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Enseignants, Elèves, Parents

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Enseignants, Elèves, Parents

Être et avoir envie d’assumer à tous les niveaux, tout ce que nous aimions se meurt

Rémunération peu attractive, pas de reconnaissance, conditions de travail très difficiles.

A l’occasion de la rentrée l’éducation nationale peine à recruter, les causes du désintérêt pour le « plus beau métier du monde ».

Même marasme dans le cadre de la Santé, de la sécurité, mais en 1er du pouvoir d’achat.

Sommes-nous en 2024 dans l’obligations de revenir au moyen-âge ?

Combler les lacunes de l’Etat pour simplement se respecter et vivre ou survivre dans une société de plus en plus attirée que par l’appât du gain ?

Les souvenirs se confondent à fortiori entre les odeurs de nos crayons de couleurs, de nos écoles, nos instituteurs, des praticiens de famille, des aides qui étaient justifiées, des profiteurs du délabrement de notre société qui s’enrichissent entre immigrations, drogues, et la sécurité qui ne peut se comparer à leurs fortunes.

La crédulité du souvenir ou tout cela n’existait pas, demeure pour certains des contes à la Prévert.

Parents, rassurez-vous, tout va bien. Sur le papier « La rentrée a été préparée », martèle le ministre de l’Education nationale où 12 millions d’élèves reprennent le chemin de l’école lundi.

Attal assure qu’il y aura bien « un professeur devant chaque élève ».

L’annonce Macron a tout de la fausse promesse.

Il manque des profs, d’autres personnels scolaires à la rentrée, préviennent les syndicats.

Ce qui n’augure rien de bon pour le reste de l’année. L’éducation nationale peine à recruter des enseignants titulaires.

Cet hiver, face au manque de candidats, les délais d’inscription aux concours ont été rallongés. 3100 postes n’ont été pourvus.

Mieux que l’an dernier, se réjouit le ministre qui rappelle les 4000 postes vacants de 2022.

La pénurie s’explique par la réforme de formation. Concours, à la fin du master 2 au lieu du master 1, avaient réduit le vivier de candidats.

Cette fois, pas d’excuse, pourtant il manque toujours des profs. « La crise de recruter persiste depuis plus d’une dizaine d’années touche à la fois le premier degré, sur des logiques académiques, des territoires très déficitaires, le second degré avec des disciplines plus concernées que d’autres, pointe Pierre Périer, sociologue et professeur de sciences de l’éducation à l’université.

C’est désormais une crise plus structurelle que conjoncturelle qui porte sur le métier même d’enseignant.

Chute des salaires

Terminé l’image de plus beau métier du monde ? Les raisons du désamour logiques, à y regarder. D’abord question salaires, « centrale parce que le problème est particulièrement saillant en France un fort déclassement par rapport à d’autres pays de l’OCDE ».

En 1980, un enseignant débutant gagnait 2,3 fois le smic, contre 1,2 en 2022. Cette vertigineuse chute des salaires est liée au fait que le point d’indice, la valeur de base sur laquelle sont calculés les salaires des fonctionnaires, n’est plus indexé sur l’inflation depuis quarante ans a même été gelé quasi systématiquement pendant plus de dix ans.

Macron, qui fait de l’éducation son « domaine réservé », avait promis lors de la campagne présidentielle de l’entre-deux tours une augmentation de 10% pour tous les enseignants.

La moyenne en réalité à 5,5%, avec des milieux et fins de carrière moins cajolés que les autres : 95 euros net par mois après quatorze ans d’ancienneté contre 189 euros avec deux à quatre ans d’ancienneté.

Après 2000 euros net à leurs débuts, les profs attendent 22 ans de carrière pour toucher un peu plus de 2mille 500 euros nets. Pour afficher des hausses plus séduisantes, Attal ajoute   la revalorisation de 1,5% du point d’indice de tous les agents de la fonction publique, ce qui lui permet d’annoncer des augmentations entre 125 et 250 euros.

Réalité, l’inflation prise en compte, ces revalorisations ne compenseront même pas les pertes de pouvoir d’achat de 70% des enseignants du secondaire, estime le collectif Nos Services publics, dans une étude publiée.

L’évolution de carrière des professeurs revient ainsi à « monter un escalator qui descend », illustre le collectif.

On est loin du « choc d’attractivité » promis par le Président.

« Les étudiants vont vite se rendre compte que les salaires ne sont pas au niveau. On dit que les jeunes se projettent sur cinq à dix ans, beaucoup envisagent une carrière sur le long terme avec une garantie de l’emploi et un salaire qu’ils souhaitent voir augmenter régulièrement, ce qui ne correspond plus au métier envisagé par le ministère.

Les classes les plus chargées de l’UE

Bac+5 pour passer le concours, au lieu d’un bac+3 avant 2010, les étudiants y réfléchissent à deux fois.

« Ça a un impact parce que plus on avance dans les études, moins on a d’étudiants et donc moins de candidats aux concours.

A côté, les autres diplômés de même niveau ont des propositions de salaires plus intéressantes tout comme les enseignants d’autres pays européens à travail égal. »

Fidèle à sa vision passéiste de l’éducation, le Président a proposé, ce 1er septembre, un retour à une formation des enseignants après le bac « comme avec les Ecoles normales » qui formaient les instituteurs à partir du XIXe siècle. Sans bagage universitaire.

 

La question des salaires est essentielle, mais elle va de pair avec les conditions d’exercice du métier qui peuvent être particulièrement difficiles dès les premières années.

En fonction des vœux formulés et des points de barème liés à leur place au concours et à leur situation personnelle. Les nouveaux profs sont affectés dans n’importe quelle école de leur académie, les enseignants du second degré peuvent être envoyés n’importe où en France, en particulier dans les académies réputées les plus difficiles.

Il y a de quoi être découragé quand on sait que son futur lycée sera à l’autre bout de la France et qu’il faudra des années pour parvenir à bouger ensuite.

« Beaucoup d’enseignants sont attachés à ce système qui garantit d’avoir des enseignants qualifiés et bien formés sur tout le territoire. Beau projet mais cela peut rebuter plus d’un candidat, encore plus avec un niveau d’étude élevé qui multiplie les chances d’être en phase d’installation familiale. » Sans compter tous les frais de transport et d’hébergement qui grèvent un budget et qui ne sont que très partiellement, voire pas du tout pris en charge.

A Paris, les indemnités logements sont dérisoires par rapport au surcoût que cela représente.

Il y a aussi le travail en lui-même, intense. D’abord l’épreuve tant redoutée de la gestion de classe, un métier à part entière auquel les néo titulaires toujours très mal préparés.

Il y a un paquet de jeunes face à eux. La France a les classes les plus chargées de l’Union européenne avec 26 élèves au collège, moins de 21 dans tous les autres pays.

Tout le travail en dehors de la classe.

Cours et devoirs à préparer, copies à corriger, réunions, liens avec les parents, travail administratif, adaptation aux besoins particuliers des élèves.

50% des enseignants déclarent travailler 43 heures par semaine et bosser au moins 34 jours sur leurs 16 semaines de congé, selon une étude de la Depp.

« Les enquêtes réalisées auprès d’étudiants en licence qui font des stages en établissement scolaire montrent qu’ils sont surpris, et fatigués, par la quantité de travail à faire après les cours, le soir, le week-end et pendant les vacances.

Cette charge de travail est anticipée, elle ne l’est pas à la hauteur de ce qu’elle représente.

« Des profs, moins qualifiés »

Les profs souffrent d’un sacré manque de reconnaissance. Ils sont nombreux à manquer de soutien et de valorisation de l’institution. Le silence de l’éducation nationale face aux violences subies de la part d’élèves ou de parents.

Gare à celui ou celle qui ose émettre la moindre critique au risque de le payer fort dans son évolution de carrière.

Les enseignants se sentent de plus en plus considérés comme de simples exécutants qui doivent appliquer sans sourciller les réformes en cascade et les injonctions des ministres qui se succèdent.

« Ils se sentent dépossédés d’autonomie dont ils ont besoin au regard de la diversité des élèves. Cela ne correspond pas à la hauteur de leur qualification.

A cela s’ajoute un « prof bashing » constant sur ces « feignasses » qui auraient trop de vacances, remâcheraient bêtement leurs cours et multiplieraient les arrêts maladie.

« Ça fait longtemps que la profession n’est plus valorisée ni glorifiée.

L’intérêt politique à utiliser la défiance de la population envers les enseignants pour éviter qu’elle soutienne ses revendications salariales remonte déjà aux années 2000.

Exactement la logique du « pacte » mis en place à la rentrée.

Pour gagner plus, le gouvernement demande aux profs de travailler plus, en s’engageant sur toute l’année scolaire à remplir de nouvelles missions, à condition d’assurer en priorité les remplacements de courte durée.

S’ils refusent, cela leur retombera forcément dessus dans l’opinion publique. Comme s’ils étaient responsables du manque de personnel.

L’image du métier est sacrément ternie et cela dans un système éducatif français considéré en perte de vitesse, comme le rappelle tous les trois ans l’étude de l’OCDE Pisa qui compare les performances des élèves dans 80 pays.

Les enseignants peuvent avoir le sentiment d’être les agents d’un système peu performant et de plus en plus inégalitaire. Ce qui n’invite pas à embrasser la carrière.

Pourtant, il va y avoir des besoins. La baisse démographique, les effectifs du primaire depuis 2016, arrivera aussi plus fortement dans le secondaire d’ici trois ans.

La France devra tout de même recruter près de 330 mille enseignants d’ici à 2030, surtout pour compenser les départs en retraite selon la direction des statistiques du ministère du Travail.

La Dares table sur 265 mille jeunes enseignants qui débuteraient dans le métier avec 68 mille postes non pourvus. S’ils représentent une faible proportion des enseignants, 1% des effectifs dans le primaire et 8% dans le secondaire, l’embauche des contractuels se multiplie et a toutes les chances de se généraliser.

« Il y a déjà eu des crises de recrutement mais elles étaient jalonnées de plans de titularisation. Ce qui change aujourd’hui, c’est cette volonté de modifier le modèle de professionnalité enseignante en recrutant dans l’urgence des contractuels moins formés plus précaires qui restent contractuels.

Le risque est grand de voir deux corps enseignants cohabiter. Preuve en est cette rentrée, avec la reconduction de plus de 90% des contractuels.

« A l’avenir, on trouvera peut-être toujours des profs, des profs moins qualifiés, intégrés, qui pourront quitter leur établissement ou changer plus vite de métier.

On peut toujours trouver des gens pour s’occuper des jeunes, mais pour enseigner et prendre en charge efficacement leur émancipation, c’est autre chose.

Cela à tous les stades, ou déduction nos dirigeants sont-ils tous plus ou moins devenu des Tartarin de Tarascon ?

élus ou nommés assumez vos responsabilités jamais la France n’oubliera les séquelles et les sillons que vous creusez avec autant de différences.

Sans le partage du savoir personne n’est rien à quoi sert donc le droit au savoir de la Laïcité sur les fondations d’une République qui s’écroule, car tenue par des armatures en sable.

Phébus et Borée se chargeront de vous balayer, les anciens ne pouvant plus du tout se faire entendre.

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Le Panda

Patrick Juan

Le Panda

23 réflexions sur “Enseignants, Elèves, Parents

  • REPAS SAUTÉS, ACTES MÉDICAUX INACCESSIBLES…

    LA PRÉCARITÉ GAGNE DU TERRAIN EN FRANCE

  • D'après le dernier baromètre de la pauvreté et de la précarité réalisé par Ipsos et le Secours Populaire, la situation des Français continue de se dégrader en 2023.

    Les conséquences de l'inflation persistante sont bien réelles pour les Français.

    Sur ce plan, le 17ème baromètre de la pauvreté et de la précarité réalisé conjointement par Ipsos et le Secours populaire montre que la situation continue d'empirer en 2023 après une année 2022 déjà difficile.

    Près de 1.000 personnes constituant un échantillon représentatif de la population âgée de 16 ans et plus ont été interrogées en juin dernier et plus de la moitié déclare ne pas parvenir à mettre de l'argent de côté, 18% vivant même à découvert (+3 points sur un an).

  • Ces difficultés financières ont des répercussions concrètes sur la gestion des dépenses courantes.

    Près d'une personne interrogée sur deux (45%) est dans l'incapacité, absolue ou partielle, de payer certains actes médicaux, soit une hausse de 6 points en un an.

  • Des factures d'électricité et de chauffage trop élevées

    Une proportion à peu près similaire, avec une augmentation annuelle qui l'est également, disent ne pas pouvoir consommer des fruits et légumes frais tous les jours. Plus d'un Français sur trois reconnaît même devoir sauter des repas, certains le faisant pour permettre à leurs enfants de manger.

    En tête des aliments les plus touchés par ce phénomène de privation, on retrouve la viande, dont près de trois quarts des personnes interrogées sont contraintes de se passer occasionnellement ou régulièrement.

  • L'énergie est l'autre poste qui nourrit l'inflation depuis de long mois.

    Et là aussi avec des conséquences visibles pour les Français puisque 45% de la population juge les factures d'électricité et de chauffage trop élevées, soit 20 points de plus qu'en 2020, avant la flambée des prix.

    En cette période de rentrée, les différents frais liés aux fournitures scolaires, à la cantine ou encore aux vêtements sont difficiles à intégrés au budget pour 46% des Français, une proportion en hausse de 4 points sur un an.

  • ALIMENTATION, SERVICES…

    POURQUOI LES PRIX NE RETROUVERONT PAS LEUR NIVEAU DE 2020?

  • Le ralentissement de l'inflation devrait se poursuivre dans les prochains mois, notamment dans l'alimentaire.

    En clair, les prix devraient augmenter moins vite, sans baisser pour autant en moyenne.

    Les économistes entrevoient le bout du tunnel. Malgré un rebond de l'inflation en août à 4,8% sur un an, après 4,3% en juillet, la détente sur les prix devrait se poursuivre dans les prochains mois.

    On reviendra à une inflation plus normale au premier semestre 2024, prédit Sylvain Bersinger, économiste au cabinet Asterès.

  • Pour lui, la remontée de l'indice des prix le mois dernier, exclusivement liée à une hausse ponctuelle des prix de l'énergie, n'est en rien préoccupante.

    Sachant que, dans le même temps, les prix sortis d'usine ont continué de fléchir, et que le ralentissement de l'inflation des autres grands postes de dépenses des ménages s'est confirmé. Particulièrement scrutée par les consommateurs, l'augmentation des prix des produits alimentaires a ainsi perdu en intensité pour le cinquième mois consécutif en août (+11,1% sur un an, après +12,7%), dans le sillage de la baisse des prix des matières premières.

  • Autant d'indices qui font dire à Sylvain Bersinger que la désinflation est encore dans les tuyaux.

    Ce que confirment les prévisions de la Banque de France qui table pour l'an prochain sur une inflation légèrement supérieure à la cible de la BCE des 2% en moyenne annuelle.

    La déflation, soit la baisse généralisée des prix et non pas seulement un ralentissement de la hausse, n'est en revanche pas d'actualité: Je ne crois pas à la déflation parce que les salaires vont continuer d'augmenter en 2024, donc les coûts des entreprises vont eux-mêmes continuer de progresser, souligne Sylvain Bersinger.

  • Dit autrement, si l'inflation va bien décélérer, les prix à la consommation ne retrouveront pas leur niveau de 2020.

    Et ce à cause de l’effet de cliquet.

    En fait, quand les coûts des matières premières augmentent, cela génère une hausse des revenus, comme les salaires.

    Mais lorsque les coûts diminuent, les revenus ne baissent pas autant. Par exemple, le Smic, qui est indexé sur l’inflation, ne va pas baisser si l’inflation diminue.

    C’est pareil avec les indices de la fonction publique ou les loyers, détaillait il y a quelques mois auprès de Ouest-France Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévision de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

  • Le retour en arrière est plus qu'improbable.

    Mais certains produits spécifiques pourraient tout de même voir leurs prix baisser dans les prochains mois.

    A commencer par ceux qui sont les plus sensibles à l'évolution des coûts des matières premières, dans l'agroalimentaire notamment.

    Les 75 plus gros industriels se sont d'ailleurs engagés fin août à répercuter rapidement le recul des prix de certaines matières premières.

    Au total, les prix de 5000 références ne vont plus augmenter, voire vont baisser prochainement de 5 à 15%, a fait savoir le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

  • Les négociations commerciales qui se poursuivent entre industriels et enseignes de grande distribution pourraient déboucher sur de nouvelles baisses en rayons. Même si les relations entre les deux parties restent tendues à ce stade.

    D'après Michel-Edouard Leclerc, certains industriels veulent encore faire passer des hausses de prix pas toujours justifiées.

    Aujourd'hui, il y en a autant que des industriels auxquels on pourrait réclamer des baisses, a déclaré lundi sur Europe 1 le président du Comité stratégique des centres E. Leclerc.

    Les mensonges d'une telle taille sont dictés pour ceux qui ne font pas leurs courses à la semaine UNE EVIDENCE

  • Interdiction de l’abaya : soupçonné de menaces de mort, le père d’une lycéenne recalée placé en garde à vue

    L’élève avait été interdite d’entrer au lycée Ambroise-Brugière de Clermont-Ferrand à deux reprises. Son père aurait proféré des menaces de mort à l’encontre du proviseur par téléphone.

  • Sa fille n’avait pas pu faire sa rentrée car elle portait l’abaya.

    Le père d’une élève du lycée Ambroise-Brugière, à Clermont-Ferrand, a été placé en garde à vue ce jeudi 7 septembre, soupçonné d’avoir proféré des menaces de mort à l’encontre d’un proviseur, relatent nos confrères de France Bleu Pays d’Auvergne et de La Montagne.

    La jeune fille s’était vu interdire l’accès en classe à deux reprises.

    Le gouvernement, par la voix du nouveau ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal, a annoncé l’interdiction du port de cette robe traditionnelle à l’occasion de la rentrée.

    Si la règle a été appliquée dans un climat « paisible », selon le proviseur de ce lycée de 1 300 élèves, une jeune femme a refusé de retirer son abaya.

    Le père de cette lycéenne a été reçu par le proviseur en début de semaine pour dialoguer.

  • Puis la jeune femme s’est présentée une seconde fois aux portes du lycée portant du fameux vêtement, et a été de nouveau interdite d’entrer, raconte franceinfo.

    Son père aurait alors téléphoné au lycée et c’est au cours d’un échange téléphonique avec le proviseur qu’il aurait proféré des menaces de mort à son encontre.

    L’homme a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat de Clermont-Ferrand, indique une source policière à nos confrères.

  • Appel de Gabriel Attal

    « Alors que le conseil d’État a bien validé l’interdiction de l’abaya et du Qami, j’apporte mon plein soutien au proviseur d’un lycée de Clermont-Ferrand menacé de mort à ce sujet », a écrit sur Twitter Delphine Lingemann, député Modem du Puy-de-Dôme.

  • Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez a lui annoncé que des « équipes de sécurité » seront créées, dont une déployée au lycée Ambroise-Brugière. 

    « Les lycées doivent être des sanctuaires », a-t-il encore déclaré au quotidien La Montagne. 

    Des équipes mobiles de sécurité du rectorat sont déjà sur place.

  • Selon les informations de La Montagne, la hiérarchie de l’Éducation nationale a été alertée et une plainte a été déposée.

    Le ministre de l’Éducation, Gabriel Attal, aurait également téléphoné au proviseur jeudi après-midi.

    Près de 300 élèves s’étaient présentées en abaya lundi 4 septembre dans leur établissement scolaire en dépit de son interdiction, 67 d’entre elles avaient refusé de la retirer.

  • Interdiction de l’abaya : la lycéenne en kimono exclue de son lycée « a vécu un grand moment de solitude »

    Dans plusieurs établissements, des jeunes filles ont été exclues en raison de leur tenue, considérée par les chefs d’établissement comme « un vêtement religieux ».

    C’est le cas notamment de cette lycéenne à Lyon, vêtue d’un kimono, qui a porté plainte.

  • L’interdiction de l’abaya ou du qamis à l’école, annonce médiatique de la rentrée, n’a pas fini de créer des remous dans les établissements.

    « J’ai reçu une cascade de plaignantes », raconte au HuffPost Nabil Boudi, avocat au Barreau de Paris.

    En quelques jours, il affirme avoir été contacté par une quinzaine de jeunes pour des exclusions en raison de leur habillement, considéré par leurs chefs établissements comme « un signe d’appartenance religieuse ».

    Ce qu’elles contestent.

  • C’est le cas de cette jeune fille de 15 ans, qui dénonce avoir été exclue de son établissement à Lyon, mardi 5 septembre, parce qu’elle portait un kimono, long mais ouvert sur le devant du corps.

    Une exclusion démentie par le Rectorat de Lyon, qui a indiqué à Libération que le chef d’établissement n’avait fait qu’appliquer la note du ministère et que l’élève n’a pas été à proprement parler exclue de l’établissement puisqu’elle a pu revenir en cours dès l’après-midi.

  • « Le kimono est assimilé à une abaya »

    Ce mardi 5 septembre, la lycéenne venait de faire sa rentrée en seconde.

    « Le CPE est entré au milieu de la classe pour rappeler quelques règles, explique au HuffPost son avocat Nabil Boudi.

    À ce moment-là, il a aperçu que la fille était vêtue d’un kimono. Il s’est tourné vers elle, lui a demandé de s’approcher puis de retirer son kimono, ce qu’elle a refusé de faire. »

    L’avocat affirme que la jeune fille aurait ensuite été amenée dans le bureau du proviseur.

    « Le directeur lui a expliqué que le kimono était assimilé à une abaya, un vêtement religieux », poursuit l’avocat.

    À ce moment-là, « elle refuse toujours de l’enlever, en argumentant qu’elle n’a pas un comportement religieux ».

  • Si la jeune fille aurait alors insisté sur cet argument, c’est que la note de service du ministre de l’Éducation, transmise le 31 août aux établissements, donne « droit au chef d’établissement à une marge d’appréciation sur les tenues portées par les élèves ».

     Une marge d’appréciation qui s’appuie sur le comportement de l’élève. 

    « Or, elle n’avait aucun comportement, puisqu’elle était en train de suivre son cours, s’agace l’avocat. Elle n’avait pas été vue en train d’enlever un foulard en arrivant devant l’établissement ou bien en train de faire du prosélytisme ou autre. »

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