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Les informations réelles « Montcuq »

Temps de lecture : 7 minutes

Les informations réelles « Montcuq »

Cela commence à frôler le ridicule les informations n’en sont plus. Que cela touche en premier le fameux « Télé matin »

un pseudo journal dit d’informations, tout comme « Le France 2 » de 13h, puis le super 20h de la même chaine. La majorité des chaines sont atteintes les raisons sont simples à comprendre. La majorité des chaines sont devenues des chaines de « Télé-Achats »

ou catalogue de vacances. Les tarifs de diffusion d’un spot pub sur TF1 oscillent autour des fourchettes suivantes : Entre 5 000 et 16 000 € le matin ou l’après-midi en semaine (6h-18h). Entre 10 000 et 30 000 € en accès prime time (18h-20h) et le week-end. Quand l’équipe de Télé matin, révèle pour la première fois, que le présentateur de France 2, Adrien Rohard, va être papa dans 3 mois avec son compagnon. On s’en moque, inadmissible, c’est sa vie privée. L’Arcom a été amenée à intervenir auprès de France Télévisions à la suite d’une séquence diffusée dans « Télé matin » le 8 janvier 2026. En cause : l’utilisation de plusieurs anglicismes relevés lors d’une chronique, que le gendarme de l’audiovisuel estime contraires aux règles encadrant l’usage de la langue française sur les chaînes du groupe.

Des preuves démontrent les dangers de l’extrême droite

On savait la fronde collective en préparation. Elle a désormais pris forme : d’une même voix, plus d’une centaine d’auteurs, parmi lesquels Virginie Despentes, Vanessa Springora ou Claude Askolovitch, ont claqué la porte de l’éditeur mercredi 15 avril au soir, au lendemain de l’annonce du licenciement du PDG emblématique Olivier Nora. « Nous sommes des auteurs Grasset, nous avons publié chez Grasset, où nous avons un livre qui va sortir chez Grasset, mais nous ne signerons pas notre prochain livre chez Grasset. Et nous sommes 115 », est-il écrit dans une lettre commune.

Depuis le début de soirée mercredi, une ébauche de texte qui a pu être consulter, circulait entre les auteurs. Il y était question du « rempart » qu’a été Olivier Nora pour « l’indépendance éditoriale et la liberté de création ». Mais surtout de la « guerre idéologique pour imposer l’autoritarisme partout dans la culture et les médias » que mène Vincent Bolloré. Les signataires disent ne pas vouloir « que leurs idées, leur travail, soient sa propriété ». L’initiative est selon plusieurs sources portée par la journaliste et écrivaine Colombe Schneck.

Des rubriques plus que stupides à des prix, qui vous poussent à acheter tel ou tel produit, dont vous n’avez pas besoin. Les émissions telles que « Au théâtre ce soir » ont disparues dommage. A ressemble l’émission « La réponse est sous vos yeux »

sinon qu’à se rendre compte que les présentateurs comme les prescripteurs nous démontrent le manque de culture des français.

Elles ne sont plus les seules chaines concernées par ces dilemmes de vendre des produits par tous les moyens en saoulant les téléspectateurs avec des rubriques qui n’ont rien à voir mais la réponse est toute trouvée « Il faut faire de l’audimat » quitte à être complétement ridicules et presque débiles. À la une, les chaînes de télé ont besoin de la publicité. Pourquoi ? En fait, pour créer et diffuser des programmes, les chaînes de télévision ont besoin d’argent.

Ne vous posez plus la question de savoir pourquoi les gens passent autant d’heures sur leur portable, il est plus qu’urgent de modifier les émissions à la con, pour laisser place à ce qui intéresse la majorité des générations. Il est temps de modifier « L’audio visuelle » en France. Les chaînes de télévision se soucient davantage des annonceurs qui paient pour être vus pendant les programmes que du programme lui-même. Leur objectif est de maximiser les profits pour les investisseurs, les propriétaires, etc. Parce qu’elles le peuvent, et que vous êtes beaucoup moins susceptible de changer de chaîne pendant la dernière heure. Bill Koch : C’est la meilleure solution.

Le temps parle

Assistons-nous à la fin de la télévision ? Les données publiées par Médiamétrie chaque année font apparaître une chute spectaculaire de l’audience de la télévision. La durée passée devant le petit écran a diminué de 30 minutes par personne entre 2020 et 2022. Du jamais vu dans l’histoire des statistiques d’audience. Cette durée avait commencé à fléchir au milieu des années 2010, mais la baisse s’accélère nettement. Bien sûr, la soirée télé reste, de très loin, la première activité des Français. Elle rythme notre quotidien, façonne nos modes de vie. Le plus souvent, c’est devant le poste que les familles se rassemblent. Millions culier, le journal télévisé de 20 heures reste un moment phare pour des millions de foyers. Chaque jour, les Français consacrent 3h26 en moyenne à la télévision, si on intègre tous les types de visionnage, y compris à l’extérieur du domicile et en rediffusion. En moyenne, 44 millions de Français regardent le petit écran chaque jour. Les grands événements sportifs ou politiques rassemblent : 24 millions de personnes ont suivi la finale de la coupe du monde de football du 18 décembre 2022, un record historique. Les plus âgés sont, de très loin, les plus assidus : les plus de 50 ans y consacrent en moyenne 5 heures 23 minutes chaque jour, les 15-34 ans 1h25 et les 4-14 ans 1h012.

Le boom de la télévision date des années 1960, il est alors fulgurant. À l’époque, moins d’un foyer sur cinq est équipé. En 1970, les trois quarts le sont et en 1980 c’est presque la totalité. Une lucarne sur le monde a débarqué à domicile. Entre 1982 et 1991, l’audience par foyer (elle est alors mesurée ainsi, voir le graphique « Temps passé par foyer ») est passée d’un peu moins de trois heures à un peu plus de cinq heures par jour. La durée individuelle augmente d’environ trois heures par jour à la fin des années 1990 à 3h40 au début des années 2010, pour partie en raison de l’apparition des chaînes gratuites de la télévision numérique terrestre. C’est à cette période que s’amorce le déclin.

Le début de la fin ?

La baisse depuis 2020 est spectaculaire. La concurrence des autres formes d’écrans (ordinateurs ou jeux vidéo) existe depuis longtemps, mais, jusqu’à récemment au moins, ils semblaient complémentaires : l’audience globale des écrans augmentait. Aujourd’huit vrai hier ne l’est plus aujourd’hui. Les emplois du temps ne sont pas extensibles à l’infini et la durée passée devant Internet (tous usages confondus) a explosé : selon Médiamétrie, chaque individu y consacre 2h26 par jour en moyenne, contre 50 minutes en 2012. La chute de l’audience de la télévision est marquée chez les plus jeunes depuis 20 ans. Pour les jeunes, ordinateurs et smartphones dominent : les 15-24 ans passent plus de temps sur Internet que devant la télévision. Youtube est devenu la chaîne favorite de bon nombre d’adolescents et de jeunes adultes. Le soir, il ne reste souvent plus que les adultes devant la télévision, les enfants regardant leur propre canal de diffusion. Mais la grande nouveauté c’est que la baisse touche désormais tous les âges. Les plus de 50 ans ont regardé la télévision 23 minutes de moins entre 2020 et 2022. Les plus âgés se mettent aussi aux nouvelles pratiques.

Allons-nous vers l’extinction du petit écran ? La baisse de l’audience de la télévision classique gratuite est en partie compensée par l’essor de la télévision à la demande par abonnement : fin 2021, un quart des internautes indiquaient avoir visionné un programme de ce type 3. L’amélioration de la qualité de l’image TV, du nombre de chaînes et la progression de la taille des écrans favorisent le visionnage de films à la maison. Dans les prochaines années, c’est surtout la télévision « classique » (chaînes gratuites visionnées en direct) qui pourrait connaître un effondrement comparable au cinéma, dont le nombre d’entrées a été divisé par deux au cours des années 1960. Cela ne voudra pas dire pour autant que le temps passé à se divertir devant un écran va se réduire. Au fond, trois grandes questions devraient être examinées : combien de temps consacrons-nous à visionner des programmes via la télévision ou un autre écran ? Consommons-nous des images collectivement (comme au « bon vieux temps de la télé ») ou individuellement ? Et quels sont les types de programmes regardés ? Malheureusement, les données publiques ne nous permettent pas d’y répondre.

un montage truqué qui fait le buzz

La télé, la distinction renversée

Dans les années 1960-1970, posséder un poste de télévision était un signe de distinction. Aujourd’hui, il est de bon goût dans les milieux éduqués de ne pas en avoir ou de la cacher, notamment de peur de ses conséquences pour le cerveau des jeunes enfants. Selon l’Insee, 98 % des ouvriers sont équipés d’au moins un poste, contre 93 % des cadres supérieurs (données 2014). C’est donc surtout une minorité très diplômée parmi les plus favorisés qui résiste au petit écran, et qui préfère l’ordinateur et Internet. En 2010, selon l’Insee, les ouvriers avaient passé en moyenne trois heures par jour devant le petit écran, contre 1h54 pour les cadres supérieurs. Ces derniers consacraient 1h26 par jour à l’ordinateur, contre 36 minutes pour les ouvriers. Avec l’élargissement de l’accès aux nouvelles technologies, il est en train de se passer la même chose pour : ne pas être connecté, notamment aux réseaux sociaux, devient une distinction.

Cela fait penser ou pas ou une chanson de Brassens « Margot »

Le Panda

Patrick Juan

33 réflexions sur “Les informations réelles « Montcuq »

  • Guerre au Moyen-Orient : le Hezbollah dément toute implication dans l'attaque contre la Finul qui a tué un soldat français.

    L'Iran a annoncé reprendre "le strict contrôle" du détroit d'Ormuz en réaction au maintien du blocus américain des ports iraniens, revenant sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime stratégique. Au sud Liban, un Casque bleu français a été tué et trois ont été blessés dans une attaque survenue ce matin, a annoncé Emmanuel Macron.

  • L'Iran a annoncé reprendre "le strict contrôle" du détroit d'Ormuz en réaction au maintien du blocus américain des ports iraniens. Donald Trump avait dit la veille maintenir ce blocus tant qu'aucun accord de paix n'est conclu avec Téhéran.

    Le guide suprême Mojtaba Khamenei, qui n'a pas été vu en public depuis sa nomination, assure sur Telegram que la marine iranienne est prête à infliger de "nouvelles défaites" à l'ennemi. Lire la brève. Au sud-Liban, un militaire français a été tué et trois ont été blessés lors d'une attaque contre des Casques bleus. Emmanuel Macron accuse le Hezbollah. Le mouvement pro-iranien dément toute implication dans l'attaque contre la Finul. Les terroristes seront toujours des lâches et menteurs. Ils sont la conséquence des morts au Liban avec la participation des positions du Gouvernement d’extrême droite d’Israël .

  • Aujourd'hui à 18h56

    Avant le coup d'envoi du match de rugby Montauban-Toulon, un hommage rendu au militaire français tué au Liban

    Un hommage a été rendu avant le coup d'envoi du match de rugby Montauban-Toulon au soldat français mort au Liban, parachutiste du 17e régiment basé dans le chef-lieu du Tarn-et-Garonne.

    "Toutes nos pensées vont à notre camarade Florian Montorio, tombé ce matin même au Sud-Liban. 'Sapeur suis, para demeure', telle est sa devise. On ne peut que vous demander de l'applaudir en sa mémoire", a dit le speaker aux spectateurs du match.

    Quelques minutes plus tôt, comme prévu bien avant la nouvelle du décès du militaire français au Liban, six parachutistes avaient atterri sur la pelouse synthétique principale du stade montalbanais de Sapiac, dont l'un portant le ballon du match et trois avec des parachutes aux couleurs de Toulon.

  • Pétrolier indien visé par des tirs dans le détroit d’Ormuz : New Delhi a convoqué l'ambassadeur iranien. Le ministère des Affaires étrangères indien indique dans un communiqué avoir "convoqué" l'ambassadeur de la République islamique d'Iran à New Delhi après des tirs des Gardiens de la révolution sur des navires battant pavillon indien qui tentaient de franchir le détroit d'Ormuz.

    Au cours de cette entrevue, le chef de la diplomatie indienne "a fait part de la profonde inquiétude de l'Inde concernant l'incident de tirs survenu plus tôt dans la journée".

    "Il a souligné l'importance que l'Inde accorde à la sécurité de la marine marchande et des marins, et a rappelé que l'Iran avait précédemment facilité le passage en toute sécurité de plusieurs navires à destination de l'Inde", abonde le ministère indien. Selon cette même source, l'ambassadeur d'Iran "s'est engagé à transmettre ces points de vue aux autorités iraniennes".

    D'après la société de renseignement Vanguard Tech, deux patrouilleurs des Gardiens de la Révolution se sont approchés du pétrolier Sanmar Herald, battant pavillon indien, sans établir de contact radio et "des coups de feu ont été tirés, endommageant les vitres de la passerelle". Le bateau et l'équipage sont sains et saufs d'après l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

  • Aujourd'hui à 18h46

    L'armée de Terre "salue l'engagement" du sergent-chef Florian Montorio tué au Liban

    "À notre frère d'armes. Toute l'armée de Terre salue son engagement", écrit sur X l'armée de Terre après la mort au Liban du sergent-chef Florian Montorio, membre de la Force intérimaire des nations unies au Liban.

    "L’armée de Terre et ses soldats s’inclinent avec une profonde émotion devant la mémoire du sergent-chef Florian Montorio, qui est allé au bout de son engagement au service de la France au Liban", abonde le Chef d'état-major de l'armée de Terre, Pierre Schill. "En lui rendant hommage, ils expriment leur compassion à sa famille et à ses proches. Ils affirment leur solidarité avec les blessés et avec ceux qui poursuivent la mission."

  • C’est un bras d’honneur adressé à «la caste», ce petit Paris des lettres et des médias qu’il exècre. Vincent Bolloré a remercié l’homme le plus respecté d’Hachette, son empire éditorial : Olivier Nora, PDG de Grasset. «J’en peux plus de ce con, virez-le moi», aurait ordonné le milliardaire breton, selon des sources de son entourage qui précisent : «Vincent a scalpé Nora juste avant le Salon du livre, une manière de dire à tout ce milieu, et aux récalcitrants dans ses maisons d’édition : je fais ce que je veux, je vous conchie, je m’assieds sur vos principes, et votre bien-pensance. Regardez un peu. Ça marche, tout le monde est calmé.»

  • Coulisses 

    Olivier Nora limogé des éditions Grasset : Vincent Bolloré étend un peu plus son emprise

    A la tête de la maison depuis 2000, très respecté sur la place parisienne, le sexagénaire a été mis à la porte sans ménagement ce mardi 14 avril. Récit d’un départ surprise, qui couvait depuis le recrutement, sans que Nora ait été consulté, de Boualem Sansal.

    Il y a tout lieu si ce n'est pas du racisme ou une vengeance plus que directe ?

    voue ne répondez pas Mr Bolloré ?

  • Arnaud Lagardère fut prié d’annoncer le licenciement. L’héritier dépossédé d’Hachette a mollement essayé de défendre Olivier Nora, qu’il connaît bien et estime. En vain. Il s’est donc fendu, lundi matin, de l’ultime coup de fil. Voilà c’est fini, après vingt-six ans à la tête de Grasset, rue des Saint-Pères, ce refuge en colimaçon, boisé, charmant, vibrant, pour des centaines d’auteurs, de Dany Laferrière à Han Kang, Isabel Allende, Gaël Faye, Caroline Fourest, Virginie Despentes, et leurs prestigieux ancêtres, García Márquez, Bukowski, Didion, Levinas…

  • Dans le viseur de Sarkozy

    Olivier Nora le dirigeait avec sa délicatesse et son profil d’aigle, soucieux de protéger ses salariés et ses auteurs depuis la reprise d’Hachette en 2023 par Vivendi. Il avait limité la casse, empêché des départs. « Il se savait en sursis», confie-t-on en interne. L’éditeur était depuis longtemps dans le viseur de Nicolas Sarkozy, un intime, conseiller en business et en affaires éditoriales, de Vincent Bolloré. Il s’est souvent affronté avec l’ancien président de la République, quand il a publié les chroniques assassines sur son règne, signées Patrick Rambaud ; quand il eut le culot de lui demander le remboursement d’avances versées pour un manuscrit jamais rendu ; qu’il défendit, contre ses foudres, sa talentueuse éditrice, ex-patronne de Fayard limogée, Sophie de Closets. Le dirigeant de Grasset était aussi resté proche d’Arnaud Nourry, l’ancien PDG d’Hachette Livre durant dix-sept ans, remercié sans égard pour avoir tenté d’empêcher que son groupe soit cédé à Vincent Bolloré.

  • Olivier Nora, l’élégantissime normalien, fils du résistant Simon Nora, l’énarque, ex-conseiller de Pierre Mendès-France, neveu de Pierre Nora, l’historien récemment défunt des «Lieux de mémoire», pilier de Gallimard, n’est pas du genre à courber l’échine. Mais il a su manœuvrer avec habileté, appuyé par l’un de ses puissants amis, Bernard-Henri Lévy, le philosophe, ex-précepteur d’Arnaud Lagardère au Flore, longtemps proche de Vincent Bolloré, avant de prendre ses distances. « On ne touchera jamais à Olivier Nora», avaient juré les deux magnats d’Hachette. Le PDG de Grasset a longtemps été préservé des interférences bolloréennes. Il choisissait librement ses publications et ses auteurs, jusqu’au dernier : Boualem Sansal. L’écrivain franco-algérien, revenu des geôles d’Alger, a été débauché de Gallimard, sa maison historique, par Arnaud Lagardère. Un contrat d’un million d’euros environ a été signé pour le récit de sa détention, intitulé ­Légende, son surnom en prison.

  • Boualem Sansal passé de Gallimard à Grasset : les coulisses d’un transfert très politique.

    Grasset fut choisi par le romancier, plutôt que Fayard, initialement proposé, mais jugé moins chic, moins littéraire par Boualem Sansal. Olivier Nora n’eut pas son mot à dire, même s’il prétendit l’inverse devant ses équipes. «Aucun de mes confrères n’aurait refusé Boualem Sansal», insistait-il, lors d’un entretien donné le 20 mars à Libération. «Cadeau empoisonné, ça sent la fin», s’angoissaient ses fidèles, rue des Saint-Pères, anticipant les conséquences du transfert du Franco-Algérien, devenu le nouveau totem de la droite radicale, au fil de saillies médiatiques crépusculaires assimilant islam et islamisme. Le PDG de Grasset posa ses conditions : rester maître de la publication et de la communication, éviter que son auteur soit entièrement récupéré par les médias de Bolloré, le JDD, CNews, Europe 1. Il rencontra longuement Boualem Sansal, séduit par le personnage, son énergie, sa « puissance démiurgique». Il lui demanda même s’il était bien certain de vouloir quitter son éditeur depuis vingt-sept ans, si engagé pour sa libération. Alors, Olivier Nora prit soin d’avertir Antoine Gallimard du départ de son auteur.

  • Le texte de Boualem Sansal confus, impubliable

    Colère de Vincent Bolloré, outré des égards accordés à son premier concurrent, qui réagit ainsi illico dans les médias, et qui s’apprête, par ailleurs, à publier deux livres-enquêtes salées sur sa personne. Le milliardaire breton et ses séides se sont aussi agacés qu’Olivier Nora rase les murs aux 200 ans d’Hachette, fuyant les coupes de champagne et les photographes, pour éviter de se retrouver immortalisé avec Jordan Bardella, Marion Maréchal, Sarah Knafo et Eric Zemmour.

  • Limogeage d’Olivier Nora par Bolloré : « Grasset ne sera désormais plus la même »

    Ils n’ont pas supporté que l’éditeur, mobilisé sur le texte de Boualem Sansal, au départ confus, impubliable, décrète vouloir le sortir à froid, à l’automne pour les un an de sa libération. Le romancier, lui, visait juin, espérant, en accord avec les financiers d’Hachette : « On va en vendre 3 ou 4 millions d’exemplaires. » La tension n’a cessé de monter, accentuée en fin de semaine dernière par une « conversation houleuse concernant la stratégie éditoriale entre la maison mère et sa filiale», selon un proche de Nora, qui raconte : «Olivier a dit non, il s’est raidi.»

    Bolloré était lui aussi décidé à en découdre, galvanisé par la promesse d’achat miraculeuse de son groupe Universal Music du financier de Wall Street, Bill Ackman, pour plus de 55 milliards d’euros. Allez, exit Nora. Son ami Sarkozy s’est réjoui. Et le PDG de Grasset a appris son départ mi-sidéré, mi-libéré.

  • Le bras de fer dans le détroit d'Ormuz reprend de plus belle, les Gardiens de la révolution semblent désormais dicter les décisions de l'Iran.

    Le détroit d'Ormuz est à nouveau bloqué par l'Iran, la ligne dure du CGRI semblant prévaloir à Téhéran, ce qui ouvre la voie au compte à rebours de trois jours avant la fin du cessez-le-feu, sans que de nouveaux pourparlers soient en vue.

  •   "Nous allons tirer" : des bateaux de croisière allemands dans le collimateur des Gardiens de la révolution islamique.

    Alertes radio et transpondeurs désactivés : un incident s'est produit dans le détroit d'Ormuz avec des bateaux de croisière allemands. Officiellement, la traversée s'est déroulée en toute sécurité.

  • L'Espagne exhorte l'UE à mettre fin à l'accord d'association avec Israël

    L'Espagne et l'Irlande ont été les premières à demander une révision de l'accord en 2024, en raison des inquiétudes suscitées par les tactiques employées lors de la guerre à Gaza, menée en réponse aux attaques du Hamas contre Israël en octobre 2023.

  • La fusillade à Kyiv, qui a coûté la vie à six personnes, qualifiée d'acte terroriste

    Un homme de 58 ans originaire de Moscou mais porteur de nationalité ukrainienne a ouvert le feu sur les passants avant de se barricader à l'intérieur d'un supermarché avec les otages. Il a été abattu par la police lors d'un assaut.

  • 8-Mars : le ministre du Travail écarte l'idée d'un nouveau jour férié pour la journée internationale des droits des femmes, portée par la CGT

    En plein débat sur la possibilité pour les boulangers et fleuristes de faire travailler leurs salariés le 1er mai, jour traditionnellement chômé et payé, la secrétaire générale de la centrale Sophie Binet a appelé vendredi 17 avril à l'instauration d'un 8 mars férié.

  • Donald Trump suit-il vraiment ce qu'il fait ?

    Qui comprend vraiment Donald Trump ? Pour nous Français, le président américain apparaît au mieux erratique, voire complètement fou. Mais vu des États-Unis, le sujet est plus nuancé. Romuald Sciora, directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis à l'Institut de relations.

  • Vincent Bolloré donne sa version du limogeage d’Olivier Nora (et tacle sa rémunération)

    Le milliardaire conservateur breton a tenté d’expliquer le départ du patron très respecté de la maison d’édition dans une tribune parue dans le « Journal du Dimanche ».

    Il est complétement TOQUE !!

  • Présidentielle Avec la consultation des adhérents Les Républicains, Retailleau se taille un scrutin. Il remporte 73,8% des suffrages exprimés ce qui représente 50 % d’écart que lors de son élection. Donc entre 4 à 5 % de la droite c’est ridicule. Il creuse malgré son « talent » le trou de l’Union des droites et fait le lit des extrêmes.

    Ce week-end, le président de LR consulte les membres du parti sur la désignation du candidat pour 2027, en espérant être choisi. Un moyen de jouer la base contre les barons qui contestent son leadership.

  • Guerre Les négociations avec les Etats-Unis progressent mais un accord final reste «loin», selon l’Iran.

    Téhéran verrouille à nouveau dimanche le détroit stratégique d’Ormuz en représailles à la poursuite du blocus de ses ports par les Etats-Unis, à trois jours de l’expiration du cessez-le-feu entre les deux pays.

  • Le Covid circule encore et une nouvelle campagne de vaccination cible les plus vulnérables.

    Une dose supplémentaire est recommandée aux personnes les plus à risque de formes graves à partir de ce 20 avril et jusqu’à la fin juin pour renforcer leur protection avant l’été.

  • Détroit d’Ormuz : le blocus américain des ports iraniens fonctionne-t-il ?

    Si l’analyse des données de navigation montre que le verrou américain dissuade bien des tankers sous sanctions de sortir de la zone ou de rejoindre des ports iraniens, les trajectoires de certains cargos suggèrent qu’ils ont pu franchir le blocus.

  • Difficile, ce dimanche 19 avril, d’y voir clair sur l’avenir de la circulation dans le détroit d’Ormuz. Vendredi, l’Iran annonçait un « passage entièrement ouvert» durant le cessez-le-feu entre Israël et le Liban (en théorie jusqu’au 27 avril), et de nombreux navires se dirigeaient vers le bras de mer, certains traversant dans la nuit ou tôt samedi matin. Problème : le président américain, tout en remerciant Téhéran, avait affirmé qu’il n’entendait pas lever son propre blocus naval avant l’obtention d’un accord. Samedi, l’Iran a donc décidé de refermer le bras de mer, de nouveau soumis à son «strict contrôle ». Deux bateaux battant pavillon indien ont même essuyé des tirs.

  • Du 2 mars au 11 avril, 309 passages de cargos

    Le contrôle du détroit d’Ormuz, bras de mer aussi exigu – une cinquantaine de kilomètres de large en son point le plus étroit – que stratégique, qui voit transiter en temps ordinaire un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz liquéfié, est un nœud majeur de la guerre déclenchée, le 28 février, par Washington et Tel-Aviv contre Téhéran. En représailles, les Gardiens de la révolution ont immédiatement pris le contrôle du passage, n’y autorisant, depuis un mois et demi, que les franchissements conformes à leurs intérêts commerciaux et politiques.

  • Avant ce verrouillage passaient chaque jour par le détroit d’Ormuz une centaine de bateaux, parfois jusqu’à 140. Depuis, le trafic s’est effondré sans être totalement bloqué. Selon les données de Lloyd’s List Intelligence, le 1er mars, alors que les Gardiens de la révolution avaient commencé à prendre le contrôle du passage, 27 cargos (pétroliers, transporteurs de gaz liquéfié, porte-conteneurs, vraquiers…) l’ont franchi : 5 pour rejoindre le golfe Persique et 22 pour en sortir. Du 2 mars au 11 avril, ils n’étaient plus que 8 par jour en moyenne. Avec un total, sur cette même période, de 309 navires de charge : 104 ont franchi le détroit d’est en ouest, pour entrer dans le golfe Persique, et 205 d’ouest en est, pour rejoindre le golfe d’Oman puis la mer d’Arabie.

  • C’est une bombe à fragmentations, dont personne n’avait imaginé l’ampleur. Même le dynamiteur, Vincent Bolloré, ne l’avait pas anticipée quand il donna ordre, lundi, de licencier Olivier Nora, le PDG de Grasset, propriété de Hachette, son empire éditorial. Tout a «ulcéré» le magnat, selon ses proches : la sidération, quasi unanime, du milieu de ­l’édition, la mobilisation des auteurs, ceux de Grasset, avec plus de 200 d’entre eux annonçant leur départ, et tant d’autres, solidaires, le flot des pétitions, des articles, des commentaires sur les réseaux sociaux mettant en cause sa décision, sa personne. Bolloré a ainsi pris la plume, fait inédit, dans son propre journal, le JDD. Sa tribune, intitulée ­«Séisme ?», étrille «la petite caste qui se croit au-dessus de tout et tous et qui se coopte et se ­soutient», alors «que la situation ­financière et sociale de millions de Français est, elle, réellement préoccupante». Les performances économiques de Grasset, bien que positives dans un secteur de l’édition en crise, sont «décevantes», écrit-il, en révélant la rémunération d’Olivier Nora : «1,017 million d’euros». Le milliardaire, d’ordinaire très attaché au secret des affaires, n’a pas jugé utile de préciser que cette somme élevée incluait la valorisation des actions versées aux ­cadres de son groupe, et que ses éditeurs influents ont été augmentés au moment du rachat de Hachette, pour éviter la fuite des talents. «Beaucoup ont pris entre 20 % et 30 % pour nous inciter à rester», précise l’un d’eux.

  • La tribune de Vincent Bolloré est suivie d’un article rageur signé d’un ancien d’Eléments, une revue d’extrême droite, Pascal Meynadier, étrangement obnubilé par la judéité d’Olivier Nora, qu’il décrit en «mensch» puis en « rabbin ». Comment Bolloré, ce fervent catholique, mû par la foi, lettré aux dires de son entourage, fils d’une lectrice chez Gallimard lui ayant donné «une éducation où le livre compte beaucoup », comme il l’a dit lors d’une audition au Sénat en 2016, peut-il laisser écrire ça ?

    Tout est désormais permis. Le milliardaire de 74 ans adresse aussi un signal à ses 33 000 salariés du groupe Lagardère, résumé par un ses proches : «Le patron, c’est moi et moi seul, ne l’oubliez jamais. Vincent démontre son autorité. Cette tribune révèle aussi combien la blessure est immense. La colère aussi.»

  • Le renvoi d’Olivier Nora est sa seule décision. Il l’a prise après avoir souvent entendu Nicolas Sarkozy, son ami, membre du conseil d’administration de Hachette, incendier l’éditeur normalien, le décrire en «balance, en traître», insensible à ses injonctions, ses intimidations. Haine tenace, Nora ayant publié, après l’acide Chronique du règne de Nicolas 1er de Patrick Rambaud, Expulsion d’Alain Genestar, l’ancien directeur de la rédaction de Paris Match, racontant son limogeage après les paparazzades sur les amours cachées de Cécilia Sarkozy. «Nora, c’est un salaud, un faux-cul sous sa superbe, répétait l’ex-chef de l’Etat. Un de ses fidèles se souvient : «Sarko était déterminé à faire dégager Nora, d’autant que Carla Sarkozy dans une première vie a fréquenté, et apprécié, tout le petit monde autour du patron de Grasset, ses amis, Jean-Paul Enthoven et BHL. Pour lui, c’était aussi une question intime.»

    Vincent Bolloré écoutait d’une oreille, plus attentive quand il apprit qu’Olivier Nora était proche d’Arnaud Nourry, l’ancien patron respecté de Hachette, qui s’était opposé au rachat du groupe, et fut ainsi viré avant la vente. Et puis le dirigeant de Grasset, en 2023, a aussi figuré parmi les 400 signataires d’une pétition de soutien aux journalistes du JDD, tout juste racheté par Bolloré.

  • «Il se croit intouchable», ruminait Sarkozy, devenu, dans l’ombre, le conseiller de Vincent Bolloré, essentiel dans la conquête méthodique de l’empire Lagardère. Olivier Nora se savait sous surveillance, écoutant ceux qui lui disaient : «Sarko finira par te buter.» Lui, toujours philosophe, n’y croyait qu’à moitié, espérant que le temps apaise les choses. Son aura, le prestige de Grasset, ses auteurs, et ses bons résultats – longtemps les meilleurs de Hachette – le protégeaient.

    Transfert négocié

    Il s’est appliqué à bien gérer sa maison, davantage sous pression quand Vincent Bolloré a nommé comme numéro 2 de Hachette, Jean-Christophe Thiery, l’énarque adoubé après avoir fait lancer Direct 8, fait le ménage à CNews, puis à Canal +, avant de présider son conseil de surveillance. Ce gestionnaire s’est bien entendu avec Olivier Nora, tout comme Maxime Saada, le directeur général de Canal +. Les ­hommes de confiance de Vincent Bolloré étaient en phase avec Arnaud Lagardère, toujours prompt à louer Nora, à ses yeux «un grand éditeur, un type bien».

  • L’héritier a appelé lui-même le patron de Grasset, début mars, pour lui annoncer l’arrivée dans sa propre maison de Boualem Sansal, après un transfert négocié par ses soins, autour d’un million d’euros. Olivier Nora a pris acte de la nouvelle : c’est la première fois qu’on lui imposait ainsi un nom, ses auteurs phare, comme Sorj Chalandon, Virginie Despentes, qu’il retient chez Grasset avec difficulté depuis le rachat, frémiraient. Ses collaborateurs aussi. Mais Sansal est un écrivain, un vrai, à succès, promesse d’un best-seller avec le récit de sa détention à Alger, intitulé Légende. «N’importe quel éditeur l’aurait accueilli», rassurait Nora. Il crut encore pouvoir garder son indépendance éditoriale : travailler avec son auteur, sur le fond, la forme, maîtriser la communication. «Je veux que ce soit de la littérature, pas un livre uniquement porté par le JDD, Europe 1, et CNews», disait le PDG de Grasset, voyant Sansal, et ses saillies sur l’Islam très appréciés dans la bollorésphère. A la soirée anniversaire des 200 ans de Hachette, c’était lui la star, fêtée sur le stand de Fayard, avec les auteurs maison, Jordan Bardella, Marion Maréchal, Eric Zemmour….Vincent Bolloré se réjouissait d’avoir piqué, à Gallimard, l’écrivain franco-algérien. Il a appris qu’Olivier Nora, lui, n’avait pas trinqué ce soir-là, se contentant d’accompagner discrètement Sansal, avant de s’éclipser. «Nora tirait la gueule, c’était ambiance croque-mort», note un proche du magnat. Vincent Bolloré était encore plus agacé que le patron de Grasset ait averti Antoine Gallimard du départ de Sansal. La tension s’est cristallisée sur les discussions autour de la date de parution, Nora insistant pour publier à froid le livre de Sansal, à l’occasion des 1 an de sa libération, après la rentrée littéraire, pour préserver ses auteurs susceptibles d’être sélectionnés pour des prix. Pas question a fait savoir Bolloré, désireux de sortir au plus tôt Légende, le 10 juin, pour remplir les caisses de Grasset et ses médias, avec un récit explosif sur la dictature algérienne.

  • Tsunami

    L’ordre fut donné, par son zélé Jean-Christophe Thiery, numéro 2 de Hachette, chargé de porter le coup de grâce. Quoi de plus efficace que de proposer à Olivier Nora le prochain ouvrage sur Rome de Nicolas Diat, l’ami de Vincent Bolloré, éditeur, chez Fayard, de nombreux ecclésiastiques conservateurs, dont le cardinal ­Sarah… et de Jordan Bardella ? Grasset, ses célèbres couvertures jaunes, c’est un rêve pour cet intrigant romancier en quête de reconnaissance, désormais en guerre ouverte avec Lise Boëll, la dirigeante de Fayard. Le magnat de Vivendi le sait, l’état-major de Hachette aussi, Thierry a donc appelé le dirigeant de Grasset, avant que Diat ne lui adresse son roman sur Rome. Olivier Nora l’a parcouru avant de répondre au numéro 2 de Hachette : «Désolé.» Impossible de publier Nicolas Diat, l’éditeur de Jordan Bardella, l’homme qui dans le Tout-Paris ne cache pas son admiration pour «la machine politique».

    Le 10 avril, le PDG de Grasset a appris qu’il était convoqué le 13 avril au matin au siège de Hachette. Il espérait encore se faire simplement remonter les bretelles, au moins plaider son maintien jusqu’en janvier 2027, après avoir assuré la rentrée littéraire. Niet. Arnaud Lagardère fut chargé de lui annoncer son licenciement, escorté de Jean-Christophe Thiery sur ordre de Bolloré. «Voilà c’est fini», a dit Nora en sortant. Il n’imaginait pas que son limogeage déclenche un tel tsunami, tous ces articles, ces tribunes, ces hommages. «Je ne suis pas fait pour ça», a-t-il soufflé à ses intimes, muré dans le silence, dévasté par le sort de Grasset, de ses équipes adorées, concentré aussi sur ses propres tractations juridiques. Evidemment, pour lui, les propositions pleuvent, y compris pour monter sa propre maison d’édition, à condition d’éviter les clauses de non-concurrence et de confidentialité, imposées par les sbires de Bolloré. Ils sont déjà chez Grasset, rue des Saint-Pères, épluchant les comptes, les contrats. La bataille s’annonce âpre. Déjà, monte, sur les réseaux sociaux, une musique, sourde, grave, sur l’entre-soi parisien, la puissance de «la caste», déconnectée du cœur de la France qui souffre, et peine à faire son plein d’essence. Comme si la démocratie pouvait aussi battre sereinement, sans la possibilité de créer, d’écrire, et de lire des plumes indépendantes, en toute liberté.

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