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Guerres et Traces

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Guerres et Traces

Après la mort d’Ali Khamenei, la question logique qui se pose est la suivante : quelle est la suite ? il s’agit de comprendre qui était « Le Guide Suprême » La fonction de Guide suprême fait office de chef de l’État en tant que plus haut responsable politique et religieux du pays, au-dessus de la charge de président de la République, qu’il occupe lui-même lors de la direction de l’ayatollah Rouhollah Khomeini. Il porte le titre de Marja-e taqlid, le plus élevé du clergé chiite duodécimain, et son turban noir indique qu’il se réclame seyyed, c’est-à-dire qu’il est un descendant du prophète Mahomet par Ali Zayn al-Abidin. Au pouvoir, il soutient de nombreuses factions soutenant l’islamisme chiite y compris non-duodécimaines.

Considéré depuis 2002 comme le principal membre de l’Axe de la résistance, une alliance qui réunit le Hamas, le Hezbollah, Bachar el-Assad et les Houthis, qu’il arme contre Israël et les États-Unis. En 2025, il affronte ces derniers lors de la guerre des 12 jours, qui visait à le renverser et à détruire le programme nucléaire iranien. Les critiques de Khamenei le considèrent comme un despote répressif, responsable de meurtres de masse. Sa légitimité au pouvoir est régulièrement mise en cause, notamment lors des manifestations consécutives à la mort de Masha Amini ou celles de décembre 2025 à janvier 2026, qu’il fait durement réprimer. Il ne considère nullement la femme, il estime qu’elle ne sert qu’à faire des enfants, et qui est « qu’un objet de sexe et de servitude »

Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël lancent une opération militaire conjointe contre l’Iran. Lors de cette offensive, la résidence du guide suprême est détruite à Téhéran. Le président des États-Unis, Donald Trump, annonce par la suite qu’Ali Khamenei a été tué lors d’un bombardement. L’information est confirmée par les autorités de la république islamique d’Iran qui décrète 40 jours de deuil national et plusieurs jours fériés. La guerre n’est pas un jeu, mais pour se faire piéger ainsi ils mésestiment les forces en face. Le résultat est une drame ou une victoire politique, et demain ?

Les attaques ont eu lieu : et maintenant ?

Pour le général de brigade à la retraite Yossi Kuperwasser, les récentes attaques contre l’Iran ne sont pas un épisode isolé, mais le début d’une campagne plus vaste. « Ce n’est que le début », déclare-t-il. Selon lui, les cibles futures comprendront les dirigeants du régime islamique, les capacités de missiles balistiques de l’Iran, ses installations nucléaires et militaires, ainsi que les forces du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).

2h30 à Washington, ou à Mar-a-Lago où Donald Trump passe le week-end, nuit noire dans la nuit de vendredi à samedi. 11 heures à Téhéran, 28 février, premier jour de la semaine en Iran. Le feu a commencé, les premiers missiles sont tombés, les panaches de fumée se sont élevés au-dessus de la capitale iranienne. Les premières images d’Iraniens terrorisés courant dans les rues pour s’abriter ont été diffusées, alors que les communications internet se sont rapidement dégradées.

A Washington, devant un pupitre frappé de l’emblème américain, la tête coiffée d’une casquette blanche affichant les lettres « USA », le président Donald Trump a confirmé le lancement d’une attaque de grande ampleur coordonnée avec Israël. « Notre objectif est de défendre le peuple américain en éliminant des menaces imminentes du régime iranien, un groupe vicieux de très dures et terribles personnes ».

La Commission européenne et le Conseil de l’UE ont noté que l’évolution de la situation en Iran était « très préoccupante » et ont réaffirmé ce qu’ils ont appelé « l’engagement ferme de l’UE à préserver la sécurité et la stabilité de la région ». Les dirigeants européens ont réagi avec un mélange d’inquiétude et de prudence à la nouvelle des frappes militaires conjointes des États-Unis et d’Israël sur l’Iran – opérations que le Pentagone a qualifiées d' »opération « Epic Fury«  (Fureur épique, opération appelée « Rugissement du Lion«  par Israël) – en avertissant que l’offensive risquait d’élargir le conflit à l’ensemble du Moyen-Orient.

             Qui a donné le nucléaire à l’Iran ? Un réacteur et de l’uranium enrichi

En 1967, les États-Unis livrent à l’Iran un réacteur de recherche de 5 mégawatts, installé au Centre de recherche nucléaire de Téhéran (TNRC), non loin de l’Université, ainsi qu’une quantité d’uranium hautement enrichi pour le faire fonctionner.

Quel pays arabe soutien Israël ?

Dans le contexte de cette détente, plusieurs pays arabes, tels que la Tunisie, Oman et le Maroc, et le Qatar mettent en place des canaux d’échanges avec l’État hébreu.

Pourquoi les États-Unis sont-ils contre l’Iran ?

Les États-Unis attribuent la détérioration des relations à la crise des otages iraniens de 1979-1981, aux violations répétées des droits de l’homme commises par l’Iran depuis la révolution islamique, aux différentes restrictions imposées par les États-Unis à l’utilisation de méthodes d’espionnage contre les révolutions démocratiques, à son idéologie anti-occidentale, à son programme nucléaire et à son financement du terrorisme.

Quel pays détient la bombe nucléaire la plus puissante ?

La Russie en possède un peu plus de 6 200 et les États-Unis environ 5 550. Autre pays situé en Europe mais non membre de l’Union européenne, le Royaume-Uni dispose de 225 têtes nucléaires, selon cette même source.

Est-ce que l’Iran a l’arme atomique ?

Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran est le seul pays non doté de l’arme nucléaire à enrichir de l’uranium à un niveau élevé (60%), proche du seuil de 90% nécessaire pour une bombe et bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord de 2015.

Quelle est l’arme la plus puissante de l’Iran ? Fattah-1

D’après les données fournies par le pouvoir iranien, le Fattah-1 pourrait être propulsé à une vitesse équivalant entre 13 et 15 fois celle du son. Soit entre 16 000 et 18 000 kilomètres par heure. Surtout, il serait selon l’Iran relativement « manœuvrable » – un paramètre très recherché par les armées du monde entier.

Les Iraniens Sont-ils arabes ?

Contrairement aux idées reçues, l’Iran n’est pas un pays arabe, mais un État perse du Moyen-Orient. Depuis 1979, il porte le nom de République islamique d’Iran. Certains parlent du ‘pays des mollahs’, dirigé par un  »Guide suprême ». Voici un mini glossaire pour mieux comprendre.

Pourquoi la France aide Israël ?

Faciliter l’immigration des Juifs d’Europe, rescapés notamment des camps nazis d’extermination (environ 300 000 personnes) et désireux de partir en Palestine mandataire, entre 1945 et 1948 et à obtenir un soutien important à la création puis à la reconnaissance, de l’État juif.

Pourquoi les USA frappent-ils l’Iran ?

Les frappes visent notamment l’usine d’enrichissement d’uranium de Fordo, le site nucléaire de Natanz, ainsi que le centre de technologie et de recherche nucléaire d’Ispahan.

Qui est le plus puissant entre Israël et l’Iran ?

Alors que l’Iran se targue d’une supériorité numérique en termes de troupes, de chars et d’artillerie, Israël conserve une avance technologique, une puissance aérienne supérieure et des systèmes de défense antimissile parmi les plus avancés au monde. Les États-Unis et Israël ont lancé une opération conjointe contre l’Iran samedi. L’Iran a riposté comme il l’avait menacé, avec des explosions signalées aux Émirats arabes unis, au Qatar, à Bahreïn et au Koweït, ce qui risque d’étendre le conflit à toute la région.

Les marchés pétroliers se préparent à un choc : les frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran risquent de perturber l’approvisionnement mondial en pétrole brut, ce qui pourrait entraîner une forte hausse des prix. En plus d’être un important producteur de pétrole, Téhéran a menacé à plusieurs reprises de bloquer le détroit d’Ormuz, une voie d’accès essentielle pour l’exportation du pétrole. En 1974, l’Iran était le troisième producteur mondial après les États-Unis et l’Arabie saoudite, mais devant la Russie. Cependant, sa production de pétrole a été affectée par les sanctions imposées par les États-Unis en 1979. L’Iran est passé d’une production d’environ six millions de barils par jour à environ 3,1 millions de barils, selon le cartel des producteurs de pétrole, l’OPEP, dont l’Iran est membre. Malgré cela, l’Iran se classe toujours parmi les dix premiers producteurs de pétrole au monde. Son pétrole brut est relativement facile et bon marché à extraire, avec des coûts de production ne dépassant pas 10 dollars (8,46 euros) par baril, ce qui le rend particulièrement rentable. De la fumée s’élève sur la ligne d’horizon après une explosion à Téhéran, en Iran, le samedi 28 février 2026. En comparaison, le Canada et les États-Unis affichent généralement des coûts de 40 dollars (33,85 euros) à 60 dollars (50,77 euros) par baril. Seuls l’Arabie saoudite, l’Irak, le Koweït et les Émirats arabes unis affichent des coûts de production aussi bas. La Chine reste l’un des principaux consommateurs de pétrole iranien, plus de 80 % des exportations iraniennes étant destinées aux raffineries chinoises. Les avertissements incessants de l’Iran concernant la fermeture du détroit d’Ormuz, un corridor maritime essentiel reliant les pays producteurs de pétrole du Moyen-Orient au reste du monde, représentent un risque plus important pour les marchés pétroliers.

C’est « Le détroit d’Ormuz »

En 2024, environ 20 millions de barils de pétrole brut l’empruntaient quotidiennement, ce qui équivaut à près de 20 % de la consommation mondiale de pétrole liquide, selon un rapport de l’Administration américaine d’information sur l’énergie (EIA). « Le détroit est suffisamment profond et large pour accueillir les plus grands pétroliers du monde, et c’est l’un des plus importants points d’étranglement du monde. D’importants volumes de pétrole transitent par le détroit, et il existe très peu d’options alternatives pour sortir le pétrole du détroit s’il est fermé ». Les tensions dans la région sont vives alors que Washington et Téhéran tentent de parvenir à un accord visant à limiter les activités nucléaires de l’Iran. La semaine dernière, l’Iran a intensifié ses avertissements aux États-Unis concernant sa présence militaire dans la région et a temporairement fermé le détroit d’Ormuz pour des exercices de tir réel. C’était la deuxième fois au cours des dernières semaines que l’Iran organisait un exercice de tir réel dans cette voie d’eau cruciale. Toutefois, c’est la première fois que l’Iran ferme ce corridor maritime essentiel depuis que les États-Unis ont menacé Téhéran d’une action militaire.

Un constat s’impose ceux qui n’ont pas connu : une guerre, une révolution, un despotisme, devraient comprendre que les séquelles marquent à vie. Indéniablement « La solution sera humaniste ou elle ne verra pas le jour » Car à partir de ces moments s’intaillerai « Des révoltes sans communes mesures » ou les victimes seront des innocents victimes de fanatiques. Il faudra bien que la raison, le bon sens et tout ce qui dépend prenne le pas. Dans le cas contraire « La liberté » ne sera plus qu’un mot vide de sens. Regardez cette « vidéo » une parmi des milliers. « La Preuve »

A suivre…/…

Le Panda

Patrick Juan

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