Être Praticiens en France l’hôpital se meurt !
Être Praticiens en France l’hôpital se meurt !
Interrogé sur la gestion de l’épisode caniculaire, le sénateur (LR) « la France est étouffée par les normes » et est devenue, depuis une vingtaine d’années, « un système bureaucratique où on rajoute de la lourdeur à la lourdeur. Quelles sont les conséquences de la canicule sur notre vie quotidienne ? Les infrastructures sont-elles correctement adaptées ? L’épisode de chaleur est exceptionnel et 72 départements sont placés aujourd’hui sous vigilance rouge. Le pays est-il adapté ? Est-il prêt ?

Alors que les épisodes de fortes chaleurs se succèdent en cet été 2022, on se souvient des canicules précédentes, dont celle de 2003 qui a fait 15.000 morts en France. « Chacun se souvient des 15 000 décès supplémentaires causés par la vague de chaleur dans l’Hexagone en août 2003. A savoir que la France n’a pas été un cas isolé à l’été 2003, loin de là, avec ses 19 490 morts recensés par l’Inserm.
Nous ne connaitrons les chiffres de 2026 que dans une année il y a fort à constater que les chiffres risquent bien d’êtres terriblement plus élevés qu’en 2003 voir 1999. Les politiques se foutent de la figure pour rester de tous les ressortissants, pas un seul pays n’a anticipé cette crise énorme et comme les canards à la tête coupée ils continuent de prendre les gens pour des cons prétendant que cela n’était pas prévisible. Allez donc voir ailleurs avec vos salades avariées.

Le maire de Paris Emmanuel Grégoire, a alerté sur la « mortalité en hausse » sans donner de chiffres précis dans la capitale, où le mercure a atteint mercredi 40,3 degrés pour la quatrième fois en cent cinquante ans. « On commence à avoir, et on s’y attendait, les premiers décès » probablement liés à l’épisode de températures caniculaires, a rapporté le cabinet de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
25 arrêts cardiaques ont été recensés à Paris contre moins de 10 habituellement, a précisé son entourage, ajoutant que les victimes étaient majoritairement des personnes âgées déshydratées mais aussi de jeunes sportifs. « Il y a une hausse incontestable des arrêts cardiaques et demandes de constat de décès, abonde Frédéric Adnet, le patron du Samu parisien. C’est toujours après trois, quatre jours de canicule qu’on voit ses effets catastrophiques. On est en train de les vivre. »

De fait, plus une vague de chaleur dure, plus les corps sont malmenés, si bien qu’au bout de plusieurs journées chaudes consécutives l’organisme des plus fragiles (les personnes âgées ou malades, les plus précaires, les sans domicile fixe) peut craquer. Nombre de morts en augmentation, mais aussi recours au Samu multiplié par quatre, hausse des admissions aux urgences, tous les indicateurs sont au rouge.
Le constat est identique en Seine-et-Marne. « On intervient de plus en plus pour des coups de chaleurs sévères chez les sujets jeunes. Un homme de 58 ans est mort sur son lieu de travail, une grosse industrie du pays de Montereau où les locaux ne sont pas climatisés », relate Christian Choucair, chef des urgences et du Smur de plusieurs centres hospitaliers dans le sud du département.

Ces métiers de praticiens de santé et des corps rattachés
Essayons de comprendre pour ceux qui savent lire ou veulent comprendre la poussée du R.N. ex-Front National que l’auteur déplore avec forces. Mêmes positions pour tous les partis extrémistes, les conséquences ce sont les enfants qui naissent qui en subiront les conséquences. D’où la chute de la natalité. Motivations de l’auteur de ces articles : 45 années de fréquentation hospitalières des deux côtés de la barrière. Arrivé au stade d’actions multidisciplinaires, après la publication de « J’accuse » * entre autres, il soumet les errances de la société depuis 50 années qui se dégrade de plus il tente de l’expliquer dans « Le Roseau et le Ravi » *. *Ouvrages publiés. A paraitre « Spectre » pratiques de Vies. De ce qui précède ou suit aucune solution envisagée avec pas loin de 4 mille milliards de dettes de la France en 2025. La raison pousse au constat que nous sommes en faillites à divers stades.

N’ayant aucune vocation politique sinon que celle de l’équilibre, d’une société française et européenne qui partent complétement en vrilles. Il est impossible de traiter sur un seul article l’ensemble des problèmes qui pourrissent les vies au quotidien, lire plus bas.
Avoir du bon sens dans les souffrances que la majorité des diverses classes de la société meurent en silence le manque de laïcité dans tous les camps fait de la majorité des politiques dépourvu de vouloir comprendre par manque totale de civisme des divers gouvernements qui se sont succédé depuis plus de 50 années. Les laboratoires tirent des profits énormes : banques et consorts.

Les J.O. pour la France en l’été 2024 quelle aubaine pour nous faire avaler les conséquences des drogues dont nos cellules sont aussi dégelées que les tombes défraichies par manque d’entretien, la raison est simple plus de membre de ces familles vivants.
Il est pourtant facile de se cacher la face par une idéologie dont les scolaires ne connaissent pas même le sens de cette morale. L’instruction civique à disparue de nos écoles et les cellules familiales sont pratiquement inexistantes sauf pour les fêtes associées aux nantis.
Aux vivants essayons de parcourir les marasmes des vides pratiquement absolus qui ont droit à des enterrements de 1er classe, les corbillards se suivent ou pas mais les occupants ne sont jamais les mêmes. Raisons essentielles pour laquelle il y aura une suite à essayer de détricoter les magouilles.
Le Pouvoir d’achat : Salaires : pourquoi les salariés vont devoir se battre en 2026. Le Smic, indexé sur l’inflation, a augmenté de 1,13 % au 1er janvier 2024. Le gouvernement et les grands argentiers comptent sur le reflux de l’inflation pour que, en 2025, les salariés ne perdent rien en pouvoir d’achat. Une prévision hasardeuse qui dépend surtout de la qualité des négociations en entreprise et des luttes sociales.
« Smic augmenté de 12,4 %, alors que l’inflation a été de 12,5 % »
Seuls les salariés au Smic, revalorisé, ont été préservés. 1er janvier, le salaire minimum a été revalorisé de 1,13 %, portant le brut horaire à 11,65 euros, contre 11,52 euros actuellement. « Ainsi, depuis janvier 2021, il a augmenté de 12,4 %, alors que l’inflation a été de 12,5 %, soit un quasi-maintien de son pouvoir d’achat, alors que celui du salaire moyen a baissé de 2,5 % ».
Un Smic net à 1 398,69 euros par mois pour un temps plein, calcul de la CFDT, le salaire minimum ne permet pas de vivre décemment, une notion de survie uniquement. Selon une étude réalisée par l’économiste Pierre Concialdi, en prenant en compte l’inflation, une personne célibataire devrait bénéficier d’un revenu mensuel de 1 630 euros net, soit 195 euros de plus que ce qui était nécessaire en 2014. Un couple sans enfant devrait quant à lui gagner au moins 2 273 euros net.
Le constat s’impose aucun retraité ou salarié ne peut manger normalement ou si la normalité commence à 1 jour sur 2, quand aux Ephads ce sont des mouroirs par anticipation. Puis encore faut-il avoir les moyens de s’y rendre pour être traités pire que animaux menés aux abattoirs.
Les revenus du patrimoine ont progressé de 9 % l’an dernier
À l’inverse, les revenus du capital ont réalisé ces deux dernières années une ascension fulgurante. Dans un chapitre de sa note de conjoncture publié en décembre, l’Insee affirme que les revenus du patrimoine ont progressé de 9 % l’an dernier après avoir déjà augmenté de 6,4 % en 2022. Près de la moitié de cette hausse serait due aux dividendes qui se « maintiendraient à des niveaux élevés », avec une progression de 10 % en 2023. Sur un an, l’indice phare parisien a progressé de 13 %. Selon les dernières estimations publiées par Janus Henderson, les dividendes mondiaux versés devraient progresser de 4,4 %. En France, entre avril et juin, les entreprises françaises ont versé 46 milliards d’euros à leurs actionnaires, soit le budget de l’éducation nationale, un record.
À cela s’ajoute, la Banque centrale européenne a relevé ses taux de refinancement de 0 % à 4,5 %, les organismes financiers ont relevé sensiblement les taux servis ».
Ainsi, la multiplication des discours optimistes sur l’inflation, alors que les fluctuations géopolitiques peuvent réviser les prévisions, vise surtout à « minimiser la perte de salaires réels ». L’objectif est avant tout « de ne pas donner satisfaction aux revendications salariales ou à un quelconque coup de pouce au Smic ». Avec la baisse du travail, les entreprises vont maintenir des prix élevés afin de garantir leurs marges. De ce fait, il est impossible que l’inflation repasse sous la barre des 2 %.
La mort de l’hôpital : Encore aggravées, « la dégradation des conditions de travail et l’absence d’espoir d’une amélioration, ont conduit les démissions et les départs de la profession à s’accélérer. Manque de personnel, mauvaise gestion, dette colossale l’hôpital public est incurable ? Malgré les hausses de salaire et 1 milliard d’euros supplémentaires accordés pour revaloriser le travail des soignants, l’hôpital public suffoque. Ses forces vives s’épuisent, redoutent une cure d’austérité en 2025. Il y a peu, à 20 heures, les habitants des villes applaudissent à leurs fenêtres les soignants de l’hôpital qui se démènent pour sauver le plus de vies possibles. Trois ans et 150 mille morts, l’hôpital en a sa claque. Malgré les hausses de salaire du Ségur de la santé 183 euros net par mois accordés à 1,5 million de professionnels, malgré le milliard d’euros pour revaloriser le travail de nuit, des dimanches et jours fériés des soignants, le compte n’y est pas. Depuis 2019, la hausse des dépenses et les tensions sur les recrutements ont conduit à un « doublement du déficit » les hôpitaux publics, atteignait 1 milliard d’euros en 2022, les Ehpad publics, 500 millions d’euros. Rapport Cour des comptes publié, deux plans lancés par les pouvoirs publics, Hôpital 2007 et 2012, contribué à cette situation.
La réalité actuelle il faut 3 médecins entrants pour un partant. Devenir médecin : 10 ans d’études après le bac à l’université pour les généralistes. 10 à 12 ans pour les spécialistes tels chirurgiens ou pédiatres. Études de kiné difficiles, dures, concours sélectif. Il faut réfléchir à ses compétences, à son projet, où on souhaite exercer. En libéral il a bien des choses à gérer, être bien organisé. Prêt à travailler beaucoup. Pneumologue, il étudie la médecine. La 1ere année commune, il choisit la filière médecine qu’il suit 5 ans. À cette issue, il a obtenu son classement qui lui permet de choisir sa spécialité, en l’occurrence la pneumologie.

Thèmes à venir : éducation Nationale – Les marginaux – L’agriculture – Une vie – Retraite – Sociétés de profits – L’écologie – Poliomyélite –Ses devises : à l’époque d’Emile Zola ce dernier aurait été mon meilleur Ami. Je me bats pour ce que je veux et que je n’ai pas.
Le Panda
Patrick Juan

La ministre des Sports, Marina Ferrari, a annoncé vendredi 26 juin 55 décès par noyade depuis le début de la canicule, dont 65 % sont survenus « sur des points de baignade non surveillés ou non autorisés ». Y aurait-il une pénurie de piscines publiques ? Le think tank Sens du service public alertait en 2023 sur la fermeture de nombreux établissements, au lieu d’être préservés et rénovés, notamment pour leur rôle sans équivalent durant les épisodes de grande chaleur. Emmanuel Auvray, chercheur et docteur en Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives) à l’université de Caen, fait le point sur l’état du parc public.
La France a-t-elle assez de piscines publiques ?
Non, il manque environ 400 piscines pour couvrir tous les territoires. Jusqu’aux années 80, nous avons ressenti les effets positifs de l’«opération 1 000 piscines», lancée en 1969. Puis les infrastructures ont commencé à vieillir. Dans les années 2000 sont apparues les grandes piscines, qui coûtaient de 20 millions à 40 millions d’euros et qui associent espace ludique, scolaire, sportif, bien-être et remise en forme. Les petites piscines alentour ont fermé peu à peu ou n’ouvrent qu’à partir du printemps. Certaines ne rouvrent pas du tout, il y a par exemple trop de travaux pour une seule commune alors qu’à côté une intercommunalité peut entretenir une grande piscine. En conséquence, les gens se sont retrouvés plus loin de leur piscine et le pays subit une pénurie.
Les gens vont-ils se baigner en milieu naturel par manque de piscines publiques ?
Oui, malgré la gratuité, l’ouverture le week-end ainsi que l’étendue des plages horaires jusqu’à 22 heures en ces temps de fortes chaleurs. Durant les canicules, les gens vont volontiers s’aventurer dans des espaces naturels. Or savoir nager dans une piscine et en milieu naturel, ce n’est pas la même chose. Le gamin avec son père qui fait du paddle à 200 m du rivage, c’est trop. Le senior qui veut nager jusqu’à la bouée parce qu’il en a toujours eu l’habitude, c’est très dangereux. Léon Marchand le disait : il ne se baigne jamais en milieu naturel car il ne veut pas se mettre en danger. Des champions, des nageurs qui sont très à l’aise alertent : le milieu naturel ce n’est pas la même chose qu’une piscine.
Le nombre de morts par noyade signifie-t-il qu’il y a une lacune dans l’apprentissage de la natation en France ?
Si on entre dans le détail, on constate que la plupart du temps, les victimes sont des jeunes dans des endroits non surveillés et non autorisés mais qui savent nager. Seuls 10 % des décès par noyade sont dus au fait de ne pas savoir nager. L’élément qui n’est pas suffisamment pris en compte, c’est la prévention. Il faut davantage de prévention, ciblée en fonction des âges. Pour les moins de 25 ans, la tranche d’âge où la noyade constitue la première cause de mortalité dans les accidents de la vie courante, il y a trop peu de prévention, notamment sur les réseaux sociaux. Il y a dix jours, j’ai envoyé un mot au ministère des Sports : «On attend une canicule, quelle mesure de prévention allez-vous déployer ?» Je n’ai pas eu de réponse. Depuis, la ministre passe sur les plateaux télé mais cela n’a rien à voir avec la prévention que font certains pays, comme au Canada, où ils utilisent tous les médias possibles. Le savoir-nager [l’attestation scolaire reconnaissant «la compétence à nager en sécurité, dans un établissement de bains ou un espace surveillé » selon l’Education nationale, acquis en 6e protège les enfants de la noyade quand il y a une chute accidentelle dans une piscine privée. Pour le reste, la seule chose qui les prépare, c’est la prévention. Il y a une limite au savoir-nager.
Quelle serait une bonne prévention ?
Expliquer les signalétiques, rappeler qu’il ne faut pas se baigner quand c’est interdit, qu’il faut respecter les horaires de surveillance, à la mer privilégier la nage parallèlement à la plage et non en direction des bouées… Après l’apprentissage, il faut la prévention, et quand il y a des comportements à risque il faut aussi un peu de répression. Les ados doivent vivre leur vie, bien sûr, mais il faut aussi savoir réprimer les conduites à risque.
Canicule : Lecornu a «validé» une commande de 30 000 climatiseurs pour les hôpitaux
Météo France confirme ce vendredi que les températures ont commencé à baisser dans l’ouest du pays, et continueront ce week-end, mais la chaleur va se poursuivre à des niveaux élevés dans la majeure partie de l’Hexagone.
39 à 41 degrés en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne, Ile-de-France, Grand-Est ; entre 36 à 39 sur les autres régions… la France continue de suffoquer dans un épisode caniculaire inédit par son intensité et sa durée, alors que l’été vient juste de débuter. Météo-France prévoit que 50 départements seront encore en vigilance rouge samedi.
De premiers morts probablement liés à la chaleur, des hôpitaux franciliens «saturés» avec un plan blanc déclenché dans toute l’Ile-de-France… les conséquences sanitaires de la canicule se font déjà bien ressentir. Sébastien Lecornu a activé le plan Orsan au niveau 3, le plus élevé de mobilisation sanitaire. Une nouvelle réunion interministérielle doit se tenir à 16 heures cet après-midi.
Solidays, marche des Fiertés à Paris, concert d’Orelsan à Chambord, Ironman Nice… les annulations d’événements pleuvent ce vendredi, à cause des risques liés à la chaleur. D’autres, comme le meeting d’athlétisme de Paris, sont quand même maintenus. Et le ministre de l’Intérieur a enjoint les préfets à suivre l’exemple de Patrice Faure, préfet de police de Paris, qui a interdit la vente et la consommation sur la voie publique dans la capitale à partir de ce vendredi.
Alerte rouge inédite aux Pays-Bas, records atteints en Suisse, au Royaume-Uni, en Allemagne : plus de 101 millions d’Européens dont quelque 50 millions en France ont enduré jeudi des températures supérieures à 35 °C.
Retrouvez l’essentiel des informations de jeudi sur cette canicule historique.
Face à la canicule, le gouvernement ne prend pas les mesures des températures
Accusé d’avoir mal préparé le pays à la canicule, l’exécutif l’est aussi de répondre trop faiblement à l’épisode, où il a fait appel aux «responsabilités individuelles» et à l’action des collectivités. De quoi prolonger le procès en «inaction climatique» du chef de l’Etat.
La centrale nucléaire suisse de Beznau à l'arrêt
La centrale nucléaire suisse de Beznau a été mise à l’arrêt vendredi après-midi pour éviter un réchauffement excessif des eaux de la rivière qui refroidissent ses réacteurs, en pleine vague de chaleur, a annoncé le groupe énergétique Axpo. «La température de l’Aar a de nouveau atteint 25°C hier et aujourd’hui. Aucun refroidissement significatif n’est en vue. Par conséquent, la centrale nucléaire de Beznau a arrêté temporairement ses deux réacteurs aujourd’hui. Ils sont actuellement à l’arrêt», a écrit sur son site le groupe qui gère cette centrale.
Plusieurs tonnes de glaçons fournies aux pompiers de Paris pour faire face
Des tonnes et des tonnes de glaçons pour tenter de refroidir des victimes de coup de chaleur. Ces derniers jours, les pompiers de Paris se sont vus fournir quantité de glace : Ice Family en a par exemple livré 20 tonnes comme le raconte un de ses responsables à l’AFP. Car pour faire baisser la températures en cas d’hyperthermie, les patients doivent être plongés dans le froid, ce qui nécessite concrètement plusieurs dizaines de kilogrammes de glace par personne. «Le problème, c’est qu’il fallait stocker cette glace quelque part. La ville de Paris a trouvé une solution : la patinoire de l’Accor Arena», dans le XIIe arrondissement de la capitale, poursuit Louis Mornaud. Il affirme être «en train d’essayer de trouver un entrepôt à Trappes pour que les pompiers puissent venir en prélever».
Le ministre de l’Education nationale annonce que les examens du bac et du brevet 2027 ne se dérouleront que le matin
Alors que les collégiens ont dû plancher sur leur épreuve de français en pleine canicule ce matin, que des élèves d’un lycée de Rueil-Malmaison ont passé leurs oraux de bac dans un parking souterrain, le ministère de l’Education nationale veut montrer qu’il tire les conséquences de ces conditions très inadaptées. «J’ai déjà commencé à travailler» à ce sujet, a affirmé le ministre Edouard Geffray, sur le plateau de BFMTV. Il annonce qu’il publiera «à la rentrée» un «calendrier des examens remanié» : les épreuves du bac et du brevet «ne se dérouleront que le matin, oraux et écrits».
Après les chaleurs extrêmes, attention aux orages
En lien avec cette chaleur historique, de forts orages traversent d’ores et déjà le pays. C’est notamment le cas dans le Limousin, ainsi que dans un axe allant de la Seine-et-Marne vers la Champagne-Ardenne et la Lorraine, affirme Météo France dans un point presse ce vendredi. Dès ce soir, une activité orageuse devrait remonter du Centre-Val-de-Loire jusqu’à la Normandie. Samedi, les orages circuleront de l’est de la Bretagne à la région Centre. Ils remonteront jusqu’en Ile-de-France et dans les Hauts de France en soirée avec un risque de supercellules. Autrement dit, le type d’orage le plus dévastateur : grêle, fortes rafales et pluies violentes sont à prévoir. D’autres épisodes se développeront dans le Sud-Ouest samedi soir. Dimanche, la Nouvelle-Aquitaine jusqu’au Nord-Ouest sera aussi concerné, ainsi que la Corse et les Alpes.
L'intensité de la canicule dépasse celle de 2003 et la chaleur s’essoufflera à peine ce week-end, indique Météo-France
C’est désormais officiel : Météo-France a reconnu, dans un point presse ce vendredi, que l’intensité de l’épisode «exceptionnel» de canicule actuel dépasse celle d’août 2003. Et les suffocations ne vont pas tout de suite se tarir. Les températures ont certes amorcé leur décrue ce vendredi, dans l’ouest du pays, le long de la Manche et de la façade atlantique, mais la chaleur se poursuit dans le Nord-est. Des records sont même tombés à Strasbourg et Metz : les deux villes ont mesuré 40°C pour la première fois. Le Territoire de Belfort devient ainsi le seul département de France métropolitaine à ne jamais avoir atteint ce seuil.
Et le mercure restera encore «très élevé» ce week-end dans la majeure partie de l’Hexagone, de jour comme de nuit. La fournaise va même s’accentuer dans le Sud-est, notamment dans le Var et les Alpes-de-Haute Provence. Finalement, une baisse plus franche des températures devrait advenir dimanche : elles seront plus supportables, «mais toujours au-dessus des normales de saison», prévient l’institut météorologique.
2 000 places d’hébergement d’urgence supplémentaires pour l’accueil de sans abri
Les personnes sans domicile sont parmi les plus vulnérables face à la chaleur, contre laquelle ils peuvent encore plus difficilement lutter. Pour y faire face, l’exécutif va ouvrir 2000 places d’hébergement d’urgence supplémentaires pour les accueillir. Ce dispositif, «plus de 115 000 logements tous les jours en France, c’est 3 milliards d’euros, un poste budgétaire très important», est «renforcé quand il fait très froid ou très chaud», a rappelé le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou, aux côtés de sa collègue de la Santé, Stéphanie Rist, lors d’une visite dans un lieu d’hébergement à Paris.
Le plan blanc déclenché dans l’ensemble des établissements de santé d’Ile-de-France
Après les alarmes des professionnels de santé face à l’afflux de patients frappés par la chaleur, les autorités franciliennes réagissent : l’Agence régionale de Santé d’Ile-de-France vient d’annoncer le déclenchement du plan blanc dans l’ensemble des hôpitaux et établissements de santé de la région pour mobiliser le maximum de moyens. Le dispositif, s’ajoute au plan Orsan dont le niveau 3 a été déclenché nationalement par le Premier ministre.
Et pour cause : en Ile-de-France, «l’activité des urgences reste maîtrisée au niveau régional mais est très hétérogène d’un territoire à l’autre. Les passages augmentent par ailleurs fortement chez les moins de 2 ans (+ 13 % par rapport à la semaine dernière) et chez les plus de 75 ans (+ 47 %)», rapporte l’ARS dans son communiqué. A cela s’ajoute des problèmes techniques liés à la chaleur, comme des avaries dans les groupes de réfrégiration ou des coupures d’électricité. Les SAMU franciliens, quant à eux, ont enregistré une hausse de 61 % d’appels par rapport à la semaine dernière, et de 75 % par rapport à la même période en 2025.
50 départements toujours en vigilance rouge samedi, 35 en orange
Cinquante départements resteront en vigilance rouge samedi et 35 en vigilance orange canicule avec une rétrogradation prévue de la vigilance rouge vers l’orange pour 17 nouveaux départements dans la soirée de samedi, annonce Météo-France dans son dernier bulletin. Samedi matin, 11 départements allant de la Sarthe au Tarn vont basculer à 06 heures du rouge à l’orange et 17 autres, du Nord à la région parisienne notamment, suivront à 22 heures, précise l’institut météorologique.
Les mini-ventilateurs, solutions individuelles polluantes pour répondre à une crise collective.
Ils sont le symptôme de notre époque, qui n’a plus que des solutions individuelles de repli pour répondre à une crise collective qui demande des milliards d’investissements. Dans la rue, dans les transports, au travail, n’importe où il fait (trop) chaud, les mini-ventilateurs sont partout. Vendus entre 2 et 150 euros selon les fabricants, ils sont devenus l’emblème de nos suffocations caniculaires contre lesquelles le marché n’a qu’une solution individuelle, aberrante d’un point de vue environnemental et dont l’efficacité est mise en doute.
Canicule : plus aucun département en vigilance rouge lundi
La chaleur commence à refluer : il n’y a plus que deux départements en vigilance rouge ce dimanche, en Alsace. Mais son impact à retardement sur les organismes maintient les hôpitaux sous forte tension et fait craindre une forte surmortalité.
Après onze jours de canicule historique, seuls deux départements, le Haut et le Bas-Rhin, sont en vigilance rouge ce dimanche, avec une levée prévue pour 22 heures. Au pic de l’épisode, jeudi, 72 départements étaient au niveau d’alerte maximal.
La baisse des températures – qui pourront toutefois avoisiner voire dépasser les 30 °C à Paris et à Marseille – s’est accompagnée samedi soir de forts orages sur plusieurs régions. Ces risques orageux perdureront au moins jusque dans la nuit.
Depuis le début de l’épisode de canicule, le 18 juin, les secours ont réalisé «122 000 interventions » partout en France, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. L’effet à retardement de la chaleur sur les organismes maintient les hôpitaux sous forte tension et fait craindre une forte surmortalité : Santé Publique France constate déjà ce dimanche environ 1 000 décès de plus que la normale recensée depuis mercredi.
Retrouvez ici l’essentiel des informations de samedi sur cet épisode canicule historique.
Record historique au Danemark et en Pologne
La vague de chaleur se déplace bel et bien vers l’est de l’Europe. Car après l’Allemagne et la République Tchèque, c’est au tour du Danemark et de la Pologne de battre des records de chaleur. Le pays scandinave n’a jamais eu aussi chaud ce dimanche depuis la création des relevés météo, en 1874, avec une température montant jusqu’à 37 °C. Quant au pays d’Europe centrale, il a également battu un record absolu de chaleur ce dimanche, avec 40,5 °C, selon les services météorologiques.
’Allemagne a enregistré ce dimanche un nouveau record de température, selon des données provisoires du Service météorologique allemand (DWD). La station de mesure de Coschen, dans le Brandebourg, à la frontière polonaise, a signalé 41,7 °C dans l’après-midi, a déclaré le DWD à l’AFP, battant le précédent record qui datait de samedi de 41,5 °C. Le pays a également battu son record de température minimale dans la nuit de samedi à dimanche, avec 29,4 °C, contre 27,2 °C en août 2003.
Panne de climatisation à l'UGC des Halles
Malgré l’adoucissement des températures, les conséquences de cet épisode caniculaire se font encore sentir. Sur son site, l’UGC des Halles affirme subir une défaillance de sa climatisation, une situation qui pourrait durer plusieurs jours. «En raison de l’épisode caniculaire, le réseau de climatisation ‘’Fraîcheur de Paris’’ qui opère le réseau de froid urbain de la ville de Paris subit une défaillance électrique importante qui impacte UGC Les Halles», écrit le groupe audiovisuel, qui précise que «cette situation peut entraîner une température plus élevée qu’à l’habitude dans certaines de nos salles au cours des prochains jours».
Samedi, la directrice des relations institutionnelles de Fraîcheur de Paris, Clémence Penin, a affirmé que « toutes les machines commencent à arriver à la limite» de leurs capacité. Les fortes températures ont mis à rude épreuve les systèmes de climatisation et les réseaux urbains de froid, contraints de fonctionner en continu depuis plusieurs jours, alors qu’«aucun réseau n’est dimensionné à ce jour pour prendre une vague aussi longue et aussi forte dans la durée», a précisé Clémence Penin.
Fin de la vigilance rouge canicule confirmée pour lundi
Dans son bulletin actualisé à 16 heures, Météo France confirme la levée de la vigilance rouge canicule pour les deux derniers départements, le Haut et le Bas-Rhin. Résultat, plus aucun département ne sera concerné par le niveau de vigilance le plus élevé lundi, tandis que 38 demeureront en orange. Des températures minimales encore supérieures à 20 °C seront enregistrées sur le flanc est du pays, ainsi que dans le Languedoc, le Roussillon et la Corse. Les températures maximales atteindront entre 34 et 37 °C sur le Midi méditerranéen et la Corse, précise l’organisme météorologique. Jusqu’à 40 °C pourrait être enregistrés dans le Var. Le risque d’orage restera quant à lui élevé, en vigilance orange, sur un axe allant de l’Allier et du Cantal jusqu’au nord-est dans les Vosges et le Territoire de Belfort.
Des dizaines de millions de personnes affrontent un week-end de températures extrêmes en Europe tandis que la vague de chaleur meurtrière se déplace vers l’est. Plusieurs pays font état d’un bilan humain en hausse et les services de santé redoutent une saturation. Malgré un léger répit ce dimanche en Europe de l’Ouest, les météorologues allemands préviennent que de nouveaux records de température pourraient encore être battus ce week-end. Samedi le pays a battu un nouveau record, avec 41,5 °C enregistrés.
Boris Vallaud dénonce «l'obscénité» des attaques contre les écolos
«L’inversion de la réalité qui consiste dans certains médias à faire des écologistes les boucs émissaires du dérèglement climatique et de la canicule est obscène», cingle ce dimanche après-midi Boris Vallaud, le patron des députés socialistes, dans un message publié sur X accompagnant un article de Libération. A l’intérieur, nous racontons comment, à l’occasion de cette canicule historique, les écosystèmes de droite et d’extrême droite se sont livrés à une offensive contre les verts – en n’hésitant pas à raconter n’importe quoi – pour leur imputer les difficultés endurées par la population. Les écologistes, eux, se défendent en mettent en avant leurs propositions et leur bilan dans les mairies.
Avec plus de 41 °C mesurés au nord de Prague, la République tchèque en surchauffe
La République tchèque a enregistré ce dimanche un deuxième record de température en deux jours, avec 41,1 °C relevés à Doksany, au nord de Prague, a indiqué l’institut météorologique CHMI. «C’est la première fois que nous avons jamais enregistré une température de 41 degrés dans notre réseau officiel de stations météorologiques. Les températures continuent d’augmenter, donc il ne s’agit pas encore du pic définitif», a ajouté le CHMI sur X.
En Europe, plus de 1 300 morts imputables à la canicule, selon l'OMS
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé ce dimanche plus de 1 300 morts imputables à la canicule qui frappe l’Europe depuis une semaine. « Plus de 1 300 décès supplémentaires ont été enregistrés depuis le 21 juin en lien avec les températures élevées en Europe », a écrit sur X son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus. « À l’heure actuelle, 150 millions de personnes vivent sous une chaleur extrême, des centaines de personnes sont décédées, des écoles sont fermées et les réseaux électriques sont mis à rude épreuve», a-t-il ajouté.
Refuges climatiques, rénovations, végétalisation…
Les leviers d’action pour permettre à la population de mieux vivre les canicules existent et doivent être la priorité des politiques publiques, sous peine de connaître de fortes mortalités chaque année, insistent les associations environnementales et de solidarité.
A Toulouse, la fête après la victoire en Top 14 annulée à cause des orages
« La mairie de Toulouse, en accord avec le Stade toulousain, a pris la décision d’annuler les célébrations prévues en fin de journée au Capitole et sur la place après la victoire des Stadistes [samedi soir] en finale du Top 14. Cette décision a été prise en lien avec Météo France, qui a émis une vigilance orange pour risque d’orages violents en Haute-Garonne à partir du milieu d’après-midi et jusque dans la nuit », déclara la ville dans un communiqué cité par La Dépêche du Midi, afin «d’assurer la sécurité du public et des joueurs». La fête en honneur des coéquipiers d’Antoine Dupont devrait être reportée prochainement. Une large bande allant du sud-ouest au nord-est de la France est placée en vigilance orange par Météo France en raison du risque d’orages violents jusqu’à ce dimanche soir.
Dans les urgences de région parisienne l'activité commence à baisser
L’activité des services d’urgence de l’AP-HP, qui gère l’essentiel des hôpitaux de Paris et ses abords immédiats, a, pour la première fois de la canicule, enregistré une baisse des passages aux urgences, a-t-elle annoncé ce dimanche, alors que l’épisode de chaleur s’achève. «Avec plus de 2 650 passages recensés sur les dernières 24 heures, l’activité au sein des services d’urgences adultes de l’AP-HP est en baisse pour la première fois depuis le début de la canicule, avec une diminution de 10 % par rapport à hier (samedi)», a annoncé l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, dans un bilan quotidien.
«Elle reste toutefois supérieure de 8 % à celle enregistrée dimanche dernier», indique l’AP-HP. «L’activité des quatre SAMU de l’AP-HP enregistre également une première baisse de 9 % tout en restant à un niveau élevé», ajoute l’AP-HP, prévenant que ce recul «ne permet pas, à ce stade, de conclure à un retour à la normale».
Les températures retombent, mais les crises s’accumulent et la facture s’allonge.
Un comité d’alertes des finances publiques se réunira le mardi 7 juillet, a annoncé de dimanche midi David Amiel, le ministre de l’Action et des Comptes publics. Objectif : tirer le bilan de ce que les six premiers mois de l’année, et en particulier l’épisode caniculaire de la semaine passée, ont coûté au pays. Le tout dans un contexte où la Cour de comptes vient de tirer la sonnette d’alarme le 25 juin dernier, en soulignant que «tous les signaux sont au rouge.» «La Cour des comptes a cent fois raison, la situation est très préoccupante», considère David Amiel, insistant sur la nécessité de trouver un «budget de sauvegarde républicaine» et de «choisir à quoi on renonce.»
Une compétition de triathlon non officielle à Nice
A Nice (Alpes-Maritimes), une compétition de triathlon «Iron man» prévue ce dimanche a été annulée en raison des fortes chaleurs. «Compte tenu de la prolongation de vigilance orange canicule dans le département, dans le contexte d’un épisode de canicule de longue durée installé sur le territoire national, le préfet a pris la décision d’annuler les épreuves de l’Ironman 70.3 à Nice ce dimanche 28 juin», indique un communiqué de la préfecture des Alpes-Maritimes. Parmi les quelque 4 500 triathlètes qui s’étaient engagés sur l’épreuve, plusieurs ont appelé, sur les réseaux sociaux, à braver l’interdiction, en organisant une version non officielle. En réponse, la préfecture des Alpes-Maritimes a notamment indiqué que «toute infraction constatée à l’interdiction pourra être verbalisée», rapportent nos confrères de France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Jean-Philippe Tanguy détaille le « plan clim» brouillon du RN
Après avoir peiné, durant la canicule, à détailler un « plan clim» encore au stade du brouillon, le RN a peaufiné sa copie. Invité dimanche sur BFMTV, le député Jean-Philippe Tanguy donné davantage de détails sur cette stratégie en trois étapes. La première consisterait à climatiser «tous les établissements scolaires, les crèches, les hôpitaux et les Ehpad», pour un coût estimé entre 8 et 10 milliards d’euros ; avant, dans un éventuel « deuxième mandat », d’élargir ces aménagements à l’ensemble des bâtiments publics accueillant du public ou des fonctionnaires, pour un coût estimé entre 5 et 8 milliards. « Arbitré cette semaine» par Marine Le Pen et Jordan Bardella, un autre plan proposerait aux particuliers, sans condition de revenu, «une clim à 20 euros par mois » via un prêt dont «l’Etat prend en charge les intérêts». Interrogé sur le coût de ces politiques, le député de la Somme l’a jugé « pas très important» une fois rapporté aux économies permises par l’atténuation des effets des canicules.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, était en déplacement ce dimanche dans une caserne des pompiers de Paris, dans le XVIIe arrondissement. Il a annoncé que les interventions de secours aux personnes avaient augmenté de manière « extrêmement importante » (20 %) depuis le début de l’épisode caniculaire, le 18 juin. «Il y a eu, en cumulé, 122 000 interventions » partout en France, a-t-il précisé. Entre les 24 et 27 juin, au plus fort de la canicule, « on a pu arriver à des augmentations qui étaient de + 40 % en nombre d’interventions. Hier encore, c’est 32 % », a-t-il ajouté. Selon le ministre, l’annulation du festival Solidays à Paris a par exemple permis de « dégager 37 ambulances», pour leur permettre d’intervenir ailleurs.
De violents orages en Belgique causent la mort d'une personne
Après plusieurs jours de fortes chaleurs, avec des températures avoisinant les 40 °C localement, toute la Belgique a été balayée par de violents orages dans la nuit de samedi à dimanche. Selon les médias belges, un homme a été tué lorsqu’un arbre est tombé sur son véhicule à La Hulpe, une commune proche de Bruxelles. Objets arrachés, chaussées inondées, arbres déracinés… Les pompiers sont intervenus près d’une centaine de fois durant la nuit dans la capitale belge, « heureusement sans blessé», a affirmé son porte-parole Walter Derieuw. Ces intempéries ont provoqué l’évacuation samedi soir du festival Couleur Café, où Anderson. Paak et Danny Ocean devaient se produire. Un concert de Katy Perry a également été annulé dans un festival en Flandre.
Plus de 60 000 foyers sans électricité à travers la France à cause des orages
63 000 foyers français sont privés d’électricité ce dimanche, à cause des violents orages qui se sont abattus sur plusieurs régions samedi soir, a indiqué le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité Enedis. Ils se situent «principalement dans le Nord, l’Aisne, les Yvelines, l’Indre-et-Loire», indique un point de situation publié 7 heures. Ces orages font suite à une vague de canicule extrême «généralisée d’une intensité et d’une durée sans précédent», souligne Enedis, dont les équipes «sont à pied d’œuvre pour réaliser les opérations de réalimentation dans les meilleures conditions de sécurité».
Si l’épisode caniculaire actuel ne conduira «probablement pas la même surmortalité que 2003», selon la ministre de la Santé, il aura tout de même été lourd sur le plan sanitaire : Santé Publique France a annoncé dans un prébilan avoir constaté environ 1 000 décès de plus que la normale depuis mercredi. Et les services d’urgences sont ce dimanche sous l’eau, comme l’a constaté Libération, en tentant de joindre le chef des urgences du CHU de Rennes pour une interview. «Je ne peux vraiment pas retarder la prise d’appels pour répondre, même plus tard dans la journée», nous a répondu Louis Soulat, alors «en régulation». Idem du côté du SAMU de Paris, où «tout le monde est sur le pont», comme le laisse échapper le Pr Frédéric Adnet, lui aussi en régulation. La régulation a pour but d’apporter la réponse médicale la plus adaptée aux besoins des patients, en priorisant les cas et en orientant «vers la juste prestation médicale que requiert [leur] état», précise le ministère de la Santé.
Une journée à plus de 35 °C pour près de 200 millions d'Européens
Au moins 191 millions d’habitants en Europe, notamment en Allemagne, Pologne, Hongrie et en République tchèque, devraient encore connaître des températures supérieures à 35 °C à un moment de la journée ce dimanche, selon les calculs de l’AFP. Un chiffre en légère baisse par rapport à samedi. Au total, les températures maximales devraient dépasser 30 °C pour plus de 381 millions d’habitants en Europe (hors Turquie), contre plus de 400 millions la veille. Cette analyse, à partir des prévisions du service météorologique allemand et des projections de population en 2025 du Joint Research Center, rejoint les chiffres de l’ONG autrichienne Klimadashboard.