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Ressusciter Jules Ferry

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Ressusciter Jules Ferry

À la tête de l’Etat ils sont plus que tarés, entre les gamins qui ne savent pratiquement plus lire et écrire, ou il pousse à faire des enfants, le carburant qui s’envole merci « Total » vous nous prenez pour des débiles profonds. Attention 2027 arrive, vous allez le payer plus cher que vous le pensez. Vous investissez dans les armes pour le respect de nos « Traités » mais plus pour» La Culture et le Savoir »fleuron de la France. Puis durant ce laps de temps ont financent les pays en guerre, mais où va donc cet argent qui est celui des contribuables ? Réponse « « Le Mystère de la Chambre Jaune » Où est l’école d’antan ?

Education Classes pleines, postes en moins : les enseignants se mobilisent mardi en France. Le 31 mars, jusqu’à 30 % des professeurs du premier degré feront grève contre la suppression de près de 4 000 postes à la rentrée 2026, avec des écoles parfois fermées. Combien sa vent qui était Jules Ferry ? Pour les incultes ! Vous poussez les gens dans le fond des cuves où il n’y a plus de pétrole sauf pour Total bénéfices 10,3 milliards.

Vidons plutôt les poches de ces nantis et fournissons aux enfants le savoir dont ils ont un besoin vital, mais vous préférez les laisser grandir pour mieux les piller. Fournissez du carburant avec moins de taxes, les médecins, infirmières, taxis, transporteurs, etc. ne seront plus dans un désert de cactus, avec lesquels vous leur demandez de se torcher.

Moins d’élèves, mais toujours plus d’enfants dans les classes. En mars, les enseignants sont appelés à faire grève dans toute la France pour dénoncer un paradoxe qu’ils jugent intenable : alors que la démographie scolaire recule, le gouvernement prévoit de supprimer plus de 4 000 postes d’enseignants à la rentrée prochaine. À l’initiative d’une intersyndicale réunissant la FSU, l’Unsa, la CFDT, la CGT et SUD, cette journée de mobilisation s’inscrit dans une semaine d’actions organisée du 30 mars au 3 avril, avec l’objectif d’installer un rapport de force autour du budget 2026.

C’est bien là que se cristallise la colère. Lors d’une conférence de presse organisée lundi, les organisations syndicales ont dénoncé des « choix budgétaires » qui « tournent le dos aux besoins du service public d’éducation » et relèvent d’une « volonté manifeste de faire des économies », plutôt que d’un ajustement à la démographie. Sur le terrain, les syndicats anticipent une mobilisation significative avec « environ 30 % de grévistes dans le premier degré et des écoles parfois fermées », indique Aurélie Gagnier, Co secrétaire générale du Snuipp-FSU – premier syndicat du primaire – évoquant une mobilisation très disparate selon les départements et qui s’annonce bien suivie à Paris, en Gironde ou dans l’Aude.

19 % d’écoliers en moins d’ici 2034

Cette journée intervient après plusieurs semaines d’actions dans les écoles, collèges et lycées. « Ce sera une forme de débouché à toutes les mobilisations qui ont démarré dès janvier à l’échelle d’établissements, de départements ou des académies », souligne quant à elle Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU – premier syndicat du secondaire – qui s’attend à un mouvement particulièrement suivi dans les académies d’Aix-Marseille, Lille et en région parisienne.

Dans le détail, ces 4 018 suppressions se traduisent par 1 891 postes en moins dans le premier degré public et 1 365 dans le second degré public, le reste (762) concernant l’enseignement privé. Pour le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, ces ajustements répondent à une « chute démographique vertigineuse ». A la rentrée 2025, le nombre d’élèves a reculé de 1,7 %, soit 106 900 élèves de moins en un an, selon la direction des études statistiques du ministère de l’Education nationale. Une tendance appelée à se poursuivre. D’ici 2034, la France comptera 19 % d’écoliers en moins, estime l’Institut des politiques publiques.

« Une opportunité pour donner de l’air »

Pour les syndicats, cet argument ne passe pas. « La baisse démographique est utilisée comme un alibi, pour une réflexion assez mécanique, alors qu’elle devrait être une opportunité pour donner de l’air au service public », estime Morgane Verviers, secrétaire générale de l’Unsa Education (premier et second degré), qui y voit « un gisement pour faire des économies ».

Dans le second degré, les syndicats s’appuient sur des exemples concrets. Dans les collèges du Nord, 87 postes ont été supprimés. « C’est le niveau de suppressions le plus élevé depuis 2010, les années Sarkozy », affirme Sophie Vénétitay. Résultat : des classes plus chargées, avec en moyenne 24,2 élèves à la rentrée 2025, contre 23,7 en 2017. Et ce sont « les collèges les plus défavorisés qui ont perdu en proportion le plus de moyens ». Dans l’académie de Toulouse, le décalage est encore plus net. Entre 2017 et 2025, les effectifs ont augmenté de 5 293 élèves, accompagnés par la création de 259 postes. À la rentrée 2026, 84 postes doivent être retirés pour seulement 819 élèves en moins. Autrement dit, les postes sont supprimés plus de deux fois plus vite qu’ils n’ont été créés : un poste créé pour 20,4 élèves, un poste retiré pour 9,7 élèves en moins. Dans le Gard, les conséquences sont immédiates : un collège sur deux perd une classe à la rentrée.

« Rabougrissement de l’offre de formation »

Au-delà de ces exemples, les effets se voient déjà dans les établissements. Classes surchargées, remplacements toujours plus difficiles à assurer, multiplication des postes d’enseignants partagés entre plusieurs établissements. Moins de postes, c’est aussi moins de choix pour les élèves, qui se retrouvent avec moins d’options, moins de spécialités, moins de projets pédagogiques, jugent les syndicats. « Les suppressions d’emplois conduisent à un rabougrissement de l’offre de formation »

Dans le primaire, l’inquiétude monte. Les opérations de carte scolaire, ces décisions qui déterminent chaque année les ouvertures et fermetures de classes, devraient se traduire par « des milliers » de fermetures à la rentrée, après 2 400 l’an dernier et 2 200 l’année précédente. La baisse démographique devrait au contraire être un « levier de réussite majeur » avec moins d’élèves par classe, plus de suivi, des enseignants spécialisés pour accompagner les difficultés scolaires et comportementales. Où la drogue dans les écoles et la prolifération de toutes sortes de mafias dans toutes les classes de la société.

À présent les armes et les finances ont pris le pas sur le droit au savoir des jeunes enfants.

Le Panda

Patrick Juan

92 réflexions sur “Ressusciter Jules Ferry

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    L’économie française est-elle en train de basculer ? Si les chiffres officiels de la croissance affichent encore une résilience de façade, le moteur historique de notre PIB — la consommation des ménages — donne de sérieux signes de ratés. Entre une inflation qui s'enracine et des taux d'intérêt qui pèsent sur le crédit, l'arbitrage des Français devient radical : on ne se contente plus de changer de marque, on coupe dans les volumes. 

     

    Ce recul des ventes de détail n’est pas qu’une simple péripétie statistique : c’est souvent le premier domino de la récession. Lorsque le chariot se vide, les stocks s'accumulent et l'investissement des entreprises finit par s'effriter. 

     

    Pour l'épargnant, l'enjeu change de nature. La question n’est plus seulement de savoir comment battre l'inflation, mais comment protéger son portefeuille contre un ralentissement durable de l'activité. 

     

    La France n’est pas encore officiellement en récession, mais le climat de stagflation qui s’installe impose la prudence. Dans ce contexte, la sélectivité sur les valeurs cycliques et la qualité des bilans n'ont jamais été aussi cruciales. Le réveil de demain pourrait être plus difficile que prévu pour les marchés.

     

     

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    Immobilier de luxe : l’avenue Montaigne reste la rue la plus chère de Paris

     

    Le marché immobilier parisien confirme une nouvelle fois son extrême concentration sur quelques adresses prestigieuses.

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    La consommation des ménages français marque un nouveau repli en février, surprenant les analystes. Ce recul intervient dans un contexte de regain d’inflation et de prudence persistante des consommateurs.

    Les dépenses de consommation des ménages en biens ont reculé en février, confirmant une dynamique fragile de la demande intérieure. Selon les données récentes, la baisse s’établit autour de -0,1 % sur un mois, alors que les économistes anticipaient une progression d’environ +0,3 %, soulignant l’ampleur de la surprise. Ce repli fait suite à une contraction déjà marquée en janvier, traduisant un début d’année hésitant pour la consommation, moteur clé de l’économie française.

    Dans le détail, la baisse est notamment tirée par le recul des dépenses alimentaires, tandis que d’autres postes restent atones. Cette évolution s’inscrit dans une tendance plus large de consommation en dents de scie observée depuis plusieurs mois.

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    Inflation et prudence des ménages en toile de fond

    Ce repli intervient dans un environnement marqué par un retour de tensions inflationnistes. En février, les prix à la consommation ont progressé de +1,0 % sur un an et de +0,7 % sur un mois, après une baisse en janvier, ce qui pèse mécaniquement sur le pouvoir d’achat.

    Parallèlement, la confiance des ménages reste inférieure à sa moyenne de long terme, avec un indice à 91, traduisant une perception encore fragile de la situation économique.

    Les facteurs clés du recul

    • Repli des dépenses alimentaires, particulièrement sensibles aux prix
    • Fin des effets saisonniers favorables (soldes, promotions)
    • Hausse récente de l’inflation, notamment dans les services et l’alimentation
    • Climat d’incertitude économique incitant à l’épargne
    • Pouvoir d’achat encore sous pression malgré le ralentissement de l’inflation

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    Une reprise encore incertaine

    Malgré quelques signaux ponctuels d’amélioration en début d’année, la consommation peine à retrouver une trajectoire solide. La prudence des ménages, conjuguée à des prix en légère remontée, pourrait continuer de freiner la reprise dans les prochains mois. Dans ce contexte, la consommation demeure un maillon fragile de la croissance française en 2026.

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    L’or continue de jouer pleinement son rôle d’actif refuge dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les incertitudes monétaires et les anticipations sur les taux d’intérêt mondiaux.

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    Grève des enseignants, perquisitions à la mairie de Paris, Macron au Japon…

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    Le personnel de l’Education nationale en grève contre les suppressions de postes

    La baisse démographique invoquée par le gouvernement pour supprimer des postes ne convainc pas les profs. Entre 10 % (selon le ministère de l’Education nationale) et 30 % (selon les syndicats) des enseignants étaient en grève ce mardi, contre les fermetures de classes et pour la revalorisation des salaires. Au total, 4 000 suppressions de postes d’enseignants, public et privé confondus, sont attendues pour la rentrée 2026, dont 1 891 dans le premier degré public et 1 365 dans le second degré.

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    La mairie de Paris perquisitionnée dans le cadre d’une enquête du Parquet national financier

    La mairie de Paris a été perquisitionnée ce mardi dans le cadre d’une enquête ouverte pour des soupçons sur la légalité de l’attribution du marché public de la cérémonie de commémoration des 10 ans des attentats du 13 novembre 2015, selon une source proche du dossier, confirmant une information du Canard Enchaîné. Le Parquet national financier cherche à savoir si le marché public de cette cérémonie a été attribué dans le respect du droit à la société TRE Conseil.

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    Macron au Japon, le conflit au Moyen-Orient en toile de fond

    Emmanuel Macron est arrivé au Japon ce mardi pour une visite qui vise à renforcer les partenariats franco-japonais dans le nucléaire civil ou l’innovation technologique et spatiale, mais qui est aussi percutée par la guerre au Moyen-Orient. Les échanges économiques et politiques auront lieu mercredi. Le président s’entretiendra en particulier avec nouvelle Première ministre Sanae Takaichi, première femme à la tête de l’archipel et «la crise au Moyen-Orient sera au cœur de nos échanges», a confirmé la présidence française avant le voyage.

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    Le plan d’électrification finalement présenté la semaine prochaine

    La présentation du «grand plan d’électrification» par le gouvernement, qui vise à réduire la dépendance aux énergies fossiles dont les prix flambent en raison de la guerre au Moyen-Orient, est reportée. Attendue cette semaine, elle aura finalement lieu la prochaine, selon la ministre déléguée à l’Energie, Maud Bregeon, qui a évoqué mardi à l’Assemblée nationale «les travailleurs qui roulent beaucoup» et qui «doivent être les premiers ciblés par [des] réponses structurelles et par le plan d’électrification qu’on annoncera la semaine prochaine».

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    Neuf mineurs en garde à vue après la dégradation de la mairie de Fresnes

    Neuf adolescents ont été placés en garde à vue ce mardi dans le cadre de l’enquête sur les dégradations de la mairie de Fresnes (Val-de-Marne), commises vendredi soir, a indiqué le parquet de Créteil. Ils sont soupçonnés des «chefs de destruction par moyen dangereux en bande organisée, vol en bande organisée et dégradation du bien d’autrui aggravé par deux circonstances», détaille le ministère public. Dans la nuit de vendredi à samedi, à la veille de l’installation du nouveau maire LR, Christophe Carlier, les locaux de la mairie et de commerces voisins ont été dégradés par plusieurs personnes cagoulées.

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    Racisme 

    Saint-Denis : les pétainistes du Parti de la France veulent manifester sur le parvis de l’hôtel de ville

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    Une petite formation d’extrême droite nostalgique de Vichy appelle à manifester le 11 avril contre «la colonisation migratoire» à Saint-Denis, où le maire LFI Bally Bagayoko vient d’être élu. Dans une ville déjà secouée par une vague de fausses informations et d’attaques racistes, le rassemblement s’annonce comme un nouveau point de tension.

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    Il ne manquait plus qu’eux. A l’immense déferlement de racisme et de fausses informations qui s’abat depuis l’élection du nouveau maire de Saint-Denis, le LFI Bally Bagayoko, s’ajoute désormais l’annonce d’une manifestation d’extrême droite organisée sous ses fenêtres. Celle-ci doit se dérouler samedi 11 avril sur le parvis de la basilique de la sous-préfecture séquano-dionysienne, où est également sis l’hôtel de ville. A la manœuvre, le Parti de la France (PDF), petite formation radicale créée en 2009 par des déçus et des exclus du Front national, qui assume sa nostalgie pour Vichy, son antisémitisme et sa xénophobie. Le mouvement prétend ainsi lutter contre «la colonisation migratoire» dans la ville désormais dirigée par un élu du parti de Jean-Luc Mélenchon.

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    «Nous ne céderons pas un pouce du territoire national, malgré la colonisation migratoire organisée méthodiquement par l’ensemble de nos gouvernants depuis près de cinquante ans», clame le court texte d’annonce du rassemblement publié par le mouvement d’extrême droite sur les réseaux sociaux, via sa chaîne sur l’application chiffrée Telegram ainsi que sur son compte Facebook. Le tout est illustré par une image générée par IA de la basilique de Saint-Denis devant laquelle se presse une foule brandissant des drapeaux tricolores.

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    Le texte joint à l’appel à manifester explique qu’il s’agit d’un «rassemblement pour rappeler que Saint-Denis reste une ville française, qu’elle ne doit pas devenir le laboratoire de l’islamo-gauchisme et de l’anti-France», cette dernière expression était utilisée par l’extrême droite antisémite aux XIXe et XXe siècle pour désigner la communauté juive. Et reprise récemment à propos de LFI par la macroniste Aurore Berger, ministre déléguée à l’égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations qui n’a toujours pas eu un mot de soutien pour Bally Bagayoko. A l’inverse du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui s’est dit, lundi sur RTL, «choqué» et a apporté son «soutien» au maire, tout comme le Premier ministre mardi lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

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    Un flot qui n’est pas près de tarir. «J’ai prévu quelques invités pour certains sulfureux à vos yeux», précise par SMS à Libé Thomas Joly, le président du Parti de la France, qui dit «attendre leur réponse pour les annoncer» officiellement. Des cartons ont été envoyés à Yvan Benedetti, dirigeant des Nationalistes (ex-Œuvre française), au tenancier du site islamophobe Riposte laïque Pierre Cassen ou encore au leader néofasciste désormais conseiller municipal d’opposition à Segré-en-Anjou Bleu (Maine-et-Loire), Jean-Eudes Ganant. Des cadres du mouvement sont également annoncés, à l’image de Pierre-Nicolas Nups, qui a porté les couleurs du PDF aux élections législatives de juin 2024, dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle. Il avait alors fini devant le tribunal (il a été relaxé) pour ses affiches au graphisme évoquant l’Allemagne des années 1930 appelant à donner «un avenir aux enfants blancs». La reprise d’un slogan suprémaciste blanc.

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    «Torrent de haine»

    Sur Facebook, l’annonce du rassemblement a attiré quantité de commentaires peu amènes. Comme un certain Antonin qui se plaint que Saint-Denis «n’est plus une ville française comme de nombreuses autres villes. C’est un territoire occupé, colonisé et dont la population d’origine a été totalement remplacée. […] Notre combat à tous, c’est de nous rassembler entre blancs et de faire sécession avec cet état et le reste du pays». L’acrimonie domine aussi pour Odille qui dénonce : «Ça aurait été plus utile de vous mobiliser avant, pour éviter ce suffrage. Bande de nuls.» Ce fil héberge également quelques commentaires d’utilisateurs soutenant le maire de Saint-Denis : «bravo à ce maire qui reste digne malgré le torrent de haine qui se déverse sur lui», écrit l’un d’eux sous pseudonyme.

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    Il y a fort à parier que ce rassemblement d’extrême droite, si il est autorisé par la préfecture, ne regroupera pas autant de monde que la manifestation antiraciste organisée samedi 4 avril par Bally Bagayoko sur le parvis de son hôtel de ville après avoir subi une multitude d’attaques racistes depuis son élection. Sur CNews, l’édile avait fait l’objet d’une comparaison ignominieuse avec «un grand singe» et été présenté comme «un chef de tribu».

  • Or noir 

    Guerre au Moyen-Orient : les compagnies pétrolières engrangent plus de 80 millions d’euros de «surprofits» par jour dans l’UE, selon Greenpeace

    L’ONG dénonce, dans un rapport publié ce mercredi 1er avril, les marges considérablement élargies par les géants des énergies fossiles depuis le début des hostilités au Moyen-Orient. En France, ils amassent en moyenne 11,6 millions d’euros de plus par jour, par rapport à avant la guerre.

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    La guerre est une aubaine pour les compagnies pétrolières. Une étude commandée par Greenpeace affirme, ce mercredi 1er avril, que les géants des énergies fossiles réalisent plus de 80 millions d’euros de « surprofits» par jour depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, grâce à une augmentation de leurs marges. Pour le mois de mars, ces «surprofits» représenteraient environ 2,5 milliards d’euros

    Pour arriver à ce chiffre, l’ONG s’est penchée sur l’écart entre le prix du pétrole brut et le prix du carburant en station, entre janvier et février 2026 d’un côté, et les trois premières semaines de mars de l’autre. Or, d’après ces calculs, cette marge a augmenté. «Le rapport montre que l’augmentation des prix à la pompe est largement supérieure à celle des prix sous-jacents du pétrole brut», résume Greenpeace dans son communiqué mercredi. En d’autres termes, l’ensemble de l’industrie des énergies fossiles a vu ses profits exploser, et ce dans un contexte où des millions de personnes peinent à payer leurs factures d’énergie, fustige le collectif.

  • Fumées toxiques, marées noires, eau et sols contaminés : la lourde facture environnementale de la guerre au Moyen-Orient

    L’augmentation des marges est bien plus importante sur le diesel que sur l’essence. «Par rapport aux mois d’avant-guerre, les compagnies pétrolières ont réalisé un bénéfice quotidien excédentaire de 75,3 millions d’euros grâce à la vente de gazole pour voitures et camions. Les ventes d’essence ont contribué à hauteur de 6,1 millions d’euros par jour», assure le document.

    Parmi les pays où les marges ont le plus augmenté, on retrouve les Pays-Bas, la Suède, le Danemark, l’Autriche et l’Allemagne. Couplé aux volumes de vente, c’est en Allemagne que les «surprofits» sont les plus importants, à hauteur de 23,8 millions d’euros par jour, suivie de la France, avec 11,6 millions d’euros par jour. En revanche, en France, les marges sur l’essence ont légèrement baissé, de 3,4 centimes par litre. «Greenpeace France appelle les gouvernements européens à introduire des taxes permanentes supplémentaires sur les profits des entreprises pétrolières et gazières, dont le produit serait utilisé pour réduire les factures d’énergie et accélérer l’indépendance énergétique européenne grâce à la sobriété, à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables», ajoute l’ONG.

  • Précarité énergétique

    «Alors que des personnes meurent au Moyen-Orient et que des millions [d’habitants] en Europe ont du mal à faire face à l’augmentation des prix du carburant, les gouvernements laissent les compagnies pétrolières se remplir les poches. Si les gouvernements taxaient ces profits indécents, ils pourraient fournir deux millions de pass gratuits pour les transports en commun chaque mois ou 60 euros mensuels aux 40 millions de personnes qui souffrent de précarité énergétique dans l’Union européenne», suggère Sarah Roussel, chargée de campagne Climat et Energies fossiles à Greenpeace France.

  • Rationnement des carburants, télétravail… Face à la flambée du pétrole, l’Indonésie économise à tout va.

    La guerre au Moyen-Orient, déclenchée par l’offensive conjointe des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février, a fait grimper en flèche les cours du pétrole, avec une grande partie des exportations de brut des pays du Golfe bloquées en raison de la quasi-paralysie du détroit d’Ormuz et de nombreuses frappes sur les infrastructures énergétiques. La semaine dernière, le prix du litre de gazole a atteint un record depuis 1985 en moyenne hebdomadaire, dépassant les plus hauts niveaux atteints après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, selon des chiffres publiés par le gouvernement.

  • Prix des carburants : accusé de profiter de la guerre, Total Énergies maintient son plafond de 2 euros à la pompe

    Le géant pétrolier français doit annoncer ce mardi soir la prolongation du plafonnement des prix dans ses stations. Une manière aussi de déminer la polémique sur le milliard de dollars de profits que le groupe aurait réalisé selon le Financial Times en spéculant sur les achats de brut.

  • Total Énergies est-il un «superprofiteur de guerre» ? Pour répondre à la polémique qui monte, la major pétrolière française doit annoncer ce mardi soir qu’elle maintient le plafonnement du prix carburant à 1,99 euro le litre de Super sans plomb 95 et 2,09 euros le litre de Diesel dans ses 3300 stations, jusqu’au 7 avril, pour «protéger ses clients». Cette mesure avait été annoncée le 12 mars au moment où les cours du brut s’envolaient à plus de 100 dollars après le déclenchement de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. Alors que les stations concurrentes affichaient des prix à la pompe souvent supérieurs de 20 centimes, les automobilistes n’hésitaient pas à faire la queue chez Total ces dernières heures, anticipant la fin du plafonnement. Et de nombreuses stations de l’enseigne étaient en rupture d’approvisionnement mardi. La reconduction de cette mesure devrait rassurer les consommateurs sur la crainte d’une augmentation et limiter les risques de pénurie.

    Total Énergies, qui fait un bon coup de com sur le maintien du litre de Super à 2 euros, n’en reste pas moins l’un des grands gagnants de la flambée des cours des hydrocarbures depuis le début du conflit. Et la polémique qui monte à ce sujet risque de gêner aux entournures le PDG de la major pétrolière française, Patrick Pouyanné, surtout si la guerre s’éternise dans le golfe Persique. Tout est parti d’un article du Financial Times qui a révélé lundi que le groupe avait parié dès le début de la guerre sur une envolée durable des cours du pétrole brut et gagné plus de 1 milliard de dollars en seulement un mois, en se portant acquéreur d’importantes quantités qui devaient être livrées en mai.

  • Totsa, la filiale négoce de Total Énergies, a ainsi acheté début mars 70 cargaisons provenant des Emirats arabes unis et d’Oman – deux zones non affectées par le blocage du détroit d’Ormuz – représentant l’équivalent de 35 millions de barils. Soit le double de son volume d’achat du mois précédent. «Il s’agit potentiellement de la plus importante prise de position jamais réalisée dans l’histoire des marchés pétroliers », a expliqué au quotidien britannique Adi Imsirovic, maître de conférences en systèmes énergétiques à l’Université d’Oxford. Depuis, la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial a désorganisé le marché et raréfié certaines qualités de brut provoquant une envolée de 45 % des cours du baril de Brent qui valait plus de 118 dollars le 31 mars contre 75 dollars au début du mois.

  • TotalEnergies a donc parié sur une hausse rapide des prix en accumulant du pétrole physique avant que le marché ne réagisse pleinement à la crise. En achetant une grande partie des volumes disponibles sur ces qualités de brut expédiés depuis les ports du golfe d’Oman (Murban et Oman), le groupe s’est ainsi retrouvé en position dominante sur ce segment. Ce pari spéculatif a encore été amplifié par une décision de l’agence de pricing Platts, qui a exclu de son indice de référence les pétroles transitant par le détroit d’Ormuz. Résultat : seuls quelques types de brut, dont ceux achetés massivement par TotalEnergies, ont été pris en compte pour fixer les prix. Et le baril de référence Murban de Dubaï est passé d’environ 70 dollars avant la crise à près de 170 dollars quelques semaines plus tard. La filiale négoce du groupe aurait également utilisé des instruments financiers comme les contrats à terme, les options et les «swaps» (échange de contrats) pour amplifier ses gains et se protéger contre les risques. Un joli coup donc pour les traders de Total qui ont pu revendre leurs stocks à des niveaux bien supérieurs au prix d’achat initial.

  • D’autant que la multinationale française a été plus rapide que ses concurrentes anglo-saxonnes pour rafler les quantités de brut du Golfe disponibles sur le marché, devenant selon le Financial Times la principale bénéficiaire de cette opération au mois de mars avec plus d’un milliard de dollars de gains spéculatifs donc. Interrogé par Libération, TotalEnergies explique ce mardi que ces achats de brut sont destinés avant tout à «sécuriser ses approvisionnements, pour ses propres besoins comme pour ceux de ses clients», sachant «qu’environ 15 % de la production mondiale du groupe est à l’arrêt derrière le détroit d’Ormuz». Sans vouloir confirmer le montant des profits réalisés par Total sur ses achats de brut du golfe Persique au mois de mars, un porte-parole du groupe tenait juste à rappeler «que le trading entraîne également des pertes, en particulier dans des environnements aussi volatils». Et de conclure que «ces activités s’apprécient donc sur l’ensemble du portefeuille et sur la durée, et non au prisme d’une opération isolée».

  • «Des profits indécents»

    L’ONG 350.org, qui lutte « pour un monde libéré des énergies fossiles», juge au contraire que TotalEnergies a délibérément «stocké du pétrole en pleine période de tensions» pour réaliser «des profits indécents». «Il est obscène que des entreprises comme TotalEnergies tirent des profits colossaux de la guerre pendant que des vies sont brisées et que le monde s’enfonce dans une crise économique galopante », a commenté Fanny Petitbon, responsable France pour 350.org. L’ONG chiffre en tout à 100 milliards de dollars les profits engrangés par les majors mondiales depuis le début de la guerre contre l’Iran, grâce à l’envolée des cours du pétrole et du gaz.

    De son côté, la CGT énergies est montée au créneau le 30 mars pour réclamer «un plafonnement immédiat à 1,50 euro du litre de carburant» dans les stations du groupe, estimant que la direction « a fait le choix, comme toutes les majors, de spéculer sur les prix des carburants en saignant les travailleurs à la pompe ». Le syndicat qui demande «la transparence sur les profits de Total Énergies » en a profité pour demander «des augmentations à la hauteur de la richesse produite» par les salariés du groupe.

  • La hausse du nombre de médecins se confirme même si les «inégalités d’accès aux soins entre territoires se creusent»

    Le conseil de l’ordre constate une progression de 2% du nombre de praticiens sur un an et anticipe «à l’horizon de 2040, une hausse de l’ordre de 40%». Oui et avant cette date suposée combien de patients seront déécédés ?

  • La tendance à la hausse du nombre de médecins en activité régulière se confirme en 2026, avec une nette progression de 2% en un an au 1er janvier, selon les chiffres de l’observatoire de la démographie médicale publiés mardi 31 mars par l’ordre des médecins. Selon ces chiffres, il y avait 205 214 médecins en activité régulière (médecin en activité, sans les remplaçants et retraités actifs) au 1er janvier, soit près de 4 000 de plus qu’au 1er janvier 2025. Une telle hausse n’avait jamais été observée depuis 2010. Le nombre de médecins en activité régulière était alors de 200 045, avant de s’effriter plus ou moins régulièrement jusqu’à un plus bas en 2023, à 197 417.

  • La tendance va se poursuivre, d’après l’ordre des médecins. «A l’horizon de 2040, une hausse de l’ordre de 40% des médecins en activité fait désormais consensus», anticipe-t-il dans un communiqué. L’ordre rappelle toutefois que malgré cette embellie, «l’accès aux soins demeure une difficulté pleinement d’actualité, avec une majorité persistante des inégalités territoriales, affectant les soins primaires (médecine générale) et plus encore l’accès aux spécialistes médicaux et chirurgicaux».

  • Effets du numerus clausus

    «L’augmentation se poursuit et s’accélère» par rapport à celles déjà observées en 2024 et 2025, commente le docteur Jean-Marcel Mourgues, vice-président de l’ordre des médecins. «Ce n’est plus un frémissement, c’est une hausse légère, modérée», qui malheureusement «n’est pas suffisante pour modifier la perception des difficultés d’accès aux soins, tempère-t-il. Et ce d’autant plus que les inégalités d’accès aux soins entre territoires se creusent.» Il y a des départements où certaines spécialités, comme la dermatologie, sont désormais totalement absentes, note le médecin.

    La démographie médicale souffre depuis plusieurs années des effets du numerus clausus, une politique d’encadrement du nombre d’étudiants en médecine commencée dans les années 70 et qui a connu son pic dans les années 90, avec seulement 3 500 étudiants formés chaque année. Le quota a été desserré une première fois à partir de la fin des années 90 (atteignant 7 000 au tournant de la décennie 2010), puis supprimé sous Emmanuel Macron. Le nombre d’étudiants en deuxième année de médecine est aujourd’hui proche de 12 000.

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    Cancer : des chercheurs réaffirment le lien entre l’exposition aux pesticides et la maladie en cartographiant le Pérou

    Dans une étude publiée ce mercredi 1er avril par «Nature Health», des chercheurs ont identifié dans le pays d’Amérique latine des zones exposées à des pesticides non classés cancérogènes pour les comparer aux registres locaux de la pathologie.

  • Pesticides et cancers, voilà une relation discutée de plus en plus intensément dans le débat public ces dernières années, à coup de batailles législatives françaises et européennes, de lobbyisme, de manifestations d’agriculteurs, de cris d’alarmes d’associations, de médecins et scientifiques. Dans une expertise collective, actualisée en 2021, l’Inserm avait notamment confirmé la forte présomption d’un lien entre l’exposition à ces substances et le cancer de la prostate, le myélome multiple et les lymphomes non hodgkiniens. La recherche foisonne pour renforcer ces connaissances. Une étude publiée ce mercredi 1er avril dans Nature Health ajoute quelques pierres à l’édifice. En particulier méthodologiques : l’équipe franco-péruvienne, qui comprend des chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et de l’Institut Pasteur, a cartographié la dispersion, dans tout le Pérou, de pesticides utilisés entre 2014 et 2019. Leurs résultats réaffirment, selon eux, le lien entre une exposition à ces substances dans l’environnement et le risque de développer certains cancers.

  • Sur les 31 molécules étudiées dans ce travail, aucune n’est classée cancérogène. Et pourtant, leur méthode a permis d’identifier 436 «hotspots», avec une précision de 100 mètres par 100 mètres. C’est-à-dire des zones où se mêlent un risque d’exposition plus forte à des pesticides et celui de développer un cancer. Ce dernier y est en moyenne 2,5 fois plus élevé que dans le reste du pays – jusqu’à 9 fois plus pour les zones les plus affectées.

    Certes, cette recherche est centrée sur le Pérou, qui connaît une agriculture intensive et un impact particulièrement important des effets du changement climatique, qui semble augmenter les risques liés aux pesticides, en modifiant leur comportement dans l’environnement et leur utilisation par les agriculteurs. Mais Stéphane Bertani, directeur de recherche à l’IRD et auteur principal de cette étude, insiste : «Le problème est mondial, nos observations ne semblent pas uniquement valables sur ce territoire.»

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    Histoire et exposition des malades

    Il n’était pas question, dans cette étude, de relier avec précision l’effet de tel pesticide sur l’organisme et la survenue de tel cancer. Le biologiste revendique une approche plus «globale» : «Les études classiques mesurent le plus souvent l’impact d’une exposition à un pesticide à un moment donné. Mais dans la réalité, il n’y a jamais une substance unique utilisée dans un endroit, ce sont des mélanges qui se retrouvent dans l’environnement.» La première étape aura été d’identifier les pesticides les plus utilisés dans l’agriculture péruvienne – 31 donc. Puis, à partir de leurs propriétés, celles des territoires où ils sont utilisés, ajoutés à des paramètres climatiques (comme la pluie), de «créer un modèle pour prédire comment ces produits se dispersent dans l’environnement, s’y accumulent et se dégradent», poursuit-il.

  • Une fois la carte établie, l’équipe s’est penchée sur les données de l’INEN, l’institut péruvien tenant un registre de cancers. Soit celles de quelque 150 000 patients, diagnostiqués entre 2007 et 2020. De là, ils ont identifié les zones où les populations sont à la fois plus à risque d’être exposées aux pesticides et d’être affectées par des cancers.

    «En revanche, cette étude n’identifie pas de risque individuel», pointe l’épidémiologiste Luc Multigner, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) qui n’a pas participé à l’étude. Autrement dit, il n’y a pas d’informations sur les malades, qui permettraient de retracer leur histoire, leur exposition mais aussi les autres facteurs – tabac, alcool, l’alimentation… – et pourraient expliquer leur maladie. Impossible, donc, d’affirmer que tel malade l’est à cause des pesticides. «On a privilégié une approche statistique pour révéler un effet, même si nous n’avons pas contrôlé toutes les variables d’exposition au niveau individuel», comme le type précis de substances auxquelles chaque personne a été exposée, à quel niveau, sur quelle durée, reconnaît Stéphane Bertani.

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    Points clés

    En semaine 13 (du 23 au 29 mars 2026), l'activité des associations SOS Médecins est stable dans l’ensemble des classes d’âge par rapport à la semaine précédente.

    On observe une poursuite de la hausse des actes pour :

    • Crise d’asthme chez les 15 ans et plus (+22% soit +169 actes) à des niveaux supérieurs aux années précédentes
    • Bronchite chez les 15 ans et plus (+18% soit +423 actes) et chez les moins de 15 ans (+14% soit +139 actes)
    • Grippe/Syndrome grippal chez les 15 ans et plus (+11% soit +212 actes) et chez les moins de 15 ans (+9% soit +52 actes)
    • Pathologie des voies respiratoires hautes chez les 15 ans et plus (+11% soit +1 487 actes)

    Parmi les autres indicateurs, on retient également une hausse des actes pour :

    • Varicelle (+12% soit +73 actes) chez les moins de 15 ans
    • Fièvre isolée (+18% soit +44 actes), vomissements (+7% soit +22 actes), état dépressif (+7% soit + 20 actes) chez les 15 ans et plus
    • Coronavirus chez les 2-14 ans (+122% soit 22 actes) et les 15 ans et plus (+41% soit +50 actes)
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    «Approche initiale»

    Jusqu’à présent, la littérature scientifique s’est surtout penchée sur l’action mutagène des pesticides : ces substances semblent endommager l’ADN des cellules, ce qui va ensuite favoriser le développement de tumeurs. Le travail publié par Nature Health met en avant un autre mécanisme. En analysant des échantillons de foie de malades, il suggère la survenue de modifications biologiques qui rendraient l’organisme plus vulnérable à différents facteurs de risques de cancer (infections, inflammations…) et pourraient agir bien avant son apparition. Ce mode d’action devra être confirmé et généralisé dans de futurs travaux, souligne Stéphane Bertani.

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    A la lecture de cette étude, l’épidémiologiste Luc Multigner reste prudent : «On sait déjà que là où on utilise plus certains pesticides, surtout en milieu professionnel, les cas de cancers sont plus élevés», rappelle celui qui a participé à l’expertise collective de l’Inserm. Ce type d’études «est intéressant pour générer des hypothèses, pas pour les prouver ou les confirmer. C’est une approche initiale, il est difficile d’en tirer des conclusions sur un lien de causalité».

    Il convient tout de même de l’intérêt de ce travail d’un point de vue local et politique. C’est aussi l’argument de Stéphane Bertani. Au-delà d’améliorer la compréhension de la relation entre les pesticides et les cancers, «ce genre de cartographies peut permettre d’identifier des risques sur des zones très exposées, donc orienter des politiques de prévention et d’accompagnement des populations».

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    Rationnement, blocage des prix, baisse du prix des billets de train… Partout dans le monde, le prix des carburants flambe, obligeant de nombreux pays à faire preuve d’imagination pour atténuer les effets de cette hausse. En France, le SP95-E10, carburant le plus utilisé, a atteint 2 euros le litre.

    Dans un entretien au Telegraph, Donald Trump a réitéré sa menace de quitter l’Otan, alors que ses alliés sont pour le moment restés sourds à sa demande de sécuriser le détroit d’Ormuz. Il a aussi critiqué la France de ne pas s’être montrée coopérative en interdisant le survol de son territoire aux avions américains transportant des armes en Israël. «La France ne prend pas part à la guerre», lui a rétorqué Emmanuel Macron.

    Les Gardiens de la révolution iraniens ont menacé mardi de viser des entreprises américaines au Moyen-Orient en cas d’«assassinat» de tout nouveau responsable en Iran.

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    Plus de 1300 morts au Liban sous les frappes israéliennes, selon le dernier bilan

    Les frappes israéliennes au Liban ont tué 1 318 personnes depuis le début de la guerre entre le Hezbollah pro-iranien et Israël le 2 mars, a indiqué mercredi après-midi le ministère de la Santé libanais. Ce nouveau bilan fait état de 91 femmes, 125 enfants et 53 membres du personnel médical tués, et de 3 935 blessés. Mardi, le ministère avait recensé 1268 morts.

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    Puissantes explosions à Téhéran

    Téhéran a été secoué par de nouvelles puissantes explosions mercredi après-midi, selon un journaliste de l’AFP, au 33e jour de la guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l’Iran. Les détonations ont été entendues dans l’ouest de la capitale iranienne, déjà touchée en début de matinée par des bombardements.

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    Téhéran répond à Trump que le détroit restera fermé à ses «ennemis»

    Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, ont affirmé mercredi que le détroit stratégique d’Ormuz resterait fermé aux «ennemis» du pays, après que Donald Trump a déclaré qu’il n’envisagerait un cessez-le-feu avec l’Iran que s’il était rouvert. «La situation dans le détroit d’Ormuz est […] complètement sous le contrôle des forces navales des Gardiens, et ce détroit ne sera pas ouvert aux ennemis de cette nation malgré les gesticulations ridicules du président américain», ont-ils averti dans un communiqué relayé par la télévision d’Etat.

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    Trump dit qu'il n'envisagera un cessez-le-feu qu'une fois le détroit d'Ormuz ouvert

    On ne devrait plus s’en étonner. C’est une énième volte-face que vient d’effectuer Donald Trump dans un message publié sur Truth Social. Après avoir affirmé la nuit dernière qu’il voulait achever l’opération américaine d’ici quelques semaines, qu’importe la situation dans le détroit d’Ormuz, il a vraisemblablement changé d’avis. «Le président du nouveau régime iranien […] vient de demander un CESSEZ-LE-FEU aux Etats-Unis d’Amérique. Nous l’envisagerons quand le détroit d’Ormuz sera ouvert, libre et dégagé. Jusque-là, nous allons bombarder l’Iran jusqu’à l’anéantissement».

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    Face aux critiques de Donald Trump sur l’interdiction de survol du territoire français par des avions chargés de munitions vers Israël, Emmanuel Macron réplique. La France n’a «pas été consultée» sur le lancement de la guerre par les États-Unis et Israël contre l’Iran et n’y «prend pas part», a-t-il insisté depuis le Japon, dans une interview diffusée par la chaîne japonaise NHK. «Il n’y a rien de nouveau, c’est vrai depuis le premier jour, donc il ne faut pas s’en étonner.»

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    Les prix des carburants à la pompe flambent aussi aux Emirats

    Hausse de plus de 30 % pour l’essence ; 70 % pour le gazole : aux Emirats arabes unis aussi, les prix à la pompe flambent. Les prix dans cet important producteur d’hydrocarbures sont encore bas par rapport à l’Europe : ils s’établissent à 3,39 dirhams (0,80 euro) par litre d’essence et 4,69 dirhams (1,10 euro) par litre de gazole. D’autres pays de la région sont concernés : les montants du pétrole à la pompe ont progressé de 12,5 % au Koweït pour l’essence haut de gamme et de 7,9 % au Qatar pour l’essence ordinaire.

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    Témoignages 

    Crise des carburants : entre covoiturage, quête de véhicules électriques et renoncements, comment les Français font face

    Pas concernée par les mesures ciblées du gouvernement, une écrasante majorité de personnes subit de plein fouet l’explosion du prix de l’essence, conséquence de la guerre au Moyen-Orient.

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    Face à des mesures gouvernementales que beaucoup jugent insuffisantes, les Français s’organisent comme ils peuvent pour faire face à la flambée des prix du carburant. Certains renoncent à des loisirs, d’autres se tournent vers le covoiturage ou envisagent d’acheter une voiture électrique, quand plusieurs professions, telles les aides à domicile, les infirmières ou les agriculteurs, se débrouillent comme elles peuvent.

  • Témoignages nationaux et ceux qui suivent

    «Des sorties qu’on ne fait plus»

    Au Leclerc de Luçon (Vendée), vendredi 27 mars, le totem indicateur de prix du carburant affiche la douloureuse en rouge vif : 2,20 euros le litre pour le gazole, 1,93 euro pour les sans-plomb 95 et 98. «A la fin du mois, je ne peux plus faire le plein de ma voiture», fulmine Aurélie, responsable blanchisserie dans une maison de retraite venue renflouer son réservoir. La mère de famille perçoit 1 700 euros net de revenus mensuels. Avec ses horaires aléatoires, il lui est impossible de covoiturer pour préserver le budget du ménage, alors ce sont les dépenses «non essentielles» qui trinquent : ses enfants ont dû faire une croix sur les séances régulières au cinéma.

  • SUITE

    Idem pour Angélique, commerciale dans une enseigne de réparation et de revente de smartphones et ordinateurs. «Le week-end, on aime bien se balader en bord de mer à trente minutes de la maison avec les enfants et mon mari… ce sont des sorties qu’on ne fait plus.» Ce jour-là, à la pompe, en plus de rogner sur leurs loisirs, nombreux sont les automobilistes qui, depuis l’explosion des prix du carburant, racontent marcher plus, enfourcher un vélo ou encore se priver de rendez-vous médicaux pour limiter les allers-retours.

  • SUITE

    Le retour du covoiturage…

    Pour tenter d’alléger la facture de carburant, bon nombre d’automobilistes se tournent vers les solutions de covoiturage. Remplir la voiture individuelle, en partager les coûts. Depuis les premières frappes israélo-américaines en Iran, 50 000 nouveaux utilisateurs ont rejoint la plateforme numéro 1 du secteur, BlaBlaCar, qui compte déjà 20 millions de membres en France. Durant la troisième semaine de la guerre, les inscriptions côté conducteurs ont doublé par rapport au niveau d’avant-crise, a fait savoir le service de covoiturage à Libération. La quantité de trajets proposés sur son interface suit elle aussi une courbe ascendante, avec des pics de 15 % à 25 % de propositions supplémentaires selon les semaines.

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    L’application Karos, qui se concentre sur les trajets du quotidien, domicile-travail ou domicile-études en tête, confirme une «évolution évidente» : elle a enregistré une hausse d’inscriptions de 25 à 30 % depuis le 5 mars et de 30 % de trajets proposés. Une tendance notamment stimulée par des personnes souhaitant rejoindre «les sites industriels isolés» et les «centres hospitaliers», ou encore les «étudiants», explique la plateforme à Libé.

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    … et des véhicules électriques de plus en plus attrayants

    En mettant en lumière les risques de la dépendance aux énergies fossiles, la guerre en Iran stimule l’intérêt des automobilistes pour les véhicules électriques, plus économiques à l’usage et à la maintenance. Les ventes de véhicules 100 % électriques d’occasion ont ainsi bondi de 47 % en mars sur un an, selon le cabinet AAA Data. Un frémissement qui devra être confirmé durant les prochains mois. Depuis début mars, l’Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere) a également relevé que les recherches pour des voitures électriques ont bondi de 91 % sur le site spécialisé La Centrale, et de 43 % sur Leboncoin. En parallèle, la popularité des moteurs essence (-5 %) et diesel (-7 %) s’y effrite. Autre indice, le site je-roule-en-electrique.fr, vaste plateforme de documentation sur le sujet, a enregistré une hausse de fréquentation de 60 %, détaille l’Avere.

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    La tendance se confirme aussi en boutique : les concessionnaires automobiles ont souligné l’engouement des visiteurs pour leurs gammes électriques lors des traditionnelles journées portes ouvertes (JPO) de printemps. Mi-mars, Stellantis rapportait une augmentation de 45 % des commandes électriques par rapport aux JPO de janvier. «Le premier levier des ventes de voitures électriques, c’est le prix à la pompe», soulignait alors un porte-parole de la marque. C'est plus que normal !

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    Des «chèques cadeaux» pour certaines aides à domicile

    En France, 400 000 aides à domicile, dont la rémunération moyenne ne dépasse pas les 1 000 euros net par mois (chiffres de la Drees de 2022), parcourent des kilomètres pour accompagner au quotidien les personnes privées d’autonomie. Elles ne font pas partie des secteurs aidés par le gouvernement. «Ma voiture est indispensable à mon travail. Pourtant, les prix du carburant explosent… et mes indemnités kilométriques, elles, n’ont pas bougé !» explique l’une d’elles, Manuela Cabot Salar, à l’initiative d’une pétition pour réclamer de l’aide sur change.org. Ce ne sont pas des cadeaux pour les auxiliaires de vie et les aide-ménagères c’est une juste récompense de leur dévouement. Cela ne s’explique point avec des mots mais un regard et la valeur d’un sourire.

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    A Arvert (Charente-Maritime), Léa Loisel est gérante de «LZ A DOM», une agence «mandataire» qui gère les contrats d’une trentaine d’aides à domicile. Sous ce format, les particuliers sont les employeurs des travailleuses, qui ne bénéficient pas d’indemnité kilométrique. «Nos taux horaires sont gonflés de base pour prendre en compte les kilomètres entre les clients, mais ça ne suffit plus et on est les oubliées», explique la gérante. Léa Loisel compte bien augmenter les revenus des femmes qu’elle coordonne, mais cette compensation ne sera pas effective avant un mois, soit le délai minimum pour prévenir les clients de la hausse du prix de leurs prestations. Aussi, pour faire patienter les aides à domiciles avant une augmentation, la gérante envisage une distribution de «chèques cadeaux» à dépenser en grande surface, histoire d’atténuer le poids de leurs paniers de courses dans le budget «et montrer qu’elle agit».

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    Chez les infirmières libérales, on «se serre la ceinture»

    Céline (prénom modifié), infirmière libérale, peut parcourir jusqu’à des centaines de kilomètres chaque jour pour rejoindre ses patients à Pouilly-en-Auxois (Côte-d’Or) – commune de 1 500 habitants – et aux alentours. «L’une de mes collègues au cabinet a fait le calcul… c’est seulement une fois la moitié du mois de mars écoulé qu’on a fait rentrer de l’argent», déroule-t-elle. Un coup dur aggravé par le fait «que les frais kilométriques qui oscillent entre 0,35 euro du kilomètre et 0,50 euro remboursé par l’assurance maladie n’ont pas été revus depuis 2020», regrette-t-elle.

    Son cabinet a une patientèle importante, aussi elle et ses collègues limitent la casse en réduisant au maximum les trajets pendant leurs tournées. Céline explique : «On peut réduire les allers-retours, s’arranger sur certains horaires avec les patients qui comprennent, sauf que plusieurs d’entre eux ont besoin de soins à des horaires bien précis pour des raisons de santé, ça ce n’est pas ajustable.» Sans aides du gouvernement, comme plusieurs de ses collègues, elle «se serre la ceinture». Nous savons que ces personnes parlent vraie alors le respect du travail à ceux qui sauvent des vies juste un peu plus ou c'est la honte.

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    «Les agriculteurs savent s’adapter»

    Parmi les aides débloquées par le gouvernement pour faire passer la pilule de la flambée des prix du carburant, 14 millions d’euros doivent être dédiés aux agriculteurs, via une exonération du droit d’accise sur le gazole non routier utilisé dans les tracteurs. Soit une baisse de «4 centimes d’euro par litre», selon une estimation gouvernementale. Jérôme, éleveur laitier à Montaigu (Vendée), n’est pas concerné. Pour faire tourner les machines qui nourrissent la centaine de vaches laitière qu’il élève, le passionné utilise du fioul, et en consomme une dizaine de litres toutes les heures. «J’en ai commandé mille litres la semaine dernière et j’en ai eu pour 1 120 euros ; c’était 660 euros le mois dernier», regrette le trentenaire. Le scandale de Total refait surface lorsque l’on spécule cela mérite le fait d’exister ou des sanctions, tout comme le pactole des d’évidentes qu’amassent l’Etat sur le dos des personnes qui donnent tout pour maintenir l’équilibre de la France honte aux dirigeants de la France.

  • suite

    A part retarder sa prochaine commande en espérant que les prix baissent, Jérôme peine à identifier les leviers à activer pour économiser. Car «même si les agriculteurs savent s’adapter pour que produire coûte moins cher», ces derniers ne sont pas libres de décider des prix du litre de lait et restent contraints de s’adapter aux variations du marché. Autre gouffre financier pour Jérôme : les résidus d’huile de colza avec lesquels il nourrit ses vaches et dont la production nécessite beaucoup de pétrole. C’est simple, par rapport à ses commandes effectuées il y a deux mois, «c’est 100 euros de plus la tonne». Sur ce point, l’éleveur a peu de marge de manœuvre pour s’adapter. «Il faut bien nourrir les bêtes», dit celui qui attend de voir dans quelques jours s’il sera en mesure de se rémunérer ou non.

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    Retrait du drapeau de l’UE par des maires RN : un geste qui révèle la profonde hypocrisie du parti sur l’Europe.

    Pour la présidente du groupe Renew au Parlement européen, cette polémique démontre la volonté du parti d’extrême droite de quitter l’UE. Et son incapacité à assumer les plus hautes fonctions dans notre pays.

    Raisons essentielles pour lesquelles nous combattrons toujours le FN et LFI, mais dire à l'UE de nous rembourser "le trop percu de la france" c'est juste, mais pas en violant nos conceptions.

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    Le geste est spectaculaire et volontairement polémique. A Carcassonne, à Cagnes-sur-Mer, à Harnes et à Canohès, à peine élus, des édiles RN enlèvent des frontons de leur mairie le drapeau européen. Derrière ce coup d’éclat, la dénonciation de l’Union européenne, de sa politique, de son coût. Mais aussi, plus frontalement, la volonté de quitter cette UE, renvoyant à ce Frexit que le parti d’extrême droite n’assume plus publiquement, mais continue de défendre dans les faits.

    Depuis ce week-end, l’absurdité de ce geste a été rappelée. Les territoires ont un lien essentiel avec l’Europe, de nombreux fonds leur sont dédiés, tant pour le développement d’infrastructures, les politiques économiques ou agricoles, et celles sociales. Les mairies RN, comme toutes les autres, peuvent naturellement prétendre à ces fonds, et il sera éclairant de voir quel élu aura le courage de ses actes en y renonçant. Aucun, évidemment.

  • Mais le plus intéressant réside dans la riposte formulée par le RN à ces arguments : l’Europe nous prend davantage que ce nous recevons ! Preuve à l’appui, notre contribution nationale, dont le solde net est effectivement déficitaire entre versements et recettes. Mais l’analyse est au mieux incomplète et surtout profondément malhonnête : l’Europe n’est ni un guichet ni une banque. C’est un projet politique, des programmes, un marché unique. Et des études se sont penchées sur l’apport réel de l’Union européenne à l’économie française : elles l’estiment à quelque 124 milliards chaque année (1). Bien plus que ce que nous donnons via notre contribution nationale, même dans l’estimation la plus basse. Et bien sûr, au-delà de la simple économie, le projet européen s’impose de lui-même dans le contexte géopolitique qui est le nôtre aujourd’hui ; c’est un échelon essentiel de protection, d’influence et d’indépendance que seuls les souverainistes les plus dogmatiques feignent d’ignorer. Le RN sera toujours le FN et LFI Lextrême gauche en folie.

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    Alors, que révèle avant tout cette polémique ? La double marginalisation du RN.

     

    Une marginalisation idéologique. Le Rassemblement national refuse à l’Union européenne toute réalité pratique et essentielle dans la défense d’intérêts nationaux. Une évidence aussi, qui veut qu’à 27, nous avons la capacité de bien mieux résister à Trump ou à Poutine que seuls.

    Et une marginalisation politique, au sein même des institutions européennes. Car malgré son nombre considérable d’élus au Parlement européen, le RN ne pèse pas dans son propre groupe des mal nommés «Patriotes» ; il suit, au mieux, la ligne du Fidesz de Viktor Orbán ; il n’influence pas les politiques – même sur l’immigration, son obsession – comme le font d’autres formations d’extrême droite. C’est là une différence fondamentale entre le pragmatisme cynique de Giorgia Meloni, héritière revendiquée d’un fascisme italien fondamentalement nationaliste qui a compris ce qu’elle pouvait tirer de l’Europe, et les dirigeants du RN. Car quand le Parlement européen réunit dans ses votes la droite et l’extrême droite comme encore très récemment sur la directive «retours», cela n’est jamais à l’initiative de Jordan Bardella.

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    Cette double marginalisation doit nous alerter au-delà de la seule opposition politique au Rassemblement national. Elle démontre, par les faits, l’incapacité totale du parti extrémiste à assumer les plus hautes fonctions dans notre pays. Et ce que prouve finalement cette navrante affaire de drapeau, c’est leur rejet de l’Europe et leur profonde hypocrisie.

    (1) Chiffre issu de la moyenne de trois études (IFO 2018, Bertelsmann 2019 et DG ECFIN 2019), évaluant le gain du marché unique pour la France entre 82 et 200 milliards d’euros par an.

    Vous souhaitez publier une tribune dans Libération ? Pour connaître nos conseils et la marche à suivre, ainsi que l’adresse à laquelle nous envoyer vos propositions, rendez-vous dans la section «Proposer une tribune» en bas de cette page puis écrivez à patrickjuan685@gmail.com

  • La drogue retrouvée dans le sac de la députée Rima Hassan lui aurait été donnée à son insu

    L’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan a été placée en garde à vue pour “apologie du terrorisme” et une petite quantité de drogue de synthèse a alors été retrouvée dans son sac. Elle s’est justifiée sur ces produits stupéfiants. Elle n'a jamais du aller à l'école de Jules Ferry. Puis elle sera jugée en juillet 2026, bonnes Pâques en France 

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    Placée en garde à vue pour “apologie du terrorisme” ce jeudi 2 avril 2026, l’eurodéputée LFI Rima Hassan a aussi dû s’expliquer sur la petite quantité de drogue de synthèse retrouvée dans son sac.

    Selon franceinfo, qui cite une source proche du dossier, Rima Hassan s’est justifiée sur ces produits stupéfiants en expliquant qu’elle avait acheté du CBD à Bruxelles et c’est là que la drogue lui aurait été donnée à son insu. Non c'est prendre la suite à LFI bravo pour le tour de passe, mais cela prendra devant le tribunal ?

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    LFI vent debout

    L’eurodéputée était à l’origine convoquée suite à un post sur X (supprimé ensuite), faisant référence à Kōzō Okamoto, ancien membre de l’Armée rouge japonaise, reconnu responsable du massacre de 26 passagers à l’aéroport international Ben-Gourion en Israël. Une convocation dans le cadre d’une enquête initiée par le pôle national de lutte contre la haine en ligne.

    Plusieurs personnalités politiques et élus LFI ont dénoncé le placement en garde à vue de Rima Hassan, et notamment Jean-Luc Mélenchon. Dans un post X, le leader insoumis a évoqué une “police politique”, déplorant qu’il n’y ait “donc plus d’immunité parlementaire en France”. Mais elle nous prend pour des tarés ? Mme mais allez vivre en Palestine, vous pensez avoir votre place avec deux autres collégues du LFI des drogués aussi ?

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    Mathilde Panot, cheffe de file des députés LFI, s’est elle aussi indignée du placement en garde à vue de Rima Hassan : “Dans la France de Macron, la criminalisation des opposants politiques passe encore un cap. Cet acharnement bafouant les libertés les plus fondamentales doit immédiatement cesser !” Mme la majorité des Français se pose la question " Comment avez-vous fait avec la vulgarité de vos propos pour être "Elue" ? Pauvre France Qui sont vos électeurs ?

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    Rima Hassan placée en garde à vue par la police malgré son immunité parlementaire pour un simple retweet.

    Dans la France de Macron, la criminalisation des opposants politiques passe encore un cap.

    Cet acharnement bafouant les libertés les plus fondamentales doit immédiatement…

    — Mathilde Panot (@MathildePanot) April 2, 2026 ]]> Mme vous ni personne n'êtes à l'abri des Lois de la République. Simple à comprendre la République de la France c'est le peuple et pas votre parti CQFD

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    reactions qui suivent merci

    Plus de 30 commentaires style "Je suis partout"/ "Fantomas à la chasse"/ "C'est comme si j'y étais". Jouer les justiciers épidermiques….est jouissif pour les téléspectateurs de CNews, BfmTv.

  • REACTION

    Jeune avec du sens

     

    Père truc muche, si on regarde les consommations d'alcool, leur nombre de cancers, les agressions et les accidents que ça induit, on comprend effectivement pourquoi on en est là depuis plusieurs siècles…ça fait simplement rentrer des taxes que le gouvernement dilapide…

  • REACTION

    Je dirais même à l'insu de son plein gré.

  • REACTION

    Sarko, Marine et Retailleau vont ils appeler à un rassemblement au Trocadéro ? Après tout, Mélenchon avait bien apporté son soutien à MLP contre les juges ! Un visionnaire !

  • REACTION

    Il faut la d'émettre de son mandat européen et l'envoyer en prison cela sera d'utilité publique.

  • REACTION

    Une élue LFI jugée comme délinquante ? Décidément ça fait beaucoup de points communs avec le RN… Espérons qu'elle ne tombe pas sur des juges de gauche qui la condamneraient trop sévèrement !

  • REACTION

    Non Rima, trouvez autre chose, soyez inventive. Cette excuse "à l'insu de mon plein gré" a déjà été utilisée dans les années 2000.

  • REACTION

    Dis ! tonton Mélenchon. Pourquoi tu tousses ?

  • REACTION

    C'est pas de sa faute, c'est de la calomnie, qui a inventé ces histoires pour lui nuire… Et c'est qui qui a mis la drogue dans son sac ?? Vous allez loin, laissez la tranquille, mince ce petit ange sans défense…

  • REACTION

    Ces politiques ont tous un point commun : l'hypocritie ! Celle-ci en plus ,n'a rien a faire sur le territoire ou elle n'apporte qu'agitation , discrimination et dénigrement du pays !

  • REACTION

    Quand demanderons t-ils des CASIERS JUDICIAIRES et une ENQUËTE DE VOISINAGE pour les candidats aux élections , du Maire au Président de la République !

  • REACTION DOUBLE

    Bien sûr c'est Boyard qui lui a mis dans le sac.

    Depuis le temps qu’elle cherche, elle a enfin trouvé…. Ce n’est pas quelqu’un de respectable cest quelqu’un qui respect rien. Un peu de justice ne peut pas lui faire de mal.

  • REACTION AVEC FAUTE

    Melanchon qui défend l'immunité parlementaire pour un fait de droit commun ,(détention de produits stupéfiants)…. l'égalité de tous devant la loi Mr Melanchon.

  • REACTION

    La pauvre elle est tombée dans la Panot !!!

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    Elle est belle la politique française.Quelle honte.Et ces personnes ont l'immunité politique.Pauvre France.

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    On a déjà entendu çà non , c'était dans l'affaire Festina en 1998 "on nous aurait menti" . Enfin qui peut être étonner , et dire qu'il y a encore des français pour voter pour cette clique.

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    A son insu, oui bien sur. C'est toujours de la faute des autres. ça commence à faire beaucoup chez LFI…

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    C'est Virenque qui l'a approvisionnée ?

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