intérêt d’une poignée de groupes économiques qui veulent s’approprier les richesses de Cuba et appauvrir le peuple cubain dont la Révolution apporta la santé, les libéra de la misère et apporta aussi une éducation universelle partagée par les pauvres de la planète. Il faut plus que jamais mettre fin au blocus de Cuba, cette honte de l’humanité !

Capitaine Martin

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Interview de Jean-Pierre Chevallier sur la situation des banques françaises

Retraites-les-fonds-de-pensions-sont-la-seule-solutionFabrice Drouin Ristori (FDR): Bonjour Mr Chevallier, merci d’avoir accepté cette interview. Avant d’aborder la situation des banques en France, pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Jean-Pierre Chevallier: En tant que professeur agrégé, j’ai enseigné, en particulier l’analyse financière à l’Université de Nice. Étant maintenant en retraite, je continue à travailler en toute liberté en tant que business économiste monétariste behavioriste,contrarian et je poursuis les analyses financières que j’ai mises au point en toute indépendance.

 

FDR: Vous avez rédigé une série d’articles ces dernières semaines sur votre site Chevallier.biz analysant les résultats financiers publiés par certaines grandes banques françaises, et révélant un risque quant à leur stabilité, pouvez-vous nous dire sur quels indicateurs/ratios vous vous basez pour arriver à cette conclusion ?

Jean-Pierre Chevallier: Je me base sur les instruments d’analyse retenus par Alan Greenspan qu’il avait fait adopter par la BRI dans les années 80, à savoir le ratio Core Tier 1 ou son inverse, connu sous le nom de leverage qui est le multiple du total des dettes sur le montant des capitaux propres.

Dans les années 80, Alan Greenspan considérait que les banques devaient avoir un ratio Core Tier 1 supérieur à 8 % soit un leverage inférieur à 12,5 (le total des dettes d’une banque ne doit pas dépasser 12,5 fois le montant de ses capitaux propres).

À la suite des turbulences financières de ces dernières années, il a relevé ses exigences à un ratio Core Tier 1 de 10 % soit un leverage inférieur à 10.

 

FDR: Votre remise en cause de la solvabilité des banques n’est pas nouvelle puisque vous avez commencé à aborder le sujet en 2011 ce qui a eu pour conséquence votre condamnation, avec un autre analyste financier Américain Mike Shedlock, par l’AMF le 7 Novembre 2013. Condamnation pour, je cite, « diffusion d’une information inexacte sur le niveau d’endettement de cet établissement bancaire”. Étant donné que vous continuez à publier sur le sujet, malgré votre condamnation, avez-vous des précisions et/ou éclaircissements nouveaux à apporter concernant cette décision et le niveau de solvabilité des banques françaises ?

Jean-Pierre Chevallier: L’AMF m’accuse d’avoir osé publier en 2011 que la Société Générale avait un ratio Core Tier 1 dans les 2 %, c’est-à-dire un leverage dans les 50, ce qu’elle considère comme étant une information inexacte alors que la banque prétendait qu’il était alors supérieur à 10 %. Mais dans son dernier rapport 2013, la Société Générale a publié pour la première fois son véritable ratio de levier de 3,5 %, ce qui confirme parfaitement que le chiffre que j’avais retenu en 2011 donnait une image fidèle de la réalité, ce qui n’était pas le cas des chiffres publiés par la banque qui diffusait donc une information inexacte sur son niveau d’endettement.

 

FDR: Pensez-vous que les règles prudentielles d’endettement sont respectées par ces banques ?

Jean-Pierre Chevallier: Non : aucune des grandes banques mondiales présentant des risques systémiques ne respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par Alan Greenspan. Seules certaines s’en rapprochent, en particulier les grandes banques aux Etats-Unis.

 

FDR: Pourquoi ces règles ne sont pas appliquées ?

Jean-Pierre Chevallier: L’application des règles prudentielles d’endettement préconisées par Alan Greenspan obligerait toutes les grandes banques à se recapitaliser considérablement ou à céder d’énormes quantités d’actifs, ce que refusent d’admettre leurs dirigeants.

 

FDR: Quelles sont, selon vous, les banques Françaises les plus exposées et pourquoi ?

Jean-Pierre Chevallier: La pire des banques françaises est la Société Générale avec un leverage réel de 38 correspondant à un ratio Core Tier 1 de 2,6 % d’après les chiffres publiés dans son dernier rapport annuel de 2013 car elle est très fortement sous-capitalisée.

 

FDR: Puisque l’on parle de plus en plus de faillite bancaire préventive, pensez-vous que la ponction des comptes bancaires des épargnants représente un risque réel pour les déposants en France ?

Jean-Pierre Chevallier: Oui : c’est ce qui a déjà été fait à Chypre. Dans la mesure où des banques sont loin de respecter les règles prudentielles d’endettement, cette éventualité est de plus en plus probable.

 

FDR: Comment conseilleriez-vous aux déposants de se protéger face à ce risque ?

Jean-Pierre Chevallier: Une seule banque française d’envergure nationale respecte presque les règles prudentielles d’endettement : la Banque Martin-Maurel.

HSBC est une des banques les plus sûres avec BBVA Bilbao et Standard Chartered qui ont l’inconvénient d’avoir peu d’agences.

Le risque est très élevé pour tout dépôt supérieur à 100 000 €. Il ne faut pas oublier qu’en droit français, les banques ont beaucoup de pouvoir. En particulier, les titres possédés par leurs clients ne leur appartiennent pas en propre : ce sont les banques qui considèrent qu’elles en sont les véritables propriétaires. En cas de ventes forcées, la banque serait amenée à vendre les titres de leurs clients qui n’en obtiendraient que la contrepartie financière pour la valeur de ces titres lors de leur cession.

 

FDR: Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.

 

Source : https://www.goldbroker.com/fr/actualites/interview-jean-pierre-chevalier-situation-solvabilite-banques-france-455

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