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EFFONDREMENT DU PRIX DU PÉTROLE, COMMENT, POURQUOI, CONSÉQUENCES ?

Petrobras plateforme offfshore P51 golfe de RIO doc Patrobras

 

Le prix du pétrole chute drastiquement

Le comportement du marché des énergies fossiles et l’affaissement du prix du baril depuis quelques mois posent une énigme aux géostratèges de l’économie politique internationale. Le prix du baril est passé de 140,00 USD en 2008 à 49,00 $  le baril en mars 2015,  une chute drastique, pourquoi (1) ?

Deux motifs peuvent expliquer de telles fluctuations 

 

  1. A) Surchauffe de la production. Soit que la production de pétrole et de gaz a augmenté énormément à l’échelle mondiale et trop de barils est à la poursuite de trop peu de clients ce qui, selon la loi de l’offre et de la demande, entraîne un réajustement anarchique du prix moyen courant. Comme les prix pratiqués sur les marchés domestiques sont des prix oligopolistiques, n’espérer cependant pas bénéficier très longtemps de ces baisses de titres significatifs. Les rendements sur le carburant vont simplement s’améliorer.

B) Récession de l’économie. Soit que la demande d’énergies fossiles s’effondre parce que des énergies de remplacement concurrencent le pétrole, ou alors, l’activité économique globale – particulièrement l’activité industrielle grande consommatrice d’énergie – s’affaisse, ce qui normalement devrait amener les multinationales productrices à réajuster leur production à la baisse. Les grandes multinationales productrices refusent de réduire leur production et d’abandonner leurs marchés à l’Arabie Saoudite, premier consortium producteur mondial. Une guerre entre chacals a donc lieu dans les hautes sphères du capital.

 

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C’est que la multinationale saoudienne du pétrole a décidé de se désolidariser de son Prométhée  américain – à qui elle tient tête de plus souvent depuis quelque temps – et de jouer sa propre partition économique et politique sur la scène internationale. La multinationale saoudienne du pétrole a décidé d’en découdre avec ses concurrents et de s’emparer de leur marché. Il est facile d’observer les contradictions entre le mentor impérialiste américain et l’impérialisme saoudien. Depuis des mois la presse «mainstream» a reçu l’ordre de critiquer ouvertement ce pouvoir monarchiste-fasciste dans ses pratiques réactionnaires séculaires.

Les États-Unis qui produisent maintenant du pétrole et du gaz de schiste, très coûteux à extraire, n’aiment pas cette décision saoudienne, mais ils peuvent la tolérée, car ils sont devenus autosuffisants en pétrole et ne sont pas fâchés de voir les multinationales européennes (qui s’approvisionnent en pétrole plus coûteux), et les oligopoles chinois concurrents, malmenés par l’État terroriste du Golfe Persique.

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Tout commence dans l’économie puis s’étend à la politique, jamais l’inverse

Muni de ces informations et de cette vision internationale on comprend mieux les menées impérialistes européennes et les visées américaines divergentes en Ukraine, aux portes de la Russie impérialiste, grand producteur de gaz et de pétrole alternatif, et source d’approvisionnement pour l’Allemagne, la France et d’autres pays impérialistes. C’est du moins ce que le Président de Total, Monsieur C. de Margerie, manigançait à Moscou la veille de son assassinat.

États-Unis – Arabie Saoudite – Iran

On observe cette distanciation de l’économie et de la politique impérialiste saoudienne par rapport aux États-Unis dans le fait que le royaume des Saoud refuse d’acheter des obligations d’épargne fédérale américaines plombées. Le Royaume commence à montrer des signes d’impatience vis-à-vis la politique monétaire américaine qui risque de lui faire perdre des centaines de milliards de dollars dévalués. Le Royaume wahhabite mène ses propres politiques d’agression dans les pays arabes et il soutient ses propres factions djihadistes. Quand le capi di capo  décline, les chefs de bande s’entredéchirent pour conserver leur territoire respectif et se disputer la succession.

En contrepartie, la Maison-Blanche autorise maintenant les médias américains à critiquer les pratiques féodales de cette monarchie tribale. Des pétitions circulent aux États-Unis, contresignées par des ONG subventionnées et par la gauche bourgeoise toujours prompte à adhérer aux croisades œcuméniques (sic) pour dénoncer les manquements aux droits humains en Arabie Saoudite (ça fait plus de cent ans qu’ils y «manquent»). Les affidés ont enfin reçu l’autorisation de larmoyer et de parader.

En contrepartie également, Washington se montre conciliant avec l’Iran, l’ennemi juré des Saoudiens, et pourrait bien mettre fin à la mascarade des négociations à propos des centrifugeuses iraniennes, qui, finalement, selon l’Oncle Sam, ne serviraient plus à fabriquer des bombes nucléaires. En prévision de cet accord possible, sinon probable, les Émirats arabes unis et l’Arabie Saoudite construisent en catastrophe des oléoducs afin d’exporter leur pétrole autrement que par le Golfe Persique et le Détroit d’Ormuz, aux portes de l’Iran. Comme vous le comprenez, économie, politique, propagande, guerre et géographie se tiennent et se complètent  sous le mode de production capitaliste internationalisée et globalisée (impérialiste).

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Pourquoi la chute du prix du pétrole ?

Cette mise en perspective internationale étant complétée, il nous faut maintenant répondre à la question initiale. L’économie politique mondiale fait-elle face à une surchauffe de la production de pétrole (A) ou à une récession économique (B) ?  L’économie mondiale est entrée dans une phase dangereuse et la crise financière de 2008 n’est pas terminée malgré ce qu’en disent les sous-fifres économistes patentés.  Seuls les manipulations financières, l’utilisation de la planche à billets et l’appauvrissement des populations parviennent à laisser croire qu’un retour à la croissance est  devant l’Occident bourgeois (sic). Actuellement, le seul discours que les gouvernements sont capables de tenir c’est de relancer la prospérité par l’approfondissement de l’austérité avec des milliers de faillites. Faillites des institutions publiques (sécurité sociale, système de retraite, assurance chômage, santé et éducation). Le dollar américain et canadien  dévalué pour favoriser les entreprises multinationales. La BCE, la FED, la Banque du Canada avec leurs planches à billets ont injecté de la «fausse monnaie» dans l’économie – de la monnaie de singe. D’où la faillite de petites entreprises, la concentration et l’absorption des plus petites par les plus grandes (concentration, licenciements et chômage croissant en plus des délocalisations). Pourtant, malgré cette concentration du capital, rien de favorable, l’économie mondiale continue son dérapage.

Repli du capital sur les titres de l’armement et du militaire ?

D’où la dégringolade du prix du pétrole et la hausse des budgets de guerre, dans une espèce de «repli» sur la valeur «refuge» de l’armement (2).

«Aux États-Unis, le 4 avril 2014, le secteur de l’armement (indice DFI) affichait une plus-value de 42,2% par rapport au 1er avril 2013, tandis que les trois indices généraux se satisfaisaient de gains compris entre 12,6 et 27,4%. En Europe, l’indice armement (indice SXPARO.Z) superforme distinctement les deux indices généraux de référence : l’armement a offert une plus-value de 18,25% sur la période considérée, tandis que le STOXX50 et l’indice total du marché européen ne dépassent pas, respectivement, 8 et 14,6%. » (Rapport 2014 du GRIP mis en ligne sur le net). Tous les clignotants de l’économie sont au rouge l’indice Baltic (BDI), comme nous l’avons vu dans le numéro 377 (GEAB), est au plus bas, pour qu’une activité normale se maintienne cet indice doit être au-dessus des 2000 points, il est actuellement sous les 600 points. Une autre confirmation du marasme annoncé, celui de la chute du prix des matières premières. Enfin, la Chine ne publie plus depuis 2013 ses statistiques sur l’import-export» (3).

Il faut voir que cette phase de «repli des investissements sur la valeur refuge de l’armement» (!) indique simplement que le capital poursuit sa descente aux enfers. L’armement n’est pas une «valeur refuge» socialement parlant – en ce sens que la production d’armements n’est pas productrice nette de plus-value, sauf quand l’armement est exporté et que cette manne ramène des devises dans le pays exportateur. Si l’armement est «consommé» (sic) dans le pays producteur, elle accapare la plus-value produite dans les autres secteurs, car l’État paie cette production improductive à même les taxes et les impôts arrachés aux salariés (directement ou indirectement via la TVA). La croissance des dépenses d’armements signifie uniquement l’exacerbation des rivalités inter capitalistes et annonce que le bateau impérialiste mondial s’enfonce encore davantage. Les taux de profits mirobolants qu’indique l’article de GEAB pour l’industrie de l’armement signifient que ce secteur industriel a trouvé ce moyen pour récupérer la plus-value qui lui a été dérobée par les secteurs du commerce et de la finance où ces capitaux feront bientôt défaut.

En ce qui concerne l’indice Baltic catastrophique (600 points), il atteste que les matières premières ne circulent plus autant qu’avant ce qui est le signe avant-coureur du crash industriel imminent (dont les investissements ont d’ailleurs chuté au quatrième trimestre de 2014). La crise de surproduction s’intensifie et le non-renouvellement des moyens de production (matières premières, énergie, machineries et main-d’œuvre) le confirme.

Voilà le motif profond de la chute du prix du baril. Ce ne sont pas les hausses de production, mais les baisses de la demande et du système mondial de production industrielle, en Chine notamment (d’où les chiffres non publiés des exportations chinoises), et aux É.-U. (autosuffisant  énergétiquement), et en Europe où l’économie est en léthargie. Ces indications devraient suffire pour comprendre la dramatique fasciste autour de «Charlie-Hebdo» montée par les bobos au service de la faction impérialiste européenne. «Business as usual» dans cette affaire terroriste à la petite semaine sur laquelle l’impérialisme parasite afin de dresser les ouvriers d’Occident contre les populations arabo-musulmanes et les ouvriers d’Orient, en prévision de l’agression mondiale contre leur ennemi juré la Chine impérialiste, le véritable aspirant au trône impérial.

 

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Il n’y a donc pas de reprise économique et il n’y a pas de prospérité au bout du tunnel de l’austérité. Dénoncer l’austérité et se balader dans les allées ne suffiront pas à faire reculer l’État policier tétanisé, il faudra songer à la grève générale illimitée.

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http://prixdubaril.com/

 

 

 

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GRÈCE, CE QUE NOUS AVIONS PRÉVU EST SURVENU

 

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http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/en-grece-ce-qui-devait-arriver-est-survenu-comme-nous-lavions-prevu/

 

 

Nonobstant ce que vous pensez, il n’est pas gai de pavoiser. Lors de l’annonce de  l’élection du parti d’«extrême gauche» bourgeois Syriza, en République hellénique, nous annoncions que la classe ouvrière grecque était menacée.  La semaine suivante, nous en remettions en pronostiquant que Podemos – Syriza, ce n’était que la supercherie «extrême- gauchiste» élargit, qui s’étendait à l’Europe petit à petit (1). Ne vous en faites pas, d’autres annonces suivront au fur et à mesure de l’approfondissement de la crise économique systémique de l’impérialisme.  À la mesure de l’élargissement du désespoir populiste devant la faillite des économistes patentés,  des banquiers déjantés, des politiciens stipendiés, tous incapables de sortir de l’abysse qui se creuse sous leurs pieds (2).

Il aura suffi de trois semaines à peine pour que tous nos pronostics se réalisent. Lisez plutôt le résumé présenté par le quotidien Le Monde :

       Un accord a été validé, à l’issue de longues tractations, vendredi entre la Grèce et les créanciers internationaux pour la poursuite d’un plan de sauvetage au pays.

  L’initiative des réformes est désormais laissée à Athènes, puis approuvée par les créanciers. La Commission estime qu’il s’agit d’un « point de départ valide » à des discussions.

  L’aile gauche du parti Syriza fustige un accord qui prolongerait, selon elle, les mesures d’austérité imposées au pays, que le parti de gauche radicale s’était pourtant engagé à supprimer (3).
Que penser de la prise de position de l’aile «extrême gauchiste» de ce parti «d’extrême gauche» (sic) ? Ne croyez pas que nous nous amusons de cette tragédie grecque rocambolesque.  Que tout ceci serve de leçon pour les prochaines contrefaçons des partis électoralistes «d’extrême gauche de l’extrême gauche» bourgeoise qui seront offertes comme gris-gris à la vindicte populiste. Qui seront servis comme amulettes les jours de déveine où les électeurs en peine  porte leur arme suprême – pusillanime – leur bulletin de vote – jusqu’aux urnes «salvatrices».

Syriza, soyons magnanimes, ne pouvait absolument pas arriver à d’autres résultats et encore, soyez patient, vous n’avez pas encore vu leur totale déconfiture devant les fonctionnaires de Bruxelles. Ils dévoileront leur capitulation, larron par larron, ces poltrons. Parions que Podemos, sitôt installé dans ses bureaux d’exécution  – s’il y parvient –, chantera le même refrain.

L’économique commande au politique et non l’inverse. Le banquier détient le réel pouvoir, et le politicien bourgeois n’est qu’un chanteur d’opéra destiné à calmer l’agora agitée. Voilà ce que l’élection de Syriza avait mission de démontrer aux ouvriers du Pirée et de toute la Méditerranée comme nous l’avions annoncé.

Pour que vous compreniez dans quel  guêpier se trouvent les paumés de Syriza, nous avons imaginé une fable très censée.

 Imaginez que monsieur LePaon, ouvrier défavorisé, doive un million à la Banque des Naufragées, somme qu’il ne peut rembourser comme il sied aux vas nu-pied. Il lui prend l’idée de se présenter au conseil d’administration de la succursale de Potiron, ville de la Provence profonde. Une fois élue à ce poste d’honneur il propose au conseil d’administration de l’établissement financier que tous les débiteurs soient crédités et délivré de leur arriéré. À  supposer (impossible) que le CA de l’établissement agrée, le Bureau de direction à Paris destituera l’ensemble de l’administration de cette «Malmaison»; et si ce Bureau ne le fait pas, l’assemblée annuelle des actionnaires de la maison mère s’exécutera;  et si l’assemblée des actionnaires ne le fait pas, la Banque de France lui interdira de dépouiller ainsi les créanciers de ce nid de boucanier. Si la Banque de France ne le fait pas – la Banque centrale européenne (BCE) mettra la Banque des Naufragées en quarantaine,  lui interdisant tout échange – transaction – apport d’argent, prêt ou crédit – et saisira tous les avoirs de ses commettants en dehors de la France métropolitaine, la vilaine. Vous aurez compris que ce ne sont pas les avoirs à l’étranger des ouvriers de Potiron que l’on saisira à l’unisson, mais celui des riches ayant du capital à investir. Il ne faudra pas longtemps pour que, si requis, la garde républicaine  intervienne pour arraisonner le conseil d’administration récalcitrant avant que l’événement ne provoque une commotion internationale. Soyons sérieux, aucun doute que dès l’étape du conseil d’administration de la succursale de Potiron de la Banque des Naufragées, la proposition LePaon sera rejetée.

C’est à cette séance d’humiliation à laquelle le monde entier vient d’assister et il n’aura pas été nécessaire de faire intervenir les commissaires de l’interbanque  Européenne.  Les mentors de Syriza, parfaitement au fait des limites très strictes de leur mandat bourgeois, ont su capituler avant que l’armée ne soit appelée à s’en mêler.

Entendez la clameur de la go-gauche hypocritement estomaquée de voir ainsi leur pugilat terrassé sans frapper.  Ils auraient aimé que le suspense dure un peu plus longtemps avant qu’ils ne doivent se démarquer et tirer les marrons du paquebot princier affrété en Mer d’Égée démontée. Lisez plutôt le titre de cet article dans le journal  La Tribune :   le héros de la gauche grecque Manolis Glezos attaque le compromis de l’Eurogroupe (4).

Ce n’est pas à «l’extrême gauche» de «l’extrême gauche» (sic) que se trouve la solution, mais dans la révolution…Préparons-nous!

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MANIFESTE DU PARTI OUVRIER : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 (1)  L’extrême «gauche» menace les ouvriers grecs ! http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/lextreme-gauche-menace-les-ouvriers-grecs/ et nous en remettions une couche la semaine suivante sous le titre Podemos – Syriza, la supercherie s’élargit !  http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/syriza-podemos-la-supercherie-selargit/

(2) En savoir plus sur : http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/24/la-grece-de-tsipras-se-plie-aux-exigences-de-bruxelles_4582354_3234.html#J8VKhtAUmY9HC7Uu.99

https://ijsbergmagazine.com/politique/article/18309-syriza-echec-ue-negociations-bilan/

(3) La semaine prochaine nous présenterons la synthèse de la prétentieuse analyse d’un économiste d la Sorbonne complètement submergé par la réalité qui fuie sous ses pieds.  À suivre sur  Les 7 du Québec.  http://www.les7duquebec.com/

(4) http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150222trib582b866fb/le-heros-de-la-gauche-grecque-manolis-glezos-critique-le-compromis-de-l-eurogroupe.html

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INTÉGRISME ISLAMISTE CONTRE NATIONAL CHAUVINISME PATRIOTIQUE

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Deux boîtes de Pandore qui n’en font qu’une

 

Il est étrange d’observer à quel point un courant de pensée, une mouvance politique – idéologique archaïque s’agite frénétiquement au moment où sa base sociale s’étiole et s’envole, et à mesure que s’installent de nouvelles conditions économiquessociales, politiques et idéologiques. Nous en voulons pour preuve les deux boîtes de Pandore manichéennes enfantées par deux évolutions sociales contemporaines.

 

De la première boîte du sorcier impérialiste a surgi la réaction intégriste-islamiste dans les pays musulmans. D’aucuns la pensent surgie de la mouvance  religieuse-radicale – (Frères musulmans et wahhabisme saoudien, salafiste). Or, il n’en est rien, ce n’est là que la forme et non le fond de la réaction que ce courant de pensée représente. La réaction intégriste islamiste est la forme qu’a prise la résistance nationaliste chauvine dans ces pays industriellement arriérés, emportés par la crise économique systémique de l’impérialisme dans laquelle  tous ces pays sont étranglés.

 

La seconde boîte de Pandore ouverte par la crise économique systémique de l’impérialisme est la résurgence du nationalisme laïciste patriotique dans les pays occidentaux industrialisés.

 

Deux idéologies qui semblent contradictoires (l’intégrisme islamiste versus l’intégrisme nationaliste laïciste), mais qui en réalité mènent un même combat d’arrière-garde dans les conditions de la crise économique de l’impérialisme. Ces deux tendances idéologiques voudraient laisser croire que le monde pourrait tourner à l’envers et revenir en arrière, les uns pour le  ramener dans un monde paysan, agraire et autosuffisant; les autres pour retourner dans un monde capitaliste empreint d’une mystique de «libre concurrence nationale chauviniste». Les riches milliardaires, qui savent qu’il n’y a là  que chimères, sont heureux que ces compères préparent les conditions de la prochaine guerre dont la classe ouvrière fera les frais.

Un auteur fasciste nommé Samuel Huntington a systématisé ce pseudo paradoxe dans son œuvre intitulée «Le choc des civilisations». Bienvenue dans le monde de la fiction (1).

L’intégrisme-islamiste-nationaliste

Notre premier modèle réfère au tsunami de propagande des médias du mainstream au service des capitalistes. Pas un jour sans qu’un politicien n’étale publiquement ses supputations à propos des intégristes islamistes agresseurs des populations désarmées, que les riches et leurs affidés s’emploieraient à protéger (sic).

Curieusement, dès que l’on gratte le vernis de ces allégories, on découvre que ce sont les gouvernements qui enrégimentent, équipent, financent ces djihadistes aujourd’hui offerts à la vindicte populaire. Il est entendu que s’il est possible de mettre sur pied de tels escadrons de mercenaires suicidaires, à partir de la Bosnie, de la Tchétchénie ou des  pays arabes et musulmans de l’Orient, et même s’il est possible d’en recruter parmi les excentriques de quelques pays impérialistes, c’est qu’il doit y avoir un motif. L’intégrisme islamiste n’est qu’un alibi dans tout ceci, pour «justifier» les amalgames racistes et ethniques issus de la crise économique obligeant les pauvres à migrer vers les pays de «prospérité» utopiques.

L’intégrisme islamiste est la réponse qu’apportent les rapports sociaux de production semi-féodaux aux transformations des forces productives dans chacun de ces pays en cours de sous-développement systémique. L’intégrisme islamiste est une réaction d’ajustement d’un système social en cours de transformation radicale (du semi-féodalisme au capitalisme systémique).

L’exemple de la guerre «anti-djihadiste» au Mali

La guerre au Mali fut déclenchée pour ramener ce pays dans le giron des néo-colonies de la Françafrique, de laquelle il s’était échappé par un concours fortuit impliquant trois cliques de malappris. Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) ; les milices armées chassées de Libye, où elles avaient servi l’économie terroriste de l’empire Françafrique; l’armée Malienne, trop occupée à administrer ses trafics illicites (armes, drogues, médicaments contrefaits et esclaves) pour avoir le temps et l’envie de gouverner le nord Mali. Al Qaida au Maghreb islamique fut la dernière partition orchestrée par les services secrets de l’Élysée repris en fanfare par des médias à la solde pour rameuter l’opinion publique occidentale favorable à une autre guerre néocoloniale (1).

Les services secrets occidentaux créent les groupuscules djihadistes

La procédure de création de ces groupuscules «intégristes-islamistes-djihadistes» est bien rodée et éprouvée : un barbu méchant, en turban, annonçant en conférence de presse diffusée dans le monde entier la création d’une filiale d’Al Qaida, la nébuleuse tant galvaudée. Quelques meurtres d’innocents avec bain de sang et  exécutions de brigands de l’autre camp. Si le public occidental en redemande, quelques mains de malfrats coupées ras – qu’on repassera en boucle pendant des mois – et quelques femmes chassées d’une université depuis longtemps fermée. Ultime sacrifice «un attentat par deux sbires en plein cœur d’une capitale occidentale» de quoi soulever la commisération des féministes et des intégristes laïcistes qui redemanderont du sang, des dents et des turbans de talibans… Pas de talibans au Maghreb islamique, ni en Syrie ni en EI ? Qu’à cela ne tienne, les Salafistes feront l’affaire. Tout ce dont ont besoin les polichinelles à la solde des riches c’est de l’exotisme, du chauvinisme et du racisme pour désigner la prochaine victime du sacrifice collectif.

Les médias à la solde prennent le relais et ébruitent tous les tourments que ces gens font subir aux mécontents. Ils fabriquent une «vedette médiatique» qui devient un «impératif islamiste» incontournable, vers lequel tous les désœuvrés affamés de la contrée paupérisée, et ils sont des milliers, convergent pour se trouver un petit boulot bien payé, exactions comprises (viols, vols, trafics en tout genre); sans oublier quelques fils de «bobos» occidentaux fanatisés qui croient fermement à ce scénario de père Fouettard et qui s’enrôlent dévotement –.  Ils y laisseront leur peau ces bobos assurément; mais tout cela ajoute à la crédibilité de l’équipée. La solde défrayée par le Qatar ou l’Arabie est bonne et assurée.

La suite est alléguée depuis des années. Le groupuscule est financé, armé, entrainé, commandité et parfois dirigé en sous-main par les services secrets français, britanniques ou étatsuniens. Mais pas toujours cependant, l’« émir » sait ce qu’il peut et ce qu’il ne doit pas faire. En Syrie, par exemple, il a terrorisé la population, mais l’aviation de l’OTAN n’a pas su refaire le coup de la Libye et envahir le pays (2). Au Mali, les nervis islamistes se sont fourvoyés et ils ont oublié qui dirige la partie. L’armée coloniale française s’est chargée de le leur rappeler – vite fait – puis les a dispersés dans la région, au Niger, en Mauritanie, au Tchad, au Nigéria et jusqu’en Libye, où ils sont repartis comme nous l’avions prédit, relancer l’échauffourée dans c pays contrit (3). Les intégristes islamistes reviendront au Mali quand ils auront compris qu’ils doivent partager les profits des trafics avec l’armée de métier et ne jamais se lier d’amitié avec les mouvements d’opposants locaux, à moins d’y avoir été invités. Aujourd’hui, c’est le même scénario au nord de l’Irak où sévit l’EI avec le soutien des Saoudiens. Le mandat de ces truands est de contrôler les oléoducs d’approvisionnement en carburant en direction de l’Europe et de la Chine impérialiste (4).

La crise économique explique ces embardées

Seule la conjoncture économique de crise approfondie qui sévit depuis une décennie explique que, dans les pays musulmans le recrutement de tueurs à gages et de mercenaires soit si important. La crise économique pousse des millions de jeunes, parfois diplômés, cantonnés en périphérie du marché du travail et sans aucun espoir de l’intégrer,  à s’enrôler. Plusieurs prennent le chemin de l’exil vers le nord, où ils espèrent améliorer leur sort et meurent noyer en Méditerranée. D’autres prennent le chemin du maquis djihadiste, ils seront sacrifiés à Alep ou à Homs, comme ils l’ont été à Gao. Dans quelques mois, ce sera un autre contrat, un autre terrain de guerre, peut-être un jour à Téhéran, mal leur en prendra. C’est l’effondrement des économies néocoloniales qui explique – dans tous ces pays meurtris ou les ressources naturelles sont spoliées, la plus-value confisquée, les profits rapatriés – que les rapports de production se réajustent et prennent notamment la forme momentanée de flambées d’intégrismes-islamistes-djihadistes-nationalistes.

 

 

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 Le national chauvinisme patriotique en Occident

 

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Le nationalisme laïciste chauviniste patriotique est aux sociétés occidentales riches ce qu’est l’islamisme-intégriste-djihadiste-nationaliste est aux sociétés musulmanes sous-développées et pauvres. Le national chauvinisme patriotique est la réponse des rapports sociaux de production aux transformations des forces productives dans les pays occidentaux sous crise économique sévère. Le national-chauvinisme est une réaction de survie et d’ajustement d’un système social en cours de déprédation et de perdition. Selon les nationalistes chauvins français, piémontais, serbes, croates, bosniaques, hollandais, catalans, basques, bretons, lithuaniens, polonais, magyars, flamands, wallons, écossais, canadiens et québécois, l’histoire de l’humanité serait l’histoire de la citoyenneté conquise ou acquise par chaque communauté humaine nationalisée et par chaque citoyen en particulier. Ils ont beau être battu par la population à chaque vote référendaire de partition, rien à faire, les chauvins n’ont rien appris de ces multiples rebuffades populistes. L’histoire de l’humanité est l’histoire de la lutte de classes disons-nous.

Comment expliquer cette cécité des nationalistes chauvins patriotiques?

C’est que leur clientèle politique de prédilection, la petite bourgeoisie bureaucratique et des services, est en cours de paupérisation et de perdition – adieu la grosse cylindrée, le loft dans la cité, le chalet en forêt et bonjour la décroissance involontaire, la pauvreté «volontaire» et les fins de mois de misère (5). Elle n’espère qu’une chose la  bourgeoisie, ne pas être sacrifiée dans la procession de la récession.

Pendant ce temps, les ouvriers luttent pour conserver leurs emplois et boucler leur fin de mois, tout en se demandant comment mettre fin aux malversations généralisées entre politiciens de toutes couleurs, les constructeurs, les ingénieurs, les mafieux de la construction et des services publics privatisés. Les chômeurs combattent pour maintenir leur droit aux prestations d’assurance, alors que les assistés sociaux se battent contre les coupures de prestations.

Enfin, la grande bourgeoisie impérialiste n’a que faire de ces rêvasseries du «pays d’oripeaux» à bâtir sur les ruines de la crise imminente et immanente.

Au milieu de ce salmigondis, les anarcho-syndicalistes, les opportunistes, les sociaux-démocrates, les réformistes et les gauchistes n’osent se lever contre le chauvinisme nationaliste patriotique et se tiennent cois de peur de subir les foudres des nationalistes-laïcistes hystériques; de subir le déni de la Convergence des divergences  et tous voient le sol s’ouvrir sous leurs pas.

Et la classe ouvrière dans ce fatras ?

Les ouvriers quant à eux ont déjà répliqué – «Votre nationalisme étriqué et meurtrier  on le rejette d’emblée». Le temps est venu pour l’indépendance de la classe ouvrière qui doit demeurer aussi loin que possible de ces bourgeois pâmés-non sevrés. C’est dans cette direction que pointent les rapports de production impérialistes en décrépitude avancée. Le national chauviniste patriotique est aux sociétés occidentales «riches» ce qu’est l’islamisme-intégriste-djihadiste aux sociétés musulmanes «pauvres». Les deux, également prostrés, sont à contrer par les ouvriers (6).

 

 

* Une première version de ce texte a été publiée sur LES7DUQUÉBEC en 2013. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/integrisme-islamiste-vis-a-vis-chauvinisme-nationaliste/

 La question nationale (2014).  Gratuit en format PDF : http://www.robertbibeau.ca/imperialisme.pdf

 

POUR COMPLÉTER VOS INFORMATIONS : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

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Ramener la Russie dans le giron européen

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Quels liens relient entre eux le krach boursier (2008) – la guerre civile en Ukraine (2012) – la guerre contre l’État islamique (2014) – « L’esprit de Charlie du 11 janvier » (2015) et les présentes menaces de guerre Russo-Atlantique ? (1)

 

Le lien qui unit ces différents événements économiques, politiques, diplomatiques,  militaires, médiatiques et idéologiques c’est l’impérialisme en crise systémique mondialisée et globalisée, ce que nous allons démontrer.

 

Tout commence dans la sphère économique

Tout commence toujours dans  l’instance économique, pour se propager ensuite dans l’instance politique (étatique, diplomatique, militaire) qui n’est que la trainée de l’ouragan survenu dans l’instance précédente. Concurremment,  l’activité de propagande idéologique accompagne ces démêlées dans les autres sphères afin de préparer les conditions psychologiques et sociologiques pour la lutte de classe qui se développe parmi les différents camps impérialistes et entre les classes sociales au sein de chacun des camps impérialistes concurrents.

C’est ainsi que, comme conséquence à la recrudescence de la crise économique systémique de l’impérialiste mondialisé, le camp impérialiste Occidental a été forcé de se lancer à la conquête de nouveaux marchés, de nouvelles zones d’approvisionnement en carburant, de nouvelles sources de matières premières pas cher, de nouvelles zones de valorisations du capital – de nouveaux secteurs de production de plus-value – au plus bas coût. Sur le coup, le camp impérialiste russo-chinois a été moins affecté par cette destruction de milliards de dollars de «valeurs boursières» parasitaires, pour la bonne raison que leurs présences sont moins importantes sur ces marchés des enchères financières que celles de leurs concurrents d’Occident.

L’impérialisme allemand a toujours regardé vers l’Est européen

Étant donné qu’aujourd’hui l’ensemble de l’humanité est déjà partagé en zone d’influence et de spoliation, le capitalisme monopoliste allemand a dû reprendre sa mouvance économique, politique, diplomatique et militaire en direction de l’Est européen… sa zone d’expansion de prédilection. L’Allemagne impérialiste, cette fois alliée à la France et à l’Union européenne (que ces premiers mènent à la baguette via la Commission européenne), accentue son emprise sur l’Est européen. Les portes de la Russie sont l’ultime paradis de la richesse pour Berlin. Nonobstant cela, la deuxième Opération Barbarossa ne se fera pas, cette fois, avec les Panzers divisions, ni avec les avions de la Luftwaffe, mais par le crédit-capital et les investissements; les bandes armées de nervis néonazis subventionnées; les services secrets franco-allemands; et les avions de l’OTAN. Les États-Unis doivent cependant être neutralisés pense Angela Merkel. Avec leurs grands pieds, les É.-U. risquent d’effaroucher les capitalistes russes  et leurs alliés. Il faut du doigté pour retourner un associé. Nous y reviendrons.

Contrairement à ce que prétend la « gauche » prorusse, ce ne sont pas les impérialistes américains qui commanditent les sommités du  gouvernement asservi de Kiev, mais l’axe franco-allemand. Ce qui a exigé de récents déplacements  de la chancelière Angela Merkel à Kiev, à Moscou, à Washington, à Ottawa, puis à Paris pour valider avec son complice « hollandiste » les magouilles échafaudées loin de l’Élysée (2).

L’activité de propagande dans l’instance idéologique

Quand le grand capital international se propose de lancer une offensive, économique, financière, diplomatique, militaire contre un concurrent, il doit d’abord s’assurer de mobiliser la populace des censitaires afin qu’ils soient disposés à se sacrifier sur les champs de bataille pour défendre les intérêts de la « patrie – républicaine » des riches milliardaires en danger. C’est ainsi que s’articule cette opération, dans la sphère idéologique de la lutte de classe, qui à nom « l’Esprit de Charlie Hebdo et du 11 janvier »! Cette opération de propagande hystérique visait à rafistoler l’unité raciste et chauvine contre un ennemi métaphorique : « L’internationale islamiste  » mythique – un amalgame d’agents des services secrets,  de bandits de grand chemin, de nervis, de trafiquants d’armements, de narcotrafiquants, de mendiants et d’enfants affamés,  prêts à tout pour manger – offerte en pâture à la guilde des nationalistes véreux européanisés. Vous avez vu avec quel empressement la Chancelière allemande s’est précipitée sur les Champs Élysées coudoyer son associé et compagnon d’agression, François Fripon, qui n’est pas fou quoiqu’on en dise, mais qui joue simplement le rôle qu’on lui a assigné – la brute de ce duo singulier (3) !

L’ethnie, la religion, la nationalité, la culture de l’ennemi ciblé, et qui sera immolé, n’a aucune importance comme le démontre la casuistique historique européenne. Hier, ce furent les « boches », puis les « juifs », puis ce furent les « communistes » et aujourd’hui ce sont les « islamistes »… qu’importe. Ce qui compte c’est le résultat escompté – galvaniser l’esprit nationaliste  patriotique – chauvin, raciste, réactionnaire et préparer les ouvriers et les chômeurs, futur sacrifié des champs minés, à conquérir de nouveaux marchés en direction de l’Orient pétrolier et en direction de l’Est gazier.

L’opération de propagande médiatique « Charlie Hebdo » a été un modèle du genre, après celle du « 11 septembre à New York », et elle a créé les conditions idéologiques – patriotiques et racistes – pour écraser toute opposition intérieure  aux malversations guerrières extérieures. L’état policier français, allemand, mais aussi des autres pays européens, en est sorti renforcé (mais pas autant qu’espéré). La « Marche Républicaine » du 10  janvier à Paris permet aujourd’hui à la coterie « socialo-fasciste » d’arrêter et d’emprisonner quiconque ne brandit pas l’étendard tricolore de la Fraternité-Égalité-Liberté (sic) dont l’objectif était de renforcer l’État policier, le consolider en préparation des guerres annoncées (4).

Opération en Ukraine pour ramener la Russie dans le giron européen

Ne vous y trompez pas, l’objectif de l’opération « Ukraine-Donbass »  n’est pas de lancer une guerre de conquête pour s’emparer de l’Ukraine misérable ni de mener la  guerre contre la Russie, pour le moment du moins. Le duo franco-allemand en serait bien incapable, militairement parlant, sans le soutien des armes nucléaires américaines, qui, pour l’heure, ont d’autres fers au feu. L’objectif de cette agression des puissances européennes est de forcer l’impérialisme russe à revoir son alliance avec la Chine, de telle sorte que, lorsque l’attaque contre ce véritable ennemi et concurrent efficient s’amorcera – la Chine ait été coupée de ses approvisionnements en carburant venu d’Orient (guerres de Syrie – d’Irak – État islamique, Afghanistan, Pakistan et mise au pas de l’Iran de gré ou de force), mais aussi, de ses approvisionnements venant de Russie (pour lesquels un réseau d’oléoducs est présentement en construction à travers la Sibérie, financée par la partie chinoise). L’impérialisme allemand et français a un impératif besoin de ces hydrocarbures et des minerais sibériens.

Bien que les analystes occidentaux ignorent ces manigances profondes, Vladimir Poutine, lui, les connait parfaitement, si bien qu’il a déclaré récemment : « Les experts militaires russes qualifient la livraison d’armements américains à l’Ukraine de guerre, par procuration, contre la Russie, ce qui donnerait lieu à une exacerbation du conflit. En effet, une contre-attaque élargie de la Russie ira au-delà de l’Ukraine. La Russie pourrait répondre oui à une demande de longue date des Chinois, qui souhaitent se doter de la technologie défensive sensible, avec, en toile de fond, la possibilité d’élargir leurs arsenaux d’armes ultras sophistiqués. Ainsi armée, la Chine pourrait apporter de graves préjudices à la marine américaine, en Asie et en Océanie. Or, ceci n’est qu’un exemple, car la Russie pourrait soutenir l’Iran contre l’Arabie saoudite, et ce serait là une initiative, qui provoquerait une hausse substantielle des cours du pétrole.» (5)

L’impérialisme russe accepte de coopérer avec l’impérialisme franco-allemand, mais refuse de rentrer dans le giron franco-allemand et refuse de rompre ses liens privilégiés avec l’impérialisme chinois. L’impérialisme étatsunien se satisfera-t-il de ce compromis (?) l’avenir de la guerre en Ukraine nous le dira.  Voilà comment, sous le capitalisme monopoliste d’État policier, se dessine l’histoire de l’humanité. La classe ouvrière n’a rien à faire dans ces malversations interalliances et doit poursuivre sans coup férir sa résistance sur le front économique de la lutte de classe (conscience de classe en soi) en attendant d’acquérir bientôt – nous osons l’espérer – la conscience de classe pour soi – c’est-à-dire pour la conquête du pouvoir d’État.

Nous rejetons tout esprit nationaliste chauvin d’hystérie guerrière ! – Nous ne ferons pas leurs guerres meurtrières !

L’article a paru aussi sur :   http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/loperation-barbarossa-ii-ramener-la-russie-dans-le-giron-europeen/

 

MANIFESTE DU PARTI OUVRIER http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

et  https://bouamamas.wordpress.com/2015/02/08/lesprit-du-11-janvier-ou-les-guerres-francaises-a-lombre-de-charlie/  et  http://www.mondialisation.ca/negociations-ukraine-hollande-menace-de-faire-la-guerre-a-la-russie-video/5430471

 

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LUTTE À LA PAUVRETÉ – ÉQUITÉ FISCALE – STOP À L’AUSTÉRITÉ, DOIT-ON ESPÉRER DES AVANCÉES ?

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[La semaine dernière nous avons vu que l’économie «réelle» (sic) ne représentait qu’une portion de l’économie «virtuelle» (sic) – que les flux de capitaux financiers sont de plusieurs fois supérieurs à la production de plus-value et à la valorisation du capital  cristallisé – et que ceci entraîne des crises de surproduction de capital. Cette semaine nous allons étudier plus à fond la contradiction capitalistique qui oppose le capital industriel productif au capital financier parasitaire comme résultat incontournable de l’évolution impérialiste du mode de production capitaliste. L’éditorial de la semaine dernière est visible ici : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/lutte-a-la-pauvrete-lequite-fiscale-doit-on-esperer-des-avancees/  NDLR].

 

La théorie de la valeur sous le capitalisme

 

En 1857, définissant sa théorie de la valeur Marx a écrit ceci : « La création de la richesse réelle dépend moins du temps de travail et du quantum de travail employé que de la puissance des agents mis en mouvement au cours du temps de travail, laquelle à son tour … n’a elle-même aucun rapport avec le temps de travail immédiatement dépensé pour les produire, mais dépend bien plutôt du niveau général de la science et du progrès de la technologie, autrement dit de l’application de cette science à la production … le temps de travail cesse d’être la mesure de la richesse et, par suite, la valeur d’échange d’être la mesure de la valeur d’usage … Cela signifie l’écroulement de la production reposant sur la valeur d’échange… [et l’écroulement du mode de production capitaliste qui repose sur la portion de la valeur d’échange correspondant à la plus-value. NDLR] » (6). Voilà pour les petits-bourgeois pédants qui prétendent que Marx serait dépassé. Il y a 150 ans, l’homme génial, décrivait en détail les conséquences économiques du mécanisme de développement scientifique et technologique, de la mécanisation, robotisation, informatisation et numérisation (hausse de productivité) du procès de production des marchandises et du processus de transformation de la valeur d’échange commercial en « valeur » monétaire virtuelle, la spéculation boursière qu’elle entraînerait, moteur de la présente crise économique systémique, chronique, de surproduction et de dévalorisation du capital.

Il faut être particulièrement impertinent pour affirmer que « La crise a fini par forcer une réflexion sur les limites et les dérives de notre modèle économique. La lutte contre les inégalités sociales semble en voie de devenir une grande priorité, parce que c’est un enjeu moral, mais aussi parce qu’on découvre à quel point elles constituent un frein au développement » (7).

La concentration monopolistique des moyens de production, d’échanges et de communication – du patrimoine social finalement – est la condition du développement économique capitaliste – elle est sa nécessaire résultante qui dialectiquement devient  un frein à la valorisation du capital (production de plus-value) et ainsi au  développement capitaliste. C’est parce que cette accumulation – reproduction élargie est en panne – que les poncifs économistes s’émeuvent, crient à l’agonie et s’effraient des risques d’un soulèvement social.

La sphère financière de l’économie impérialiste

Le collaborateur du quotidien La Presse ne se trompe pas quand il avoue que « La mondialisation, la baisse des impôts pour les plus riches, le déplacement de la richesse vers le secteur financier et la désindustrialisation ont provoqué un déséquilibre qui menace la capacité des sociétés avancées de progresser harmonieusement » (8).

Que signifie cette phrase cousue de fils blancs ?  Que la sphère financière est parvenue à s’emparer d’une part de plus en plus étendue de la plus-value produite dans la sphère productive de l’économie (le secteur industriel secondaire et le secteur primaire) et que les secteurs bancaire, boursier et financier entravent la valorisation du capital (ce que Dubuc appelle la richesse), ce qui entraine la délocalisation industrielle  et la désindustrialisation (qui est une conséquence de l’incapacité de valoriser davantage de capital d’où l’avancée des secteurs financier et boursier). Tout ceci n’est aucunement le fruit des choix politiques des États bourgeois ou pseudo socialistes-bourgeois qui sont contraints de suivre la marche forcée de l’économie déjantée.

Ce que le collaborateur expert appel « déséquilibre » est à la source de l’affrontement entre les grands groupes impérialistes mondiaux qui pourraient bien entraîner le monde entier vers la catastrophe d’une guerre nucléaire mondialisée, à côté duquel l’assaut contre Charlie Hebdo semblera bien peu de chose, ce qui ne serait pas très « harmonieux » comme l’écrit le plumitif. Ce que tous ces spécialistes et experts ne disent pas c’est qu’il n’existe aucun moyen de contrer cette tendance intrinsèque au mode de production capitaliste que Marx a décrit avec beaucoup de minutie dans ses manuscrits (Grundrisse, 1857-1858).

 

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La sphère financière improductive stérilise la valorisation du capital

Reprenons l’explication. La sphère financière improductive – là où se concentre l’argent – s’est accaparée, par la force des choses, une part croissante de la plus-value produite en usines, en chantiers, et dans les mines, laissant toujours moins de plus-value à valoriser dans la sphère industrielle productive. De fait, comme le capital ne trouvait plus à s’employer dans la sphère productive, pour cause de surproduction caractérisée suite aux hausses vertigineuses de productivité, il a été poussé dans la sphère financière improductive où ce capital (fictif) contribue à dévaloriser le capital social global allant ainsi à l’encontre du mécanisme de reproduction élargie et d’accumulation des profits fondement de l’économie capitaliste. La profusion du crédit – la création de « valeurs » monétaires d’échange inexistante – s’est présentée comme l’unique manière de poursuivre l’accumulation d’un capital fictif dévalorisée. Taxer cette monnaie de singe reviendrait à surmultiplier le crédit fictif dévalorisé déjà trop abondant et à poursuivre la marche forcée vers le précipice capitaliste. Désolant, n’est-ce pas chers militants de la gauche progressiste (sic) – taxer ou ne pas taxer le capital fictif des riches revient au même, la panade économique et fiscale est au bout de la promenade.

Productivité accélérée, production surmultipliée

Bref, le capitalisme recherche constamment des hausses de productivité (source de plus-value relative) afin de réduire la portion de capital vivant (Cv) contenu dans chaque marchandise. Ainsi, l’économiste Jean Fourastié indiquait qu’en France, au 18e siècle, un quintal de blé coûtait 200 salaires horaires de manœuvre (shm), il en coûtait 36 shm en 1936 et 3 shm en 1990  et qu’il en était ainsi pour la plupart des produits manufacturés (9). Cette recherche constante de productivité réduit la portion de plus-value (pv) contenue dans chaque marchandise individuelle et de ce fait le capitaliste obtient, après un certain niveau de productivité, l’effet inverse de celui recherché. Chaque hausse de productivité supplémentaire entraîne une baisse du profit moyen   sans compter qu’elle accentue la crise de surproduction. Ainsi, avec la mécanisation, robotisation, informatisation et numérisation de la production, les salaires (Cv) ne comptent plus que pour 15 % environ des coûts de production. Il devient de plus en plus difficile d’accroître la plus-value relative et de plus en plus problématique (socialement) d’accroître la plus-value absolue en augmentant le temps ou l’intensité du travail.

Reprenons l’explication. Comme la valeur d’usage et la valeur d’échange-marchande proviennent presque uniquement de la sphère de production (industries secondaires et primaires), et comme la sphère financière est improductive et ne produit aucune plus-value, il s’ensuit que par sa diffusion désespérée de capital fictif virtuel (la diffusion du crédit) la sphère financière improductive accapare toujours plus de plus-value et étrangle la sphère industrielle productive qui ne parvient plus à réaliser son taux moyen de profit. Ce qui éloigne les investissements (le capital) de ce secteur productif de plus-value. C’est ainsi que le boa capitaliste se bouffe la queue dans sa quête insatiable du profit maximum.

Les utopies réformistes anti-« banksters »

La solution est simple direz-vous, que l’on arrache la richesse sociale (le capital) des mains des banquiers et qu’on la donne aux industriels qui feront fructifiés les profits. Que l’on privilégie le «bon» capitaliste au détriment du méchant (sic). Que l’on interdise aux banquiers d’émettre de l’argent – du crédit – et ainsi on stoppera le procès de dévalorisation du capital social et la dissémination de la monnaie de singe sans valeur d’échange. Pas si simple malheureusement. Même en conservant une plus grande portion de la plus-value dans la sphère industrielle productive de plus-value, ce capital ne saurait fructifier davantage. En effet, les industriels sont nombreux à admettre qu’il ne manque pas de capital à investir, mais qu’ils manquent d’occasions d’affaires à initier. C’est ce qui explique l’innocuité des mesures gouvernementales de soutien aux investissements que les parlements adoptent régulièrement – futilement.  Les nouveaux marchés sont inexistants et ceux disponibles sont l’objet d’âpres disputes économiques et militaires comme chacun peut l’observer aux quatre coins de la Terre. Cessez de vous laisser duper, les guerres contre l’État Islamique, contre l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie, le Mali, la Libye, la Palestine, le Nord Nigéria, le Cameroun, la République Centre Afrique, l’Ukraine et ailleurs sont des guerres de repartage des marchés et des routes de transport des marchandises et des hydrocarbures.

De plus, si le banquier ne pouvait plus émettre de crédit, comment le salarié contractera-t-il une hypothèque et comment rembourserait-il ses multiples emprunts ? Comment le commerçant avancera-t-il l’argent pour ses achats en gros ? Comment l’État financera-t-il le revenu minimum garanti proposé par le Conference Board, le CTC et les autres centrales syndicales ? On prévoit qu’un tel programme coûtera 261 milliards par année au trésor canadien. Où prendre l’argent pour payer cette facture sociale ? Dans les poches des riches répondent les gauchistes. Mais les poches des riches sont pleines de papiers boursiers sans valeur certifiée et malgré cela les riches internationalisés s’échapperont vers d’autres cieux fiscaux dès qu’un gouvernement de la « gauche » bourgeoise (Syriza ou Podemos ou un autre) fera mine de hausser les impôts et de sévir contre la fraude fiscale, contre leurs maîtres, les riches (quand à pourchasser la petite fraude fiscale des salariés et de la petite bourgeoisie paupérisée c’est déjà bien avancé).

Pour en finir avec le mythe du Revenu minimum garanti (RMG)

Analysons plus à fond ce projet de programme de revenu minimum garanti (RMG). Une fraction de la bourgeoisie mène campagne en faveur de l’établissement d’un revenu minimum garanti (RMG). Comme nous l’avons souligné précédemment les tenants de ce cataplasme sur une jambe de bois sont autant de la gauche que de la droite bourgeoise. C’est que face à l’endettement catastrophique des ménages les banquiers trouvent trop risqué de prêter davantage aux salariés, surtout que le chômage et les faillites personnelles se multiplient. L’idée a donc germé dans la tête des banquiers de transférer à l’État – à la dette souveraine – ce fardeau d’emprunt supplémentaire des consommateurs que l’on présente comme une aide aux salariés et aux défavorisées. Comme les salariés supportent déjà directement environ 60 % du fardeau fiscal, ils prendraient à charge 60 % de la nouvelle dette que le Conference Borad du Canada estime à 261 milliards de dollars par année (10 000 $ x 22,7 millions de Canadiens âgés de plus de 18 ans). Auquel déficit  l’analyste du Conference Borad propose de soustraire 139 milliards de dollars des programmes sociaux déjà en vigueur dans les provinces canadiennes (10).  En ce qui a trait aux hausses de taxes et d’impôts pour défrayer ce programme elles seront refilées aux ouvriers, et aux autres salariés, soit directement, soit via l’augmentation du service de la dette souveraine. À échéance, seule une dévaluation drastique de la monnaie canadienne, et donc une réduction conséquente du pouvoir d’achat des travailleurs, résulterait d’une telle mesure de type miroir aux alouettes que le prolétariat canadien n’a aucun intérêt à promouvoir (11).

Les mirages « gauchistes » s’évanouissent, laissant place à l’État monopoliste

Bref, le mode de production capitaliste (MPC) a ainsi évolué, au cours des 70 dernières années, qu’il est devenu le capitalisme monopoliste d’État – l’impérialisme étatique – qui requiert l’interventionnisme de l’État pour réguler chaque aspect de l’économie et  permettre au système de survivre. Le dilemme qui confronte la fraction « de la droite libérale » à la fraction « de la gauche interventionniste étatique bourgeoise » est une contradiction au sein du camp impérialiste entre ceux qui croient que le prolétariat peut encore et toujours tolérer de plus grandes charges fiscales et de plus grands sacrifices économiques, et ceux qui appréhendent des soulèvements sociaux et recommandent d’étendre le transfert des charges fiscales, et de la dette souveraine, et des coûts sociaux, sur une plus longue période, utilisant l’appareil étatique monopoliste comme amortisseur des secousses financières et monétaires inévitables et comme moteur de la répression ouvrière. C’est la raison pour laquelle vous retrouvez les centrales syndicales canadiennes de connivences avec les chambres de commerces et les think tanks capitalistes complices. Le débat entre eux se résume à déterminer quel montant sera emprunté par l’État et quel seront les charges fiscales pour les contribuables et le montant des remboursements pour les emprunts contractés auprès des banquiers usuriers.

Un gouvernement qui tenterait de faire fonctionner le système monopoliste étatique autrement que de la façon ci-décrite empirerait les choses et provoquerait une catastrophe immédiate plutôt qu’une catastrophe à moyen terme. Pour le moment, la majorité de la grande bourgeoisie mondiale a choisi de privilégier l’option de gagner du temps et de retarder l’échéance cataclysmique. Pendant ce temps « emprunté » à la catastrophe, la classe capitaliste internationale prépare les conditions idéologiques, politique, policière, militaire, financière, monétaire, commerciale pour le prochain grand affrontement interimpérialiste inéluctable. En Grèce, et bientôt en Espagne probablement, le grand capital laisse ses polichinelles gauchistes (sic) semer des illusions et jouer avec le sort de millions de salariés déjà paumés. On verra sous peu les résultats de cette aventure national-socialiste. La Grèce des colonels est au bout du tunnel où se sont engouffrés les ouvriers grecs. Puis, si ce scénario catastrophe fonctionne là-bas, on l’étendra à d’autres États-nations capitalistes monopolistes. La France des « Charlots Hebdos » est le prochain candidat qu’il leur faut (12).

Guerre interne au sein des camps impérialistes

Nous connaissons tous les injustices, la pauvreté et les incongruités issues du développement impérialiste débridé qui rencontrent de plus en plus de difficulté à valoriser son capital paralysé. À mesure que la crise systémique et chronique s’approfondit, la guerre s’intensifie entre différentes fractions de la bourgeoise (à l’interne de chaque État et entre les alliances d’États impérialistes) pour s’accaparer une plus grande portion des profits. C’est cette guerre interimpérialiste et inter fractions-bourgeoises qui explique ces chimères propagées à propos de la justice fiscale, du revenu minimum garanti (RMG), des hausses du SMIC et les utopiques slogans « Faisons payer les riches », etc. Chaque fraction du capital tente d’utiliser l’opinion publique et le ressentiment populaire anticapitaliste en sa faveur, afin de frapper l’adversaire et ainsi rapatrier la plus-value dans sa besace. La gauche bourgeoise, les ONG accréditées, les bureaucrates syndicaux progressistes (sic), les militants étudiants, même la presse bourgeoise « conscientisée et compassionnée, toujours disposée à brailler sur le sort de l’humanité affligée » jouent les faire valoir et ne répugnent pas à dénoncer les inégalités, et pusillanime, à réclamer une plus grande équité dans la répartition des richesses. Ces missionnaires de la charité nous ont depuis longtemps habitués à ces invectives misérabilistes contre l’injustice. Les poncifs de la gauche bourgeoise comme de la droite aristocratique vont jusqu’à critiquer la part trop importante que s’attribuent certaines fractions de la bourgeoise telles que les professionnels, les ingénieurs, les cadres, les banquiers, les financiers, les hauts dirigeants de l’industrie et les hauts gradés aux revenus faramineux. Les médias à la solde aiment afficher ces revenus indécents afin de soulever l’ire populaire et inciter l’État capitaliste monopoliste à imposer davantage les hauts salariés. Ils espèrent ainsi calmer le jeu social et offrir un exutoire aux récriminations des travailleurs chloroformés par ces vaines manifestations de protestations et de commisérations qui en définitive se termine par davantage de taxes et d’impôts pour les ouvriers, pour les salariés et pour la petite bourgeoisie paupérisée.

La politique de la gauche ouvrière révolutionnaire

La question qui confronte les révolutionnaires ouvriers n’est pas de reconnaître ces calamités et cette pauvreté affligeante, ni de convenir de l’iniquité de la répartition de la richesse sous l’impérialisme. Nous le savons, ce système social, ce mode de production, ne devrait plus exister. Mais comment le renverser, voilà le véritable problème que nous devons solutionner ?

Premièrement, il faut expliquer aux salariés que la répartition de la richesse, des revenus, des dividendes et des profits, est la conséquence directe de la propriété privée – monopolisée – des moyens de production, d’échange et de communication. C’est l’appropriation privée du capital qu’il faut abolir pour éliminer ces inégalités.

Deuxièmement, les lois inéluctables du capitalisme – le libre marché – le libéralisme et le néo-libéralisme économiques (sic) – la mondialisation globalisée – la concentration de la propriété privée et donc de la richesse entraîne la concentration monopolistique du capital – et non sa répartition équitable. Empêchez les réformistes de tout mystifier, demain la richesse sera davantage concentrée qu’elle ne l’est aujourd’hui. Impossible d’inverser ce mouvement jusqu’au grand krach boursier annoncé.

Troisièmement, les salaires et les revenus encaissés et taxés ne sont qu’une infime partie des immenses richesses accumulées. La grande majorité du patrimoine accaparé par les milliardaires et par les entreprises multinationales multimilliardaires sont des actifs mobiliers et immobiliers peu ou prou taxés, protégés par la loi de la propriété privée et donc exclue des récriminations en cours à propos de la soi-disant répartition équitable des revenus et de la taxation.

Quatrièmement, le seul résultat de cette campagne que mène une partie de la petite bourgeoisie manipulée, cette classe intermédiaire qui fait présentement l’objet des attaques de leurs maîtres du grand capital, sera de mobiliser les ouvriers pour qu’ils se battent en faveur du clan des tenants de majorer les impôts pour les hauts salariés et la bourgeoisie moyenne. Pendant ce temps, les multimilliardaires et leurs corporations planqueront leurs revenus, leur argent et leurs actifs dans les paradis fiscaux et dans les exemptions d’impôts.

En définitive, les salariés, les ouvriers encore embauchés et les petits-bourgeois paupérisés, seront les dindons de cette farce de « l’équité fiscale » et du revenu minimum garanti (RMG) et de la pseudo « lutte à la pauvreté » des ONG subventionnées.

La classe ouvrière n’a que faire de ces tergiversations et de ces manipulations à propos de «qui taxe qui et à quelle hauteur de leur revenu?», et de «qui dissimulera son fric au fisc et dans quel paradis?» Le salarié sait qu’il est taxé à la source et il perçoit qu’il reçoit toujours moins de services pour les sévices du ministre du Revenu étatique. Voilà ce que l’ouvrier doit dénoncer et combattre… Grève générale pour la défense de nos conditions de vie et de travail. C’est notre réponse à l’iniquité sociale et à l’injustice fiscale. En attendant d’en découdre définitivement avec l’État du capital, l’État impérialiste.

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MANIFESTE DU PARTI OUVRIER : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

(1) http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/austerite-mon-oeil/

(2) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/lextreme-gauche-menace-les-ouvriers-grecs/ et Syriza et Podemos, la supercherie s’élargit 4.2.2015. http

(3) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/les-riches-senrichissent/

(4) Tom Thomas (2011) Démanteler le capital ou être broyés. Paris http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/demanteler-le-capital-ou-etre-broyes/

(5) http://www.jolpress.com/monnaie-devise-marche-changes-euro-article-821589.html

(6) Les manuscrits de 1857-1858 (Grundrisse). Éditions Sociales. Paris. Chapitre II, pages 192-193.

(7) Pierre Dubuc (2015) La Presse Plus.   http://plus.lapresse.ca/screens/580364ca-b85c-470b-9bc4-f2730267ebcd%7C_0.html

(8) Pierre Dubuc (2015) La Presse Plus.   http://plus.lapresse.ca/screens/580364ca-b85c-470b-9bc4-f2730267ebcd%7C_0.html

(9) Jean Fourastié (2005) Productivité et richesse des nations. Pages 102 – 110. Gallimard.

(10) http://www.msn.com/fr-ca/actualites/other/le-revenu-minimum-garanti-une-id%C3%A9e-phare-pour-le-21e-si%C3%A8cle/ar-AA86cTg

(11) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-revenu-minimum-garanti-rmg/

(12) http://declin-imperialiste.forumgratuit.ca/t135-l-impossible-austerite-necessaire#139

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PODEMOS – SYRIZA, LA SUPERCHERIE S’ÉLARGIT

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http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/syriza-podemos-la-supercherie-selargit/

 

Le capital international ne parvient pas à stimuler le développement des  partis populistes néo-fascistes. La mémoire populaire des années trente (1930) et des conséquences guerrières des années quarante (1940) est encore trop récente pour que les masses ouvrières y adhèrent. C’est ce qui explique que les Aube Dorée de ce monde et les groupuscules de la droite radicalisée végètent, marginalisés. Seul le Front National français semble faire exception à la règle. C’est que les sociaux fascistes de la gauche française lui ont bien  préparé le terrain.

 

Tout laisse présager que pour la quatrième fois dans l’histoire modernisée, l’Europe sera le théâtre d’affrontements mondiaux entre les camps impérialistes rivaux. Ceci ne signifie pas pour autant que ce sera en Europe que le prolétariat se soulèvera en premier pour renverser la classe dominante internationalement détestée. Ce bouleversement titanesque pourrait survenir en Amérique du Nord pourvu que le capital impérialiste américain brise sa cohésion interne et s’étiole en funestes chicanes intestines, ce qui n’est jamais survenu dans l’histoire de l’Amérique – même pas pendant la Guerre de Sécession où les deux camps capitaliste et esclavagiste ont maintenu leur cohésion. Mais l’histoire évolue.

Le grand capital international ne peut donc entreprendre une nouvelle guerre mondiale dévastatrice s’il n’a pas au préalable embrigadé les contingents d’ouvriers nationaux et continentaux (Europe – Amérique du Nord – Amérique du Sud – Russie – Chine) en de vastes alliances réactionnaires – vindicatives – Racistes et chauvines. Puisque ni le soutien aux groupuscules néo-fascistes nationalistes ne réussit; ni le support à « l’État policier » ne parvient à soulever l’enthousiasme des salariés et des prolétaires besogneux, ataviques, sceptiques et cyniques, il lui faudra bien utiliser d’autres voies et moyens pour parvenir à ses fins.

C’est en Grèce que la supercherie « gauchiste » a atteint son paroxysme. L’Union sacrée de l’extrême gauche, du centre gauche, de la gauche pas à gauche, de la social-démocratie pas à droite (sic), et de tout ce que ce pays contient de « progressistes » petits-bourgeois avides d’un strapontin au parlement des larbins, est parvenu à maturité en un parti de type « réformiste » du nom de Syriza. En Espagne, son équivalent se nomme  « Podemos ». D’autres surgiront au gré des besoins de la réaction comme le chant du cygne d’une époque en déclin. Rappelons que le courant politique « Réformiste » a connu ses heures de gloire au cours des « Trente glorieuses » et de l’apothéose de « l’État providence » (dans les pays occidentaux du moins).

Aujourd’hui, le courant politique « Réformiste » est en déclin en même temps que « l’État providence » (chargé d’assurer la reproduction de la force de travail) suite à l’effondrement de l’économie impérialiste en crise systémique chronique. N’eût été du soutien de la bourgeoisie, elle se serait déjà éteint la mystique « Réformiste ». Aujourd’hui,  le grand capital international a encore besoin de ces malandrins pour un dernier tour de piste avant la fin du cirque.

Le rôle historique de ces unions sacrées de « gauchistes » embourgeoisées et  cravatées est de faire la démonstration qu’un retour en arrière vers l’État des bienfaits (sic) est surfait. Syriza, Podemos, et tous leurs émules, ont et auront  pour tâche de démontrer que de prôner des réformes capitalistes au sein de l’économie capitaliste en crise est une utopie mystificatrice. Ainsi le veut le grand capital international.

Pendant les années de supercherie, de paralysie et de conflits qui s’annoncent, les partis d’extrême droite feront le plein d’appuis de militants déçus, déconvenues, aigris et révoltés des salmigondis des gauches bourgeoises réformistes. L’objectif ultime de ces tromperies « gauchisantes » étant que la population en vienne à réclamer l’autorité de l’État policier pour rétablir la loi et la sécurité bourgeoise déjantée.

La classe ouvrière ne devrait pas jouer les malandrins dans cette tragédie de Scapin et elle devrait laisser les petits-bourgeois à leur chagrin dans ce feuilleton des vauriens. Nous devons faire la démonstration au grand capital que nous ne jouons pas les figurants dans leur drame d’intrigants et que nous ne soutenons ni réforme, ni apaisement, ni guerre, ni détournement. Et un jour, nous proclamerons « Tout le pouvoir aux soviets ouvriers » – rien de moins.

MANIFESTE DU PARTI OUVRIER

  http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 

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L’EXTRÊME «GAUCHE» MENACE LES OUVRIERS GRECS

greceDoit-on se réjouir, ou doit-on pleurer, du drame épique qui se complique dans la République hellénique ?

Voici comment la gauche bourgeoise présente l’enjeu des élections « Dimanche 25 janvier, auront lieu les élections législatives grecques. Tous les partis sont présents, y compris ceux qui ont œuvré en faveur des politiques de destruction de l’État et de ses institutions. La Commission européenne montre qu’elle suit de très près l’événement. Elle a même eu à intervenir pour mettre en garde la population : en cas de victoire de SYRIZA [Parti d’extrême gauche, paraît-il (sic) NDLR], elle(…)  menace  de ne pas verser la 3e tranche d’aide, environ 110 milliards d’euros » (1).

Il faut toujours compter sur la gauche bourgeoise pour se gausser de ceux qui tentent de détruire l’État capitaliste, cet ultime rempart contre la colère ouvrière et, de tout temps, un marchepied pour les organisations fascistes, nationales-socialistes et corporatistes de tous vices.

En réalité, ceux qui ont davantage collaboré à l’avancement  de la lutte des ouvriers grecs pour la défense de leur condition de vie et de travail et pour leur émancipation de classe, ce sont ceux qui volontairement ou involontairement ont œuvré à la destruction de l’État capitaliste grec et de ses institutions moribondes.

Mais que la bourgeoisie se rassure, SYRIZA, le pseudo parti d’extrême gauche, est l’a pour rétablir la situation, crédibiliser les institutions étatiques décriées par les ouvriers, et pour démontrer que sous la gouvernance  gauchiste les conditions économiques désastreuses peuvent encore empirées. Ne vous fiez pas à ces menaces de la Commission européenne qui ne visent qu’à crédibiliser la fumisterie gauchiste SRYZAISTE.

Assurément, si l’Europe des puissants applaudissait à l’élection de SYRIZA, tous les ouvriers du Pirée, les chômeurs d’Athènes, les fonctionnaires saqués, les miséreux, les affamés de Grèce se détourneraient prestement de ce nuage de narguilé patenté. L’opération d’intrusion internationale dans les élections grecques bidon ne vise qu’à s’assurer que le parti de la bourgeoisie paupérisée l’emportera ce dimanche de janvier.

Observons les faits. La Grèce est un pays impérialiste en faillite technique qui malgré tous les crédits arnaqués par la Banque Centrale européenne ne peut pas être remis sur pieds sans d’immenses sacrifices pour les ouvriers.

Le très lucide The Wall Street Journal publiait, le 20 janvier dernier, 12 chiffres qui illustrent la tragédie grecque (2). Mais le grand capital international s’inquiète de la montée de la colère ouvrière et de la résistance populaire dans plusieurs pays d’Europe, en Grèce, mais en Espagne, au Portugal, en Italie et en France aussi. Deux voies s’offrent aux capitalistes mondiaux pour contenir ces mouvements spontanés, désorganisés, désorientés et virtuellement dangereux pour eux. Premièrement, la voie de l’État policier et de la répression armée par les organes militaires nationales. Cette voie est utilisée dans le monde entier et la traque des assassins des journalistes parisiens à donner une idée du degré de préparation de la flicaille française dans ce domaine. Mais en Grèce, un problème se pose que nous signalions la semaine dernière (3).

La police et la milice grecque ne semblent pas assurées étant donné que les sbires et les salariés de ces institutions de répression sont paupérisés et risquent de ne pas déclencher les tirs croisés sur la foule déchainée.

Deuxièmement, la voie de la supercherie La gauche bourgeoise « surfe » donc sur ce mécontentement populaire contre les institutions de répression et se présente à l’alternance de la gouvernance. Le grand capital financier a donc imaginé une supercherie.

Carte blanche et financement ont été donnés à la petite bourgeoisie grecque afin qu’elle s’unisse et qu’elle s’organise pour remporter l’élection et la mainmise sur l’État bourgeois dont on s’est assuré au préalable qu’il (SYRIZA) ne le détruira pas, et qu’il tentera de le faire fonctionner selon la légalité du droit bourgeois.

Un apologiste du parti gauchiste illustre parfaitement l’illusion affichée. Il écrit  « [voter extrême-gauche] pour montrer un exemple et essayer de se faire entendre par les autres peuples de l’Europe, dans un but de changer les politiques européennes.

C’est sans doute la seule lueur d’espoir aux yeux d’une population catastrophée, lueur qui malheureusement ne donnera pas un changement immédiat des conditions de vie », évidemment et pour très longtemps pourrait-on dire (4).

Un leader de SYRIZA, ayant bien appris sa leçon, annone le refrain que voici : « La victoire décisive de SYRIZA aux élections grecques peut mettre un terme aux politiques des mémorandums et à la stratégie de l’austérité, et déclencher des évolutions progressistes dans l’ensemble de l’Europe.

Le 25 janvier, la peur changera enfin de camp : elle sera dans le camp de l’adversaire, des néolibéraux fondamentalistes, qui ont transformé la Grèce et les autres pays dits PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne) en laboratoires d’une expérimentation absurde et barbare » (5).

Dimanche 25 janvier, la deuxième manche Quelle sera la situation économique de la Grèce au lendemain de l’élection, lundi le 26 janvier ? The Wall Street Journal la présente honteusement : depuis 2008, l’économie grecque a chuté de 25 %; le chômage est à 25.8 % (1,2 million de chômeurs); Grèce = le 3e pays le plus pauvre d’Europe; 23 % des gens sont très pauvre;  70 milliards d’euros de mauvaises créances pour les banques; depuis 2008, les marchés boursiers ont chuté de 84 %; le quart des entreprises ont fermé; et la liste catastrophique s’allonge tristement (6). La réponse des chefs syndicaux, des politiques révisionnistes, des gauchistes et des bobos paupérisés et radicalisés à cette situation catastrophique est toujours la même. « Ce gouvernement de gauche aura comme priorités essentielles l’annulation des mémorandums de rigueur et leur remplacement par un plan de développement qui favorisera la restructuration productive.

Il s’attaquera immédiatement aux problèmes urgents du chômage, du rétablissement des revenus de la classe ouvrière, des droits sociaux, de la protection législative du travail et de tous les droits démocratiques qui ont été abrogés les dernières années. Dans ce but, la renégociation des accords de prêt avec les créanciers afin d’annuler les clauses abusives, les clauses «coloniales» qui étranglent la population et d’effacer une grande partie de la dette publique, est nécessaire et primordiale. – le rétablissement du salaire minimum à 751 euros (celui-ci ayant été réduit à 586 par les lois mémorandaires) et du treizième mois pour les retraites inférieures à 700 euros ; – la suppression des mesures législatives qui ont permis les licenciements abusifs dans la fonction publique et la réembauche des victimes concernés » (7).

Il est d’ores et déjà facile de prévoir la troisième manche de cette apocalypse.

La  gouvernance de la soi-disant «extrême gauche» plongera l’économie grecque encore plus profondément dans l’abîme. Les ouvriers et la population grecque, déjà  éprouvés, pourront constater de visu la détérioration catastrophique de leurs conditions de vie et de travail.

Tous les ouvriers d’Europe auront sous les yeux le spectacle affligeant d’un peuple désespéré – paupérisé – sacrifié sous la haute autorité de ce que le patronat aura présenté frauduleusement comme l’avant-garde de l’extrême gauche en déroute (sic) – incapable de faire fonctionner l’économie capitaliste en crise systémique, mieux que les capitalistes n’y parviennent eux-mêmes.

La rupture nécessaire La gauche ouvrière aura alors la responsabilité, ayant farouchement dénoncée ces billevesées politiques, ces manigances diplomatiques, ces mystifications économiques, ces mensonges électoralistes, de faire valoir à notre classe, que seul le renversement de l’état bourgeois, le renversement du système capitaliste peuvent apporter une solution définitive à ces alternances de crises, de dépressions, de pauvreté et de guerres pour l’éternité. Prolétaire du monde entier, unissez-vous ! Manifeste du Parti ouvrier  http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520 ______________ http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/lextreme-gauche-menace-les-ouvriers-grecs/  

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À PARIS, DIMANCHE, UN CAMP IMPÉRIALISTE A PRIS SA MESURE

 

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La conception marxiste de l’État. De l’État fasciste à l’État démocratique

 

Qu’on l’appelle l’État fasciste-corporatiste, l’État nazi, l’État totalitaire militariste, l’État libéral, l’État démocratique, l’État providence ou l’État policier, il s’agit toujours des mêmes appareils composant la superstructure capitaliste (MPC), et regroupant l’état-major de la classe bourgeoise chargé d’assurer les différentes fonctions de gouvernance pour le compte de la classe dominante. Dans une société de classe, c’est la classe dominante qui détermine la nature et les caractéristiques de son État de droit.

Ces fonctions fondamentales de l’État bourgeois sont d’assurer : 1) la reproduction de la force de travail; 2) la répression violente des oppositions (maintenir la dictature bourgeoise sur l’ensemble de la société);  3) le soutien à la production de la plus-value et à la reproduction élargie du capital, pouvant aller jusqu’à la guerre si nécessaire. Dans un texte récent, nous avons présenté la conception marxiste de la guerre civile répressive et de la guerre de conquête agressive (1).

L’État fasciste (sous sa forme corporatiste, nazi, militariste, franquiste, totalitaire, etc.) fut la réponse, dans le domaine de la superstructure politique et idéologique, qu’apporta la classe capitaliste monopoliste à la crise systémique de l’impérialisme, suite au krach boursier de 1929, et à la Grande dépression. La dépression économique s’approfondissant; la misère s’abattant sur toutes les couches de la classe laborieuse; le mouvement ouvrier se dressant pour contester le pouvoir bourgeois; la classe capitaliste monopoliste ordonna à l’État bourgeois, soutenu par des organisations fascistes de masse, d’endiguer, de réprimer, et de réorienter la colère ouvrière de chacune des nations contre celles d’autres nations. Puis, d’enrégimenter la classe ouvrière mondiale pour qu’elle soutienne la politique impérialiste de conquête plutôt que de mener sa propre politique révolutionnaire d’insurrection.

L’émergence et l’ascension de la forme corporatiste-fasciste de l’État de droit

Du début des années vingt (1920) à la fin des années trente du XXe siècle la tactique de la bourgeoisie pour écraser le mouvement ouvrier et maintenir son pouvoir hégémonique de classe fut de mener l’attaque sur deux fronts. Le premier front  consista à créer et à soutenir des organisations et des partis politiques de type fascistes que les médias à la solde ont publicisés et présenter comme l’unique solution à la crise du système politique bourgeois. Les fascistes parlaient de justice sociale, d’équité, de faire payer les riches, et de remettre les ouvriers au travail. Dans de nombreux pays, le grand capital finança lourdement ces organisations corporatistes fascistes. Dans certains pays comme aux États-Unis et au Canada, en Amérique latine, les organisations ouvrières de masse n’étant pas très développées il ne fut pas nécessaire de mettre sur pied de telles organisations fascistes de masse. De plus, le camp occidental (Royaume-Uni, France, États-Unis, Canada, Australie, etc.) était en position de force sur le plan économique et politique puisque c’est ce camp qui occupait les territoires coloniaux. Le camp impérialiste occidental avait peu à gagner d’attaquer le camp impérialiste de l’Axe. C’était le camp impérialiste de l’Axe (Allemagne-Italie-Japon) qui devait attaquer pour arracher des espaces de spoliation des ressources naturelles, de nouveaux marchés et des zones d’exploitation de la force de travail.

Le deuxième front de la guerre de classe de la bourgeoisie contre le prolétariat était à l’intérieur du mouvement ouvrier. Il visait à désarmer le mouvement ouvrier d’abord idéologiquement, puis politiquement.  Devant le fléau militariste japonais et chinois. Devant le fléau fasciste italien. Devant le fléau corporatiste franquiste et salazariste. Face au fléau national-socialiste allemand, la gauche bourgeoise ne trouva rien de mieux que d’opposer la tactique des Fronts unis nationalistes bourgeois. La classe ouvrière se plaçait ainsi sous le fléau de la bourgeoisie nationaliste démocratique prévaricatrice et chauvine, et sous l’alliance avec la paysannerie réactionnaire. À partir du milieu des années vingt, la tactique des fronts populaires et la stratégie de l’assujettissement du mouvement ouvrier international à la défense des intérêts nationaux pour le salut de la patrie (y compris de la patrie du «Petit père des peuples», la soi-disant patrie du prolétariat) et de la pseudo « démocratie » bourgeoise, désarmèrent idéologiquement et désorientèrent politiquement l’avant-garde prolétarienne qui s’épuisa en manifestations pacifistes défaitistes et en ralliement électoraliste bourgeois collaborationnistes.

L’alternative ouvrière

Les choix qui s’imposaient à la classe ouvrière mondiale n’étaient pas d’appuyer la dictature «démocratique» bourgeoise contre la dictature «fasciste» bourgeoise, mais de combattre classe contre classe pour le renversement radical de la structure d’État bourgeoise, sous son masque «démocratique» ou sous son masque fasciste et national-socialiste (un oxymore) partout dans le monde. Quand les deux classes antagonistes se confrontent ce n’est pas le temps de réclamer des réformes, l’une des deux classes doit se soumettre ou se démettre.

L’hécatombe de la Seconde Guerre mondiale (50 millions de morts et des dizaines de millions d’estropiés), les sacrifices immenses consentis par la classe ouvrière mondiale, aux fronts et à l’arrière, dans les usines, ont assuré le salut de la société impérialiste bourgeoise sous la direction de sa fraction étatsunienne et de l’OTAN, ainsi que le sauvetage de la société impérialiste russe sous la direction soviétique et du Pacte de Varsovie.

 L’impérialisme international depuis la guerre mondiale

Après la guerre et les accords de Yalta et de Potsdam sur le partage du monde, suite aux récessions économiques, le monde impérialiste à l’Est comme à l’Ouest  poursuivit cahin-caha sa lente descente aux enfers jusqu’à l’effondrement du camp impérialiste de l’Est en 1989. L’effondrement du camp impérialiste de l’Ouest est maintenant à l’ordre du jour et on voit ressurgir les mêmes vieilles tactiques guerrières entrent le camp impérialiste de l’Ouest  regrouper (et diviser) autour des États-Unis et le nouveau camp impérialiste « émergent », regrouper autour de la Chine et de la Russie.

Les fameuses «Trente glorieuses», requiem pour la bourgeoisie

Cette lente descente aux enfers des deux camps impérialistes précédents (États-Unis et URSS) n’a pas interdit  quelques accalmies économiques et militaires dans plusieurs pays industrialisés. Une période de relative reprise économique qui s’étendit de 1945 à 1975. Ce furent les derniers soubresauts du mode de production capitaliste léthargique. La productivité élevée du travail salarié en pays industrialisés avancés (hausse de la plus-value relative), couplés à l’exploitation féroce de la force de travail dans les pays industriellement arriérés (hausse de la plus-value absolue), ont permis à la classe capitaliste mondialisée de concéder de meilleures conditions sociales pour la reproduction d’une force de travail mieux éduquée, plus spécialisée et donc plus coûteuse à reproduire, en Occident du moins. Ce mouvement de croissance des services gouvernementaux (hausse du salaire social) a permis l’expansion de la petite bourgeoisie qui appellera amoureusement cette époque : l’ère de « l’État providence ». Un euphémisme pour désigner l’amélioration temporaire des conditions de reproduction sociales de la classe ouvrière nombreuse, spécialisée, mieux formée pour servir une industrie de plus en plus mécanisée, robotisée, informatisée et numérisée. À l’époque de la nano industrie spatiale les ouvriers ne sont pas tous à œuvrer   au fond des sweats shops déglinguant du Pakistan.

Les années de déliquescence du capitalisme

L’effondrement du camp impérialiste soviétique entraina la redistribution des cartes internationales et une période de confusion économique, politique, idéologique et militaire parmi la bourgeoise à droite comme à gauche de l’échiquier politique capitaliste. De 1989 à 2014 pas moins de 5 crises économiques ponctuèrent la mondialisation de l’économie impérialiste internationale. Chaque crise étant plus intensive que la précédente. Elles culminèrent en 2007-2008 par la grande récession, préparant une grande dépression à venir (2).

C’est au milieu de ce monde troublé, instable, agité que surgie la puissante Chine impérialiste, amalgame du capitalisme monopoliste d’État, de l’accumulation de monceaux de capitaux étrangers (IDE), de totalitarisme politique stricte, de « libéralisme de marché et de libre concurrence » anarchique. Le tout sur fond d’industrialisation et d’urbanisation accélérée de millions d’ouvriers surexploités constituant le nouveau marché convoité de la Chine impérialiste et de ses zones d’influences. Surtout, ne jamais oublié que lorsque la Chine aura terminé son industrialisation accélérée, 800 millions d’ouvriers chinois peineront sous le joug du capitalisme d’État bourgeois. La plus formidable force de production que le monde n’aura jamais vue.

La nouvelle conjoncture internationale combinant la montée en puissance de l’impérialisme chinois et la déliquescence des économies occidentales ont déclenché une récession qui força les États capitalistes occidentaux à promulguer des politiques de stricte austérité. L’ère «d’éternelle prospérité», le «Reich» américain de mille ans (sic), prend fin dans la controverse et la déchéance du géant aux mains couvertes de sang. L’hégémonie américaine aura duré moins de cent ans. Le grand capital occidental sonne donc la charge, et rameute la petite bourgeoisie paupérisée (un segment de classe narcissique, toujours attiré par le fascisme, l’anarchisme et le terrorisme). La bourgeoisie fourbit ses armes et se prépare au grand engagement guerrier. Une troisième guerre mondiale couve sous les cendres. Elle n’a pas encore lieu, car les deux camps n’ont pas complété leurs préparatifs idéologique, politique, énergétique, industriel et militaire. Pire, les limites des deux camps adverses ne sont pas encore fixées et des retournements d’alliances sont encore envisageables. L’an dernier, le quotidien, The Financial Times de Londres, en appelait  à reconstituer l’État corporatiste des temps passés (3).

L’affrontement préliminaire au Moyen-Orient et en Afrique

Pour l’instant, c’est au Moyen-Orient, parmi les champs pétrolifères et les oléoducs transportant les hydrocarbures que les deux camps se jauges, et se confrontent dans des escarmouches meurtrières dont font les frais les damnés de la terre pétrolière. Que cet  affrontement titanesque ait des répercussions à New York, Londres, Ottawa, Sydney et Paris, il fallait s’y attendre. On ne massacre pas les gens impunément. Même démuni, les pauvres, mourant sous les bombardements des drones aveugles, peuvent porter des coups à leurs ennemis. Le petit terrorisme des mouvances islamistes riposte comme il le peut au grand terrorisme des gouvernements.

Pendant ce temps, à droite de la gauche

Le mouvement ouvrier international, orphelin d’une organisation de classe mondiale, réagit spontanément à la détérioration de ses conditions de vie et de travail (salaire nécessaire), à l’accélération des cadences en usines, au chômage, à l’inflation, au saccage des fonds de pension, à la paupérisation, à la baisse du pouvoir d’achat et à la détérioration des services publics (salaire social). S’ensuit une multitude de grèves « sauvages », illégales, de manifestations, de processions de protestations, de conflits armés dans les pays du Sud et au Moyen-Orient. Cette période très troublée socialement peut être qualifiée de passage à l’«État policier», dans les pays du Nord du moins, puisque les États du Sud n’ont jamais connu que la formule de «l’État policier fasciste», dissimulé ou non, sous les apparences de l’État démocratique électoraliste bourgeois. Concession récente suite à la montée des  bourgeoisies indigènes démocratiques en Amérique Latine (Nicaragua, Brésil, Argentine, Bolivie, Équateur, Venezuela et Cuba) et des bourgeoisies réformistes lors du  «Printemps arabe».

La classe capitaliste monopoliste mondialisée hésite à recourir aux services de partis  fascistes de masse comme dans les années trente du dernier siècle. Il n’est d’ailleurs pas certain qu’elle en aurait les moyens. L’expérience, pas si lointaine, des classes ouvrières européenne, chinoise, japonaise, américaine porte la classe capitaliste mondialisée à s’inquiéter de ce type d’endoctrinement et de mobilisation de masse réactionnaire, dont elle risque de perdre le contrôle sur ses arrières.

Par ailleurs, la classe ouvrière des pays industrialisés n’est plus enrégimentée en de vastes partis « communistes » (sic) de masse ce qui rend moins nécessaire la constitution d’organisation fasciste de masse. D’autant plus que la bourgeoisie ne souhaite pas éradiquer les syndicats ni les partis de la mouvance de gauche bourgeoise qui lui servent de courroie de transmission pour apaiser et désorienter le mouvement ouvrier spontané. Pour le moment la classe capitaliste monopoliste préfère s’en remettre aux bras séculiers de l’État policier. Aux États-Unis d’Amérique, par exemple, près d’un million d’individus sont embauchés par des centaines de corps policiers chargés d’assurer la pérennité de la structure étatique capitaliste. Deux millions d’individus sont sous les verrous, gardés par des milliers de garde-chiourmes armés. Avec 5 % de la population mondiale les États-Unis comptent 25 % de la population carcérale mondiale (4). Un autre million de soldats sont sous les drapeaux ou dans la réserve. La tuerie répressive des gens de couleur, des Amérindiens, des hispanophones va continuer. Mais il ne faut pas oublier que les immigrants protestataires, les assistés sociaux paupérisés, les étudiants manifestants, les jeunes révoltés, les chômeurs affamés, les ouvriers grévistes font également partie des cibles privilégiées de ces multiples corps policiers, de ces réservistes de la milice et de ces soldats de métier, ainsi que des centaines d’agences privées de sécurité avec leurs tueurs à gages, leurs nervis et leurs malfrats. Sans compter l’appareil législatif et judiciaire (Patriote Act) et pénal sophistiqué charger de mâter «légalement» les récalcitrants et d’exonérer les agents assassins.  Nous sommes justifiés d’affirmer que l’État capitaliste américain expérimente depuis des années le modèle de «l’État policier» afin de brider la classe ouvrière et ses alliés. Il est cependant douteux que ce modèle d’État répressif réussisse à sauver la classe capitaliste monopoliste du précipice.

 À Paris, un dimanche de janvier 2015

Le seul intérêt politique de la manifestation de Paris, le 11 janvier 2015, fut de donner un aperçu des pays du camp européen regroupés autour de la bourgeoisie française. Dénombrez  les têtes «démocratiquement» couronnées,  présentes dans le cortège, et vous aurez un aperçu des adhérents à l’un des deux camps ennemis et de ses capacités à mobiliser la populace comme chair à canon pour la guerre d’agression impérialiste à venir.

 Les événements entourant l’attentat aux bureaux de l’hebdomadaire Chralie Hebdo à Paris auront permis d’observer le niveau de préparation et de militarisation des forces policières françaises. Nul doute que dans de nombreux pays européens la militarisation des forces policières est tout aussi avancée. En Grèce cependant, l’armée de métier et les policiers semblent ne pas jouer le rôle répressif que la bourgeoisie attend d’eux !?…  C’est à surveiller.

Cette évolution vers la militarisation policière de l’État capitaliste des riches n’est pas le fruit du hasard. C’est que la surexploitation et l’oppression de la classe ouvrière, américaine notamment, ont atteint un tel niveau que la reproduction élargie de la classe (l’ouvrier et sa famille) n’est plus assurée (5). Cinquante millions de travailleurs américains sont des travailleurs pauvres. C’est-à-dire que même s’ils travaillent plus de quarante heures semaine ils ne gagnent pas suffisamment pour assurer leur reproduction sociale. Le taux d’exploitation de la classe ouvrière américaine a atteint le plus haut niveau des pays de l’OCDE. Malgré la récession économique le taux de plus-value demeure élevé aux États-Unis car les salaires diminuent malgré l’inflation rampante. Tout ceci donne l’impression d’une reprise économique, mais comme la plus-value extorquée aux ouvriers ne trouve pas à se valoriser et à se reproduire, faute de marchés solvables, cette «reprise» n’est qu’un sursis avant la reprise de la crise qui se manifestera d’abord à la bourse puis dans l’ensemble de l’économie impérialiste.  Tout ceci entraîne la dégénérescence sociale, le crime se répand, les drogues, les meurtres, les vols, les viols, la prostitution, la dépravation et la petite criminalité sont des menaces réelles et quotidiennes dans chaque ville américaine. Voilà ce qui terrorise concrètement la population étatsunienne plutôt qu’Al-Qaïda au Maghreb islamique (sic). Or ces conditions de surexploitation de la main-d’œuvre, et ce manque de débouchés marchands, et cette dépravation sociale, s’étendent aux autres continents industrialisés alors que la crise systémique de l’impérialisme ne fait que s’amplifier.

 Les gauches bourgeoises pendant ce temps…

Que fait la gauche bourgeoise devant l’État policier avéré ? Elle tente de mobiliser les ouvriers dans un Front uni, dans un Front patriotique national, dans un Front démocratique bourgeois, dans un Front social, pour défendre la formule de l’«État démocratique et providentiel» des riches… Alors que les bourgeois eux-mêmes ne veulent plus de cette utopie «démocratique» décrépite. La gauche bourgeoise lance le mot d’ordre de résister à la discrimination ethnique; de résister à la paupérisation sociale; de s’opposer au profilage racial; de dénoncer l’assassinat sélectif des noirs, des hispanophones, des musulmans, des Arabes, des ROMS, des SDF, des pauvres, des jeunes, des immigrés, des prostituées.  À la fin, quand tout le monde, ou presque, est discriminé, ce n’est plus du profilage, sinon celui de la bourgeoisie épouvantée. 

La gauche bourgeoise préfère-t-elle la «justice» des riches et que l’État policier massacre tous les segments de la population équitablement, en proportion de leur importance numérique dans la communauté ?

Quand les droits de manger, de boire, de se loger, de procréer et de vivre sont éradiqués, qu’avons-nous à faire de la «liberté d’expression», de la liberté de pleurnicher notre compassion et de crier comme les «indignés» ? C’est la fin de nos misères que nous voulons. Ce n’est pas contre le profilage racial, social, ethnique ou religieux, que nous devons mobiliser les ouvriers de toute ethnicité et de toute nationalité, mais contre l’État policier capitaliste dans son entièreté en tant qu’État-major de la classe capitaliste dominante afin de balayer totalement cet État bourgeois et d’exproprié sans compensation tous les moyens de production, d’échanges et de communication et d’imposer la dictature du prolétariat.

Prolétaires de tous les pays unissez-vous !

Manifeste du parti ouvrier :

http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

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JE SUIS CHARLIE

charlie

Et oui, je reviens………

J’ai pleuré, oui j’ai pleuré mercredi dernier lorsque j’ai appris les gestes fous de ces barbares.

Pleuré pour plusieurs raisons :

Hara kiri, le précurseur de Charlie Hebdo a bercé mon adolescence
J’aime la BD et je ‘ai rencontré un dessinateur de presse qui officiait pour le Dauphiné Libéré (j’ai meme une dédicace).

Le droit a la liberté de la presse a été bafoué
Notre démocratie est en danger.

Je ne m’étendrais pas sur le sujet car tout à été dit ou presque.

Je vous aime Cabu, Wolinski, Charb et les autres

Toutes mes pensées vont aux blessés, aux familles des personnes lachement assassinées.

Je pense aussi aux victimes de ce fou du Super cacher.

Bravo à toutes les forces de l’ordre (gendarmerie, police, services secrets, dgsi, dgse et tous les autres)

Les rassemblement de ce jour, sont les plus belles réponses données a ces fous qui ont oubliés de naitre avec un cerveau.

Vive la République
Vive la France

Thym-Thym

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